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		<title><![CDATA[DIALOGUE & DEMOCRATIE SUISSE]]></title>
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		<description><![CDATA[ONG pour la défense de la démocratie ]]></description>
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			<title><![CDATA[Première considération sur la guerre en Ukraine]]></title>
			<author><![CDATA[Alexandre Lalanne-Berdouticq]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_000000004"><div><span class="fs13lh1-5 cf1 ff1">Voici &nbsp;une lecture intéressante concernant le conflit entre la Russie et &nbsp;l’Ukraine. Ci-dessous vous avez quelques éléments concernant l’auteur de &nbsp;cette étude.</span><u></u><u></u></div><div><span class="fs13lh1-5 cf1 ff1">Naturellement &nbsp;il serait encore mieux d’avoir plusieurs sources et de pouvoir faire &nbsp;une triangulation de toutes les informations que nous recevons.</span><u></u><u></u></div><div><span class="fs13lh1-5 cf1 ff1">Si &nbsp;certaines causes peuvent expliquer le pourquoi de cette situation, en &nbsp;aucun cas je ne peux accepter l’idée d’une invasion d’un pays par un &nbsp;autre et encore moins par les armes. La guerre n’est pas le meilleur &nbsp;moyen d’un dialogue ni d’une négociation.</span><u></u><u></u></div><div><u></u><span class="fs13lh1-5 cf1 ff1"> </span><u></u></div><div><span class="fs13lh1-5 cf1 ff1">Alexandre &nbsp;Lalanne-Berdouticq est colonel de l’armée de terre. Saint-Cyrien, il a &nbsp;servi dans l’infanterie de montagne, aéromobile et la légion étrangère, &nbsp;dont il a commandé le régiment stationné en Guyane française. Breveté de &nbsp;l’École supérieure de guerre, il a également servi en états-majors. En &nbsp;écoles il a commandé une promotion de saint-cyriens et été instructeur &nbsp;au Collège interarmées de défense. En opération il a particulièrement &nbsp;servi dans les Balkans et au sud-Liban, dont il est rentré à l’été 2007 &nbsp;après un séjour d’un an à la finul2. Marié et père de quatre enfants, il &nbsp;a écrit de nombreux articles traitant surtout de géopolitique.</span><u></u><u></u></div><div><span class="fs13lh1-5 cf1 ff1"><br></span></div><div><u></u><span class="fs13lh1-5 cf1 ff1"> </span><u></u></div><div><span class="fs13lh1-5 cf1 ff1"><a href="https://www.deds.ch/files/PREMIERES-CONSIDERATIONS-SUR-LA-GUERRE-EN-UKRAINE.pdf" onclick="return x5engine.imShowBox({ media:[{type: 'iframe', url: 'https://www.deds.ch/files/PREMIERES-CONSIDERATIONS-SUR-LA-GUERRE-EN-UKRAINE.pdf', width: 1920, height: 1080, description: 'Première considération sur la guerre en Ukraine'}]}, 0, this);" class="imCssLink">Bonne lecture</a></span><u></u><u></u></div><div><span class="fs13lh1-5 cf1 ff1"><a href="https://www.deds.ch/files/PREMIERES-CONSIDERATIONS-SUR-LA-GUERRE-EN-UKRAINE.pdf" onclick="return x5engine.imShowBox({ media:[{type: 'iframe', url: 'https://www.deds.ch/files/PREMIERES-CONSIDERATIONS-SUR-LA-GUERRE-EN-UKRAINE.pdf', width: 1920, height: 1080, description: ''}]}, 0, this);" class="imCssLink"><br></a></span></div><div><span class="fs13lh1-5 cf1 ff1"><br></span></div><div><u></u><span class="fs13lh1-5 cf1 ff1"> </span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 11:51:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?premiere-consideration-sur-la-guerre-en-ukraine</link>
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			<title><![CDATA["Il serait grand temps que nous nous apercevions"]]></title>
			<author><![CDATA[Thierry Desjardins]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_000000002"><div><b>"Il serait grand temps que nous nous apercevions -enfin qu'une </b><b class="fs12">nouvelle guerre de religion a éclaté et, cette fois, à l' échelle </b><b class="fs12">planétaire.</b></div> &nbsp;<div><b>Les Islamistes massacrent les chrétiens en Égypte, en Irak, aux </b><b class="fs12">Philippines, en Indonésie, au Pakistan, au Nigeria, un peu partout.</b></div> &nbsp;<div><b>Malraux avait dit :</b></div> &nbsp;<div><b>« Le XXIème siècle sera religieux ou il ne sera pas »"</b></div> &nbsp;<div> </div> &nbsp;<div>On a bien l'impression que ce siècle qui commence va voir le<span class="fs12">déchaînement sans pitié d'un Islam renaissant, voulant dominer le monde </span><span class="fs12">et faire payer à la civilisation chrétienne les quelques siècles pendant </span><span class="fs12">lesquels elle a régné sur la planète.</span></div> &nbsp;<div>Cette haine du chrétien dépasse de beaucoup tous les problèmes de la foi.</div> &nbsp;<div>En s'attaquant aux églises, aux prêtres, aux religieuses, aux fidèles, les <span class="fs12">islamistes veulent abattre la civilisation occidentale, la démocratie, le </span><span class="fs12">capitalisme, ce qu'ils appellent le « néo-colonialisme », la parité hommesfemmes, </span><span class="fs12">les Droits de l'Homme, le progrès tel que nous le concevons.</span></div> &nbsp;<div>Le XXème siècle a été marqué par l'affrontement Est-Ouest, le bloc <span class="fs12">communiste contre les pays « libres ». Marx, Lénine et Staline se sont </span><span class="fs12">effondrés d'eux-mêmes sous les incohérences, bien souvent</span></div> &nbsp;<div>monstrueuses, de leur idéologie. Mais ils ont aussitôt été remplacés par <span class="fs12">Allah et son Prophète.</span></div> &nbsp;<div>Le Coran a pris la place du Communisme, le drapeau vert de l'Islam celle <span class="fs12">du drapeau rouge, les imams prédicateurs des mosquées celle des </span><span class="fs12">commissaires politiques.</span></div> &nbsp;<div><b>Le XXIème siècle sera une guerre sans merci car les foules immenses </b><b class="fs12">du Tiers-monde islamisé (et des banlieues de nos grandes </b><b class="fs12">métropoles) sont autrement plus dangereuses que ne l'ont jamais été </b><b class="fs12">les chars du Pacte de Varsovie.</b></div> &nbsp;<div>Nous pleurons, avec nos larmes de crocodiles habituelles, les coptes <span class="fs12">massacrés à Alexandrie et les chrétiens assassinés à Bagdad.</span></div> &nbsp;<div>Mais nous restons les bras ballants.</div> &nbsp;<div>Il faut bien dire qu'on voit mal ce que nous pourrions faire. Ce n'est plus <span class="fs12">guère le temps des croisades et nos dernières expériences en Afghanistan </span><span class="fs12">ou en Irak (où nous commençons à regretter la belle époque de Saddam</span></div> &nbsp;<div>Hussein qui savait, lui, au moins, faire respecter la laïcité baasiste) n'ont <span class="fs12">pas été très concluantes, c'est le moins qu'on puisse dire. Il est bien loin le </span><span class="fs12">temps où Napoléon III pouvait envoyer un corps expéditionnaire protéger </span><span class="fs12">les maronites du Liban que massacraient les Druzes.</span></div> &nbsp;<div>Mais au moins restons lucides et surtout arrêtons de ressortir une fois de <span class="fs12">plus la fameuse « repentance » qui nous sert désormais pour maquiller </span><span class="fs12">toutes nos lâchetés.</span></div> &nbsp;<div>Hier, un imbécile de service nous a longuement expliqué à la télévision que <span class="fs12">si les islamistes égyptiens massacraient les coptes c'était parce que ces </span><span class="fs12">chrétiens de la vallée du Nil étaient « les représentants de l'Occident », les </span><span class="fs12">ambassadeurs de la culture européenne », les symboles vivants du </span><span class="fs12">capitalisme, du néocolonialisme, du dollar et du coca-cola. En un mot, les </span><span class="fs12">ultimes survivants de l'époque coloniale. Autant dire, à l'en croire, que les </span><span class="fs12">Islamistes avaient parfaitement raison de vouloir éliminer ces survivances </span><span class="fs12">d'un passé détesté.</span></div> &nbsp;<div>*L'imbécile était, en plus, un inculte*. Les coptes sont les descendants du <span class="fs12">peuple des pharaons. « Copte » veut dire « égyptien ». Ils étaient sur les </span><span class="fs12">bords du Nil bien avant la conquête arabe et musulmane. S'ils sont plus </span><span class="fs12">nombreux au sud, entre Assiout et Assouan, c'est précisément parce qu'ils </span><span class="fs12">ont fui les cavaliers conquérants venus d'Arabie. Ils avaient leurs églises </span><span class="fs12">bien avant que nous ne construisions nos cathédrales.</span></div> &nbsp;<div>On peut d'ailleurs dire exactement la même chose de tous les chrétiens <span class="fs12">d'Orient qu'ils soient catholiques (de rite d'Antioche, de rite syriaque </span><span class="fs12">comme les maronites libanais, de rite byzantin, de rite arménien, de rite </span><span class="fs12">d'Alexandrie) ou « non chalcédoniens » comme les coptes, ou orthodoxes </span><span class="fs12">(ayant leur patriarcat soit à Istanbul, soit à Alexandrie, soit à Jérusalem, </span><span class="fs12">soit à Damas). Tous sont « chez eux » dans ces pays-là depuis des </span><span class="fs12">millénaires, certains parlant encore l'araméen, la langue du Christ. En faire </span><span class="fs12">des ambassadeurs de l'Occident, des représentants du capitalisme colonial </span><span class="fs12">est évidemment une absurdité.</span></div> &nbsp;<div>Même si, en effet, ils sont « de culture chrétienne ». Mais ils l'étaient avant <span class="fs12">nous. Nous ne pouvons rien faire pour les protéger, mais au moins ne les </span><span class="fs12">trahissons pas en reprenant à notre compte les accusations odieuses de </span><span class="fs12">leurs assassins. Nous pouvons les accueillir, comme nous nous devons </span><span class="fs12">d'accueillir tous ceux qui sont persécutés. Beaucoup ont déjà fui leur pays.</span></div> &nbsp;<div><b>Mais, en tous les cas, ne continuons pas à nous boucher les yeux, à parler </b><b class="fs12">de «l'amitié islamo-chrétienne », d'un « Islam à l'occidentale», de « la </b><b class="fs12">cohabitation harmonieuse des trois monothéismes ».</b></div> &nbsp;<div>Soyons intransigeants avec les règles de notre laïcité, mais ne nous <span class="fs12">laissons entraîner ni vers la stigmatisation ni vers la discrimination (surtout </span><span class="fs12">si elle devait être « positive », comme le souhaitent certains), car ce serait, </span><span class="fs12">évidemment, faire le jeu des fanatiques.</span></div> &nbsp;<div><b>Aujourd'hui, la grande mode est d'évoquer, d'invoquer à tout bout de </b><b class="fs12">champ "les années les plus sobres de notre histoire". C'est souvent </b><b class="fs12">absurde et parfois odieux. Mais s'il y a une leçon qu'il ne faut jamais </b><b class="fs12">oublier c'est bien celle de Munich, Churchill avait dit :</b><b class="fs12">« Ils ont préféré </b><b class="fs12">le déshonneur à la guerre et ils auront les deux. »</b></div> &nbsp;<div><b>Il ne faut jamais tenter de pactiser avec ceux qui vous ont déclaré la </b><b class="fs12">guerre.</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><div><b>Thierry Desjardins</b></div> &nbsp;<div>Journaliste et Reporter, né en 1941,</div> &nbsp;<div> Directeur général adjoint du Figaro.</div> &nbsp;<div> Auteur d'un nombre considérable d'ouvrages politiques.</div> &nbsp;<div> Lauréat de l'Académie française.</div> &nbsp;<div> Prix Albert Londres 1975.</div> &nbsp;<div> Prix Louis Pauwels 2000.</div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Mon, 09 Apr 2018 15:03:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?-il-serait-grand-temps-que-nous-nous-apercevions-</link>
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			<title><![CDATA[Déjeuner-débat avec Philippe Le Bé, journaliste et écrivain  sur 40 ans de journalisme: comment participer (modestement) à l’éveil des consciences? ]]></title>
			<author><![CDATA[D&DS]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_000000001"><div>Prochain Déjeuner-débat à Genève</div><div> 					</div><div> 						</div><div> 							</div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"> &nbsp;<b>Le 65<sup>ème</sup> déjeuner-débat de Dialogue &amp; Démocratie Suisse</b></div><div> &nbsp;</div><div class="imTACenter"><b>(D&amp;DS)</b></div><div> &nbsp;</div><div class="imTACenter"><b>Section Genève</b></div><div> &nbsp;</div><div class="imTACenter"><b> </b></div><div> &nbsp;</div><div class="imTACenter"><b>aura lieu le</b><br></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><b> </b><b>vendredi 9 mars 2018</b></div><div> &nbsp;</div><div class="imTACenter"><b>11h45</b></div><div class="imTACenter">au</div><div class="imTACenter"><b>6, rue de la Scie à Genève</b></div><div> &nbsp;</div><div class="imTACenter">Nous aurons le plaisir et l’honneur d’accueillir</div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><img class="image-0" src="https://www.deds.ch/images/philippe-le-be_jfdvgj81.jpg"  title="" alt=""/><br></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><b>Philippe Le Bé</b></div><div class="imTACenter"><b> </b>Journaliste et écrivain</div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter">qui débattra de </div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><b>" 40 ans de journalisme: comment participer (modestement) à l’éveil des consciences? "</b><br></div><div class="imTACenter"><b><br></b></div><div class="imTACenter"><b><b>11h45 &nbsp;Accueil</b></b></div><div class="imTACenter"><b>12h10 Repas</b></div><div class="imTACenter"><b>13h00 Déjeuner-débat</b></div><div class="imTACenter">Débats réservés aux Francs-maçons et Franc-maçonnes </div><div class="imTACenter">Soyez les bienvenu(e)s. </div><div> &nbsp;</div><div class="imTACenter">Afin &nbsp;de faciliter les questions d’intendance, nous vous prions de bien &nbsp;vouloir confirmer votre présence au plus tard le 8 février 2017 en &nbsp;cliquant sur le lien &nbsp;&nbsp;<br></div><div class="imTACenter">Inscription</div><div class="imTACenter">ou au tel<br></div><div class="imTACenter">+41 22 735 09 09</div></div>]]></description>
			<pubDate>Mon, 12 Feb 2018 14:46:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Terrorisme et crime organisé.]]></title>
			<author><![CDATA[Jacques de Saint Victor et Jean-François Gayraud]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_000000000"><div><a href="https://www.deds.ch/files/article_1816.pdf" onclick="return x5engine.imShowBox({ media:[{type: 'iframe', url: 'https://www.deds.ch/files/article_1816.pdf', width: 800, height: 600, description: ''}]}, 0, this);" class="imCssLink">Terrorisme et crime organisé. Une nouvelle <span class="fs12lh1-5">perspective stratégique : les hybrides</span></a></div><div><span class="fs12lh1-5"><a href="https://www.deds.ch/files/article_1816.pdf" onclick="return x5engine.imShowBox({ media:[{type: 'iframe', url: 'https://www.deds.ch/files/article_1816.pdf', width: 800, height: 600, description: ''}]}, 0, this);" class="imCssLink">par Jacques de Saint-Victor et Jean-François Gayraud</a></span></div><div><br></div><div><div>Les auteurs des attentats commis en France et en Belgique en 2015 et 2016 proviennent <span class="fs12lh1-5">presque tous du monde du gangstérisme. A l’origine, la grande majorité de ces terroristes sont </span><span class="fs12lh1-5">originellement et essentiellement des criminels et des délinquants de droit commun. C’est l’une </span><span class="fs12lh1-5">des conclusions de cette puissante réflexion conduite par deux experts au sujet de la </span><span class="fs12lh1-5">criminalisation du politique. Parce que l’histoire criminelle est en passe de devenir une part </span><span class="fs12lh1-5">essentielle de l’histoire du pouvoir la lecture de ce document de référence s’impose.</span></div><div>Ce texte novateur a été rédigé dans la perspective d’une présentation orale à l’occasion des <span class="fs12lh1-5">VIIIe Assises nationales de la recherche stratégique organisées par le CSFRS le 30 novembre </span><span class="fs12lh1-5">2017 à Paris, Ecole militaire, amphithéâtre Foch. Jacques de Saint Victor et Jean-François </span><span class="fs12lh1-5">Gayraud ont brillamment assuré la première table ronde intitulée : « Les hybrides : la nouvelle </span><span class="fs12lh1-5">perspective stratégique ».</span></div></div><div><span class="fs12lh1-5"><br></span></div><div><span class="fs12lh1-5">suite: </span><span class="fs12lh1-5"><a href="https://www.deds.ch/files/article_1816.pdf" onclick="return x5engine.imShowBox({ media:[{type: 'iframe', url: 'https://www.deds.ch/files/article_1816.pdf', width: 800, height: 600, description: ''}]}, 0, this);" class="imCssLink">Terrorisme et crime organisé. Une nouvelle <span class="fs12lh1-5">perspective stratégique : les hybrides</span></a></span></div><div><span class="fs12lh1-5"><br></span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 14 Dec 2017 09:47:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?terrorisme-et-crime-organise--une-nouvelle-perspective-stategique---les-hybrides</link>
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			<title><![CDATA[Déjeuner-débat avec Malika Aït Mohamed Parent sur la Prévention de la corruption dans le secteur de l'aide et du développement]]></title>
			<author><![CDATA[D&DS]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_t8bmpym2"><div class="imTACenter"><div>Prochain Déjeuner-débat à Genève</div><div>
					</div><div>
						</div><div>
							</div><div><br></div><div> &nbsp;<b>Le 63<sup>ème</sup> déjeuner-débat de Dialogue &amp; Démocratie Suisse</b></div><div> &nbsp;</div><div><b>(D&amp;DS)</b></div><div> &nbsp;</div><div><b>Section Genève</b></div><div> &nbsp;</div><div><b> </b></div><div> &nbsp;</div><div><b>aura lieu le</b><br></div><div><br></div><div><b> </b><b>vendredi 8 décembre 2017</b></div><div> &nbsp;</div><div><b>11h45</b></div><div>au</div><div><b>6, rue de la Scie à Genève</b></div><div> &nbsp;</div><div>Nous aurons le plaisir et l’honneur d’accueillir</div><div><br></div><div><img class="image-0" src="https://www.deds.ch/images/malika-ait-mohamde-parent.jpg"  title="" alt=""/><br></div><div><br></div><div><b>Malika Aït Mohamed Parent</b></div><div>Expert indépendant Anti-Corruption ; Masters in 
				Economics, Général &amp; Public, Sorbonne, France ; International 
				Masters Program in Practicing Management in McGill University, Canada ; 
				Indian Institute of Management Bangalore, India ; Kobe-Tokio 
				Universities, Japan; INSEAD , France. <b><br></b></div><div><br></div><div>qui débattra de </div><div><br></div><div><b>Prévention de la corruption dans le secteur de l'aide et du développement</b><br></div><div><b><br></b></div><div><b><b>11h45 &nbsp;Accueil</b></b></div><div><b>12h10 Repas</b></div><div><b>13h00 Déjeuner-débat</b></div><div>Débats réservés aux Francs-maçons et Franc-maçonnes </div><div>Soyez les bienvenu(e)s. </div><div> &nbsp;</div><div>Afin
 de faciliter les questions d’intendance, nous vous prions de bien 
vouloir confirmer votre présence au plus tard le 7 décembre 2017 en 
cliquant sur le lien &nbsp;&nbsp;<br></div><div><a href="mailto:conference@deds.ch?subject=Inscription%208%20d%C3%A9cembre%202017&amp;body=" class="imCssLink">Inscription</a></div><div>ou au tel<br></div><div>+41 22 735 09 09</div><div><b><br></b></div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 22 Nov 2017 11:16:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?dejeuner-debat-avec-malika-ait-mohamed-parent-sur-la-prevention-de-la-corruption-dans-le-secteur-de-l-aide-et-du-developpement</link>
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			<title><![CDATA[Déjeuner-débat avec Malika Aït Mohamed Parent sur la Prévention de la corruption dans le secteur de l'aide et du développement]]></title>
			<link>https://www.deds.ch/dejeuner-debat-ge.html</link>
			<description><![CDATA[<div id="imRSSArticle_xcdwvagl"><div class="imTACenter"><div><b>Le 63<sup>ème</sup> déjeuner-débat de Dialogue &amp; Démocratie Suisse</b></div><div> &nbsp;</div><div><b>(D&amp;DS)</b></div><div> &nbsp;</div><div><b>Section Genève</b></div><div> &nbsp;</div><div><b> </b></div><div> &nbsp;</div><div><b>aura lieu le</b><br></div><div><br></div><div><b> </b><b>vendredi 8 décembre 2017</b></div><div> &nbsp;</div><div><b>11h45</b></div><div>au</div><div><b>6, rue de la Scie à Genève</b></div><div> &nbsp;</div><div>Nous aurons le plaisir et l’honneur d’accueillir</div><div><br></div><div><b>Malika Aït Mohamed Parent</b></div><div>Expert indépendant Anti-Corruption ; Masters in &nbsp;				Economics, Général &amp; Public, Sorbonne, France ; International &nbsp;				Masters Program in Practicing Management in McGill University, Canada ; &nbsp;				Indian Institute of Management Bangalore, India ; Kobe-Tokio &nbsp;				Universities, Japan; INSEAD , France. <b><br></b></div><div><br></div><div>qui débattra de </div><div><br></div><div><b>Prévention de la corruption dans le secteur de l'aide et du développement</b><br></div><div><b><br></b></div><div><b><b>11h45 &nbsp;Accueil</b></b></div><div><b>12h10 Repas</b></div><div><b>13h00 Déjeuner-débat</b></div><div>Débats réservés aux Francs-maçons et Franc-maçonnes </div><div>Soyez les bienvenu(e)s. </div><div> &nbsp;</div><div>Afin &nbsp;de faciliter les questions d’intendance, nous vous prions de bien &nbsp;vouloir confirmer votre présence au plus tard le 7 décembre 2017 en &nbsp;cliquant sur le lien &nbsp;&nbsp;<br></div><div><a href="mailto:conference@deds.ch?subject=Inscription%208%20d%C3%A9cembre%202017&amp;body=Inscription" class="imCssLink">Inscription</a></div><div>ou au tel<br></div><div>+41 22 735 09 09</div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 22 Nov 2017 11:12:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[La spiritualisation de la Franc-maçonnerie]]></title>
			<author><![CDATA[Jean-Pierre Bacot]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_zt9b4a8y"><div><span class="imUl cf1"><a href="https://www.deds.ch/files/LA-SPIRITUALISATION-DE-LA-MA-ONNERIE-FRAN-AISE.pdf" class="imCssLink">La spiritualisation de la Franc-maçonnerie française</a> </span><img class="image-0" src="https://www.deds.ch/images/pdf-dist.gif"  title="" alt=""/></div><div><br></div><div>Jean-Pierre Bacot, le responsable de la revue et du site Critica Masonica, vient d’y publier cette très intéressante analyse qu’il nous a autorisé à reproduire sur la spiritualisation de la maçonnerie française. Elle explique pourquoi la maçonnerie spiritualiste, déjà majoritaire dans l’hexagone par rapport à la maçonnerie sociétale (dans le rapport 2/3 pour 1/3), va continuer à y progresser plus que l’autre. On peut ne pas partager toutes les explications, avis et prises de position de Jean-Pierre, mais sur les faits, c’est clair.<br></div><div><br></div><div><br></div></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 20 Apr 2017 12:18:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?la-spiritualisation-de-la-franc-maconnerie</link>
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			<title><![CDATA[L'interculturalité par Bernard Mathieu, Jean Henri Gontard et Moussa AG Acharatoumane]]></title>
			<link>https://www.deds.ch/interculturalite.html</link>
			<description><![CDATA[<div id="imRSSArticle_81bzms2x"><div><b><span class="fs12 cf1">Quelle interculturalité au 21ème siècle ?</span></b></div><div><b><br></b></div><div><span class="cf2">L'</span><strong><span class="cf2">interculturalité</span></strong><span class="cf2"> </span><span class="cf2">est l'ensemble des relations et</span><span class="cf2"> </span><strong><span class="cf2">interactions</span><span class="cf2"> </span><span class="cf2">entre des</span><span class="cf2"> </span><span class="cf2">cultures</span><span class="cf2">différentes</span></strong><span class="cf2">, générées par des rencontres ou des confrontations, qualifiées d'</span><span class="imUl cf3">interculturelles</span><span class="cf2">. Impliquant des</span><span class="cf2"> </span><strong><span class="cf2">échanges réciproques</span></strong><span class="cf2">, elle est fondée sur le dialogue, le</span><span class="cf2"> </span><strong><span class="cf2">respect</span><span class="cf2"> </span><span class="cf2">mutuel</span><span class="cf2"> </span></strong><span class="cf2">et le souci de préserver l'</span><span class="imUl cf3">identité</span><span class="cf2"> </span><span class="cf2">culturelle de chacun.</span></div><div><br></div><div><span class="cf2">Le déjeuner-débat sera animé par Bernard Mathieu et Jean-Henri Gontard avec son ami Moussa AG Acharatoumane</span></div><div><br></div><div>1 .- <b>Bernard Mathieu</b></div><div><ul><li><span class="fs12">L’interculturalité, son sens, et comment l’organiser pour que tout le monde en profite</span><span class="fs12"> </span><br></li></ul></div><div><br></div><div>2.-<span class="fs12"> </span><b>Jean-Henri Gontard</b><span class="fs12"> </span><span class="fs12">viendra avec son</span><span class="fs12"> </span><span class="fs12 cf1 ff1">ami</span><b><span class="cf1 ff1"> </span></b><b><span class="cf2">Moussa AG Acharatoumane</span></b><span class="cf1 ff1"> </span><span class="cf1 ff1"> </span><span class="cf1 ff1">actuellement présent sur Genève. Nous venons de sortir d'une séquences de travail sur la mise en oeuvre des accords d'Alger entre le Mali et l'ancienne rebellion Touaregue laïque. Moussa est l'un des principaux responsables politiques engagés dans le travail diplomatique des accords d'Alger, et dans la mise en oeuvre effective d'une vie à nouveau partager entre communautés, et entre cultures politiques différentes.</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12 cf1 ff1">Sa réflexion actuelle, et son action sur le terrain est de fédérer l'ensemble des acteurs autour de ce qu'ils ont immédiatement en commun, le territoire de leur cité et de sa région rurale immédiate, &nbsp;Ménaka, la nécessité de s'y protéger des incursions d'Abu Walid Al Sarahoui, emir de l'Etat Islamique au Sahel, et de trouver un chemin pour partager en commun les problèmes immédiats (sûreté, eau, énergie, etc ...). Comme le dit l'expression l'enjeu est à nouveau de "faire cité" (repenser, et revivre la cité), les accords d'Alger, accords entre état central et rebellions historiquement de culture différente, est un exercice de reconstruction de "contrat social" dans un climat de lutte contre les terroristes "islamiques" qui appellent à l’annihilation même de la culture porté par les population. Pensez vous un seul instant qu'AQMI ou l'Etat Islamique soient fan du groupe Tinarawen qui a fait les belles heures du festival de Montreux aux cotés de Santana ?</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12 cf1 ff1">Les Touaregs ont été reconnus par l'Instance Permanente de l'ONU sur les peuples autochtones. Moussa Ag Acharatoumane travaille entre autres sur ce sujet. Point de convergence avec le rôle de Dialogue et Démocratie et son statut d'ONG consultative auprès de l'ONU. </span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Sat, 11 Feb 2017 15:24:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[L'occident, hier, aujourd'hui, demain par Pierre Aepli]]></title>
			<link>https://www.deds.ch/avenir-de-l-occident-.html</link>
			<description><![CDATA[<div id="imRSSArticle_ve6gqe82"><div><b>Pierre Aepli - Occident, hier, aujourd'hui et demain</b></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"></div><div class="imTACenter">Le livre s’attache dans sa première partie à examiner ce qui explique la suprématie incontestable que l’Occident a acquise sur le reste du monde depuis le 18<sup><span class="fs10">e</span></sup> siècle, et qu’il conserve toujours en grande partie aujourd’hui.</div><div class="imTACenter">Si, au début du 16<sup><span class="fs10">e</span></sup> siècle, la Chine et l’Empire ottoman sont encore plus avancés dans de nombreux domaines, l’essor de l’Occident va lui permettre de les rejoindre, les dépasser puis les dominer. A quoi est dû cet essor ? Le livre identifie les facteurs clés du succès de l’Occident en les plaçant chaque fois en regard des situations chinoise et ottomane. Parmi les raisons principales de la prédominance occidentale, il souligne que la géographie de l’Europe lui assure d’énormes avantages en termes climatiques, d’agriculture et de facilité des échanges. Elle a aussi un effet déterminant sur sa structure politique puisque le dessin côtier très découpé et les frontières naturelles bien marquées engendrent la diversité et la stabilité de ses Etats. Cette configuration éclatée, à l’inverse de celle des grands empires orientaux, stimule la concurrence des nations, favorise la recherche scientifique, le développement du commerce et de l’industrie, la révolution militaire et l’instauration d’institutions rationnelles étatiques.</div><div class="imTACenter">C’est sur ce socle que sont édifiés les six éléments qui distinguent l’Occident des autres civilisations et lui procurent les moyens de sa domination :</div><div class="imTACenter"><span class="ff1">·</span><span class="ff1"> </span><span class="ff1"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>l’idée de progrès impose la vision d’une ascension infinie vers le mieux ;</div><div class="imTACenter"><span class="ff1">·</span><span class="ff1"> </span><span class="ff1"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>la raison conquiert son autonomie en se libérant des contraintes religieuses et fournit les instruments de compréhension des lois qui régissent le monde et les outils pour agir sur lui ;</div><div class="imTACenter"><span class="ff1">·</span><span class="ff1"> </span><span class="ff1"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>sa capacité d’autocritique le pousse constamment à se remettre en question ;</div><div class="imTACenter"><span class="ff1">·</span><span class="ff1"> </span><span class="ff1"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>l’Etat-nation : il permet la subordination de toutes les forces de l’Etat au service de sa politique ; il se distingue des empires multiculturels de l’Orient par sa conception des sources de la loi, de la légitimité, des modes de désignation et de succession des gouvernants, du rôle des citoyens dans l’exercice du pouvoir ;</div><div class="imTACenter"><span class="ff1">·</span><span class="ff1"> </span><span class="ff1"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>l’art militaire : il soumet la stratégie et la conduite des armées aux impératifs de la raison et, conjugué à la suprématie scientifique et technologique, dote l’Occident des moyens de conquête du monde ;</div><div class="imTACenter"><span class="ff1">·</span><span class="ff1"> </span><span class="ff1"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span>le dynamisme du système économique où une classe de marchands, d’industriels et de financiers, mue par l’idée de progrès, inspirée par les doctrines des économistes libéraux, ouverte à l’application des découvertes technologiques, âpre au gain, mais transcendée par une éthique de travail d’essence calviniste, pérennisée par le droit de propriété qui la met à l’abri de l’arbitraire qui règne en Chine et dans l’Empire ottoman, domine le commerce maritime, conquiert les marchés d’outre-mer et, facteur capital, sait exploiter les avancées technologiques pour accomplir la révolution industrielle qui va creuser l’écart avec les autres civilisations.</div><div class="imTACenter">La deuxième partie du livre analyse la situation de l’Occident en ce début du 21<sup><span class="fs10">e</span></sup> siècle à partir des grandes modifications qui remodèlent l’ordre international. Le monde bipolaire, structuré par la rivalité des USA et de l’URSS prend fin en 1991 ; il est remplacé, après une brève période de règne incontesté des USA, par une configuration instable où de nouveaux centres de pouvoirs émergent sans qu’il soit encore possible de discerner les contours du nouveau système de relations internationales qui se met en place, ni les règles qui le régiront. L’évolution démographique, les risques climatiques accrus, le déplacement de la puissance économique vers l’Asie, l’apparition de nouvelles puissances régionales, l’expansion de l’islam fondamentaliste, les effets de la mondialisation et les rejets qu’elle suscite érodent et menacent les positions de l’Occident.</div><div class="imTACenter">Les instruments de sa puissance apparaissent affaiblis : l’Etat-nation est contesté par le haut en raison de la création d’espaces supranationaux, il l’est aussi par le bas par la multiplication des revendications irrédentistes et particularistes de sociétés devenues hétérogènes à qui la présence de plus en plus affirmée de l’islam pose de graves défis. Les dispositifs militaires des pays occidentaux ne sont plus adaptés aux types de conflits asymétriques qui ensanglantent les zones de crise alors que dans les sociétés développées les menaces de la criminalité et du terrorisme ont succédé à celles des agressions militaires ; les crises économiques et financières ébranlent ses économies ; son avance en matière de recherche scientifique se réduit. Les conditions qui ont favorisé son expansion se modifient. Affaibli démographiquement, essoufflé économiquement, sa suprématie militaire questionnée par les nouvelles formes de conflit, ses institutions politiques peinant à s’adapter aux défis de la mondialisation et aux revendications de sociétés devenues plus hétérogènes, l’Occident doute de ses valeurs, culpabilise sur son passé, s’interroge sur son avenir. Plus grave, l’autocritique constructive qui l’a rendu capable de corriger ses pires excès se transforme en critique destructrice et paralysante dont le politiquement correct n’est que l’une des formes débilitantes.</div><div class="imTACenter">L’Occident conserve toutefois de grands atouts qui devraient l’aider à maintenir une place de premier plan dans le monde de demain : il n’est pas menacé militairement, son PIB représente toujours une part importante du PIB mondial, ses universités demeurent parmi les meilleures du monde et sa science reste à la pointe. La question qui se pose est de savoir s’il saura mobiliser ses forces comme il l’a fait pour résister au totalitarisme ou si, fatigué et culpabilisé, il renoncera à défendre les valeurs et les institutions qui sont les siennes.</div><div class="imTACenter">La troisième section de l’ouvrage, en s’appuyant sur les enseignements que peut présenter l’histoire de la fin des empires et des civilisations, et en prenant en compte les lignes de force, les tendances et les facteurs d’incertitude que l’on peut identifier aujourd’hui, établit trois scénarios (optimiste, réaliste, pessimiste) en fonction d’hypothèses sur l’évolution démographique, l’état des ressources, le développement économique et ses conséquences pour les classes moyennes, les risques de conflit et les structures de l’ordre international qui se met en place et dont la stabilité ou l’instabilité dépendront du type de relations qui s’établiront entre la Chine et les USA.</div><div class="imTACenter">La conclusion pose la question de savoir s’il faut défendre l’Occident et répond qu’il faut défendre ce qu’il représente, c’est-à-dire ce que nient ou combattent ses adversaires : la séparation du politique et du religieux, la liberté d’expression et de croyance, l’égalité des sexes, les choix individuels. Ce combat ne doit cependant pas être l’apanage d’un Occident blanc et chrétien défini géographiquement, il doit être élargi à tous les peuples qui se rattachent à une modernité définie par ces valeurs que l’on doit considérer comme universelles.</div><div class="imTACenter"><span class="fs12"></span></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter">Version PDF</div></div>]]></description>
			<pubDate>Sat, 11 Feb 2017 15:22:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Calendrier des dejeuners-débat au premier semestre 2017 à Dialogue & Démocratie Suisse - Vaud et Fribourg]]></title>
			<link>https://www.deds.ch/index.php</link>
			<description><![CDATA[<div id="imRSSArticle_96m660c0"><div><b>Saison 2016- 2017</b></div><div><b><br></b></div><div><span class="cf1">Vendredi 3 mars 2017</span></div><div>Le Bureau de D&amp;DS valdo-fribourgeois a le plaisir de recevoir<br></div><div><br></div><div><img class="image-0" src="https://www.deds.ch/images/Gabriel-barta.jpg"  title="" alt=""/><b>Gabriel Barta, </b>Vice-président de l’association BIEN Suisse (Basic Income Earth Network) et ancien membre du comité de l’initiative populaire pour le revenu de base</div><div>qui nous parlera du</div><div><br></div><div><b><span class="fs12">Revenu de Base Inconditionnel (RBI)</span></b></div><div>Pour plus de détails</div><div><br></div><div>Cet événement est un déjeuner-débat fermé et réservé aux membres de D&amp;DS, ainsi qu’aux FF et SS membres d’une Loge ou Obédience maçonnique. Après l’apéritif, le repas débutera à 12h15, la conférence à 13h00 pour la modique somme de CHF 30.-</div><div><br></div><div>Nous nous réjouissons de vous compter parmi nous et vous remercions de vous inscrire à l’adresse mail</div><div><br></div><div>« lang.philippe@bluewin.ch » avant le jeudi 23 février 2017</div><div><br></div><div>Invitation en PDF</div><div><br></div><div><span class="cf1">vendredi 19 mai 2017</span> (avec Assemblée générale)</div><div>En préparation</div></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 03 Feb 2017 12:57:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Calendrier des déjeuners-débat au premier semestre 2017 à Dialogue & Démocratie Suisse - Genève]]></title>
			<link>https://www.deds.ch/calendrier.html</link>
			<description><![CDATA[<div id="imRSSArticle_bd5h78of"><div><b>Saison 2016- 2017</b></div><div><br></div><div><span class="cf1">Vendredi 10 février 2017</span><br></div><div></div><div><img class="image-0" src="https://www.deds.ch/images/dds_image_p_aepli_01.jpg"  title="" alt=""/><b><span class="ff1">"Occident, hier, aujourd’hui", demain par Pierre Aepli</span></b></div><div><span class="fs12 ff1">Ancien</span><b><span class="fs12 ff1"> </span></b><span class="fs12 cf1 ff1">Commandant de la police</span><span class="fs12 cf1 ff1"> </span><span class="fs12 cf1 ff1">cantonale vaudoise., colonel dans l'armée, licencié en Science politique.</span></div><div><span class="imUl fs12 cf1 ff1">Pour plus d'info</span><span class="imUl fs12 cf1 ff1"> </span><span class="fs12 cf1 ff1">: &nbsp;&nbsp;</span><span class="fs12">http://www.tdg.c</span><span class="fs12">h/portraits/vie-zigzag-ancien-patron-policiers-vaudois/story/24560440</span></div><div><br></div><div></div><div><span class="cf1">Vendredi 10 mars 2017</span></div><div></div><div><img class="image-1" src="https://www.deds.ch/images/paolo_urio.jpg"  title="Paolo Urio" alt=""/></div><div><b>"La revanche de la Chine est-elle en train d’aboutir ?"</b> par<b><span class="cf1"> </span>Paolo Urio</b>, <span class="fs12">Professeur émérite de l’Université de Genève, spécialiste et auteur de nombreux ouvrages sur la Chine actuelle.</span></div><div><span class="fs12">Au début du XIXe siècle, l’Empire du Milieu fait figure de grande puissance : il possède un tiers (33%) de la richesse mondiale, alors que les USA n’en ont que 1,8% et l’Europe (les actuels pays de l’Union Européenne, en pleine révolution industrielle) 23,3%. Un siècle plus tard, la part de la Chine n’est plus que de 8,8%, et c’est l’Europe qui possède le tiers de la richesse mondiale (35,8%) alors que celle de la nouvelle puissance, les USA, est passée à 19%.</span></div><div><span class="fs12">Mais le pire pour la Chine fut d’avoir été agressée, vaincue et réduite à l’état de semi-colonie, par les puissances occidentales vers le milieu du XIXe siècle : défaite ressentie par ses dirigeants comme la plus grande humiliation de son histoire pendant au moins un siècle. L’Empire, incapable de faire face et miné par des contradictions internes, s’écroule en 1912. Sous la Première République, qui lui succède, les ingérences occidentales (et celles de l’Union Soviétique) se poursuivent dans un climat de guerre civile, entre nationalistes et communistes (le &nbsp;parti communiste chinois voit le jour en 1921), peu propice à la reconquête du statut de grande puissance. Guerre civile qui marque un arrêt avec l’agression du Japon dans les années 30 jusqu’à sa défaite en 1945, pour reprendre et se terminer par la victoire des communistes et la proclamation de la République Populaire de Chine en 1949. Repart alors, avec un nouvel élan, la marche vers la reconquête du statut de grande puissance que l’Empire et la Première République avaient à peine amorcée.</span></div><div><span class="fs12">Qu’en est-il aujourd’hui ? Paolo Urio proposera une clef de lecture des événements qui ont conduit (et continuent de conduire) la Chine vers la reconquête du statut de grande puissance mondiale afin de comprendre la stratégie mise en œuvre dans ce but, et ce sans relâche, par tous les gouvernants chinois qui se sont succédés à la tête de ce grand pays depuis le XIXe siècle.</span></div><div><br></div><div><span class="cf1">Vendredi 12 mai 2017</span></div><div><img class="image-2" src="https://www.deds.ch/images/dds_image_mancini.jpg"  title="Edouard Mancini" alt=""/></div><div><b><span class="cf1 ff1">l’Evolution au IIIe millénaire</span><span class="cf1 ff1"> </span></b><span class="cf1 ff1">par</span><b><span class="cf1 ff1"> </span><span class="cf1 ff1">Edouard Mancini</span></b></div><div><span class="fs12">Ingénieur, Vice-Président de l’Université Méditerranéenne René Cassin, Président d’Honneur de l’Association Mondiale pour “ l’École Instrument de Paix.”</span></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><span class="cf1">Vendredi 9 juin 2017</span><br></div><div><img class="image-3" src="https://www.deds.ch/images/Image_fm_002.jpg"  title="" alt=""/><b>Déjeuner-débat sur la commémoration de la naissance des 300 ans de la Franc-maçonnerie animé par Alain Marti, Philippe Lang et Jean Dizerens.</b></div><div><br></div></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 03 Feb 2017 12:55:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Deux assurances, un destin]]></title>
			<author><![CDATA[Jérôme Cosandey - Avenir suisse]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_0vafjd2m"><div><b>Deux assurances, un destin</b></div><div><br></div><div><b>L’AVS et de la prévoyance professionnelle sont complémentaires</b></div><div><b><br></b></div><div>Le débat autour de l’initiative AVSplus aura eu le mérite de rappeler le fonctionnement de notre <span class="fs12">prévoyance vieillesse et le rôle de ses trois piliers. Dans cette campagne, la gauche a sans cesse reproché à </span><span class="fs12">la droite de vouloir noircir les perspectives financières de l’AVS. Mais de son côté, elle n’a pas manqué de </span><span class="fs12">relever systématiquement les difficultés du 2e pilier liées aux rendements bas des marchés des capitaux.</span></div><div>Or, opposer les deux piliers est une fausse piste. Contrairement aux idées reçues, les financements de</div><div>l’AVS et de la prévoyance professionnelle ne sont pas indépendants l’un de l’autre. Ils sont au contraire</div><div>soumis aux mêmes défis économiques.</div><div>Pour compenser l’évolution démographique le financement de l’AVS nécessite une augmentation de la</div><div>masse salariale.</div><div><br></div><div><b>Les salaires sous pression</b></div><div><br></div><div>Si à première vue, les taux bas touchent d’abord le 2e pilier, il serait faux de croire l’AVS immunisée</div><div>contre ce fléau. Pour compenser l’évolution démographique – soit un nombre croissant de retraités par</div><div>rapport au nombre d’actifs cotisants – le financement de l’AVS nécessite une augmentation de la masse</div><div>salariale. Les projections de l’Office fédéral des assurances sociales assument une hausse réelle des salaires</div><div>de 0,9% par an et une part toujours croissante des secteurs économiques à haute valeur ajoutée. Or, tout</div><div>miser sur l’AVS, c’est ignorer les causes des taux d’intérêt bas et surtout ne pas anticiper leurs</div><div>conséquences sur les salaires.</div><div>En effet, la baisse des rendements réels sur les marchés des capitaux reflète une baisse de la croissance</div><div>économique, exprimée par exemple en pourcentage du PIB (Produit intérieur brut). De façon simplifiée,</div><div>le PIB constitue la somme des salaires et des dividendes payés en Suisse. La part du PIB versée sous</div><div>forme de salaire ou de dividendes découle des différences d’utilisation des deux facteurs de production</div><div>que sont le travail et le capital.</div><div>En Suisse, emprunter du capital ne coûte presque plus rien depuis que la BNS a introduit des taux</div><div>négatifs. Le travail, lui, avec notre niveau de vie élevé, est coûteux. Dans un tel environnement, il faut</div><div>s’attendre à un déplacement accru de l’activité économique vers toujours plus d’automatisation (dû au</div><div>capital bon marché) et de moins en moins de travail, relativement cher.</div><div>Dans ce contexte, les fruits de la croissance devront toujours plus récompenser le facteur de production</div><div>« capital » et toujours moins celui du « travail ». Si les taux de croissance restent faibles et que l’importance</div><div>du capital augmente, une hausse des salaires réels de 0,9% sur l’ensemble de l’économie est peu probable.</div><div>Or, sans cette augmentation des salaires, mais avec la poursuite de l’évolution démographique, le</div><div>financement de l’AVS sera mis à rude épreuve.</div><div><b><br></b></div><div><b>Diversification du risque</b></div><div><br></div><div>Si la croissance économique réelle reste basse voire diminue encore, les taux de rendement, et à terme les <span class="fs12">salaires, vont baisser, affaiblissant ainsi le financement du 1er comme celui du 2e pilier. Les mécanismes </span><span class="fs12">de transmission d’un ralentissement économique restent toutefois différents pour les deux assurances </span><span class="fs12">sociales et permettent ainsi de lisser leurs revenus combinés. Les marchés des capitaux sont volatils et </span><span class="fs12">touchent immédiatement les bilans des caisses de pension, à la baisse comme à la hausse. Les salaires sont </span><span class="fs12">plus stables, leur ajustement vers le bas étant difficile pour des personnes en emploi. Ils peuvent surtout </span><span class="fs12">être renégociés à la baisse lors d’une nouvelle embauche. Conscients de cette asymétrie, les employeurs </span><span class="fs12">relèvent de façon prudente les salaires lors d’une reprise économique.</span></div><div>Un financement combiné par répartition et par capitalisation assure également une diversification</div><div>géographique des risques économiques. L’AVS dépend avant tout de la conjoncture suisse qui détermine</div><div>l’évolution des salaires et donc des cotisations. En revanche, le 2e pilier investit dans le monde entier. Cela <span class="fs12">constitue par exemple un risque si l’économie européenne peine plus, une chance si certains pays</span></div><div>émergents peinent moins que le marché suisse.</div><div>Ainsi, miser fortement sur le 1er au lieu du 2e pilier est une fausse bonne idée. Non seulement, cela ne</div><div>permettrait pas d’échapper à la problématique des taux de rendement bas, car les causes de ces derniers</div><div>auront aussi à terme une incidence sur le financement de l’AVS. Et dans le domaine de la prévoyance,</div><div>c’est le long terme qui compte. Non, renforcer un pilier au détriment d’un autre signifierait aussi renoncer</div><div>à la diversification des flux financiers et des risques géographiques qui caractérise notre prévoyance</div><div>vieillesse et lui confère plus de stabilité.</div><div><br></div><div>Source : Avenir Suisse – Jérôme Cosandey – 1er décembre 2016</div></div>]]></description>
			<pubDate>Sat, 03 Dec 2016 13:11:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Le désordre du monde vu depuis la Suisse]]></title>
			<author><![CDATA[Edouard Mancini]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_2e4gw7jj"><div><span class="fs12"><b>"Le désordre du monde vu depuis la Suisse".</b><br></span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">Voici une brève réflexion sur ce que je pense et que je vois depuis la Suisse en ce XXIe siècle qui a mal commencé.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">Le 11 novembre 1918, à 11.00h, les clairons sonnaient sur toute les</span><span class="cf1"> &nbsp;</span><span class="cf1">fronts où se battaient les Allemands et les Français, la fin de la première guerre mondiale ; 1.300 000 soldats français </span><span class="cf1"> </span><span class="cf1">y perdirent la vie, autant du côté allemand.</span></span></div><div><span class="fs12"> &nbsp;</span></div><div><span class="fs12 cf1">L’armée française, généraux en tête, défila sur les Champs Elysées pour célébrer la Victoire de la France sur l’Allemagne.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">22 ans plus tard en 1940 l’armée allemande, avec Adolphe Hitler en tête, défilait sur les Champs Elysées, pour célébrer la Victoire de l’Allemagne sur la France. Ceci nous rappelle qu’</span>il y a des choses que l’homme n’est pas encore capable définir :</span></div><div><span class="fs12"> &nbsp;</span></div><div><span class="fs12">Le temps une utilité, la guerre une réalité et la paix une probabilité.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Parlons de la paix, puisque c’est de cela qu’il est question en ce moment ;<b> </b></span></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><b class="fs12">"Le désordre du monde vu depuis la Suisse".</b></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">La Paix se fait encore attendre ; malgré les nombreuses tentatives organisées par les Institutions Internationales durant le XXe siècle.</span></div><div><span class="fs12 cf1">Un moment que la deuxième révolution industrielle du XXe siècle, celle de l'abondance, s'accorda pour passer la tête dans la fente du rideau, qui attendait encore que l'on frappe les trois coups.</span></div><div><span class="fs12"> &nbsp;</span></div><div><span class="fs12 cf1">Cela était agréable de pouvoir considérer l'espace vivant des ONG, où s’appliquaient, apparemment, les droits de l’homme et où chacun faisait usage de son droit à la liberté d’expression pour parler, entre autres de la Paix.</span></div><div><span class="fs12"> &nbsp;</span></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">Hélas, les deux hémisphères du globe terrestre ont montré au XXe siècle et montrent encore, en ce début du XXIe siècle, que les nombreuses tentatives dans le sens de la Paix</span><span class="cf2"> </span><span class="cf1">sont des échecs. </span></span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">La méchanceté, la cruauté, hypocrisie ne sont jamais en vacances, les médias nous vomissent journellement leurs mauvaises nouvelles.</span></div><div><span class="fs12"> &nbsp;</span></div><div><span class="fs12 cf1">Tableaux d'horreurs, flots de larmes, profanation des enfants, lapidation des femmes, profits scandaleux, dignité humaine bafouée, flots de réfugiés qui arrivent à Lampedusa sur des embarcations de fortune, des bateaux poubelles abandonnés, après que les occupants ont payé les passeurs criminels.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">Sur le plan civique et social, l’on ne se gêne plus pour dire </span><span class="cf1">aux « vieux »</span><span class="cf1"> qu'ils sont de trop.</span></span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">Sur la scène internationale de la comédie humaine, la violence agit à la sauvette, en traîtrise civile ou militaire, la guerre est devenue crapuleuse, elle ignore les Conventions de Genève et n'ose même plus dire son nom.</span></div><div><span class="fs12"> &nbsp;</span></div><div><span class="fs12 cf1">Pire, elle se permet de s'appeler : action de pacification, maintien de l'ordre et de la paix, lutte contre le terrorisme, etc… ..avec parfois l’accord &nbsp;de certaines Organisations internationales.</span><span class="fs12"> </span></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">N'est-il pas triste d'entrer à reculons dans le troisième millénaire, de sentir dans le dos, à l'œuvre les Dr Jekyl et Mr Hyde de la mondialisation s'approprier, par la force, la ruse ou la spéculation, les biens qui sont à tous, tels que :</span><span class="cf1"> &nbsp;</span><span class="cf1">l'eau, l'école, les soins et les nécessités de base pour une vie décente pour tous ?</span><span class="cf2"> </span></span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">N'est-il pas triste de commencer un nouveau siècle en contemplant les charniers que nous avons laissé : en Arménie, à Auschwitz, à Hiroshima, au Rwanda, à Verdun ; en voyant les milliers de victimes innocentes des mines anti-personel et dans combien d'autres horreurs résultats de la folie meurtrière des généraux et des financiers ; dont les dénominateurs communs étaient : profit, haine entretenue, désillusion, la guerre, la gloire, la souffrance et la mort?</span></div><div> <br></div><div><span class="fs12 cf1">Nous revivons Salammbô de G. Flaubert ; l'instant où les lions et les chacals, les prédateurs, se pourlèchent les babines puis, s'endorment repus ; ici on ne joue pas, on tue et l'on profite !</span></div><div><span class="fs12"> &nbsp;</span></div><div><span class="fs12 cf1">" Vae victis, malheur aux vaincus". </span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">Derrière tous ces masques diplomatiques aux orbites vides, il y avait le désir de tuer de ces acteurs qui se sont trompés de rôle parce que le souffleur, les ONG, a été mis en disponibilité pour raison de restructuration, d’inefficacité et de rentabilité.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">L'Humanité est-elle conviée sans arrêt à un spectacle qui se joue dans son dos et intitulé” </span><b><span class="cf1">,</span></b></span></div><div><b><span class="fs12 cf1"> &nbsp;</span></b></div><div><span class="fs12"><b><span class="cf1">Il était une fois la Paix ".</span></b><span class="cf1"> </span></span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">Une sorte d'opéra de « la mal – bouffe » avec camouflage des faits, maquillage des mots pour occulter les idées - forces de la Paix. </span></div><div><span class="fs12"> &nbsp;</span></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">Comédie politico - burlesque qui déguise le bourreau en berger et les cyniques de la raison d'Etat en samaritains des droits de l'homme?</span><span class="cf2"> &nbsp;</span><span class="cf1">La morale et l'éthique nagent-t-elles dans les eaux sales où la méchanceté est portée en triomphe et l'innocence humiliée?</span></span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">Est-ce cet avenir-là que nous voulons pour le IIIe millénaire, est-ce dans cet opéra plus tragique que comique que nous voulons jouer, nous les membres de la société humaine ?</span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">Si tel est le cas, frappons les trois coups et le rideau se lèvera &nbsp;sur les ruines de la démocratie telles qu'elles apparurent à la communauté internationale, le 11 septembre 1973 qui vit l'assassinat, par les ennemis des droits de l'homme et de la démocratie, du Président Salvador Allende au Chili, par le Général Pinochet et son armée ; aidé par ceux qui, aujourd’hui, &nbsp;&nbsp;aident encore tous ceux qui détruisent la démocratie pour s'accaparer, entre autres, les réserves d'énergie de la planète.</span></div><div><span class="fs12"> &nbsp;</span></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">Comme pour tout ce qui vient de l'homme,</span><span class="cf2"> </span><span class="cf1">le jeu est bivalent, manichéen, il peut être la pire des choses et aussi devenir un espoir pour l'humanité, l'antidote à la guerre, le préservatif de la violence.</span></span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">Heureusement, dans cette écurie d'Augias moderne, l'existence et le développement de très nombreux organismes à caractère humaniste existent; un virus que l'on souhaite contagieux et une approche de réponses aux questions que l'être humain civilisé se pose devant le spectacle de la destruction massive des peuples, pour motifs politiques, religieux, raciaux et économiques.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">C’est ce dont nous avons hérité, nous qui avons connu le XXe siècle, le siècle de l’abondance, surtout en victimes, avec deux guerres qui ont fait plus 50 millions de victimes civiles et militaires et la bombe atomique pour le dessert.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">Au XXIe siècle, retenons aussi, pour mémoire et par respect pour les petites victimes dont, toutes les 5 secondes un enfant meurt de faim sur la planète avec l'assentiment de tous, y compris de la Communauté Internationale.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">Arrêtons les bavardages, les colloques, les réunions dans tous les domaines où les bavards sont les acteurs masqués ; les organisations internationales et les ONG, n’ont plus que des pouvoirs limités, c’est la finance qui dirige le monde et l’être humain ne répond plus à la devise de Descartes </span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><b><span class="cf1">« &nbsp;Je pense donc je suis </span></b><b><span class="cf1">»</span><span class="cf1"> &nbsp;</span><span class="cf1">mais à</span><span class="cf1"> &nbsp;</span><span class="cf1">« &nbsp;je dépense donc je suis «</span><span class="cf1"> </span></b></span></div><div><span class="fs12"> &nbsp;</span></div><div><span class="fs12 cf1">Déjà au temps des Grecs, il y en a un qui a dit,</span></div><div><br></div><div><b class="fs12"><span class="cf1"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><span class="cf1">« &nbsp;L’homme pense parce qu’il a une main »</span></b></div><div><span class="fs12"> &nbsp;</span></div><div><span class="fs12 cf1">Aujourd’hui, </span></div><div><span class="fs12"> &nbsp;</span></div><div><b class="fs12"><span class="cf1"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><span class="cf1">« L’homme dépense parce qu’il a des mains »</span></b></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">N'est-il pas triste aussi de voir dans l'anonymat de la mondialité, apparaître l’être humain devenu un consommateur obligé dans tous les domaines ? Il s’adapte ou il disparaît !</span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">Peut- on y changer quelque chose ?</span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">Il faut en tout cas essayer humainement parlant et sans retomber dans les inutiles bureaux et bavardages du XXe siècle, &nbsp;qui ont montré leurs inefficacités et leurs inutilités, voire leurs complicités</span></div><div><span class="fs12 cf1">.</span></div><div><span class="fs12 cf1">Jouons enfin à nous aimer, à partager, à aider, ce seront les trois coups qui donneront le signal du lever de rideau d'une pièce nouvelle, jouée par des acteurs conscients de leur rôle pour universaliser, sans distinction, &nbsp;le respect de la dignité humaine à la surface de la Terre.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">Mettons sur pied une nouvelle " Flûte enchantée ", qui sera comprise par tous, pour qu'hommes et femmes puissent, enfin, se regarder comme également responsable de l'avenir en parcourant ensemble les difficultés de la vie et faire en sorte que la belle histoire de l'humanité continue dans le respect de la dignité humaine ; ce sera la Paix Internationale sans nécessairement un bureau.</span></div><div><span class="fs12"> </span></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">Attention, le spectacle est déjà commencé, faufilons-nous dans la foule, sans bruit car le bruit ne fait pas de bien et le bien, lui, ne fait pas de bruit</span><span class="cf1">.</span></span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">Nos agapes, plaisirs, gaspillage, auront - ils un jour un goût assez amer pour que nous devenions suffisamment</span><span class="cf1"> &nbsp;</span><span class="cf1">courageux pour dire, à ceux qui sont responsables du déséquilibre dans le partage des richesses et des guerres en tout genre et maintenant religieuses </span></span></div><div><span class="fs12"> &nbsp;</span></div><div><span class="fs12 cf1">C'est assez !</span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">Allez-vous-en ! Nous ne sommes pas de la même espèce que vous,</span><span class="cf2"> </span><span class="cf1">vous &nbsp;êtes des prédateurs, vous êtes nuisibles, cruels, et inhumains ;</span><span class="cf2"> </span><span class="cf1">vous vous accaparez les richesses et l’Autorité pour votre seul profit à court terme.</span></span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">Vous avez oublié que la plus grande lâcheté est le fait de ceux qui s'attaquent aux plus faibles ; &nbsp;l'Histoire a montré qu'il y avait aussi, des êtres nuisibles, inhumains et nauséabonds dissimulés sous de reluisantes étiquettes et de jolies cravates.</span></div><div><span class="fs12 cf2"> &nbsp;</span></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">Le plus bel exemple, du XXe siècle, est le génocide commis au Rwanda en 1994 sous les regards de la Communauté Internationale et même de certains membres de l'Eglise catholique.</span><span class="cf2"> &nbsp;&nbsp;</span><span class="cf1">Quel gâchis !</span></span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">Élie Ducommun, le premier secrétaire du Bureau International de la Paix au XIXe siècle, doit se retourner dans sa tombe, </span><span class="cf2"> </span><span class="cf1">s’il voit que, après plus d’un siècle d’existence, les résultats pour construire la paix sont bien maigres. </span></span></div><div> <br></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">Encore un dernier mot, le 10 mai de l’année 1940, j’ai connu et subi</span><span class="cf1"> &nbsp;</span><span class="cf1">l’invasion de la Belgique par les nazis ; j’avais 9 ans et j’ai pu me rendre compte, pendant quatre ans, à quel point l’homme est un être cruel et bestial surtout, lorsqu’il est revêtu d’un uniforme.</span></span></div><div><br></div><div><span class="fs12 cf1">Quelqu’un d’entre – vous pourrait-il me donner la signification exacte du mot Paix ? Je me réjouis de lire votre réponse et vous en remercie.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">Avec mes amitiés pacifiques et fraternelles et, en attendant la paix </span><span class="cf1"> </span><span class="cf1">retenons ce qu’a dit Horace dans une de ses odes, un siècle avant notre ère,</span></span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><span class="cf1"> </span><span class="cf1"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><span class="cf1">« &nbsp;CARPE DIEM » Cueille le jour.</span></span></div><div><span class="cf2"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">Edouard A. Mancini, ingénieur retraité né en 1931.</span><span class="cf1"></span></span></div><div><span class="fs12"> &nbsp;</span></div><div><span class="fs12"><span class="cf1">Le 28 octobre 2016</span><span class="cf2">.</span></span></div><div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 13 Nov 2016 14:52:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Cosmologie, évolution et religion]]></title>
			<author><![CDATA[Dominique Capo]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_87331mmg"><div> &nbsp;</div><div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1"><b>Cosmologie, évolution et religion</b></span></div><div><br></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16"><span class="cf1 ff1">Ce matin, j’ai attentivement lu l’article de l’une de mes amies et consœurs écrivain que j’aime beaucoup, et dont l’article</span><span class="cf1 ff1"> </span><span class="cf1 ff1">– que j’ai partagé sur mon mur – m’a particulièrement interpellé. Elle expliquait de quelle manière l’Evolution des micro-organismes primaires qui sont nés sur Terre suivent la loi darwinienne, et que Dieu n’a rien à voir avec ce processus d’émergence et de prolifération.</span></span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">Son article est extrêmement pertinent, très bien documenté, n’en déplaise aux déistes convaincus. Les spécialistes en ont désormais les preuves scientifiques. Ils savent que les premières briques qui donneraient des centaines de millions d’années plus tard naissance aux cellules originelles permettant aux premiers êtres unicellulaires d’apparaitre, sont issues du heurt de comètes sur notre planète il y a environ 4,5 milliards d’années. De même, ces comètes renfermaient, autour de leur noyau, des amas de glace – de l’eau donc - ; ce sont eux qui ont infecté notre planète de ce qui permettra à l’eau d’y pulluler. Il faudra cependant attendre des centaines de millions d’années, là aussi, pour que cela soit possible ; le temps que la masse terrestre née des concentrations de gaz, de roches en fusion, etc. refroidissent progressivement. De la même manière que toutes les autres planètes possédant un noyau de matière brute du Système Solaire. Le même procédé s’est reproduit au sein de l’ensemble des systèmes stellaires possédant des planètes partout dans l’univers. Comme la chute de météorites, de comètes, et autres débris stellaires nés au même moment – ou à peu près – que la naissance de l’Univers ; ou plutôt durant les premiers milliards d’années d’existence de celui-ci.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">Ces comètes et ces astéroïdes n’ont cessé de bombardé la Terre jusqu’à ce que sa croute soit solide, et que son noyau soit assez refroidi afin de permettre à la vapeur d’eau issue de ces comètes, de se transformer en eau liquide. C’est au sein de cette eau liquide que les briques du vivant originelles ayant engendrés les premiers êtres unicellulaires sont apparus. Puis, ont commencé à proliférer, à s’agglomérer afin de se défendre, de se nourrir, et de se reproduire.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">Tout ce processus est relativement bien connu des scientifiques spécialistes de la naissance de la Terre. Il suffit de s’informer des articles ayant traits à ce sujet dans des revues qui y sont consacrées, en visionnant des documentaires de vulgarisation scientifique expliquant ces faits, ou, tout simplement, en cherchant via des moteurs de recherches sur Internet tout ce qui a trait à ce thème à la fois passionnant et fascinant.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">Ce processus, je le répète, parce que c’est important pour la suite, s’est reproduit partout dans l’univers. Notre planète, notre Système Solaire – qui n’est qu’un des milliards de milliards de systèmes tournant autour d’une étoile de la même dimension dispersé dans le cosmos, n’a rien d’exceptionnel. Il n’est ni plus gros, ni plus important, ni plus différent, que n’importe quel autre. Il est, d’après les astronomes les plus en pointe, des plus commun. Une des preuves de ceci est qu’avec les instruments permettant d’explorer l’espace très lointain que sont les télescopes à notre disposition actuellement, nous découvrons régulièrement de nouveaux systèmes planétaires semblables aux notre. Nous découvrons également des planètes situées à la même distance de leur soleil qu’est la Terre du notre de plus en plus souvent. Et si l’on suit la référence qu’est notre planète, elles se sont probablement constituées de la même manière.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">Donc, la Terre n’a rien de remarquable en soi. Il est fort probable, vu que des comètes et des astéroïdes portant les briques primaires de la vie s’y sont échoué, que le même processus ce soit répété ailleurs. Le nier est nier la plus élémentaire des évidences. En outre, grâce aux sondes spatiales parties survoler les autres planètes de notre système solaire, ainsi que de leurs satellites, nous savons désormais que de l’eau liquide se cache peut-être sous les amas nébuleux remplis de gaz de quelques-uns de ceux-ci. Nous savons que jadis, il y des centaines de millions d’années, voire davantage, de l’eau s’écoulait sur Mars. On en voit très aisément les restes de canyons ou de mers en l’observant. Et son pôle, ainsi que son sous-sol, en cache très probablement.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">Or, et en ce qui concerne Mars notamment – qui est presque la sœur jumelle de la Terre, et dont le processus d’évolution a été le même qu’elle à un moment donné -, si de l’eau y a existé, pourquoi des micro-organismes unicellulaires tels que ceux qui ont fécondé notre planète, ne s’y sont-ils pas déployés ? C’est l’une des nombreuses questions à laquelle tentera de répondre la mission humaine qui doit se rendre sur Mars à l’horizon 2030 vraisemblablement.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">En partant de ce principe, donc, ce processus évolutif s’est fait de manière aléatoire. En fonction des planètes sur lesquelles se sont écrasées comètes et planétoïdes porteurs des rudiments originels de briques de la vie nés durant les premiers temps de l’expansion de l’univers. Personne, nul Dieu, ou autre, n’a choisi notre planète en particulier, pour porter la vie, et aboutir finalement à l’espèce humaine. Et quand je dis « finalement », ce n’est que ce qui concerne la période actuelle de l’Histoire de celle-ci. Nous savons encore, au vu des calculs des astrophysiciens ayant ausculté notre Soleil, que celui-ci est à la moitié de son existence environs. Lorsque celui-ci se transformera en supernova dans le but de consommer ses ultimes ressources énergétiques, il grandira démesurément. Il dévorera toutes les planètes du Système Solaire au cours de son ultime expansion. Avant de se métamorphoser en Géante Rouge. C’est un phénomène que les astronomes observent régulièrement ; ainsi que nous lorsque la nuit, nous levons les yeux vers le ciel. En effet, les étoiles les plus brillantes que nous y voyons, en sont parfois.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">Or, si tout ce processus que je viens de décrire brièvement est quelque chose d’ordinaire, de commun, la main de Dieu est inutile pour l’avoir favorisé. Il est surtout fortement probable que des millions d’autres espèces vivantes, et intelligentes pour certaines, pullulent aux quatre coins du cosmos. Et qu’en fonction des prédispositions et de l’évolution de telle ou telle planète, d’autres civilisations, parfois moins intelligentes, parfois plus intelligentes, que la nôtre, y aient été engendrées.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">En observant ce qui s’est passé sur Terre durant les centaines de millions d’années où la vie s’est développée, nous savons que plusieurs grandes extinctions ont eu lieu. La plus récente, et la plus connue, est celle qui s’est déroulée il y a 65 millions d’années. Un astéroïde de plusieurs kilomètres de diamètre s’est abimé dans le Golfe du Mexique. L’impact a été si important, qu’il a provoqué raz de marée, éruptions volcaniques en cascade, rejetant des milliards de milliards de tonnes de poussières dans l’atmosphère durant plusieurs centaines d’années. Il a engendré un réchauffement planétaire global, l’extinction des dinosaures, de la grande majorité des êtres vivants de plus de vingt kilos. Seuls de rares espèces, dont le plus lointain ancêtre marsupial de l’Homme et des espèces mammifères actuelles, ont survécu.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">Personnellement donc, si Dieu existait, je ne le vois pas choisir ce moment précis, par exemple, pour exterminer près de 90 % de sa création afin de tout recommencer à zéro ; de la même manière que les autres extinctions massives précédentes, juste parce qu’il a décidé que c’était ainsi que ce devait se faire pour que l’Homme puisse émerger une soixantaine de millions d’années plus tard. Comme je ne le vois pas propulser aux quatre coins de l’univers des comètes porteuses des briques fondamentales de la vie, pour qu’il n’y ait que celles percutant la Terre susceptible d’être, beaucoup plus tard, génératrices d’être unicellulaires, puis multicellulaires, etc. Si Dieu était présent à chaque étape de ce processus, il n’aurait pas choisi le chemin le plus simple afin d’aboutir à notre espèce.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">Et une fois encore, quand je dis « aboutir », c’est un euphémisme. En effet, l’Homme n’est pas l’aboutissement de la vie, et encore moins de la vie intelligente. Il est évident que l’espèce humaine n’est qu’une espèce parmi d’autres. C’est celle qui domine la Terre aujourd’hui, comme la race des dinosaures est celle qui a dominé le monde pendant près de 200 millions d’années, jusqu’à son extinction il y a 65 millions d’années. Et il est fort probable, que d’une manière ou d’une autre, une autre espèce nous succédera tôt ou tard.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">Car nous ne sommes que de passage ici-bas, que nous le voulions ou non, que nous l’acceptions ou non. L’Homme n’est pas le point final de l’Evolution ; il n’en n’est qu’un de multiples maillons. Il est issu des bouleversements, des transformations, des disparitions et des apparitions des espèces qui l’ont précédé. Et nul doute que ce qui a eu lieu sur notre planète, s’est reproduit sous des formes extrêmement diverses et variées un peu partout dans l’univers. Un processus commun, naturel, qui n’a rien d’improbable ou d’extraordinaire.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">Le problème que pose ce phénomène, en fait, est qu’en s’appuyant sur la notion d’un Dieu créateur de toutes choses, l’Homme se considère comme le nombril de l’Univers. Il ne se réfère qu’à lui, qu’à ce qu’il considère comme des concepts faisant de lui le sommet de l’échelle de l’évolution voulue par une puissance supérieure. Considérer que la vie, que l’Evolution, ne sont que processus commun, qui se sont multiplié depuis longtemps aux quatre coins du cosmos, anéantit l’aura de suprématie qu’il chérit tant. Car nous ne nous y trompons pas, l’Homme est fier, orgueilleux d’être au sommet de la chaine des espèces vivantes. Souligner qu’un être divin a élaboré un plan pour qu’il apparaisse renforce ses prédispositions à dominer la Nature, les autres membres de son espèce, les espèces végétales ou animales. Comme s’il avait l’autorisation de Dieu de soumettre comme bon lui semble, puisque son Créateur lui en a donné le pouvoir et le droit.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">D’ailleurs, si l’on se réfère aux Saintes Ecritures, Dieu a plusieurs fois détruit l’Humanité parce que celle-ci avait suivi un mauvais chemin ; un chemin qui n’était pas celui que Dieu avait choisi pour elle. Exemple : Adam et Eve, le Déluge, Sodome et Gomorrhe me viennent immédiatement à l’esprit. Si on suit cette même logique divine, il y a longtemps que Dieu aurait dû exterminer la civilisation humaine actuelle, au vu des erreurs – des fautes – qu’elle commet ; que ce soit au nom de Dieu, ou pour d’autres raisons. Après la Première et la Seconde Guerre Mondiale, Dieu aurait dû la foudroyer sur place, après toutes les horreurs qui y ont été commises. Dans les Saintes Ecritures, il en a fallu beaucoup moins pour que Dieu intervienne et n’élimine l’Homme de la surface de la Terre. Parce que si l’on suit ce principe, le réchauffement climatique actuel engendré par l’Homme du fait de sa surexploitation de notre planète, est la volonté de Dieu. Daesh et cette Troisième Guerre Mondiale actuelle est la volonté de Dieu, puisqu’ils appartiennent au processus évolutif de l’Homme voulu par Dieu depuis la Nuit des Temps. Cela veut aussi dire que nul, en ce monde, n’a son libre arbitre, que tout est prédéterminé à l’avance depuis bien avant l’apparition de la vie sur Terre par Dieu. Que le mariage d’untel, l’emploi, d’un autre, la famine en tel endroit, le tremblement de terre, Tchernobyl, le 11 Septembre, pour des exemples récents, ne sont le fait de l’Homme, mais le fait du choix de Dieu. Cela s’inscrit dans le cadre de la volonté divine depuis l’origine de l’Univers. Nous ne serions que des marionnettes, en fait.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">On voit très vite les limites de ce système de pensée. Il s’agit de déterminisme. J’irai même plus loin, quand on y réfléchit : le fait que je ne crois pas en lui, est donc la volonté de Dieu. J’avoue franchement que c’est tout à fait incohérent, sans fondement, et dénué de sens, de raison, et d’intelligence. Trop simple, trop facile. C’est ne pas assumer les responsabilités que sont les nôtres, de nos fautes, de nos erreurs, de nos monstruosités ; puisque c’est Dieu qui l’a voulu ainsi. Je dirai même davantage ; de la part de celui qui croit à ce genre d’ineptie, c’est de la lâcheté. Une lâcheté de ne pas assumer ce qu’il est, ses actes, ses désirs, etc.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">Dans d’autres articles, j’ai décrit à de nombreuses reprises les raisons pour lesquelles Dieu ne peut pas exister. Celle que je viens de décrire est essentielle dans ce cheminement qui est le mien. Elle vient compléter celles que j’ai développées à plusieurs occasions dans d’autres articles. La différence, cette fois, c’est que, non seulement les preuves montrent que Dieu n’est pas derrière tout ceci, mais qu’aussi, Dieu est le prétexte le plus judicieux à notre nombrilisme, à notre égoïsme, à notre désir de suprématie. Ce qui nous rends, en tout cas, à mes yeux, encore plus mesquins, insignifiants, affligeants, en tant que Race dominante.</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16 cf1 ff1">Vivement qu’une autre, différente – pas supérieure, juste différente – vienne nous remplacer. Ou qu’à force d’explorer l’univers, qu’à force d’évolution technologique, scientifique, en matière de connaissances dans tous les domaines, on nous force à ouvrir les yeux. On nous réveille de cette léthargie qui nous fait nous reposer sur un Dieu omniscient et tout puissant. On balaie toutes ces certitudes d’être supérieurs aux autres, en nous faisant reconsidérer notre position qui est, comme ces quelques brèves et succinctes explications cosmologiques viennent tenter de le démontrer : nous ne sommes qu’une espèce commune, parmi les milliards d’autres pullulant à travers l’univers. Notre planète est, elle aussi, commune a beaucoup d’autres. Et Dieu n’a rien à voir avec le fait que nous soyons là aujourd’hui ou pas. Car Dieu n’est, après tout, comme le prouvent les Textes Saints, qu’un concept humain, et uniquement humain pour donner une explication cohérente, satisfaisante, à ce qui nous est étranger. A ce que notre intelligence « moyenne » est capable d’appréhender, et de comprendre de l’Univers et de son fonctionnement…</span></div><div><br></div><div><span class="fs16 cf1 ff1">Dominique Capo</span></div><div><br></div><div><span class="fs16 cf1 ff1">Source: </span><span class="fs16 cf2"><a href="https://www.facebook.com/dominique.capo.1?fref=ts" class="imCssLink">https://www.facebook.com/dominique.capo.1?fref=ts</a></span></div><div></div></div><div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 31 Aug 2016 08:17:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[L'OTAN pour quoi ?]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_0vko66q8"><div> &nbsp;</div><div class="imTALeft"><span class="fs16"><b>L’OTAN, pour quoi ?</b></span></div><div class="imTALeft"><span class="fs16"> </span></div><div> &nbsp;</div><div class="imTALeft"><span class="fs16">Gabriel Galice*</span></div><div class="imTALeft"><span class="fs16"> </span></div><div> &nbsp;</div><div class="imTALeft"><span class="fs16">Le sommet de l’OTAN qui vient de se clore Varsovie nous accabla d’un déluge d’approximations et de contre-vérités. La Russie est pointée comme l’adversaire menaçant. La guerre de l’information bat son plein. Quelques rappels s’imposent. </span></div><div> &nbsp;</div><div class="imTALeft"><span class="fs16"> </span></div><div> &nbsp;</div><div class="imTALeft"><span class="fs16">En mourant, l’ancien Premier ministre français Michel Rocard laisse un testament politique qui, sur ce point, apporte un éclairage utile au débat. <i>« Cela remonte à 1991. Boris Eltsine, président de la Fédération de Russie, annonce au monde qu’il met fin au Pacte de Varsovie. La suppression du Pacte de Varsovie pose la question de l’utilité du Pacte atlantique. Et là, l’Occident commet une erreur tragique. Eltsine ne reçoit aucune réponse. Rien. Silence absolu. Six mois plus tard, le président américain réagit, au nom de l’OTAN, mais sans avoir consulté aucun de ses membres, pour dire en substance aux Russes : « C’est bien d’avoir abandonné le communisme et le Pacte de Varsovie ; mais vous restez Russes et, par conséquent, nous restons méfiants et nous allons donc étendre le Pacte atlantique jusqu’à vos frontières, et même incorporer d’anciennes républiques de l’Union soviétique, les trois pays baltes. » L’insulte. La gifle. La menace. Vladimir Poutine l’a vécu comme une humiliation. »</i></span></div><div> &nbsp;</div><div class="imTALeft"><i class="fs16"> </i></div><div> &nbsp;</div><div class="imTALeft"><span class="fs16">Bien d’autres témoignages corroborent cette vérité historique, tant malmenée, depuis des décennies, par les « occidentalistes » et autres faucons, persuadés de leur suprématie et de leur bon droit. Ancien Secrétaire général du Quai d’Orsay, l’Ambassadeur de France Francis Gutmann écrit : « <i>Washington, soutenu par les Européens, ne cesse de prendre ou de favoriser des mesures susceptibles d’être interprétées par Moscou comme autant de provocations. Ce sont le soutien à grand bruit et à grands frais de pays de l’ex Union soviétique aux frontières de la Russie, la proposition d’accueillir certains d’entre eux au sein de l’OTAN (mais une OTAN pour quoi faire ?), la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo, l’affaire – à ses débuts – du bouclier anti-missiles, etc. Madame Condeleeza Rice était même allée naguère jusqu’à déclarer que les Etats-Unis ne laisseraient pas les Russes faire obstacle à l’élargissement de l’OTAN. Cette déclaration est assez surprenante car elle revient à dire à un assiégé – ou qui craint de l’être – qu’il ne doit pas s’opposer au renforcement de son siège. (…) L’intérêt de l’Europe est de s’entendre avec la Russie plutôt que de participer à son encerclement. (…) L’Europe a besoin d’une Russie nouvelle forte et stable. »</i> (Livre <i>Changer de politique - Une autre politique étrangère pour un monde différent ?</i> 2011) La Russie est européenne jusqu’à l’Oral, l’Eurasie est notre continent commun.<i></i></span></div><div> &nbsp;</div><div class="imTALeft"><span class="fs16">La Géorgie et l’Ukraine servent de prétextes pour dénoncer la posture « agressive » de la Russie. Or, dans les deux cas, la Russie a répondu à des coups de force, militaire dans le premier cas, économique et politique dans le second. </span></div><div> &nbsp;</div><div class="imTALeft"><span class="fs16">Peu suspect d’angélisme pacifiste, Henry Kissinger met en garde, depuis plusieurs années, contre la stratégie du chaos chère aux néoconservateurs (certains, en France, en Allemagne et ailleurs, se disant « de gauche ») des deux rives de l’Atlantique. Son entretien avec <i>Der Spiegel</i>, administre une leçon de prudente diplomatie <a href="http://www.spiegel.de/international/world/interview-with-henry-kissinger-on-state-of-global-politics-a-1002073.html" class="imCssLink">http://www.spiegel.de/international/world/interview-with-henry-kissinger-on-state-of-global-politics-a-1002073.html</a> L’ancien Secrétaire d’Etat déclare notamment <i>: « Europe and America did not understand the impact of these events, starting with the negotiation about Ukraine’s economic relations with the European Union and culminating in the demonstration in Kiev. All these, and their impact, should have been the subject of dialogue with Russia. This does not mean the Russian response was appropriate.” </i>Au chaos, Kissinger préfère le discernement, la perspicacité (Insight). Denrée rare. </span></div><div> &nbsp;</div><div class="imTALeft"><span class="fs16"> </span></div><div> &nbsp;</div><div class="imTALeft"><span class="fs16">Les éclats de voix, les plumes acrimonieuses, précèdent souvent, accompagnent toujours les bruits de bottes. Le récent rapport britannique sur la guerre d’Irak nous instruit <a href="http://www.iraqinquiry.org.uk" class="imCssLink">http://www.iraqinquiry.org.uk</a> <i>The Guardian</i> considère que les Britanniques n’ont pas tiré les enseignements de l’expédition irakienne &nbsp;<a href="https://www.theguardian.com/commentisfree/2016/jul/08/chilcot-report-proves-british-love-hindsight-iraq-afghanistan-syria-david-cameron" class="imCssLink">https://www.theguardian.com/commentisfree/2016/jul/08/chilcot-report-proves-british-love-hindsight-iraq-afghanistan-syria-david-cameron</a> . A quand la prochaine « intervention » ?</span></div><div> &nbsp;</div><div class="imTALeft"><span class="fs16"> </span></div><div> &nbsp;</div><div class="imTALeft"><span class="fs16">Il conviendrait d’ouvrir un débat serein, contradictoire, sur l’OTAN, ses visées, son utilité, ses conséquences, ses alternatives. A l’heure ou Varsovie entonne des accents belliqueux, ne devrait-on pas faire entendre à Genève une tonalité de paix ? Lors de sa conférence des 8 et 9 novembre à Genève, le GIPRI se penchera sur la question : « Quelle paix pour quel ordre du monde ? » Nous en appelons aux chercheuses, aux chercheurs, aux femmes et aux hommes soucieux de pluralisme et de paix. </span></div><div class="imTALeft"><br></div><div> &nbsp;</div><div class="imTALeft"><span class="fs16"> </span></div><div> &nbsp;<span class="fs16">*Gabriel Galice est Président de l’Institut International de Recherches sur la Paix à Genève (GIPRI) Son dernier livre est <i>Lettres helvètes 2010-2014</i>.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Pour compléter l'information</span></div><div><span class="fs14"><a href="https://www.deds.ch/files/Reflexions-sur-le-sommet-de-Varsovie-de-l-OTAN--3-.pdf" class="imCssLink">Réflexions sur le sommet de Varsovie de l'OTAN</a> par Gabriel Galice</span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Mon, 11 Jul 2016 14:19:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?l-otan-pour-quoi--</link>
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			<title><![CDATA[Drame des migrants, cuisine américaine et plonge européenne]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_is185m6c"><div><span class="fs16"><b>Drame des migrants, cuisine américaine et plonge européenne</b></span></div><div><span class="fs16"><b><br></b></span></div><div><span class="fs16">Gabriel Galice</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Comme l’ordre du monde, l’art de la table a ses hiérarchies. « Some are cooks, some aredishwashers » : les uns cuisinent, les autres font la vaisselle.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16"><a href="http://www.nytimes.com/2003/03/30/books/some-are-cooks-some-are-dishwashers.html?pagewanted=all" class="imCssLink">http://www.nytimes.com/2003/03/30/books/some-are-cooks-some-are-dishwashers.html?pagewanted=all</a></span></div><div><br></div><div><span class="fs16">En cuisine, le chef pilote viandes, légumes, sauces, adjoints et marmitons ; &nbsp;en salle, le maître d’hôtel gère clients, chefs de rang et serveurs ; à la plonge, petites-mains et personnels peu qualifiés font la vaisselle. Viendront ensuite les personnels d’entretien pour vider les poubelles et nettoyer les lieux. &nbsp;Ce propos brutal sur les cuisiniers et les plongeurs résume la division du travail entre les deux rives de l’Atlantique, telle qu’elle fut analysée par Robert Kagan, fine fleur de la pensée néoconservatrice étasunienne.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Kagan nous explique que les Américains viennent de Mars, les Européens de Vénus. On objectera que bien des Américains viennent d’Europe mais restons-en à la part de vérité que contient cyniquement la kaganienne assertion.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Depuis des mois, les Européens se désolent, s’affairent, s’attristent, s’indignent, se déchirent devant le flot de migrants échouant sur les plages de Lampedusa, se bousculant devant les barbelés hongrois ou s’agglutinant dans la jungle de Calais. Nos plaintifs plumitifs distribuent le premier prix de bons sentiments à Angela (Merkel), les mauvais points à Victor (Orbán). </span><span class="fs16">Les caméras s’attardent sur les enfants portés à bout de bras au-dessus de barbelés, morts sur une plage.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">« Que faire ?! » demande la sémillante Elisabeth, l’animatrice du vespéral talk show d’Arte, à l’instar de sa consœur de France 24. Le chef des forces de l’Otan en Europe, le général Philip Breedlove, estime que Moscou et Damas sont à la manœuvre pour déstabiliser l’Europe à coup de réfugiés, devenus la nouvelle arme de destruction massive.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16"><a href="http://www.france24.com/fr/20160302-otan-general-breedlove-russie-syrie-refugies-arme-contre-europe" class="imCssLink">http://www.france24.com/fr/20160302-otan-general-breedlove-russie-syrie-refugies-arme-contre-europe</a></span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Moscou est, Dieu merci, revenu dans l’axe du Mal, faisant briller de mille feux le champion du monde libre.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">L’urgence du « Que faire ? » humanitaire éclipse heureusement la question du politique « pourquoi ? ». « Ce n’est pas le débat ! » tranche l’animatrice de France 24, relevant que le fâcheux député avait eu le mauvais goût de rendre visite à l’infréquentable Assad.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Qui nous parle du « remodelage » du Grand Moyen-Orient programmé publiquement la veille de l’invasion de l’Irak par George W. Bush ? Qui évoque le plan stratégique d’Assad pour faire de son pays un territoire incontournable et qu’il fallait par conséquent casser ?</span></div><div><br></div><div><span class="fs16"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Jm6Put2C5E4" onclick="return x5engine.imShowBox({ media:[{type: 'youtube', url: 'https://www.youtube.com/watch?v=Jm6Put2C5E4', width: 800, height: 600, text: '', 'showVideoControls': true }]}, 0, this);" class="imCssLink">https://www.youtube.com/watch?v=Jm6Put2C5E4 </a></span></div><div><br></div><div><span class="fs16">L’Irak fut brisé dès 2003, la Lybie fut démantelée en 2011 par le fer de lance franco-britannique, la mise en œuvre du renversement du régime d’Assad, wikileaks en témoigne, date de 2006 au moins. Time Magazine du 19 décembre 2006 cite le document classifié révélant le soutien actif des Etats-Unis aux opposants syriens. &nbsp;Les télégrammes des 13 décembre 2006, &nbsp;25 novembre 2008, 11 mars 2009 corroborent la même mise en œuvre. La désinformation quotidienne nous vend le mensonge que tout est parti de la répression par Assad de son printemps arabe, en 2011.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Le suicide désespéré d’un jeune marchand ambulant tunisien a déclenché les révoltes arabes, hésitant entre révolutions progressistes et changements réactionnaires. On dispute de la question de savoir à partir de quand les islamistes les plus fanatiques entèrent dans l’opposition au gouvernement syrien. Le témoignage de l’ancien Ambassadeur d’Inde en Syrie en vaut d’autres <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=4854" class="imCssLink">http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=4854</a></span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Reste que le noyau militaire historique de Daech est constitué d’anciens officiers, sous-officiers et soldats de l’armée de Saddam Hussein mis au chômage par les dirigeants chiites installés au pouvoir par les Etats-Unis.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Les Russes ont fini par entrer dans la danse, lassés par les empiétements de leurs rivaux. Ils osent même frapper les islamistes d’Al-Nosra (filiale d’Al-Qaïda) tenus pour « modérés » par l’ineffable Laurent Fabius <a href="http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4542" class="imCssLink">http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4542</a> . Les Etats-Unis, comme la Russie, les tiennent pour terroristes, Fabius considère qu’ils font « du bon boulot » puisqu’ils combattent Assad.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Robert F. Kennedy Jr, neveu du président assassiné, rend à César ce qui lui revient. Dans un substantiel article reprenant 65 ans de coups tordus et de coups d’Etats au Moyen-Orient, il explique pourquoi « Pourquoi les Arabes ne veulent pas en Syrie. Ils ne haïssent pas nos libertés, ils haïssent notre trahison de nos idéaux dans leurs propres &nbsp;pays – pour le pétrole ». </span></div><div><span class="fs16"><a href="http://www.politico.eu/article/why-the-arabs-dont-want-us-in-syria-mideast-conflict-oil-intervention" class="imCssLink">http://www.politico.eu/article/why-the-arabs-dont-want-us-in-syria-mideast-conflict-oil-intervention</a></span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Allez, petits larbins européens, continuez à faire la vaisselle, à ramasser les assiettes cassées par l’affairé chef cuisinier.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Le 3 mars 2016.</span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 04 Mar 2016 09:27:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?drame-des-migrants,-cuisine-americaine-et-plonge-europeenne</link>
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			<title><![CDATA[Les "dommages collatéraux" de la coalition internationale en Irak ]]></title>
			<author><![CDATA[Asma Mechakra]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_c4370522"><div><div><b class="fs16"><span class="cf1">Les "dommages collatéraux" de la coalition internationale en Irak</span><span class="cf1"> </span></b></div></div><div><span class="fs16">par Asma Mechakra</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">En réponse à l'expansion de l'état islamique (EI) en Irak, dès août 2014, les Etats-Unis ont amorcé des raids aériens sur une zone de la province de Ninive, au nord du pays. Ils se sont étendus par la suite à d'autres territoires, avec la participation de la coalition internationale. Rafat Alzrari, journaliste irakien, nous fait part de la situation désastreuse : civils morts, risque de famine, destruction des infrastructures...</span></div><div><br></div><div class="imTAJustify"><span class="fs16">Plus de <span class="imUl cf2">6700 raids</span> auraient été menés par la coalition, faisant des <span class="imUl cf2">centaines de victimes civiles</span>. La responsabilité des pays est très difficile à engager car, à l’exception du Canada, les autres ne fournissent que très peu voire pas du tout d’informations concernant leurs frappes. Jusqu’à présent, la coalition n’a admis la mort que de 4 victimes civiles. Rappelons que <span class="imUl cf2">le droit international</span>interdit les attaques sans discrimination des personnes ou des objets civils, même si la zone contient des objectifs militaires, tout comme les attaques pouvant induire incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile. Nous avons contacté Rafat Alzrari, journaliste Irakien et directeur du média NRN news, un réseau de journalistes indépendants de la province de Ninive, pour faire le point sur la situation. <br><br><strong></strong></span></div><div class="imTAJustify"><strong><div class="fs16">Avant de rentrer dans le vif du sujet, parlez-nous de NRN news.</div></strong><div><span class="fs16"><strong></strong></span></div></div><div class="imTAJustify"><span class="fs16"><strong></strong></span></div><div class="imTAJustify"><span class="fs16">Fin 2013, avec des collègues journalistes, nous avons mis en place ce réseau pour diffuser les nouvelles de façon neutre, loin des lignes éditoriales imposées par les chaines télé et les journaux dans lesquels nous travaillions (très souvent, l’information était traitée en fonction de l’orientation politique de ces médias). Par manque de moyens, nous avons créé deux plateformes de diffusion (facebook et twitter) en attendant la mise en place d’un site internet. Après l’accélération des événements suite à la prise du Mossoul par l’EI, notre travail s’est concentré sur : la documentation des crimes commis par l’organisation contre les citoyens, le recensement des victimes des raids aériens de la coalition internationale, en plus de bulletins d’informations. <br><br><strong></strong></span></div><div class="imTAJustify"><strong><div class="fs16">Mossoul est la ville la plus bombardée par la coalition internationale. Un mot sur la situation dans cette ville ?</div></strong><div><span class="fs16"><strong></strong></span></div></div><div class="imTAJustify"><span class="fs16"><strong></strong></span></div><div class="imTAJustify"><span class="fs16">Je tiens à tirer la sonnette d’alarme sur la faim et l’extrême pauvreté subies par la population civile de Mossoul. Selon nos sources, la ville vivra prochainement une famine (plus tragique que celle de Madaya en Syrie car entre 1,5-2 millions de personnes sont concernées), et ce pour diverses raisons : (1) Le gouvernement Irakien a arrêté de verser les salaires depuis plus de six mois (2) La ville est assiégée de tous les côtés et la route commerciale alternative a été intensivement bombardée, rendant l’approvisionnement en nourriture quasi impossible et conduisant à la flambée des prix (3) l’EI empêche les habitants de quitter la ville et les utilise comme boucliers humains, mais aussi à cause de ses instructions et ses lois extrémistes qui interdisent plusieurs professions, faisant exploser le taux de chômage. <br><br><strong></strong></span></div><div class="imTAJustify"><strong><div class="fs16">Quelles sont les données en votre possession sur les victimes civiles des frappes aériennes menées par la coalition internationale contre l’EI ?</div></strong><div><span class="fs16"><strong></strong></span></div></div><div class="imTAJustify"><span class="fs16"><strong></strong></span></div><div class="imTAJustify"><span class="fs16">Selon nos rapports (établis, entre autres, par nos propres correspondants au Mossoul), le nombre de morts civils des frappes aériennes de la coalition s’élève à 370 victimes (47 civils en 2014, 294 civils en 2015 et 29 civils en 2016) et plus de 400 blessés. Ces chiffres concernent la province de Ninive seulement. <br><br><strong></strong></span></div><div class="imTAJustify"><strong><div class="fs16">De nombreux médias arabophones (Al Ahram, Al Quds, RT arabic...), ont relayé une information relative à la mort de 28 enfants le 25 Novembre 2015 suite au bombardement de leur école au Mossoul par l’aviation française. La source de l’information provient d’un tweet de la chaine d’information allemande Deustche Welle sur le fil en arabe, qui l’attribue à un militaire Irakien du nom de Al Sabaaoui. Nous avons reçu un témoignage* niant ce nombre de morts. Quel sont les informations dont vous disposez ?</div></strong><div><span class="fs16"><strong></strong></span></div></div><div class="imTAJustify"><span class="fs16"><strong></strong></span></div><div class="imTAJustify"><span class="fs16">Cette information a été diffusée le jour même du supposé bombardement alors que l’identité des avions ne peut être reconnue (étant impossible de le voir à l’œil nu), à part si c’est officiellement déclaré. Des demandes doivent êtres adressées aux commandants de la coalition internationale. Nous ne disposons d’aucun rapport sur un bombardement en cette date. Les attaques mentionnées dans le témoignage sont survenu plus tard, le 21 Décembre 2015. La coalition internationale a bombardé une maison se situant dans le quartier du 17 Juillet au Mossoul, près de la mosquée Barakat Al-Rahman et du marché s’étendant sur les deux côtés de la rue. Elle était utilisée par les membres de l’organisation de l’EI. Selon notre correspondant, 15 éléments de l’organisation et 20 civiles, dont des femmes et des enfants, ont été tués, en plus de 30 civils blessés. Les bombardements ont été perpétrés à une heure de pointe. <br><br><strong></strong></span></div><div class="imTAJustify"><strong><div class="fs16">Quelle sont les démarches légales entreprises par les familles des victimes ?</div></strong><div><span class="fs16"><strong></strong></span></div></div><div class="imTAJustify"><span class="fs16"><strong></strong></span></div><div class="imTAJustify"><span class="fs16">Selon des informations fournies par des organisations humanitaires internationales ainsi que des fonctionnaires du gouvernement irakien, il n’existe aucune clause prévoyant l’indemnisation des victimes civiles des bombardements de la coalition dans l’accord de sécurité conclu entre la coalition internationale et le gouvernement Irakien. Les familles des victimes réclament des indemnisations au gouvernement Irakien. Si leurs démarchent n’aboutissent pas, ils nous ont informés qu’ils prévoient d’engager des poursuites contre les pays de la coalition concernés. <br><br>Comment les habitants voient-ils l’avenir ? Pensent-ils que les frappes (occidentales et russes) viendront à bout de l’EI ? Ont-ils espoir dans les négociations sur la Syrie ? Un an et demi après la prise de la ville par l’EI, l’avenir est flou pour la population de Mossoul. Les gens ne croient pas que les frappes de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis ou de la Russie viendront à bout de l’EI. Cependant, les faits sont têtus : les gens constatent que les frappes de la coalition induisent plus de dommages dans les infrastructures et de pertes civiles qu’elles n’atteignent les éléments de l’organisation. La seule solution, à leurs yeux, serait une intervention terrestre qui mettrait fin à l’EI et à la mort lente qu’ils vivent, à la merci des terroristes et des missiles largués par les avions de la coalition. Quant aux négociations sur la Syrie, en dépit de leur importance et de leur étroite relation avec la situation en Irak et dans la région, elles ne suscitent pas un intérêt particulier pour la population, autant dire qu’ils n’ont aucun espoir dans ces négociations. Les gens sont conscients qu’ils payent le lourd tribut des jeux d’intérêts au Moyen-Orient impliquant les puissances internationales (Russie, Etats-Unis et Cie.) et régionales (Iran, Arabie Saoudite, Turquie et Qatar). <br><br><strong></strong></span></div><div class="imTAJustify"><strong><div class="fs16">Le gouvernement irakien est-il en mesure d’apporter une solution au conflit confessionnel ?</div></strong><div><span class="fs16"><strong></strong></span></div></div><div class="imTAJustify"><span class="fs16"><strong></strong>Le gouvernement irakien est dans l’impasse : une situation financière difficile, des affaires de corruption qui l’éclaboussent de toutes parts, la guerre contre Daesh et les questions régionales, et pour compliquer le tout, il procède de nouveau à la restructuration des ministères. Difficile d’imaginer que la question confessionnelle soit une priorité, et quand bien même elle le serait, toutes les expériences précédentes ont prouvé l’échec des gouvernements irakiens successifs à résoudre le conflit sectaire et à avoir un vrai projet de réconciliation nationale. Le gouvernement actuel n’a pas les outils nécessaires pour atteindre cet objectif. <br><br><strong></strong></span></div><div class="imTAJustify"><strong><div class="fs16">Quelle serait donc la solution selon vous ?</div></strong><div><span class="fs16"><strong></strong></span></div></div><div class="imTAJustify"><span class="fs16"><strong></strong></span></div><div class="imTAJustify"><span class="fs16">En ce qui concerne le gouvernement irakien et la situation en général, la solution sera complexe, difficile et longue, mais je vais essayer de résumer les points les plus importants à mon sens : <br><br>1. Changer le système judiciaire irakien et le restructurer pour que le gouvernement puisse lutter contre la corruption. <br><br>2. Nominer (Nommer) de nouveaux ministres, non pas sur le principe des quotas comme c’est le cas actuellement mais sur le principe de la technocratie et apporter des réformes structurelles dans tous les appareils de l’Etat. <br><br>3. Recourir à des experts en économie irakiens et étrangers afin de résoudre la crise et de créer un plan d’action pour la mise en place d’un projet de développement stratégique afin de sortir de la dépendance au pétrole. <br><br>4. Assurer la sécurité du pays et lutter contre le terrorisme en interdisant la possession d’armes et en éradiquant toutes les formes de milices armées et se basant sur les services de renseignement, plutôt que sur la politique de la terre brûlée. <br><br>5. Refonder des institutions régies par les principes de transparence et d’intégrité pour venir à bout de la corruption politique et financière. <br><br>6. Permettre la formation de régions autonomes afin de satisfaire les différentes composantes de la société irakienne, dans un cadre d’état central. <br><br>7. trouver un terrain commun pour le dialogue entre les différents acteurs de la vie politique et faire des concessions pour parvenir à une solution en un temps record déterminé à l’avance. <br><br>* Selon le témoignage d’une famille Irakienne locale : " Il y effectivement eu un bombardement de la zone dite du 17 Tamouz (Juillet) et une école a bien été touchée ainsi qu’un complexe médical, des marchés et des logements de civils. Il n’y a pas eu ce nombre de morts parmi les enfants, mais il y a toujours des innocents parmi les victimes des bombardements. Plus exactement, la cible était un siège de Daesh où se tenait une réunion. Plus généralement, les bombardements ciblent actuellement les ponts, les maisons abritant des membres de Daech, les lieux de stockage d’arme, voire quelques fois, les voitures les transportant, surtout lorsqu’il s’agit de leurs chefs comme ce qui s’est passé dernièrement dans une rue du quartier El Mathna à Mossoul. Une voiture appartenant à Daech a été bombardée et des voitures civiles autour ont brulé faisant vingtaine de victimes civiles vs. une seule voiture de Daech avec tout au plus 5 personnes à bord. Les civils sont toujours beaucoup plus touchés". <br><br>Source : Investig’Action</span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 24 Feb 2016 15:37:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Déjeuner-débat à Dialogue & Démocratie Suisse avec Pierre Chastanier, Président fondateur de D&DF, Président du CIU]]></title>
			<author><![CDATA[D&DS]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_3u3j2gzs"><div class="imTACenter"><b><span class="fs24">Le 50</span><sup>ème</sup><span class="fs24"> </span><span class="fs24">déjeuner-débat de Dialogue &amp; Démocratie Suisse</span></b></div><div> </div><div class="imTACenter"><b><span class="fs24">(D&amp;DS)</span></b></div><div> </div><div class="imTACenter"><b><span class="fs24">Section Genève</span></b></div><div> </div><br><div> </div><div class="imTACenter"><b><span class="fs19">Commission «Ethique et Institution »</span></b><br></div><div> </div><div class="imTACenter"><b><span class="fs16">aura lieu le</span></b></div><div class="imTACenter"><b><br></b></div><div> </div><div class="imTACenter"><b></b><b><span class="fs27">vendredi 12 février 2016</span></b></div><div> </div><div class="imTACenter"><b><span class="fs27">11h45</span></b></div><div> </div><div class="imTACenter">au</div><div> </div><div class="imTACenter"><b><span class="fs19">6, rue de la Scie à Genève</span></b></div><div><span class="fs16"> </span></div><div class="imTACenter"><span class="fs16">Nous aurons le plaisir et l’honneur d’accueillir</span></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><img class="image-1" src="https://www.deds.ch/images/pierre-Chastanier_01.jpg"  title="" alt=""/><br></div><div class="imTACenter"><b><span class="fs24">Pierre Chastanier</span></b></div><div class="imTACenter"><span class="fs16">Ingénieur et Médecin, Ancien Doyen de Faculté de Médecine, Président fondateur de DDF en 2004, Président fondateur de CIU en 2011</span></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><span class="fs16">qui débattra sur</span></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><b><span class="fs27">Le sens du dialogue</span></b><br></div><div class="imTACenter"><span class="fs16 cf1">envisagé dans le cadre de la vie politique et du fonctionnement de groupes de travail ouverts à toutes les Ecoles de sagesses comme le groupe CIU (Cercle Inter Universitaire mais aussi Confraternité Initiatique Universelle) que j’ai constitué à Paris pour intensifier et élargir le travail de base initié avec DDF</span><span class="fs16"> </span><br></div><div class="imTACenter"><br></div><div><span class="fs16">Ce déjeuner-débat fermé est réservé &nbsp;aux FF et SS membres d'une loge ou d'une obédience maçonnique.</span><br></div><div class="imTACenter"><span class="fs16">Le déjeuner</span><span class="fs16"> </span><b><span class="fs16">(entrée - plat principal - dessert et café)</span></b><span class="fs16"> </span><span class="fs16">est au prix de</span><span class="fs16"> </span><b><span class="fs16">CHF 25.-</span><span class="fs16"> </span></b><span class="fs16">pour les membres et</span><span class="fs16"> </span><b><span class="fs16">CHF 32</span></b><span class="fs16">.- pour les non membres</span><b></b></div><div><span class="fs16"> </span></div><div class="imTACenter"><span class="fs16">Soyez les bienvenu(e)s.</span></div><div><span class="fs16"> </span></div><div><br></div></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 26 Jan 2016 13:33:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Les dix stratégies de manipulation de masses]]></title>
			<author><![CDATA[Alexandre Lecouillard]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_h1n9spvw"><div><span class="fs16">Les dix stratégies de manipulation de masses</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">BY <span class="cf1">ALEXANDRE LECOUILLARD</span> · 1 JUIN 2015</span></div><div><br></div><div><span class="fs16 cf2"><b>1/ La stratégie de la distraction</b></span></div><div><span class="fs16"><span class="cf2">Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »</span><span class="cf2"> </span></span></div><div><br></div><div><span class="fs16 cf2"><b>2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions</b></span></div><div><span class="fs16 cf2">Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16 cf2"><b>3/ La stratégie de la dégradation</b></span></div><div><span class="fs16 cf2">Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16 cf2"><b>4/ La stratégie du différé</b></span></div><div><span class="fs16 cf2">Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16 cf2"><b>5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge</b></span></div><div><span class="fs16 cf2">La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »</span></div><div><br></div><div><span class="fs16 cf2"><b>6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion</b></span></div><div><span class="fs16 cf2">Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…</span></div><div><br></div><div><span class="fs16 cf2"><b>7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise</b></span></div><div><span class="fs16 cf2">Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »</span></div><div><br></div><div><span class="fs16 cf2"><b>8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité</b></span></div><div><span class="fs16 cf2">Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…</span></div><div><br></div><div><span class="fs16 cf2"><b>9/ Remplacer la révolte par la culpabilité</b></span></div><div><span class="fs16 cf2">Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…</span></div><div><br></div><div><span class="fs16 cf2"><b>10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes</b></span></div><div><span class="fs16 cf2">Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.</span></div><div><br></div></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 12 Jan 2016 12:14:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?les-dix-strategies-de-manipulation-de-masses</link>
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			<title><![CDATA[Lettre N° 25 de novembre 2015 du GIPRI]]></title>
			<author><![CDATA[GIPRI]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_21tsk581"><div><span class="fs16"><b>Lettre du GIPRI N°25 Novembre 2015</b></span></div><div><div><br></div><div><span class="fs16">Guerre et et paix, hier et demain</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Le coeur de cette Lettre du GIPRI n° 25 est une réflexion fondamentale sur la guerre et la paix, hier, aujourd’hui et demain.</span></div><div><span class="fs16">Survenus juste avant la parution de cette Lettre, les attentats du vendredi 13 novembre 2015, à Paris, nous rendent la guerre de plus en plus proche. J’évoquais cette nouvelle situation d’intrication renforcée des questions de sécurité intérieure et des relations internationales sur la RTS, le 5 janvier, soit deux jours avant le début des attentats parisiens*. Notre condamnation de ce fanatisme sanglant, notre compassion envers les victimes ne nous dispense pas de lucidité vis-à-vis des responsables politiques (confortés par des experts approximatifs) qui, par incurie, ont nourri ce type de violence et l’alimentent encore. Nous y reviendrons.</span></div></div><div><br></div><div><span class="fs16"><a href="https://www.deds.ch/files/Lettre-du-GIPRI-n-25.pdf" class="imCssLink">Pour lire la suite</a></span></div><div><br></div><div><div>* <a href="https://www.rts.ch/la-1ere/programmes/l-invite-du-journal/6416216-gabriel-galice-president-de-la-fondation-gipri.html" class="imCssLink">https://www.rts.ch/la-1ere/programmes/l-invite-du-journal/6416216-gabriel-galice-president-de-la-fondation-gipri.html</a></div></div><div><br></div></div>]]></description>
			<pubDate>Mon, 07 Dec 2015 16:07:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?lettre-n--25-de-novembre-2015-du-gipri</link>
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			<title><![CDATA[Monsieur le Président, appelez de Villepin !]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_2kc491a6"><span class="fs16">Monsieur le Président, appelez de Villepin !</span><div><br></div><div><span class="fs16">Monsieur le Président de la République,</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Sept jours après les attentats du 13 novembre à Paris, les dramatiques circonstances de l’heure me poussent à vous écrire. Le souci patriotique m’anime, aiguisé par la priorité accordée à la diplomatie. Je vous ai écouté attentivement, votre charge vous accable et vous rehausse. </span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Peu familier des arcanes judiciaires, militaires et policiers, je me bornerai à pointer deux catégories de préoccupations, assorties de suggestions. </span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Le premier souci est la situation économique et sociale. Vous avez parfaitement raison : le pacte de sécurité prévaut sur le pacte de stabilité. Il convient d’en tirer toutes les conséquences. Vous sollicitez à bon droit la mise en œuvre, au bénéfice de la France, de l’article 42.7 du Traité de Lisbonne pour impliquer nos partenaires de l’Union européenne. Mais le pacte de stabilité restera une contrainte forte dont la France ne pourra que très marginalement s’affranchir si les règles de jeu ne sont pas revues de fond en comble. Avec Paul Krugman et quelques autres (je choisis un économiste étranger pour me tenir à distance de la scène politique française), je doute que votre politique de l’offre soit la bonne. Je doute que les politiques financière, budgétaire, monétaire, intimement liées, soient viables sans conséquences sociales plus dramatiques encore qu’elles le sont actuellement, dans les banlieues et dans l’ensemble du pays. </span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Ma seconde remarque, Monsieur le Président de la République, vise la réorientation de la politique étrangère. Elle porte sur son ampleur et sa direction. Sera-ce un infléchissement ou un changement de cap ? Le prétendu Etat islamique prend sa source en Irak et en Libye. Les Etats-Unis sont les principaux responsables de la destruction de l’Etat et de la société irakiens, le Royaume-Uni et la France ont conduit le changement de régime en Libye, outrepassant le mandat du Conseil de sécurité de protéger la population. La France a continué en Syrie sa politique d’ingérence supposément humanitaire. Elle a clandestinement armé des opposants trop rapidement, désinvoltement selon moi, tenus pour modérés (dont le Front Al-Nosra, filiale d’Al Qaïda en Syrie), enfreignant la légalité internationale et l’embargo décidé par l’Union européenne. La défense des droits de l’homme s’est avérée bien sélective. Bref, cette politique occidentale du chaos est une dramatique impasse qui débouche sur les attentats de Tunis, de Sousse, d’Ankara, du Sinaï, de Beyrouth, de Paris. La destruction des Etats, au prétexte du remplacement de leur chef, nourrit partout les bandes de trafiquants, les armées de fanatiques et les commandos de tueurs. Le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a conduit cette politique avec une opiniâtreté patente. Sa posture envers Moscou, Téhéran, Damas ou Tel Aviv n’a favorisé ni l’indépendance de la France ni la cause de la paix. Errare humanum est, perseverare diabolicum. Il faut donc à la fois changer de politique étrangère et remplacer le ministre. Son état de santé le conduirait, dit-on, à une démission programmée au lendemain de la COP 21. Des noms circulent pour sa succession, parmi lesquels ceux d’Hubert Védrine, d’Elisabeth Guigou, de Ségolène Royal. Sans mésestimer les talents des personnalités citées, permettez-moi, Monsieur le Président de la République, de vous suggérer le nom de Dominique de Villepin. Plutôt que d’en appeler à une invraisemblable « union sacrée », plus compromise encore par les proches échéances électorales, mieux vaudrait poser un acte fort, symboliquement et pratiquement. Vous vous placeriez de la sorte au-dessus de la mêlée. Vous associeriez une figure de droite estimée au gouvernement de la France. Vous afficheriez le visage de la France que le monde entier aime et respecte. Vous renforceriez une dimension ONUsienne, préférable à la posture OTANienne. Vous donneriez à une personnalité déterminée les moyens de la réorganisation qui, manifestement, s’impose au Quai d’Orsay. Dans la « drôle de guerre » que vous entendez conduire contre les terroristes (plutôt que contre le terrorisme), il vous faut, sur le front diplomatique, un homme d’exception, reconnu.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération. </span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Gabriel Galice, ancien Conseiller régional de la Région Rhône-Alpes (membre de la commission des affaires économiques et internationales), auteur du livre Du Peuple-nation – &nbsp;essai sur le milieu national de peuples d’Europe.</span></div><div><br></div></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 25 Nov 2015 14:36:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?monsieur-le-president,-appelez-de-villepin--</link>
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			<title><![CDATA[Nous ne sommes pas dans un temps normal]]></title>
			<author><![CDATA[Eric Maertens]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_hjrf534u"><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16">Nous ne sommes pas dans un temps normal. </span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Nous vivons en effet un moment où tous les fondamentalismes, tous les extrêmes nous désarçonnent, nous interrogent sur la façon de protéger l’Etat de Droit. Un moment qu’un auteur comme Zeev STERNHELL évoquait dans son livre sur les anti-lumières. Un moment qu’Amos Gitai a su saisir, de façon éclairante, &nbsp;dans son &nbsp;film sur les derniers jours avant son assassinat, il y a 20 ans, d’un homme des Lumières, l’ancien premier ministre israélien Yitzhak ­Rabin.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Je souhaiterais vous communiquer un texte ancien, très court d’Eduardo Galeano qui me vient à l’esprit et &nbsp;que je voudrais partager avec vous.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16"> Journaliste uruguayen, décédé en avril 2015, auteur de nombreux essais, dont son œuvre la plus connue : « &nbsp;les veines ouvertes de l’Amérique latine » Eduardo Galeano &nbsp;est emprisonné à la suite du coup d’Etat militaire de 1973 à Montévidéo et le début d’une des dictatures les plus froides, les plus implacables de cette période, que Denise et moi avons traversé pendant nos 8 années dans ce pays.. &nbsp;Après le coup d’Etat de mars 76, cette fois en Argentine, Eduardo Galeano se voit obligé de s'exiler à nouveau, menacé de mort par les escadrons de la mort. &nbsp;[Il vit à Barcelone, avant de rejoindre l'Uruguay en 1985, lors de la transition démocratique.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16"><b>Ceux qui travaillent ont peur de perdre le travail</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Ceux qui ne travaillent pas ont peur de ne pas trouver du travail</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Celui qui n’a pas peur de la faim</b></span></div><div><span class="fs16"><b>A peur de la nourriture</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Les automobilistes ont peur de marcher</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Et les piétons ont peur de se faire renverser</b></span></div><div><br></div><div><span class="fs16"><b>La démocratie a peur de se souvenir</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Et le langage peur de dire</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Les civils ont peur des militaires</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Et les militaires ont peur de manquer d’armes</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Les armes ont peur du manque de guerres</b></span></div><div><br></div><div><span class="fs16"><b>C’est le temps de la peur</b></span><span class="fs13"> </span></div><div><span class="fs16"><b>Peur de la femme face à la violence de l’homme</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Et peur de l’homme face à la femme sans peur</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Peur des voleurs</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Peur de la police</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Peur de la porte sans serrures, au temps sans montres, à l’enfant sans télévision</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Peur de la nuit sans cachets pour dormir</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Peur du jour sans cachets pour se réveiller</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Peur de la multitude</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Peur de la solitude</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Peur de ce qui fut</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Et &nbsp;de ce qui peut être</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Peur de mourir</b></span></div><div><span class="fs16"><b>Peur de vivre…</b></span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Dans « la danse de la vie » un auteur et philosophe espagnol, Carlos Gonzalez remercia Eduardo par ces mots : « &nbsp;Merci l’ami, pour les graines que tu as semées, nous &nbsp;en prendrons soin jusqu’ à ce que ton nom soit pure essence de l’humanité »</span></div><div> &nbsp;</div><div><span class="fs16">Eric Maertens.</span></div><div><span class="fs16">17/11/15 </span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 18 Nov 2015 09:21:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?nous-ne-sommes-pas-dans-un-temps-normal</link>
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		</item>
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			<title><![CDATA[Un cartel des religions étend son influence en Europe, depuis 2012 à partir de Vienne, sur un front anti-laïque, en masquant sa véritable nature.]]></title>
			<author><![CDATA[Gérard FELLOUS]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_7t38u107"><div>  </div><div class="imTAJustify"><b><span class="fs16">Un cartel des religions étend son influence en Europe, depuis 2012 à partir de Vienne, sur un front anti-laïque, en masquant sa véritable nature.</span></b></div><div class="imTAJustify"><b><br></b></div><div>  </div><div class="imTAJustify"><span class="fs16">Lors d’une rencontre exceptionnelle avec le pape Benoit XVI en 2007, le roi Abdallah d’Arabie saoudite lançait un projet d’institution internationale de dialogue inter-religieux. Cinq ans plus tard, le 26 novembre 2012, vit solennellement le jour au palais d’Hofburg de Vienne, le</span><span class="fs16">&nbsp; </span><span class="fs16">«&nbsp;</span><b><i><span class="fs16">Centre international pour le dialogue interreligieux et interculturel</span><span class="fs16">&nbsp; </span><span class="fs16">Abdullah Bin Abdulaziz</span></i></b><span class="fs16">&nbsp;», le </span><b><span class="fs16">KAICIID</span></b><span class="fs16">, en présence du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et sous la triple égide des Etats fondateurs,</span><span class="fs16">&nbsp; </span><span class="fs16">l’Arabie saoudite, l’Autriche et l’Espagne.</span></div><div>  </div><div class="imTAJustify"><span class="fs16">Dans un communiqué diffusé lors de son ouverture, il était précisé que ce Centre vise à «&nbsp;encourager le dialogue entre les adeptes des différentes religions et cultures du monde entier.&nbsp;» Il est financé sur un budget de 15 millions d’euros pour ses trois premières années d’existence, par le souverain d’Arabie saoudite qui a également acheté, à titre privé, le palais viennois qui abrite les locaux. Il a obtenu en échange un statut d’organisation internationale, avec immunité et exemptions fiscales.&nbsp;</span></div><div class="imTAJustify"><br></div><div class="imTAJustify"><span class="fs16"><a href="https://www.deds.ch/files/laicite_fellous.pdf" class="imCssLink">Lire la suite&nbsp;</a></span></div><div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 28 Oct 2015 19:29:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?un-cartel-des-religions-etend-son-influence-en-europe,-depuis-2012-a-partir-de-vienne,-sur-un-front-anti-laique,-en-masquant-sa-veritable-nature-</link>
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			<title><![CDATA[L'éducation sociale des réfugiés en Europe]]></title>
			<author><![CDATA[Philippe Lang]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_0301qsb9"><div><b class="fs12">L'éducation sociale des réfugiés en Europe</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><span class="fs12">par Philippe Lang</span></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><span class="fs12">La crise concernant les réfugiés et les migrants qui se déroule actuellement ne peut laisser indifférents les citoyens ou habitants des pays européens et d’autres continents, encore moins les Sœurs ou Frères de la franc-maçonnerie, que nous soyons de filiations « libérales » ou « régulières ». Il s’agit d’une situation de crise majeur et qui comporte plusieurs éléments que trop de personnes, politiciens compris, ne veulent pas percevoir la réalité ou plutôt les réalités, aussi bien des réfugiés, des pays d’accueil ou des Etats responsables. </span></div><div><span class="fs12">Ces quelques lignes ne reflètent en aucun cas la position du Grand Orient de Suisse, mais uniquement des réflexions personnelles n’engageant que moi. </span></div><div><span class="fs12">Dans mes remarques il ne s’agit pas de dire ce qui est juste ou faux, de savoir quelle est la cause primaire de la radicalisation à ce phénomène, ni de pointer du doigt un Etat ou un Gouvernement, mais simplement d’essayer de trouver des pistes de solutions afin que nous puissions tous, réfugiés et autochtones, vivre ensemble dans une certaine harmonie. Au delà des réponses immédiates concernant ce flux de personnes, il est incontestable que cette situation réclamera que nous réfléchissions véritablement sur l’avenir. Cette abondance de déplacements humains ne cessera pas tant que les causes principales de leurs misères ne seront réglées. Beaucoup de progrès reste à accomplir afin de prévenir les conflits et endiguer les guerres en cours forçant tant de gens à fuir leurs foyers. Ceci sans parler des autres causes aux migrations qui vont s’intensifier dans les prochaines années. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><a href="https://www.deds.ch/files/Education-sociale-FM.pdf" class="imCssLink">Pour lire la suite </a></span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 20 Oct 2015 09:08:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?l-education-sociale-des-refugies-en-europe</link>
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		</item>
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			<title><![CDATA[Revue Spirale - Humanisme et prospective - septembre 2015]]></title>
			<author><![CDATA[C.I.U.]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_p7d07gpu"><span class="fs12"><b><a href="https://www.deds.ch/files/Spirale_revue_09_2015--1-.pdf" class="imCssLink">Spirale est la revue du CIU,</a></b> «Cercle Inter Universitaire», cénacle tourné vers le dialogue et l’action. Ayant pour devise «Humanisme &amp; Prospective», Spirale et le CIU se donnent pour objectif de rassembler ce qui est épars et de réunir hommes et femmes de bonne volonté, dans un triple souci de raison, de tolérance et de progrès.</span><div><br><div><b class="fs12">Sommaire</b></div><div><br></div><div><span class="fs12">5 Avis aux lecteurs </span></div><div><span class="fs12">6 Ont collaboré à ce numéro </span></div><div><span class="fs12">11 Le « Cercle Inter Universitaire » // Pierre Chastanier </span></div><div><span class="fs12">15 La ville est-elle encore l’avenir de l’homme ? // Henri Chabert </span></div><div><span class="fs12">27 La violence et l’école // Pierre Maurel </span></div><div><span class="fs12">55 Environnement : enjeu de défense ou impératif de sécurité écologique // Christian Huglo </span></div><div><span class="fs12">83 Expertise scientifique et innovation en santé : à qui peut se fier l’usager ? // Henri Parent </span></div><div><span class="fs12">95 Dettes publiques : entre déflation et inflation // Bruno Colmant </span></div><div><span class="fs12">99 Bruno Colmant « Ceci n’est pas une déflation : c’est beaucoup plus grave » // Alain Grange-Cabane </span></div><div><span class="fs12">107 Réforme des institutions : quel modèle ? pour quelles valeurs ? // Jean-Christophe Ménard </span></div><div><span class="fs12">119 La laïcité : entre intégration et intégrismes // Martine Pretceille </span></div><div><span class="fs12">133 Existe-t-il une spiritualité sans dieu ? Spiritualité et humanité // Michel Payen </span></div><div><span class="fs12">140 Nos membres publient<br></span></div></div><div><br></div></div>]]></description>
			<pubDate>Mon, 05 Oct 2015 15:36:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?revue-spirale---humanisme-et-prospective---septembre-2015</link>
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		</item>
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			<title><![CDATA[La résolution de la crise syrienne, porte d’entrée d’un monde multipolaire]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice et Georges Corm]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_nr5769vk"><div><b class="fs12">La résolution de la crise syrienne, porte d’entrée d’un monde multipolaire </b></div><div><br></div><div><span class="fs12">Par Georges Corm et Gabriel Galice*</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">L’émotion générale soulevée en Europe par la photo d’un enfant syrien noyé n’a malheureusement pas amené à mettre en question le récit stéréotypé sur les causes du drame syrien. Certaines de ces causes sont lointaines, tels les projets étasuniens de remodeler le « Grand Moyen-Orient », sous prétexte d’y étendre la démocratie, en démantelant les Etats « rebelles », indociles aux volontés géopolitiques des Etats-Unis et de leurs alliés. &nbsp;Les causes immédiates sont la mise en œuvre catastrophique de ce projet en Irak en 2003, puis successivement en Libye et en Syrie en 2011 et aujourd’hui au Yémen par le truchement de résolutions de la moribonde Ligue arabe, entérinées par le Conseil de sécurité. Ces actions ont fait le lit de l’« Etat islamique »</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Cette politique marque un recul de plus en plus accusé du respect des principes du droit international, déjà malmené par la politique des « deux poids, deux mesures. ».</span></div><div><span class="fs12">Elles s’accompagnent d’une invocation de la morale et de l’éthique dont la mise en application violente a abouti jusqu’ici à la mort de milliers de personnes innocentes et à la quasi destruction de sociétés entières. Toutes les notions de droit international en sont ébranlées.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">En fait, après l’implosion de l’URSS et la disparition du Pacte de Varsovie, l’OTAN aurait dû perdre sa raison d’être au profit d’une OSCE réformée, qui inclurait la Russie de façon renforcée, voire la Chine. Ceci ne fut pas fait et le monopole relatif de l’OTAN élargi procura un illusoire sentiment de toute-puissance, y compris par l’usage et l’abus d « smart power » (médias, think tanks, financement d’ONG, opérations spéciales…). Cette toute puissance a été considérablement renforcée au Moyen-Orient par le partenariat avec les très peu démocratiques pétromonarchies de la Péninsule arabique. Dans le cas syrien, ces dernières, de concert avec la Turquie aux aspirations régionales, ont financé et armé cette seconde génération de groupes terroristes issus de la mouvance d’Al Quaëda, notamment le prétendu «Etat islamique » et le front dit « Al Nosra ».</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Mais aujourd’hui, pour les Etats-Unis et les Etats européens alliés, deux facteurs compliquent la donne en Syrie. Contrairement à toutes les attentes &nbsp;des diplomaties occidentales, le régime syrien est toujours en place. Ses adversaires semblent donc devenir moins enclins – du moins publiquement - &nbsp;à lui préférer l’EI ou le Front Al</span></div><div><span class="fs12"> Nosra. Le principe de réalité commence-t-il à prendre forme dans les diplomaties occidentales ? Il faut l’espérer, bien qu’il puisse ne s’agir que de grandes manœuvres diplomatiques. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Le second facteur, complémentaire du précédent tient au fait que toute action entraîne des réactions. L’extension de « l’hyperpuissance » américaine se heurte à des résistances de plusieurs types. Les unes d’Etats puissants ayant des intérêts régionaux importants, comme la Chine, la Russie, l’Iran ; les autres de forces modérées au sein même des Etats impériaux, instruites par les échecs ou résultats parfois catastrophiques d’interventions armées. L’administration Obama, le parlement britannique, sont au nombre de ces « chouettes » moins bornées que les « faucons » (parfois européens), pour reprendre la distinction de Benjamin Barber.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Aujourd’hui, la Syrie est le champ d’un affrontement majeur et particulièrement féroce entre les Etats à tendance impériale et les Etats à vocation régionale, les acteurs purement locaux étant facilement instrumentalisés par la vieille technique de la « guerre par procuration ».</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">L’ « affaire » syrienne et celle de l’Ukraine nous ont remis en pleine atmosphère de Guerre froide. La Russie, qui demeure un grand Etat, a naturellement des intérêts géopolitiques évidents. Le premier est de combattre la contagion terroriste et ses prolongements chez elle, via le Caucase ou la Tchétchénie, le second de maintenir la seule présence militaire qu’elle a en Méditerranée, sur la côte syrienne.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">En Syrie, actuellement, la Russie souhaite une réponse militaire conjointe contre l’EI et le début d’une solution diplomatique concertée avec les Etats-Unis. La question est donc de savoir si nous voulons passer d’un monde unipolaire sous domination occidentale à un monde multipolaire faisant sa place à des pays comme la Russie, la Chine ou l’Iran ou si la politique d’imprécations et de diabolisation contre tout dirigeant qui ne se plie pas aux volontés des Etats-Unis et de leurs alliés va continuer.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Négocier une sortie pacifique du terrible conflit syrien peut donc être une voie raisonnable pour que tous les intervenants externes se sortent de ce guêpier sanglant. Ce serait un premier pas vers un monde multipolaire négocié.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">*Georges Corm, économiste et historien, a récemment publié &nbsp;Pensée et politique dans le monde arabe, Gabriel Galice, Président du GIPRI, &nbsp;Les empires en territoires et réseaux.</span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 24 Sep 2015 13:53:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?la-resolution-de-la-crise-syrienne,-porte-d-entree-d-un-monde-multipolaire</link>
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		</item>
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			<title><![CDATA[Canton du Valais (Suisse): l'appartenance des élus en question ]]></title>
			<author><![CDATA[Philippe Lang et J.N. Cuenod]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_esiz43c1"><b class="fs12">Canton du Valais: l'appartenance maçonnique des élus en question </b><div><br></div><div><span class="fs12">Le Grand Conseil du Canton du Valais (Suisse) a le projet d'obliger les élus valaisans à révéler leur appartenance aux organes de direction ou de surveillance de corporations, entreprises, établissements ou fondations de droit privé ou de droit public ainsi qu'aux clubs services ou loges maçonniques.</span></div><div><span class="fs12"> </span></div><div><span class="fs12">Cette obligation de dévoilement (des élus, des magistrats, etc.) est une vieille lune qui repose, en réalité, sur les sentiments antimaçonniques les plus tenaces selon lesquels l'appartenance à une loge maçonnique est en soi un acte nocif susceptible de porter atteinte à l'ordre public.</span></div><div><span class="fs12"> </span></div><div><span class="fs12">Dans sa grande sagesse, et parce que c'est aussi le droit, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) de Strasbourg a rappelé, dans un arrêt du 31 mai 2007, que cette obligation déclarative contrevenait directement aux articles 11 et 14 de la convention européenne des droits de l'homme (cf. l'arrêt Grande Oriente d'Italia di Palazzo Giustiniani c/ Italie). Cette obligation déclarative est discriminatoire et n'est fondée sur aucune justification objective et raisonnable si ce n'est sur des fantasmes relatifs aux soi-disant pouvoirs occultes de la franc-maçonnerie. On peut se demander par exemple pourquoi les élus appartenant à des églises ou à d'autres associations sans but lucratif échapperaient à cette obligation déclarative souhaitée par le Grand Conseil valaisan.</span></div><div><span class="fs12"> </span></div><div><span class="fs12">Enfin, cette obligation de dévoilement est une atteinte directe au respect de la vie privée et à la liberté d'association également protégés par la convention européenne des droits de l'homme.</span></div><div><span class="fs12"> </span></div><div><span class="fs12">Le Canton du Valais, membre de la Confédération Helvétique, ne peut l'ignorer puisque la Suisse est membre du Conseil de l'Europe depuis 1963 et a ratifié la convention européenne des droits de l'homme en 1974.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><a href="https://www.deds.ch/files/arret-CEDH.pdf" class="imCssLink">COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L’HOMME - AFFAIRE GRANDE ORIENTE D`ITALIA DI PALAZZO GIUSTINIANI c. ITALIE (n o 2) </a><br></span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Philippe Lang, GM do GOS</span></div><div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><b class="fs12">-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><b class="fs12">Une gousse de vieux fascisme dans la fondue valaisanne</b></div><div><br></div><div><span class="fs12">Publié le septembre 5, 2015 par Jean-Noël Cuénod </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Il en va toujours ainsi en Suisse. C’est dans les régions où les étrangers sont les moins nombreux que l’on vote le plus xénophobe. C’est dans les villes sans mosquée que l’on craint le plus l’érection des minarets.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Et c’est dans un canton où il y a peu de francs-maçons, le Valais[1], que l’on s’apprête à prendre contre eux des mesures discriminatoires. Inouï dans un pays, la Suisse, qui doit tant à la Franc-Maçonnerie dans la création de ses institutions démocratiques !</span></div><div><span class="fs12">Le bureau du Grand Conseil valaisan propose, en effet, de contraindre les nouveaux députés à annoncer leur appartenance à une Loge maçonnique, sous couleur de transparence. Il ajoute les clubs de service (Rotary, etc). Mais ce n’est là que manœuvre.</span></div><div><span class="fs12">C’est, en effet, la Franc-Maçonnerie et, elle seule, qui est visée. Ainsi, l’Opus Dei n’est-elle point désignée à notre connaissance. Le Grand Conseil du Valais se prononcera bientôt sur cette mesure discriminatoire. Passons sur le caractère</span></div><div><span class="fs12">inapplicable de cette décision, si elle est prise. Et voyons plutôt ce que cette proposition nous révèle.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Cette histoire d’obliger les Francs-Maçons à se dévoiler est vieille comme le fascisme et l’intégrisme papiste, deux larrons qui ont souvent fait bonne entente.</span></div><div><span class="fs12">Le chef ouvertement mussolinien des fascistes genevois, Georges Oltramare, avait publié dans les années 1930 des listes de membres des Loges du canton dans son torchon Le Pilori. De même, le colonel Fonjallaz, fondateur du groupuscule Fédération fasciste suisse, avait lancé en 1937 une initiative visant à interdire la Franc-Maçonnerie elle fut balayée par le peuple.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Plus récemment, en Valais, l’actuel conseiller d’Etat UDC Oskar Freysinger, dont on sait la place extrêmement extrémiste qu’il occupe sur l’échiquier politique suisse, avait proposé que les francs-maçons employés dans la fonction publique valaisanne déclarassent leur appartenance. La proposition avait été mise en échec au Grand Conseil du canton grâce à l’intervention du parlementaire radical Tornare.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Aujourd’hui, les anti-maçons valaisans s’y prennent d’une façon plus hypocrite en associant les Loges à un « lien d’intérêt ». Savoir qu’un député soit actionnaire de tel ou tel groupe financier ou économique, qu’il appartienne à tel syndicat, est souhaitable.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Cela relève de la sphère publique. Mais obliger un parlementaire à dire s’il est juif, musulman, athée, pratiquant ou non-pratiquant ou franc-maçon brise cette sphère privée qui est l’ultime rempart contre le totalitarisme.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Personnellement, je n’ai jamais tu mon adhésion à la Franc-Maçonnerie, tant en Suisse qu’en France. Mais une telle décision relève du libre-arbitre de chacun. Pour certains, la Franc-Maçonnerie fait tellement partie de leur sphère intime qu’ils n’entendent pas la transformer en sujet de conversation. Sont-ils indignes, pour autant, d’exercer un mandat politique ?</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Cette démarche du bureau du Grand Conseil du Valais a été initiée – si l’on ose dire – par l’UDC et suivie par les catholiques-conservateurs qui ont aujourd’hui pour nom, Parti démocrate-chrétien valaisan. Ce n’est pas un hasard, si ces deux entités mènent la guerre contre la Franc-Maçonnerie.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Elles sont les héritières politiques et culturelles du fascisme et de l’intégrisme papiste de jadis qui se sont toujours opposés à la liberté de conscience. L’UDC et le PDC attaquent aujourd’hui la Franc-Maçonnerie sous l’angle de la transparence. Or, la</span></div><div><span class="fs12">transparence absolue, c’est-à-dire celle qui cherche à fouiller les consciences personnelles et la vie privée, est ce que les dictateurs ont toujours imposé à leurs sujets.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">C’est cela le totalitarisme, qu’il soit rouge, noir ou brun. Staline a persécuté les francs-maçons au goulag, Hitler les a expédiés en camp d’extermination, Mussolini les a bannis de la vie publique, Franco les a condamnés à mort. Et aujourd’hui, les islamoterroristes du Hamas veulent les anéantir comme ils le promettent dans leur charte.</span></div><div><span class="fs12">Ah ça, mesdames et messieurs les blochéro-papistes, on peut dire que vous êtes en belle compagnie !</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Pourquoi ces sempiternelles attaques contre la Franc-Maçonnerie par ces entités, en apparence, disparates ? Parce qu’elle propose un cheminement personnel vers une spiritualité sans dogme, par la libre interprétation des symboles ancestraux de la construction. Ce cheminement est intérieur et s’accomplit dans le silence.</span></div><div><span class="fs12">Contrairement aux sottises récemment débitées à la radio romande, la Franc-Maçonnerie n’est pas une société secrète. Mais il est vrai qu’elle ne fait pas de prosélytisme actif, contrairement aux institutions confessionnelles, aux partis et</span></div><div><span class="fs12">aux associations. On dit d’elle qu’elle est une société discrète. C’est une formule.<br></span></div><div><span class="fs12">Je préfère la qualifier de société tournée vers l’intériorité.<br></span></div><div><span class="fs12">Or, le papisme s’est toujours opposé à ce libre cheminement spirituel sans dogme, dans la mesure où justement, il se proclame gardien des dogmes de la conception vaticane du christianisme. Il est donc logique que cette institution s’oppose à tout ce qui promeut la liberté de conscience.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Tony Blair, faux socialiste mais vrai catholique converti, avec tout le zèle que cela implique, avait tenté, lui aussi, mais sans grand succès, d’obliger les fonctionnaires francs-maçons britanniques à se dévoiler.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Jadis, l’institution vaticane [2] a usé de la terreur, comme celle de l’Inquisition, pour imposer ses dogmes. Aujourd’hui, loué soit l’Eternel, elle a mis de l’eau dans son vin.</span></div><div><span class="fs12">Mais ici ou là, elle tente de ranimer la flamme antimaçonnique dès qu’elle se sent en mesure de le faire. Ainsi, à Paris, au début de cette année, les hordes de Civitas, mouvement catholique intégriste, se sont-ils attaqués rue Cadet au siège du Grand Orient de France. Violemment.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">D’une manière générale, toutes les formes politiques et sectaires qui veulent imposer leur conception du monde par la force, fascisme, communisme autoritaire, islamo- terrorisme et autres, vouent une haine sans borne à la Franc-Maçonnerie et l’ont</span></div><div><span class="fs12">toujours persécutée.<br></span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Les anti-maçons ont pour argument qu’il faut contrer l’affairisme et le copinage, prétendue monnaie courante en Franc-Maçonnerie. Que des brebis galeuses broutent dans les prés de la Franc-Maçonnerie, cela peut arriver. Il y en a dans toutes les catégories de la population et au sein de toutes les associations, des sociétés d’anciens étudiants aux clubs de football. Mais un franc-maçon fautif n’entache pas toute la Franc-Maçonnerie.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">De même, les curés pédo criminels ne portent pas atteinte à toute l’institution vaticane. </span></div><div><span class="fs12">Dès lors, pourquoi s’attaquer à la Franc-Maçonnerie et à elle seule ? Ne serait-ce pas parce que, partout et depuis quatre siècles, elle constitue l’un des piliers des Lumières et de la Démocratie ?</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Bien sûr, entre cette mesure hypocrite proposée par le Grand Conseil valaisan et les camps de concentration, il semble y avoir un abîme. Mais le passé nous a appris à quelle vitesse, cet abîme peut être franchi. On commence par ficher les parlementaires francs-maçons, puis on passera aux magistrats, aux policiers, aux fonctionnaires.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Et on finit toujours par les utiliser, ces listes, sinon pourquoi les ferait-on, je vous le demande.</span></div><div><span class="fs12">Au mieux pour discriminer les francs-maçons, au pire pour s’en débarrasser.<br></span></div><div><span class="fs12">Ce qui s’est passé hier, peut se reproduire demain. Il convient donc d’appeler un chat un chat, et la proposition du bureau parlementaire valaisan, une sacrée saloperie !</span></div><div><span class="fs12">Puisque certains de nos politicards d’aujourd’hui ont une mémoire de diptère amnésique, il convient de remettre le Temple maçonnique au milieu de l’Histoire helvétique. </span></div><div><span class="fs12">Et rappeler que le premier président de la Confédération, Jonas Furrer (illustration) co-rédacteur de la Constitution qui a donné naissance à la Suisse moderne, était Franc-Maçon, vénérable (président) de la Loge Akazia à Winthertour.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Cela nous change des lamentables farces blochériennes. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12"> Jean-Noël Cuénod</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Le secret maçonnique étant mal compris, ce blogue publiera une suite de textes sur ce fameux secret dont ceux qui en ignorent tout ne cessent d’en parler à tort, et surtout,</span></div><div><br></div><div><span class="fs12"> [1] A ma connaissance, ce canton compte trois Loges, toutes installées dans la partie valaisanne du Chablais, terre moins influencée par l’institution vaticane. A comparer à la trentaine de Loges vaudoises et à la grosse vingtaine de Loges genevoises.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">[2] C’est à dessein que j’utilise les termes de « papisme », d’ « institution vaticane » et non ceux d’ « Eglise catholique » ou, selon le nom officiel, d’ « Eglise catholique, apostolique et romaine ». L’Eglise catholique, à l’instar des autres Eglises protestantes et orthodoxes, a pour mission de diffuser le message chrétien.</span></div><div><span class="fs12">A ce titre, elle n’a pas à être évoquée dans un domaine qui relève de la politique.<br></span></div><div><span class="fs12">En revanche, l’Eglise catholique recèle un autre aspect, celui d’une institution étatique, politique et idéologique avec son monarque, ses agents gouvernementaux, sa force de maintien de l’ordre et sa très active diplomatie.</span></div><div><span class="fs12">Dès lors, c’est cet aspect – l’institution politique et non l’Eglise en tant que porteuse du message chrétien – qui est justiciable du débat politique avec toutes les critiques que cela peut comporter.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Jean-Noël Cuénod</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Un plouc chez les bobos</span></div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 06 Sep 2015 18:19:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?canton-du-valais--suisse---l-appartenance-des-elus-en-question-</link>
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			<title><![CDATA[La lettre du GIPRI juin 2015 N° 24]]></title>
			<author><![CDATA[GIPRI]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_c8uc8546"><a href="https://www.deds.ch/files/Lettre-GIPRI,-Juin-2015-N24--1-.pdf" class="imCssLink">La lettre du GIPRI Institut International de Reche rches pour la Paix à Genève Juin 2015 N° 24&nbsp;</a></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 07 Jul 2015 09:03:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?la-lettre-du-gipri-juin-2015-n--24</link>
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			<title><![CDATA[Tarek Aziz meurt en homme d’Etat]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_8c80s9fw"><div>  </div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Tarek Aziz meurt en homme d’Etat</span></div><div>  </div><div class="imTALeft"><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Après douze ans de détention, l’ancien vice Premier ministre et ministre des affaires étrangères de Saddam Hussein, d’abord condamné à mort, décède, le 5 juin, d’une crise cardiaque, à l’hôpital de Nassiriya selon les médias occidentaux, en prison selon Radio Chine Internationale. </span></div><div>  </div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Né en 1936 dans une famille chrétienne chaldéenne acquise à la cause du panarabisme, Tarek Aziz épousa les espoirs, gloires et souffrances des élites politiques arabes, durant la seconde moitié du XXe siècle. Dans les années 50, il rejoint les rangs du parti Baas, qui «&nbsp;associe le socialisme au panarabisme, qui lie l’homme à sa culture, à son vécu, à sa civilisation.&nbsp;» Subversif programme que voilà&nbsp;!</span></div><div>  </div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Il se livra aux troupes américaines en 2003.</span></div><div>  </div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Son décès survient peu après la publication du livre du prêtre Jean-Marie Benjamin&nbsp;: <i>Irak, l’effet boomerang – entretiens avec Tarek Aziz </i>(Balland). L’auteur révèle qu’il avait servi d’intermédiaire entre la DGSE et Tarek Aziz en novembre 2002&nbsp;: le Président Jacques Chirac était disposé à accorder l’asile politique à Tarek Aziz. Son sens de l’honneur et de l’Etat dissuada le vice Premier ministre d’accepter l’offre française. Le bon côté de Jacques Chirac.</span></div><div>  </div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Il vécut donc en captivité, malade, mal soigné, sans bénéficier de la libération que l’ancien Premier ministre Maliki avait, le temps d’une campagne électorale, laissé espérer. </span></div><div>  </div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Patrick Denaud et Béatrice Bouvet lui avaient consacré un livre en &nbsp;2000&nbsp;: <i>Tarek Aziz, le diplomate de Saddam Hussein</i> (L’harmattan).</span></div><div>  </div><div class="imTALeft"><span class="fs12">A l’heure où l’Irak est à feu et à sang, suite à l’agression conduite par les Etats-Unis en 2003, à la destruction systématique du pays et à une caricaturale politique de «&nbsp;Nation-building&nbsp;», la mort de Tarek Aziz tourne une page d’histoire. </span></div><div>  </div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Reste le souvenir de celui qui vécut et mourut en homme d’Etat dévoué à son peuple.</span></div><div>  </div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Gabriel Galice – Berne, le 9 juin 2015.</span></div><div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 09 Jun 2015 14:53:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?tarek-aziz-meurt-en-homme-d-etat</link>
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			<title><![CDATA[La paix par la force ou par le droit ?]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_625j2s05"><div><img class="image-0 fleft" src="https://www.deds.ch/images/gabriel-galice.jpg"  title="" alt=""/><b class="fs16">La paix par la force ou par le droit ?</b></div><div><span class="fs16">par Gabriel Galice, juin 2015</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Souvent, l’enfer guerrier est pavé de bonnes intentions pacifiques. La nouveauté réside aujourd’hui dans une certaine banalisation du recours à la force et dans l’installation de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) comme bras armé d’un ordre mondial dicté par les Occidentaux. L’intervention au Kosovo en 1999, décidée sans l’autorisation du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), prépara la mue de l’OTAN, habillage humanitaire en prime.</span></div><div><span class="fs16">Le 23 septembre 2008, dans une déclaration commune d’abord tenue secrète, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et le secrétaire général de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer formalisaient cette dérive de l’architecture onusienne de la sécurité, que l’intervention de l’Alliance atlantique en Libye en 2011 a confirmée.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16"><a href="https://www.deds.ch/files/dds_Article-Galice-Diplo-juin-2015.pdf" class="imCssLink">Lire la suite</a></span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 09 Jun 2015 08:44:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?la-paix-par-la-force-ou-par-le-droit--</link>
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			<title><![CDATA[Le journal de l'Afrique N°11]]></title>
			<author><![CDATA[journal de l'Afrique]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_q5sid9f1"><div><b class="fs12">Le Journal de l'Afrique 11</b><div><br></div><div><span class="fs12">Le miracle africain &nbsp;</span></div><div> </div><div><span class="fs12">Longtemps considérée comme le continent de la stagnation qui ne connait de progrès que dans la misère, l’Afrique se défait progressivement de cette image affligeante. En effet, alors que la tendance mondiale est au vieillissement de la population, la base de la pyramide des âges s’élargie sur le continent. Au moment où l’économie globale donne des signes d’essoufflement, celle du continent croit inexorablement. Le rapport 2015 des Perspectives économiques de l’Afrique rendu public le 25 mai 2015 en Côte-d’Ivoire par la Banque africaine de Développement (BAD) et ses partenaires annonce des embellies pour 2015 et 2016. Selon ce rapport, le Produit Intérieur Brut (PIB) de l’Afrique connaîtra une croissance de 4,5% en 2015 et de 5% en 2016. A titre de comparaison, l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE) a publié ses prévisions de la croissance mondiale le 3 juin dernier. Elles sont de 3,1% pour 2015 et 3,8% pour 2016. L’économie africaine sera donc au- dessus de la moyenne mondiale. Ceci n’est pas nouveau. Depuis plus d’une décennie, la croissance est de retour en Afrique. Entre autres facteurs explicatifs : une population jeune, bien scolarisée et très dynamique, les mesures incitatives adoptées par les Etats pour relancer l’économie, la mise en valeur du potentiel agricole, la stabilité politique et la bonne gouvernance qui s’enracinent sur le continent, etc. Bref les conditions pour la réalisation du miracle africain sont réunies. </span></div><div><span class="fs12"><a href="https://www.deds.ch/files/dds_268015343-Journal-de-l-Afrique-11.pdf" class="imCssLink">Lire la suite</a></span></div><div><br></div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 09 Jun 2015 08:31:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?le-journal-de-l-afrique-n-11</link>
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			<title><![CDATA[Lettre d'information du CLD N°1 - avril 2015]]></title>
			<author><![CDATA[Bureau CLD]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_5g0ncbqt"><div><div><b class="fs12">Lettre d'information du CLD N°1 - avril 2015</b></div></div><div><br></div><div><span class="fs12">Les travaux menés par le Conseil local&nbsp;de développement du Genevois français&nbsp;(CLD GF) ont toujours répondu à notre&nbsp;mission : celle de faire entendre la voix&nbsp;de la société civile. Adressé récemment&nbsp;aux 120 maires respectivement neuf présidents&nbsp;des intercommunalités actuelles&nbsp;faisant partie de l’ARC, le texte avec le&nbsp;titre « Le CLD GF – Qu’est-ce donc ? »</span></div><div><span class="fs12">remémore l’essentiel à cet égard&nbsp;(cf. page 2). L’exercice a parfois été périlleux&nbsp;car effectué par phases en étant</span></div><div><span class="fs12">pressé par le temps, mais toujours animé&nbsp;par le désir de bien faire.</span></div><div><span class="fs12">Aujourd’hui, le CLD GF arrive à un tournant.&nbsp;L’évolution territoriale du bassin, en&nbsp;continuelle mutation, fait surgir de nouveaux&nbsp;enjeux. Nous nous devons de les&nbsp;rendre compréhensibles par tous. D’où&nbsp;l’importance de nous doter d’une feuille</span></div><div><span class="fs12">de route, pour les cinq prochaines années&nbsp;(2015-2020), permettant d’adapter&nbsp;le CLD GF à la nouvelle donne. Mis en discussion&nbsp;depuis peu, ce futur document&nbsp;de référence constituera le point le plus&nbsp;important de l’ordre du jour de l’Assemblée&nbsp;plénière du 23 juin 2015 (cf. calendrier&nbsp;du CLD GF désormais mis en ligne).</span></div><div><span class="fs12">Le lancement de cette lettre d’information,&nbsp;par nature régulière, sous forme&nbsp;électronique et en édition papier traditionnel</span></div><div><span class="fs12">(avec le même contenu), accompagne&nbsp;cette feuille de route ; elle&nbsp;doit notamment répondre aux souhaits</span></div><div><span class="fs12">d’échanges, menés dans des conditions&nbsp;favorisant un débat public digne de ce&nbsp;nom.</span></div><div><br></div><div><div><span class="fs12">&nbsp;</span><a href="https://www.deds.ch/files/dds_Genevois-francais_Grand-Geneve-Lettre-d-information_CLD-GF-no1-avril-2015-290415.pdf" target="_blank" class="imCssLink fleft inline-block"><img class="image-0 fleft" src="https://www.deds.ch/images/pdf-dist_699pdr2j.gif"  title="" alt=""/><span class="fs12">Lettre d'information du CLD N°1 - avril 2015 au complet</span></a></div></div><div><br></div></div>]]></description>
			<pubDate>Mon, 04 May 2015 13:13:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?lettre-d-information-du-cld-n-1---avril-2015</link>
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			<title><![CDATA[En hommage à Günter Grass]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_j115l94s"><div>  </div><div><div>  </div><div><span class="fs12">Lettre bernoise 69</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">En hommage à Günter Grass</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Ade Günter!</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Adieu Günter&nbsp;!</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Trouve-toi un coin fumeur au paradis, tire sur ta pipe en paix.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">A 87 ans, tu mérites le repos éternel. Tiens-toi à l’écart des âmes bien-pensantes qui te révoltaient ici-bas. Prends langue avec Jérôme Bosch, Rabelais, Grimmelhausen et des types de ton acabit. Réservez-vous une <i>Stammtisch</i>, (une table d’habitués) dans la meilleure auberge du Seigneur. Invitez-y vos personnages truculents, malséants, grimaçants, ceux qui font fuir les pisse-vinaigre, les rabat-joies, les peines-à-jouir et autres <i>Spaß­brem­sen</i>. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Né dans la ville allemande de Dantzig (devenue la ville polonaise de Gdansk) d’une mère cachoube et d’un père allemand, tu t’es trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Entre 10 et 14 ans, tu es enrôlé dans la jeunesse hitlérienne, <i>manu militari</i>. De tes déchirures, tu fis une œuvre. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Trop populaire pour les esprits chagrins, tu ne quémandais pas l’approbation. Tu ciselais les mots, les phrases au burin, comme tu l’avais appris par la sculpture (chez Hans Hartung) et la gravure. En citoyen, tu avais battu la campagne en 1969 aux côtés de Willy Brandt, fustigé de traître et de bâtard par la droite allemande la plus crasse. A l’époque, Brandt faisait campagne contre Kurt Georg Kiesinger, l’ancien politicien nazi qui, durant le troisième Reich, travailla pour le ministère des affaires étrangères avant de devenir Chancelier en 1966. Les staliniens de RDA te tinrent pour décadent, et pourtant du déploras la disparition de l’Allemagne de l’Est. Tu comparas l’unification de l’Allemagne&nbsp;avec <em>«la première unification nationale de l’Allemagne, celle de 1871, et la proclamation de l’Empire allemand par Bismarck», </em><em>porteur de deux guerres mondiales. Déchirement. </em></span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">En 2012, tu avais eu l’audace de protester contre la livraison à Israël d’un sous-marin <i>made in Germany</i>, potentiellement porteur de charges nucléaires, en rappelant que l’Etat juif possède clandestinement quelque 200 missiles (soustraits aux contrôles de l’AIEA) quand l’Iran honni n’en possède aucun. Et d’affirmer que la détention de ces armes menaçait la paix. Même si ton œuvre proteste de l’accusation controuvée d’antisémitisme, tu ne coupais pas à l’injure habituelle des ultras sionistes. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Et comme, à 17 ans, tu avais commis la bévue de t’engager dans la SS sans savoir de quoi il retournait, bien qu’un de tes oncles maternels ait été tué par les troupes allemandes pénétrant en Pologne, tu tendais les verges pour te faire fouetter, mon pauvre Günter. A Nuremberg, tu compris. Ta vie durant, tu voulus laver l’affront que te fit l’histoire.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Volker Schlöndorf adapta brillamment <i>Le tambour</i>, qui lui vaudra la Palme d’or à Cannes, en 1979. Ses anguilles grouillantes, les cris d’Oskar fracassant les vitres, restent dans nos mémoires. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">A la vitesse de l’escargot, ton animal fétiche, tambour battant, comme Oskar, tu entres dans la postérité, sans consensus&nbsp;; complaire aux infâmes n’était pas ton propos.</span></div><div>  </div><div><span class="ff1">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="ff1">&nbsp;</span></div><div></div></div><div><div></div></div><div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 16 Apr 2015 09:34:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?en-hommage-a-guenter-grass</link>
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			<title><![CDATA[Le Journal de l'Afrique N° 9]]></title>
			<author><![CDATA[journal de l'Afrique]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_34758698"><div><img class="image-0" src="https://www.deds.ch/images/journal-de-lafrique.jpg"  title="" alt=""/><b class="fs16"><br></b></div><div><b class="fs16">Le Journal de l'Afrique N° 9</b></div><div><br></div><span class="fs16">Les accords de partenariat économique (APE) entre l'Union européenne et les pays Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) vont continuer à alimenter le débat public sur le continent durant cette année 2015 et au-delà. Plusieurs pays ont déjà signé ces APE, mais les organisations de la société civile multiplient les plaidoyers et les actions sur le terrain pour qu'ils ne soient pas ratifiés. Mais de quoi s'agit-il au juste ? Quelles conséquences les APE auront-ils sur les pays signataires ? A travers trois articles complémentaires, cette édition du Journal de l'Afrique (JDA) vous donne les clés pour comprendre ces nouveaux accords maître-esclave. Ils vont fragiliser les Etats, paupériser les masses populaires déjà fortement précarisées, exacerber l'émigration des jeunes. Le secteur agricole ouest africain est pris ici comme cas pratique.</span><div><br><div><span class="fs16">Ce numéro revient sur l'attentat terroriste survenu début mars à Bamako, la condamnation de l'ex-première dame de Côte-d'Ivoire, Simone Gbagbo...</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Après chacune de nos éditions du JDA, vous êtes de plus en plus nombreux à nous envoyer</span></div><div><span class="fs16">des messages d'encouragement, de félicitation ou des invitations à nous intéresser à tel pays.</span></div><div><br></div><div><span class="fs16">Nous en sommes très sensibles et en tenons compte.</span></div><div><br></div><div><div><span class="fs16">Sommaire :</span></div><div><span class="fs16"><b>Editorial </b>Par Carlos SIELENOU &amp; Olivier A. NDENKOP</span></div><div><span class="fs16"><b>Le Dessin du mois </b>Par Levent ACAR</span></div><div><b class="fs16">Les Brèves du mois</b></div><div><span class="fs16">Attaque terroriste en plein coeur de Bamako :La France paye pour ses</span></div><div><span class="fs16">contradictions géostratégiques au Mali !</span></div><div><span class="fs16">Par Ibrahima SENE</span></div><div><span class="fs16"><b>"La France nous avait donné son feu vert pour l'indépendance de </b><b>l'Azawad" </b>Par Hama AG MAHMOUD</span></div><div><span class="fs16"><b>APE : Nouvelles armes de destruction massive des pays ACP. </b>Par S NJUFOM &amp; Olivier ATEMSING NDENKOP</span></div><div><b class="fs16">Accords de Partenariat Economique UE-CEDEAO : quand l’agriculture</b></div><div><span class="fs16"><b>africaine se fait piéger </b>Par Mouhamadou DIOP</span></div><div><span class="fs16"><b>Le mur meurtrier de la Méditerranée : L’assassinat institutionnel de masse de l’Union européenne </b>Par Said BOUAMAMA</span></div></div></div><div><br></div><div><span class="fs16"><span class=""><a href="https://www.deds.ch/files/dds_261214619-Journal-de-l-Afrique-9.pdf" class="imCssLink">Le Journal de l'Afrique N°9</a> </span><img class="image-1" src="https://www.deds.ch/images/pdf-dist_fawb3bmk.gif"  title="" alt=""/></span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 09 Apr 2015 13:07:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[« Transition » espagnole : assez de bourrage de crâne !]]></title>
			<author><![CDATA[Jean Ortiz]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_fm2e5nre"><img class="image-0 fleft" src="https://www.deds.ch/images/memoria_historica-e69bb.jpg"  title="" alt=""/><span class="fs12"><b>« Transition » espagnole : assez de bourrage de crâne !</b></span><div><span class="fs12">Jean Ortiz,&nbsp;6 avril 2015</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Qu’appelle-t-on « transition » en Espagne ? En général la période qui va de la mort de Franco (20 novembre 1975) aux élections « démocratiques » gagnées (majorité absolue) par le PSOE, conduisant à l’alternance politique du 28 octobre 1982 ; un PSOE peu présent dans l’anti-franquisme, « dé-marxisé » en 1978 par Felipe Gonzalez pour être plus « présentable », et ramasser la mise. Cette définition de la « transition » est contestable.</span></div><div><br></div><div>  </div><div><br></div><div><span class="fs12">Le seul et premier référent démocratique reste la Seconde République de 1931, même si la République a été consensuellement sacrifiée sur l’autel du rétablissement de « la démocratie » ; une démocratie par ailleurs bancale, incomplète, une Constitution non laïque, prônant l’économie de marché, un roi chef d’Etat et d’une armée garante de « l’unité de l’Espagne », une loi électorale profondément injuste favorisant le bipartisme « libéral », et une monarchie illégitime (pas de consultation référendaire du peuple espagnol). Par ailleurs, la monarchie est par définition non démocratique, vu que le pouvoir n’y émane pas du peuple des « citoyens ». Par conséquent, la véritable « transition » reste, selon nous, à mener à bien. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Aujourd’hui, tout le modèle politique que les « transitionnalistes » nous ont tant et tant vanté, la monarchie prétendument « immaculée », la « transition », ce paradigme exportable que supposément le monde entier enviait, apparaissent obsolètes, en décalage total avec les profondes mutations d’une Espagne plurinationale, et d’une société qui veut sortir de l’étouffoir post et néo-franquiste. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Pour comprendre la situation de crise structurelle, globale, que vit cette Espagne aujourd’hui, ainsi que le moment actuel d’accélération de l’histoire, le jaillissement inédit de « Podemos », il faut partir de cette « transition », de ce mythe qui se décompose, et la-le « déverrouiller » définitivement, en finir avec le bourrage de crâne d’une « démocratie exemplaire », « octroyée »... Les uns et les autres, franquistes « d’ouverture » (« Alliance Populaire », « Centre Démocratique et social »), gauche modérée (PSOE) et communiste (PCE), majoritairement « carrilliste », ont voulu faire de la « transition » un récit fondateur, identitaire, « modélique » ; or nous sommes loin de la réalité. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">C’est parce que la « transition » reste une « histoire du présent » que le moment exige de remettre en cause toutes les mythifications, les mystifications, sur cette période déterminante de l’histoire espagnole. Ce sont en fait les classes dominantes franquistes, la finance, qui ont fait la « transition », et qui se sont par ailleurs très vite démocratiquement recyclées dans la monarchie parlementaire, qui ont basculé sans aucun scrupule, à peine maquillées, du côté de la nouvelle donne « démocratique », voire « socialiste ». </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">La principale critique que l’on doit porter à la « transition », c’est qu’elle n’a pas marqué de rupture de fond avec le franquisme, que l’Espagne n’a pas été véritablement défranquisée. Le poids des forces sociales et politiques les plus déterminées n’a pas été suffisant pour imposer une rupture pleinement démocratique avec la dictature. Peu à peu la politique des compromis a entraîné la démobilisation du peuple. C’est donc la politique des « pactes », le projet du système, celui porté par le « centriste » de l’UCD Adolfo Suarez, nommé le 3 juillet 1976 président du gouvernement, qui l’a emporté. Le secrétaire général du puissant PCE, Santiago Carrillo, et A Suarez, franquiste « modernisateur », « réformiste », dernier Secrétaire général du parti unique franquiste (le « Mouvement national ») et recyclé en démocrate UCD, restent les deux principales figures politiques qui ont ourdi l’essentiel de l’architecture de la « transition », avec l’accord global du roi Juan Carlos, héritier du dictateur. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Le PCE était le grand parti de l’anti-franquisme, le principal référent antifasciste. Lors de la Semaine sainte de 1977, le 9 avril, la direction du PCE, par la négociation, « imposa » pour les uns, « troqua » pour les autres, la légalisation du parti contre le renoncement à la République et à son drapeau... Le référendum constitutionnel du 6 décembre 1978 (87,8% de « oui ») paracheva un consensus contre-nature. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Dès lors, le PCE, déchiré entre courants opposés, inscrivit son action dans le cadre des pactes de « la transition », (Loi pour la Réforme politique approuvée par référendum le 15 décembre 1976...) et d’une monarchie « poutre maîtresse » du continuisme franquiste, des intérêts de l’oligarchie. Le PCE implosa et s’affaiblit considérablement...Il changea de cap tardivement mais radicalement, à son 18ième congrès, en 2009 ; il s’engagea dans une mutation difficile, considérant la « transition » « épuisée », l’analysant comme le rétablissement de la dynastie des Bourbons, et prônant désormais une Troisième République anticapitaliste, sociale, fédérale, répondant aux défis d’aujourd’hui, et notamment à la crise du « pacte territorial ». </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Repolitiser</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Dans les années 1970, dans le cadre de fortes pressions internationales « occidentales », et d’un climat anxiogène de peur, réel, mais volontairement surévalué, toutes les grandes forces politiques espagnoles ont donc contribué à évacuer de la « transition » le contenu social de classe, à la dépolitiser. Qu’est-ce que le Pacte de la Moncloa (25 octobre 1977), signé par l’ensemble des grandes forces politiques et syndicales, soutenu par le PCE, sinon la volonté de modérer les revendications pour ne pas gêner le processus consensuel en cours, de mettre le pied sur le frein de l’activisme social ? On sait aujourd’hui que la « transition » a été supervisée, au printemps 1977, par une alliance entre les Etats-Unis, la CIA (Vernon Walters, numéro deux de la centrale, H. Kissinger, déstabilisateur du Chili d’Allende) et la social-démocratie (W. Brandt, président de l’Internationale Socialiste, H. Smith, chancelier allemand). Pour Washington, il fallait ripoliner le franquisme afin de maintenir l’Espagne à tout prix sous contrôle « occidental » (l’Espagne adhéra à l’OTAN en décembre 1981). La « transition » ne fut pas aussi « pacifique » que certains historiens le prétendent encore (répression violente du 1er mai 1977, 5 ouvriers assassinés à Vitoria le 3 mars 1976). </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Sans rupture donc, le franquisme social, idéologique, politique, économique, a continué (certes sans le dictateur), à survivre allègrement. La loi d’amnistie du 16 octobre 1977 (votée par tous à l’exception de la néo-franquiste « Alianza Popular » de Fraga Iribarme), amnistiait à la fois les bourreaux et leurs victimes, verrouillait (et verrouille encore, le juge Garzon s’y est cassé les dents) l’impunité du franquisme. Au nom de la « réconciliation » imposée, d’une imposture : la « responsabilité collective », au nom de l’effacement des responsabilités, elle renvoie en quelque sorte dos-à-dos franquistes et antifascistes. Elle ne solde pas véritablement les comptes du franquisme. L’article deux stipule : sont amnistiés « les délits commis par les fonctionnaires et agents de l’ordre public contre l’exercice des droits des personnes ». </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Tout au long de la « transition », les classes dominantes ont garanti (et garantissent encore) le statut structurant, hégémonique, du « bloc oligarchique ». De plus, elles ont voulu « tirer un trait sur le passé », qui désormais refait surface. Elles ont imposé « le pacte de l’oubli ». L’oubli (en surface) résulte donc de stratégies politiques, d’un pacte entre deux « camps » très inégaux, et non d’une prétendue amnésie des Espagnols. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Il découle de tout cela que l’Espagne n’a fait pas de l’antifascisme un élément clé de son identité. Elle peut « s’enorgueillir » de posséder le seul parc thématique fasciste au monde : « le Valle de los Caídos », la « Vallée des Morts », à la gloire des « vainqueurs de la croisade », et dont la géante basilique-tombeau de Franco a été creusée dans la roche par des milliers de prisonniers politiques esclaves. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Ce parc national, entretenu aux frais des contribuables, rappelle que le soulèvement politico-militaire de juillet 1936 était bien une implacable contre-offensive de classe afin d’exterminer ces ouvriers des villes et de la campagne qui mirent en cause, par la République (très réformiste) proclamée le 14 avril 1931, et la victoire électorale du Front Populaire en février 1936, les intérêts des classes dominantes. Il leur fallait anéantir à tout jamais tout projet de justice sociale. Sans retour en arrière possible. C’est pourquoi le franquisme fut l’une des dictatures les plus longues et sanglantes de l’histoire contemporaine...et la « transition » un bricolage de classe. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Article écrit à partir du nouveau livre de Jean Ortiz"Espagne, la République est de retour (de 1931 à nos jours)", Ed. Atlantica, Biarritz, 2014.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Source:&nbsp;</span><span class="fs10"><a href="http://www.michelcollon.info/Transition-espagnole-assez-de.html" class="imCssLink">http://www.michelcollon.info/Transition-espagnole-assez-de.html</a></span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Mon, 06 Apr 2015 14:33:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?--transition---espagnole---assez-de-bourrage-de-crane--</link>
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			<title><![CDATA[Prière de Voltaire]]></title>
			<author><![CDATA[Voltaire]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_68713hm7"><span class="fs12">Prière de Voltaire </span><div><br></div><div><span class="fs12">PRIÈRE À DIEU </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">On connaît le philosophe Voltaire (sans doute le plus célèbre de ce 18e siècle pourtant si riche en « lumières » de toutes sortes) pour son anticléricalisme et même pour son athéisme. Voire ! Dans le Traité de la Tolérance, publié en 1763, on trouve cette prière à Dieu qui ne peut laisser indifférents ceux qui se sont engagés dans une voie initiatique. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">« Ce n’est plus aux hommes que je m’adresse ; c’est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes, et de tous les temps : s’il est permis à de faibles créatures perdues dans l’immensité et imperceptibles au reste de l’univers de demander quelque chose à toi qui as tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature ; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un cœur pour nous haïr et des mains pour nous égorger ; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d’une vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux et si égales devant toi ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés Hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution ; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supportent ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil ; que ceux qui couvrent leur robe d’une toile blanche pour dire qu’il faut t’aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire ; qu’il soit égal de t’adorer dans un jargon formé d’une ancienne langue ou dans un jargon plus nouveau ; que ceux dont l’habit est teint en rouge ou violet, qui dominent sur une petite parcelle d’un petit tas de la boue de ce monde et qui possèdent quelques fragments arrondis d’un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu’ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie ; car tu sais qu’il n’y a dans ces vanités ni de quoi envier, ni de quoi s’enorgueillir. 1 « Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères ! Qu’ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l’industrie paisible ! Si les guerres sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l’instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu’à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant »</span></div><div><br></div></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 05 Apr 2015 15:57:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Rôle des associations et loges maçonniques d'inspiration française en Iran]]></title>
			<author><![CDATA[anonyme]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_8x206368"><div><span class="fs12"><a href="https://www.deds.ch/files/dds_iran_loges-maconiques.pdf" class="imCssLink">QUELQUES INDICATIONS SUR LE ROLE DES ASSOCIATIONS&nbsp;ET LOGES MAÇONNIQUES D’INSPIRATION FRANÇAISE&nbsp;DANS LA PROPAGATION DES IDEES DE LA REVOLUTION&nbsp;FRANÇAISE EN IRAN.&nbsp;LE CAS DE LA LOGE “LE REVEIL DE L’IRAN”</a></span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 02 Apr 2015 12:20:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?role-des-associations-et-loges-maconniques-d-inspiration-francaise-en-iran</link>
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			<title><![CDATA[La laïcité en Turquie]]></title>
			<author><![CDATA[Hamit Bozarslan]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_1w1q3c60"><img class="image-0 fleft" src="https://www.deds.ch/images/dds_hamit-bozarslan.jpg"  title="" alt=""/><span class="fs16"><span class=""><a href="https://www.deds.ch/files/dds_article_mat_0769-3206_2005_num_78_1_1026.pdf" class="imCssLink">La laïcité en Turquie</a> par </span><b><span class="">HAMIT BOZARSLAN</span>,</b> <span class="">maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales, co-directeur de l’IISMM </span><span class="">(Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde </span><span class="">musulman), est l’auteur, notamment, de 100 mots pour dire</span><span class="">« violence » dans le monde musulman, Paris, Maisonneuve-Larose ; </span><span class="">From Political Contest to Self-Sacrifice: Violence in the Middle East, </span><span class="">Princeton, Marcus Wiener, 2004 ; Histoire de la Turquie </span><span class="">contemporaine, Paris, La Découverte, 2004, coll. Repères</span></span></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 27 Mar 2015 12:59:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Naomi Klein : ExxonMobil, BP, Shell... ont déclaré la guerre à la planète]]></title>
			<author><![CDATA[Weronika Zarachowicz]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_97v0898y"><div><img class="image-0 fleft" src="https://www.deds.ch/images/Naomi-Klein.jpg"  title="" alt=""/><span class="fs12"><span class=""><b><a href="https://www.deds.ch/files/dds_Naomi-Klein-_-ExxonMobil-BP-Shell----ont-declare-la-guerre-a-la-planete---Idees---Telerama-fr.pdf" class="imCssLink">Naomi Klein : “ExxonMobil,&nbsp;BP, Shell... ont déclaré la&nbsp;guerre à la planète”</a></b></span><br></span></div><div><div><span class="fs12">Naomi Klein : Egérie de la gauche nord-américaine, elle s'engage, avec un nouvel essai, dans la lutte contre le changement climatique. Et voit dans la crise actuelle une chance pour remettre en cause le système capitaliste… Voici la version longue d'un entretien paru dans “Télérama”.</span></div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 19 Mar 2015 13:47:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?naomi-klein---exxonmobil,-bp,-shell----ont-declare-la-guerre-a-la-planete</link>
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			<title><![CDATA[Le Journal de l'Afrique N°8]]></title>
			<author><![CDATA[CARLOS SIELENOU & OLIVIER A. NDENKOP]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_2r6f5wn2"><span class="fs12"><span class=""><a href="https://www.deds.ch/files/dds_JDA8.pdf" class="imCssLink">Le Journal de l'Afrique N°8</a>&nbsp;par<b>&nbsp;</b></span><span class="imTACenter">CARLOS SIELENOU &amp; OLIVIER A. NDENKOP</span></span><div>  </div><div class="imTACenter"></div><div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 04 Mar 2015 12:15:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?le-journal-de-l-afrique-n-8</link>
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			<title><![CDATA[Ethique et Responsabilité]]></title>
			<author><![CDATA[Samuel Rouvillois]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_5944ew84"><span class="fs12"><a href="https://www.deds.ch/files/dds_Samuel_Rouvillois-Ethique_et_responsabilite.pdf" class="imCssLink">Ethique et Responsabilité</a>&nbsp;par Samuel Rouvillois</span></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 03 Mar 2015 12:02:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?ethique-et-responsabilite</link>
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			<title><![CDATA[Les Mardis de Pierre ALAIN]]></title>
			<author><![CDATA[Pierre Alain]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_dq6gsr1l"><div><img class="image-0 fleft" src="https://www.deds.ch/images/Pierre-Alain.jpg"  title="" alt=""/><span class="fs12"><b>Les Mardis de Pierre ALAIN</b><br></span></div><div><br></div><span class="fs12">Les Mardis de Pierre ALAIN reprennent force et vigueur dès le 3 mars 2015.</span><div><span class="fs12">Merci de promouvoir ces spectacles par la presse, les ondes et les bonnes pensées, mais aussi par votre présence sans laquelle tout ne serait qu'illusion... En pièce jointe, le programme vous permettant de consulter la liste et la qualité des artistes qui partageront la scène avec Pierre ALAIN au P'tit Music'Hohl, 54 Av, Louis-Casaï-Genève-Cointrin, les horaires, et la manière de réserver vos places</span></div><div><br></div><div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;<span class="">La raison de la reprise des&nbsp; "Mardis de Pierre Alain" s'inscrit dans un désir partagé qui nous est apparu aujourd'hui comme une nécessité : Vous présenter des Romands, jeunes ou moins jeunes, connus ou non, qui ont trop de talent et de personnalité pour échapper encore longtemps à votre attention. Plus ou moins connus, souvent plus chevronnés que médiatisés, ces réels artistes sauront vous toucher, vous émouvoir ou vous plier en quatre par leur talent, leur humour, leur voix, leur sensibilité. Notre chapelet de perles authentiques, étincelantes, romantiques, harmonieuses et insolites se déroulera du 3 mars au 9 juin 2015, de la manière suivante:<br></span></span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp; </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp; À 20 heures, Pierre ALAIN entrera le premier sur scène pour un tour de chant de sa plume, sensible, réaliste, poétique, souvent autobiographique, renouvelé de semaine en semaine. En seconde partie, il présentera l'invité de la soirée qui vous emmènera nûment dans son propre univers, en 45 minutes. La qualité de la sonorisation et des éclairages, la proximité relevant de la configuration des lieux, devraient induire une agréable intimité osmotique, chaleureuse et foisonnante de couleurs et de senteurs entre les artistes et les spectateurs. Ce sont d'abord ces parfaites conditions qui ont convaincu notre créateur Maison de remettre sur pied ses "Mardis" au P'tit Music'Hohl, retour espéré et attendu depuis sept ans.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp; Des consommations (boissons) seront proposées en début de spectacle et à l'entracte. Vous pourrez déguster la cuisine du Beau-Site attenant au théâtre du P'tit Music 'Hohl, avant ou après le spectacle, à 19h ou à 22 h, si tel est votre désir.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <b>Réservations et renseignements </b></span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Spectacle : Tél 022 786 41 71 ou par e-mail à christianne.capt@bluewin.ch</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Repas : Tél 022 788 26 81</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Découvrez, page après page, le portait des artistes qui, après Pierre Alain,&nbsp; se livreront à vous, corps et âme, de mardi en mardi, du 3 mars au 9 juin. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Faites votre choix et, s'il vous plaît, réservez vos places (et votre table) le plus vite possible. Le nombre de places disponibles est relativement limité (115 au maximum). </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Merci et à bientôt.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div><span class="fs12"><span class="">&lt;&nbsp;</span><span class=""><a href="https://www.deds.ch/files/dds_Brochure-Mardis-de-Pierre-Alain.pdf" class="imCssLink">Brochure des Mardis de Pierre Alain</a></span></span></div></div><div><div></div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 24 Feb 2015 08:14:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Les trois péchés du capitalisme occidental]]></title>
			<author><![CDATA[Jean-Louis Chambon]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_46zj0081"><span class="fs14"><span class=""><a href="https://www.deds.ch/files/numerisation0121.pdf" class="imCssLink">Les trois péchés du capitalisme occidental</a></span> </span><span class="fs16">par Jean-Louis Chambon , président d'honneur du cercle Turgot.</span><div><br></div><div><span class="fs16"><span class="imUl">Source:</span> Le Figaro, &nbsp;8 septembre 2011</span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Mon, 23 Feb 2015 15:05:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Texte de l'Appel "Nous nous engageons..."]]></title>
			<author><![CDATA[Autorités religieuses Lyon]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_r3e92l20"><div class="imTACenter"><div class="imTALeft"><span class="fs12"><b class="">Texte de l'Appel «Nous nous engageons ... »&nbsp;</b><b class="">proclamé, place Bellecour, le 1 er octobre 2014,&nbsp;</b><b class="">par les responsables des religions de Lyon</b></span></div><div><br></div><div class="imTALeft"><span class="fs12"><span class="">Reconnaissons humblement que les événements actuels ne sont pas que la faute des autres. Par le&nbsp;</span><span class="">silence ou l'indifférence des uns, la compromission des autres et les louvoiements en matière de&nbsp;</span><span class="">stratégies politiques et d'idéologies religieuses, nous portons une part de responsabilité. * Aujourd'hui,&nbsp;</span><span class="">avec force, à travers différents appels et déclarations, les principaux responsables des communautés&nbsp;</span><span class="">juives, chrétiennes et musulmanes ont dénoncé les violences à l'égard des minorités et reconnu le&nbsp;</span><span class="">droit à tous de pouvoir rester et vivre librement sur leurs terres, dans la dignité et la sécurité, et à&nbsp;</span><span class="">pratiquer leur foi. Mais il nous faut aller plus loin, à savoir nous engager ensemble, juifs, chrétiens et&nbsp;</span><span class="">musulmans, là où nous vivons, à œuvrer au quotidien pour être des artisans de paix et de justice, pour&nbsp;</span><span class="">faire reculer l'extrémisme, la persécution et le mépris de l'autre. Aussi:</span></span></div><div class="imTALeft"><br></div><div class="imTALeft"><span class="fs12"><span class=""><b>&lt;</b> Nous, diacres, évêques, imams, muftis, prédicateurs laïcs, pasteurs, prêtres, rabbins, nous nous&nbsp;</span><span class="">engageons à travers nos prédications à promouvoir le respect de l'autre croyant et à inviter nos fidèles à être des citoyens actifs pour contribuer à une société fraternelle et solidaire;</span></span></div><div class="imTALeft"><span class="fs12"><b>&lt;</b> Nous, enseignants, formateurs, éducateurs et catéchètes, nous nous engageons à favoriser auprès des enfants et des jeunes l'ouverture, le respect et la connaissance des autres cultures; </span></div><div class="imTALeft"><span class="fs12"><b>&lt;</b> Nous, responsables d'institutions et de mouvements, nous nous engageons à favoriser l'écoute, le dialogue et le débat franc et respectueux qui conduit à l'estime mutuelle; </span></div><div class="imTALeft"><span class="fs12"><b>&lt;</b> Nous, écrivains, journalistes, responsables de publication, nous nous engageons à développer dans nos médias une culture de paix et de citoyenneté, et à relayer toute initiative, action ou information invitant à la fraternité humaine; </span></div><div class="imTALeft"><br></div><div class="imTALeft"><span class="fs12"><span class=""><b>&lt;</b> Nous, élus et militants politiques, nous nous engageons à respecter, défendre et promouvoir,&nbsp;</span><span class="">concrètement et pour tous, les valeurs qui fondent notre République: Liberté, Egalité, Fraternité;</span></span></div><div class="imTALeft"><span class="fs12"><span class=""><b>&lt;</b> Nous, syndicalistes, ouvriers, artisans et chefs d'entreprise, nous nous engageons à soutenir les&nbsp;</span><span class="">projets qui permettent aux jeunes de s'ouvrir aux autres, pour aller au-delà des idées reçues, s'enrichir des différences et trouver leur place dans la société;</span></span></div><div class="imTALeft"><br></div><div class="imTALeft"><span class="fs12"><b>&lt;</b> Nous, artistes, cinéastes et réalisateurs, nous nous engageons à initier et promouvoir des spectacles musicaux, films et pièces de théâtre qui promeuvent la culture du dialogue, l'écoute de l'autre et l'acceptation des différences; </span></div><div class="imTALeft"><span class="fs12"><span class=""><b>&lt;</b> Nous, intellectuels, éditeurs et penseurs, nous nous engageons à encourager toutes les initiatives de rencontres (forum, colloque, débat...), publications et espaces de réflexion qui favorisent le vivre-</span><span class="">ensemble et luttent contre toutes les formes de rejet et d'extrémisme;</span></span></div><div class="imTALeft"><span class="fs12"><b>&lt;</b> Nous, parents, nous nous engageons à transmettre à nos enfants ces valeurs millénaires que nos textes sacrés nous ont transmises, tel que le pardon, la miséricorde et la fraternité;</span></div><div class="imTALeft"><span class="fs12"><b>&lt;&nbsp;</b>Nous, militants associatifs de tous horizons, nous nous engageons à développer les activités, loisirs et rencontres susceptibles d'apporter aux jeunes et aux enfants l'équilibre psychologique, spirituel, physique et intellectuel dont ils ont besoin. </span></div><div class="imTALeft"><br></div><div class="imTALeft"><span class="fs12"><span class="">Vous qui lisez ce texte, qui veut être une charte à l'engagement concret au quotidien, soyez nombreux&nbsp;</span><span class="">à nous rejoindre! Ainsi, croyants, citoyens, de toutes générations, nous nous engagerons ensemble,&nbsp;</span><span class="">dans notre quotidien, à favoriser des attitudes de dialogue et de respect de l'autre pour construire&nbsp;</span><span class="">ensemble un monde de paix.</span></span></div><div class="imTALeft"><br></div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Cardinal Philippe Barbarin, Archevêque de Lyon </span></div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Père Eklemandos, Eglise copte orthodoxe </span></div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Révérend Ben Hading, Eglise anglicane de Lyon </span></div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Père Garabed Harutyunyan, Eglise Apostolique Arménienne </span></div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Monsieur Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon </span></div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Père Nicolas Kakavelakis, Eglise orthodoxe grecque de Lyon </span></div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Monsieur Joël Rochat, Président du Consistoire du Grand Lyon de l'Eglise protestante unie de France </span></div><div class="imTALeft"><span class="fs12">Monsieur Richard Wertenschlag, grand rabbin de Lyon</span></div><div><br></div></div><div><br></div></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 18 Feb 2015 10:09:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Les dix Lois d'un Art de Vivre]]></title>
			<author><![CDATA[Gutuar Verartos]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_0vh7qatw"><div class="imTACenter"><span class="fs12"><b>Les 10 Lois d'un Art de Vivre</b></span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12"><b><br></b></span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">1</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Ecoute ta Conscience car la Vérité, souvent est refusée</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Réalise que la Terre est notre Mère à Tous, Créatrice du Ciel et des Etoiles,</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">le Père, l'Epoux et le Fils</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Ainsi, tout ce qui suivra sera accompli malgré les difficultés et les souffrances</span></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">2</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">La conquête du monde se fait par Amour, avec Amour et dans l'Amour en considérant que la Vie,</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">la Nature et tous les Etres t'apportent autant que tu leur donnes</span></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">3</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Considère l'Esprit plus subtil que le Corps qui en est l'Outil Sacré</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Accepte qu'un être soit capable de se tromper,</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Cependant la transmission doit rester l'essence d'un Coeur Pur</span></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">4&nbsp;</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Apprends qui tu es,</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Quelle est ta place et jusqu'où tu es capable de t'élever sans rabaisser ni dominer</span></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">5</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Tu es responsable de tous tes Actes</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Affirme-toi sans provoquer la guerre</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Fait le bon Choix lorsque tu décides quoi que ce soit</span></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">6</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">En toute circonstance sois toi-même</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Développe une attitude emplie de noblesse et de respect</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Comporte-toi comme un Roi même si tu n'as aucun pouvoir</span></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Le Royaume est en toi</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">7</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Aime, Respecte et Ecoute les Autres</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Ne leur fais jamais le même mal qu'ils pourraient te faire car tu serais comme eux</span></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">8</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Sois souple dans tous les sens</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Développe ta capacité d'adaptation</span></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">9</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Instinct, Profondeur et Intuition sont les Clefs du Monde Vrai</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Ecoute, Ressens, Perçois,</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Sans te laisser dominer par les Démons Colère, Peur et Tristesse Apprivoise tes émotions</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Place ton équilibre au Centre de ton Corps</span></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">10</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">Applique la Loi et applique-toi.</span></div><div class="imTACenter"><span class="fs12">La théorie sans la pratique n'est que du Vent</span></div><div class="imTACenter"><br></div><div class="imTACenter"><br><div class="imTARight"><span class="fs12">Gutuatr Verartos&nbsp;</span></div> <div><div class="imTARight"><span class="fs12">Fondateur de la Lutte Gauloise Setanta Aral&nbsp;</span></div></div></div><div class="imTARight"><br></div></div>]]></description>
			<pubDate>Mon, 16 Feb 2015 15:20:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?les-dix-lois-d-un-art-de-vivre</link>
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		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Etatisme,libéralisme et République sociale]]></title>
			<author><![CDATA[Denis Collin]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_p18ar3r8"><div>  </div><div><span class="fs12">L'article de Pierre Bourdieu, paru dans <em>Le Monde Diplomatique </em>de Mars 1998 mérite qu'on s'y attarde. Son ambition théorique, définir « l'essence du néolibéralisme » est suffisamment forte pour attirer l'attention. L'objectif proclamé, critiquer « cette utopie en voie de réalisation, d'une exploitation sans limite », est suffisamment clair pour intéresser tous ceux que la lutte contre l'idéologie dominante concerne. La réputation de Pierre Bourdieu, devenu presque un <em>idealtype</em> de l'intellectuel qui n'a pas renoncé à sa fonction ­ du clerc qui n'a pas trahi ­ invite enfin à porter à ce texte l'attention qu'il mérite. Pourtant le projet de Bourdieu laisse perplexe. Définir l'essence du néolibéralisme ? Le néolibéralisme est-il une chose dont on peut dire qu'elle a une essence ? Toute l'ambiguïté est là : le néolibéralisme est érigé en une théorie cohérente (une utopie) voire en « un programme de destruction des structures collectives capables de faire obstacle à la logique du marché pur. » Or cette problématique, loin d'éclairer les enjeux de « la lutte dans la théorie », pour reprendre une expression d'Althusser, contribue à la confusion théorique et politique. </span></div><div>  </div><div><br></div><div> </div><div>  </div><div><span class="fs12">Le point de départ est, en effet, idéaliste. Après avoir réfuté l'idée que le discours dominant puisse décrire le monde tel qu'il est, Bourdieu laisse entendre que notre monde ne serait pas le résultat de lois naturelles mais « la mise en pratique d'une utopie, le néolibéralisme, ainsi convertie en programme politique, mais une utopie qui, avec l'aide de la théorie économique dont elle se réclame parvient à se penser comme la description scientifique du réel ».On comprend mal en quoi le monde peut être « la mise en pratique d'une utopie ». Le mode de production capitaliste ­ expression visiblement taboue dans le registre de l'article ­ n'évolue pas comme « mise en pratique » d'une théorie mais bien selon ses lois propres, selon son impératif catégorique à lui, celui de la recherche du profit maximum. Que cette pratique s'accompagne d'une idéologie ­ deuxième terme tabou ­ c'est quelque chose de parfaitement naturel ; en précisant que l'idéologie n'est pas réductible au discours mensonger des tyrans, ni au discours de la propagande, mais qu'elle est la représentation spontanée que les agents se font de la réalité sociale. Sur ce point encore, on n'a dit ni plus ni mieux que Marx dans sa fameuse analyse du caractère fétiche de la marchandise.<sup>(1)</sup> </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Au lieu de cette méthode matérialiste (ou même tout simplement scientifique), Pierre Bourdieu part des représentations idéelles du réel pour en faire le facteur explicatif du réel. C'est son droit, mais c'est une prise de position métaphysique qui devrait s'annoncer comme telle. On peut cependant faire remarquer que ce retour en force de l'idéalisme comme méthode d'explication des phénomènes sociaux est très largement répandu. Le dernier livre de feu François Furet, <em>Le passé d'une illusion</em>, est exactement dans cette veine : c'est la théorie léniniste (et marxiste) qui est la matrice d'où sont sortis les monstres staliniens. Même rengaine chez Courtois et ses amis dans leur très médiatisé <em>Livre noir</em>. Il est assez surprenant de voir Pierre Bourdieu enfourcher ce bidet idéologique fourbu. </span></div><div>  </div><div><br></div><div> </div><div>  </div><div><span class="fs12">Donc, nous commençons par la théorie. Bourdieu nous gratifie de quelques considérations allusives et fort confuses sur la théorie de Walras. Une petite note nous avertit que c'est à Auguste Walras (le père) qu'il est fait référence, et non, comme on aurait pu le croire à Léon Walras (le fils) ; sans doute le fils doit-il beaucoup à son père, mais le véritable inspirateur de la théorie économique moderne c'est Léon Walras et non Auguste Walras ; c'est Léon Walras qui écrit des <em>Éléments d'économie politique pure </em>(1874-1877). S'agit-il d'une confusion de la part de Bourdieu ? On a du mal à le croire. Que signifie alors cette référence inhabituelle ? Mystère. Peut-être s'agit-il du fait que Léon Walras emprunte à son père une définition de la notion de capital au sens large comme des biens qui servent plus d'une fois, et au sens étroit comme des biens durables qui eux-mêmes sont produits. Cette définition très vague coupe le concept de capital de son rapport avec la monnaie et la marchandise et c'est précisément cette coupure qui fonde l'économie « pure » moderne. Or, curieusement, il y a en France au moins un sociologue qui emploie le terme de capital dans un sens élargi à la manière de Walras : c'est Bourdieu ! </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Mais que reproche donc Bourdieu à Walras ? D'avoir liquidé la théorie de la valeur-travail, d'avoir construit une théorie générale de l'équilibre ? Rien de tout cela. Le reproche concerne non pas les positions théoriques de Walras, mais le fait même d'essayer de construire une théorie économique qui ne serait qu'une « fiction mathématique » fondée sur une « conception aussi étroite que stricte de la rationalité individuelle » et cette théorie ne serait ainsi qu'une « formidable abstraction ». Voici un dernier reproche bien curieux : toute théorie est, par essence, une « formidable abstraction ». La volonté de donner une formulation mathématique des lois économiques n'est pas propre au néolibéralisme en général ni à Walras en particulier. Si le <em>Capital</em> est inachevé, c'est parce que Marx n'a pas cru pouvoir livrer ses travaux au public tant qu'il ne pouvait pas résoudre quelques problèmes mathématiques épineux, notamment ce fameux problème de la transformation des valeurs en prix qui est une des clés de la conception marxienne.<sup>(2)</sup> </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">À d'autres égards, les reproches que Bourdieu adresse à Walras pourraient aussi être adressés à Marx qui lui aussi voulait faire une théorie pure du mode de production capitaliste, faisait abstraction « des conditions économiques et sociales des dispositions rationnelles » des individus. Le <em>Capital</em> est exposé comme une construction logique à partir du déploiement de ce qui est contenu dans la formule de la marchandise. Ce caractère d'abstraction « formidable » et de construction <em>a priori</em> a été, d'ailleurs, l'objet des critiques majeures qu'a suscitées cet ouvrage. Donc, contrairement à ce que croit Bourdieu, ce n'est pas le genre de préoccupation épistémologique de Walras qui conduit au néolibéralisme ; c'est le contenu positif de la théorie elle-même. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Il est très curieux de constater que le contenu de cette théorie ne soit pas abordé réellement, pas plus que ne sont évoquées les thèses de Kenneth Arrow<sup>(3)</sup> et Gérard Debreu, tous les deux prix Nobel d'économie et créateurs d'un modèle mathématique de l'économie de marché. Or ce qui est intéressant chez ces deux auteurs qui servent de référence au néolibéralisme, c'est qu'ils ont été amenés à prendre leurs distances avec leurs propres théories dont ils ont souligné eux-mêmes les difficultés. Comment traiter de l'essence du néolibéralisme comme théorie sans évoquer les contradictions internes à cette doctrine ? </span></div><div>  </div><div><br></div><div> </div><div>  </div><div><span class="fs12">Bien qu'il soit en quête de l'essence du néolibéralisme, la suite de l'article est très largement constituée d'une partie descriptive qui n'est pas très nouvelle, puisqu'on y trouve essentiellement un résumé de ce qu'on trouve tout de même en beaucoup d'autres lieux, par exemple dans le <em>Monde Diplomatique</em>. Décrire comment est entreprise la destruction de toutes les structures collectives capables de faire obstacle à la logique du « marché pur », cela peut être utile. À condition de le faire sérieusement et ne pas se contenter d'énumérer le catalogue tératologique du « nouvel ordre mondial ». En effet faire du « marché pur » la question centrale, c'est se tromper de cible. Le « marché pur » est une idéologie qui ici sert de couverture à une politique qui se moque comme d'une guigne du marché, de la libre concurrence et des dogmes des grands ancêtres libéraux. Quand M. William Gates rencontre M. Chirac, rachète les droits de reproduction des uvres d'art des plus grands musées du monde, et organise méthodiquement, en France par son partenariat avec France Télécom, le contrôle du « net » d'un bout à l'autre de la chaîne, ce n'est pas le « marché pur » qui est visé, mais bien le monopole. Quand M.Dauzier est chassé de Havas par Messier et la Générale des Eaux, c'est encore le monopole généralisé qui est visé. En lisant le <em>Monde Diplomatique</em>, Pierre Bourdieu aurait d'ailleurs pu trouver de nombreux exemples pour confirmer que la concurrence n'est pas l'essence du mode de production capitaliste mais seulement le moyen par lequel s'accomplissent les lois immanentes du capital et que la concentration et la centralisation du capital sont les traits fondamentaux de ce mode de production. Ou encore, il aurait pu arriver à la conclusion que l'essence du néolibéralisme, c'est la fusion du capital industriel et du capital bancaire constituant ainsi une oligarchie financière qui vise à la domination mondiale. Mais tout cela aurait sûrement fait trop « marxiste » et aurait interdit à Bourdieu d'écrire que le néolibéralisme a « beaucoup de points communs » avec le marxisme. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Il ne s'agit pas reprocher à Bourdieu de n'avoir pas lu Marx. Le problème est qu'il refuse d'affronter les questions réelles parce qu'il prend le discours dominant pour autre chose qu'un discours idéologique. Au fond, pour Bourdieu, si le discours dominant, « l'utopie néolibérale » ne décrit pas le monde tel qu'il est, il décrit néanmoins sérieusement le programme réel des classes dominantes et décrira demain le monde réel quand ce programme aura été mis en application. Donc l'idéalisme de Pierre Bourdieu atteint ici son plein accomplissement. Puisque c'est l'idée qui transforme le mode de production capitaliste, l'analyse du mode de production capitaliste peut avantageusement être remplacée par l'analyse de l'idée. Bourdieu fait exactement ce qu'il reproche aux économistes néolibéraux, confondre les choses de la logique avec la logique des choses. Du même coup la forme sous laquelle apparaissent les lois du capital est prise pour leur essence, le marché remplace le capitalisme et ainsi de suite. Et la question essentielle des rapports de production et de propriété est remplacée par la question secondaire des limites du marché, de l'efficacité du marché, de la compatibilité du marché avec les exigences sociales et morale. C'est-à-dire que la discussion est circonscrite à l'intérieur du cadre des rapports de production capitaliste, de la séparation du producteur et des conditions de la production. Ce qui est exactement l'idéologie dominante elle-même. Ou plus exactement le double de la pensée unique qui est suffisamment puissante pour s'imposer à ses adversaires les plus sincères. </span></div><div>  </div><div><br></div><div> </div><div>  </div><div><span class="fs12">Ce qui est effacé dans le texte de Bourdieu, c'est la politique, c'est-à-dire la lutte politique. Comme si l'utopie dénoncée était déjà entrée en application ­ idée curieuse d'ailleurs puisqu'une utopie réellement existante est une contradiction dans les termes si l'utopie est, étymologiquement, le lieu de nulle part. En quoi Bourdieu efface-t-il le politique ? Tout simplement parce que comprendre la politique, c'est comprendre les conjonctures et que Bourdieu travaille avec des « essences ». Par exemple nous trouvons « les économistes » qui « habillent de raison mathématique » « la production et la reproduction de le croyance dans l'utopie néolibérale ». Que les économistes soient loin de former un bloc, que quelques centaines d'entre eux et pas des moindres aient lancé un manifeste « contre la pensée unique », qu'il y ait donc parmi la corporation des économistes une véritable lutte politique, le lecteur de Bourdieu ne le saura pas, car Bourdieu, fasciné par le regard du serpent des grands médias audiovisuels croit que Jean-Pierre Gaillard (à la Bourse de Paris, extraordinairement brossé par « les Guignols ») et Jean-Marc Sylvestre, le célèbre multicarte, représentent à eux seuls « les économistes ». </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Plus sérieux : Bourdieu hypostasie l'État. Tout le texte est imprégné des idées qui dominent une partie de la gauche ­ la gauche non libérale ­ aussi bien que les « centristes révolutionnaires » de <em>Marianne</em>. Le néolibéralisme serait l'affaiblissement, voir la destruction de l'État au profit de l'économique. Du même coup on comprend bien la proposition centrale de Bourdieu pour mettre fin à « la masse extraordinaire de souffrance que produit un tel régime socio-économique ». Il s'agit de « faire une place spéciale à l'État, État national ou, mieux encore, supranational, c'est-à-dire européen (étape vers un État mondial) capable de contrôler et d'imposer efficacement les profits réalisés sur les marchés financiers et surtout de contrecarrer l'action destructrice que ces derniers exercent sur le marché du travail ». </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Signalons tout d'abord ce que cette proposition présuppose en matière de philosophie politique : une conception purement instrumentale, fonctionnaliste, de l'État. Conception, qui curieusement est aussi celle qui domine la « pensée unique » : l'État n'est qu'un outil, un outil d'organisation de la liberté des marchés, un outil de contrôle des marchés pour les autres, mais dans tous les cas un outil. C'est bien pourquoi on peut envisager sans rire un « État mondial », utopie terrifiante qu'il est fort surprenant de retrouver chez un sociologue qu'on pensait doté du réalisme minimal nécessaire à l'exercice de cette discipline. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">On retrouve, en deuxième lieu, la problématique centrale de tous les partisans de l'Europe de Maastricht : il faut plus d'Europe pour contrôler les marchés et une monnaie unique pour n'être point soumis aux intérêts américains et aux fluctuations du dollar. Nouvelle preuve que Pierre Bourdieu circonscrit entièrement ses critiques à l'intérieur du champ déterminé par ses adversaires. Une fois de plus, nous avons une nouvelle figure du couple diabolique de la pensée unique et de ses doubles. Car l'État est transformé en dispositif de contrôle technique de l'économie et la question de la souveraineté est évacuée. La position de Bourdieu est cohérente avec le projet social qui sous-tend son analyse. Pour lutter contre la misère, il faut contrôler les excès du mode de production capitaliste, mettre en place des contre-pouvoirs ou conserver ceux qui existent. Mais la question des rapports de propriété est tout simplement mise de côté. Comme pour les socialistes depuis leur congrès de l'Arche en 1991, il semble bien que, pour Bourdieu, « le capitalisme borne notre horizon historique » et sa réflexion s'inscrit à l'intérieur de ce champ. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Enfin, et ce n'est pas le moindre problème, Bourdieu reprend la problématique commune qui constitue le lot commun de la pensée libérale de droite ou de gauche et du républicanisme de gauche. C'est l'idée d'une opposition absolue entre l'État et le marché. Les libéraux disent « plus de marché et moins d'État » et la gauche répond « plus d'État et moins de marché. » Mais on devrait savoir depuis la magistrale étude de Karl Polanyi<sup>(4)</sup> que le libre marché présuppose une intervention réglementaire massive et le développement de l'appareil répressif. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Dans son premier âge, le capitalisme anglais avait mis les vagabonds au travail au moyen de sorte de « camps de concentration », les « <em>workhouses</em> ». Il ne suffit pas d'inciter au travail par la baisse des allocations chômage ou de d'augmenter « l'employabilité » en baissant les salaires minima. Il faut encore se prémunir contre les révoltes ouvertes ou larvées que cette politique engendre nécessairement. C'est pourquoi le « néolibéralisme » n'est pas seulement le marché pur, mais aussi le quadrillage du territoire, le « zonage » ­ ZEP, zones sensibles, etc. ­ et le fichage des pauvres, avec, dans le plus grand secret l'élaboration de dispositifs anti-émeutes, et l'intégration du soulèvement urbain dans les préoccupations des armées (et ceci tant en France qu'aux États-Unis). </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">La gestion du marché lui-même, même en mettant entre parenthèses la « question sociale » présuppose un État développé et une lourde bureaucratie dans laquelle la poids de l'appareil judiciaire tant public que privé ne cesse de croître. La privatisation du téléphone, par exemple, entraîne une prolifération pathologique de la réglementation, l'Europe suivant en cela le modèle américain. La diminution du poids de la loi votée par les représentants du peuple est plus que compensée par la montée en puissance de la jurisprudence civile et pénale. L'utopie néolibérale, ce n'est pas le marché pur, mais le profit protégé par un État tentaculaire mais camouflé parce que « non politique », parce qu'entièrement consacré à la gestion rationnelle technicienne du social, à l'administration des choses. </span></div><div>  </div><div><br></div><div> </div><div>  </div><div><span class="fs12">A trop prendre l'idéologie au sérieux, on finit par décrypter toute réalité à travers la grille de l'idéologie et à laisser dans l'ombre ce que précisément l'idéologie a pour fonction de laisser dans l'ombre. L'exercice auquel Pierre Bourdieu se livre dans <em>Le Monde Diplomatique</em> révèle les limites intrinsèques d'un certain type de pensée critique aujourd'hui. Une critique qui impuissante les citoyens, puisque d'un côté on affirme, à juste titre, que la situation actuelle est intolérable, mais qu'en même temps on doit confesser qu'on a pas de véritable alternative à proposer. Une critique qui impuissante les citoyens pour une deuxième raison qui a beaucoup à voir avec l'incapacité de toute une partie de la gauche à tirer jusqu'au bout les leçons de l'URSS. Les politiques néolibérales ont été parfois imposées par des coups d'États (Chili) ou sous la pression directe des institutions internationales (FMI, BM), mais dans les grandes pays à peu près démocratiques, elles sont aussi, en partie, choisies par les citoyens qui n'ont guère sanctionné MM. Blair et Jospin pour ne citer que deux ralliés récents à la version « de gauche » ( ?) du néolibéralisme. On peut dire que les citoyens sont des abrutis ou qu'ils sont abrutis par les médias et se contenter de lancer des prophéties et des excommunications. Il serait beaucoup plus intéressant de se demander quelles sont les « bonnes raisons » qui ont poussé une partie des salariés à accepter, peu ou prou, ce néolibéralisme quitte à en limiter les effets les plus dévastateurs par de grands mouvements sociaux (1995 en France, grève chez UPS). On s'apercevra peut-être que ce n'est pas sans rapport avec les « bonnes raisons » qui ont conduits les principaux soi-disant bénéficiaires des « conquêtes du socialisme » à appuyer massivement leur renversement en URSS et dans les PECO. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Le socialisme ouvrier traditionnel, celui des origines à Marx inclus, n'est pas un antilibéralisme et, cent cinquante ans après le <em>Manifeste</em>, on se gardera bien de le confondre avec les diverses variétés de socialisme réactionnaire et petit-bourgeois. Ce socialisme-là était l'aspiration des prolétaires à étendre à la sphère économique les principes de liberté et d'égalité conquis dans la sphère politique, bref à faire rentrer dans les système des besoins le « libéralisme politique » ou encore, à considérer, comme John Rawls, qu'il faut étendre le contrat social à la détermination des positions sociales et des revenus garantis à chaque citoyen. Les aléas de l'histoire ont conduits souvent les socialistes à l'alliance avec les ennemis de leurs ennemis et donc à confondre le socialisme (« les producteurs associés » disait Marx) avec l'étatisme antilibéral, bref à passer de Marx à Lassalle. Mais il faut dire clairement qu'on ne sortira pas de la crise présente en se repliant sur les vieilles lunes d'un système d'intervention étatique qui, de sa version libérale (Keynes) à sa version fasciste (Schacht), a d'abord été inventé pour sauver le capitalisme en perdition. Il faut au contraire se demander comment on peut réconcilier Marx et Rousseau, abandonner la sociologie fonctionnaliste sommaire pour retourner à la philosophie politique et faire revivre, comme les ouvriers parisiens de 1848, la vieille idée de la République Sociale. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Le 17 Mars 1998 - Denis Collin</span></div><div> </div><div>  </div><div class="imTARight"><span class="fs12"><em><span class="cf1">Début de page</span></em><em>|</em><em><span class="cf1">Accueil</span></em></span></div><div><span class="fs12">Notes</span></div><div></div><div>  </div><div><span class="fs12">1. Capital, Livre I, I, 4. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">2. Chose intéressante, Michio Morishima qui est l'un de ceux qui ont donné une solution au problème marxien de la transformation est aussi un spécialiste de Walras. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">3. De Ken Arrow, on pourra lire <em>Choix collectifs et préférences individuelles</em>, réédité en collection de poche par Diderot éditeur (1997). </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">4. <em>La Grande Transformation</em>, Gallimard&nbsp;</span></div><div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 13 Feb 2015 08:34:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Vigoureuse Interpellation des Charlie par le général Delaunay]]></title>
			<author><![CDATA[Général Delaunay]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_u61n028g"><img class="image-0 fleft" src="https://www.deds.ch/images/dds_delaunay.jpg"  title="" alt=""/><b class="fs12">Vigoureuse Interpellation des Charlie par le général Delaunay</b><div><b class="fs12"><br></b><div><span class="fs12">Publié le 31 janvier 2015 par Anne Brassié</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Alors, comme ça, vous êtes des Charlie? Vous, la meute tirant à vue depuis des années sur tous ceux qui vous dérangent, vous vous émouvez maintenant que la mitraille retentit contre votre camp ?</span></div><div><span class="fs12">Maintenant que les cadavres ont refroidi, passons aux choses sérieuses. Le choc et le recueillement s’estompant, il est déjà temps, avant qu’il ne soit trop tard, de sortir les plumes des fourreaux, de dégainer les idées brûlantes, enfin, de battre le fer tant qu’il est chaud. « Je suis Charlie », dites-vous d’une seule et même voix. « Je suis Charlie », annoncent les pancartes que vous brandissez dans les rédactions.  « Je suis Charlie », scandent vos avatars et vos hashtags sur les réseaux sociaux. Et vous avez bien raison. Seulement… Vous êtes Charlie aujourd’hui, mais vous n’étiez pas Éric Zemmour hier, quand il s’est fait virer d’i Télé pour raisons politiques. Pire encore : vous pétitionniez à tour de bras pour l’évincer du service public.</span></div><div><span class="fs12">Vous êtes Charlie, mais vous n’étiez pas Robert Redeker en 2006, quand un papier critiquant l’islam dans Le Figaro lui valut une tornade de haine : graves menaces de mort qui le gardent encore aujourd’hui sous protection policière, désaveu et silence de la classe intellectuelle et journalistique, lynchage dans les règles de l’art sur le plateau d’« ONPC ».Vous êtes Charlie, mais vous n’étiez pas Clément Weill-Raynal, mis à pied de France 3 pour avoir révélé l’affaire du « mur des cons » dont il fut le plus triste fusillé.</span></div><div><span class="fs12">Vous êtes Charlie, mais vous n’étiez pas Robert Ménard à son licenciement, Michel Houellebecq, Renaud Camus ou Christine Tassin à leurs procès respectifs pour avoir critiqué l’islam.</span></div><div><span class="fs12">Vous êtes Charlie, mais vous soutenez toutes les lois mémorielles qui empêchent les intellectuels de faire leur travail, pour le bien de l’Histoire et de la vérité.</span></div><div><span class="fs12">Vous êtes Charlie, mais vous n’êtes pas Richard Millet face à la meute, vous n’êtes pas Alain Finkielkraut  ou encore Ivan Rioufol, brillant d’intransigeance mais déchiqueté comme un gigot jeté aux lions sur le plateau d’« On refait le monde » ce jeudi 8 janvier.</span></div><div><span class="fs12">Vous êtes Charlie, mais vous n’êtes rien de ce qui sentirait trop le soufre, vous êtes les dénonciateurs de tous ceux qu’on abat sur l’autel du politiquement correct, vous êtes ceux qui tenez le fusil, les bourreaux objectifs de tous les indésirables de la liberté, de votre liberté à vous et à vous seuls.</span></div><div><span class="fs12">Pourtant, la liberté n’a qu’un seul visage. C’est la liberté pour les sains d’esprit, la liberté pour les fous, la liberté pour les noirs, la liberté pour les jaunes, la liberté pour les blancs, la liberté pour ceux qu’on désapprouve peut-être mais qui font la diversité et la santé intellectuelle d’un pays.</span></div><div><span class="fs12">Vous n’étiez pas ces gens, et aujourd’hui vous êtes Charlie ? Vous vous mentez, vous nous mentez. Vous êtes ce qui vous arrange, quand cela vous arrange. Vous n’êtes pas Charlie, vous êtes Charlot. Et tant que vous ne défendrez pas les principes que vous dites avoir au cœur jusqu’au bout, vous le resterez.</span></div><div><span class="fs12">Une chose encore, le summum de la connerie a été atteint par Jean-Michel Ribes, qui s’est livré sur BFMTV à un amalgame entre les intégristes musulmans et les intégristes catholiques qui, comme chacun le sait, trouvent dans l’Évangile la justification des actes terroristes qu’ils commettent chaque jour. C’est vrai que c’est courant de voir aux actualités des catholiques intégristes, couper des têtes, crucifier des hommes, violer des femmes, tuer des enfants juifs, tirer au lance-roquette dans un journal … ! Les mots manquent pour dénoncer une telle débilité intellectuelle….. Comme quoi la preuve est faite, à chaque drame, que les gens dits intelligents sont souvent beaucoup plus crétins que le commun des mortels.</span></div><div><span class="fs12">Mais ça nous le savions déjà…</span></div><div><span class="fs12">Général DELAUNAY ancien chef d’Etat -Major</span></div><div><br></div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 10 Feb 2015 16:24:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[La question ukrainienne, la Russie et le droit international]]></title>
			<author><![CDATA[Robert Charvin]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_qkzuhidb"><span class="fs12"><b>La question ukrainienne, la Russie et le droit international</b></span><div><span class="fs12">Robert Charvin</span></div><div><span class="fs12">| </span></div><div><span class="fs12">3 février 2015</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Les médias occidentaux ont profondément malmené l'information au sujet de la crise ukrainienne, présentée non comme essentiellement l'implosion de l’État et de la société ukrainienne, mais comme un affrontement entre Kiev, l'Union Européenne, les États-Unis d'une part et la Russie d'autre part. Ils semblent s'être interdit d'envisager une solution négociée et diplomatique, et condamnent sans nuance la Russie de V. Poutine, en retrouvant les accents de la « guerre froide » qui avait disparu à l'époque de B. Eltsine. Les mêmes médias se sont peu attardés sur la nature ambiguë de la « révolution » très peu « démocratique » de Kiev, reprenant à leur compte les accusations portées contre les rebelles de l'Est, qualifiés de « terroristes », après avoir accusé la Russie « d'expansionnisme ».</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">  Dans les faits et très vite, les États-Unis et l’Union Européenne ont procédé à une escalade antirusse sous couvert d’une « indignation » à l’encontre d’une « ingérence » russe attentatoire à la souveraineté de l’Ukraine. Ils avaient pourtant exercé de fortes pressions depuis des années (particulièrement en 2004 lors de la « révolution orange », puis en 2008, lors du Sommet de Bucarest avec une invitation à entrer dans l’OTAN, etc.) et lors des manifestations de Maïdan (1). </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Les médias occidentaux n’ont jamais pris en compte le fait que le gouvernement contesté (quelle que soit sa mauvaise « qualité ») était légalement en place à la suite des élections de 2010 jugées régulières par les observateurs internationaux et que la veille de son renversement par un coup d’état, un accord avait été conclu entre le président ukrainien, l’opposition et les ministres des Affaires étrangères de France, d’Allemagne et de Pologne et soutenu par la Russie (étaient décidés des élections anticipées, le retour à la Constitution de 2004 et la formation d’un gouvernement d’union nationale). </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">On peut s’interroger sur « l’innovation » historique que représente l’appui donné par le monde occidental aux « révolutions » de certains pays et donc sur la nature des « révolutions » ainsi soutenues. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Prenant visiblement leurs informations auprès de l’OTAN, les grands médias occidentaux ont appuyé immédiatement le gouvernement insurrectionnel ukrainien qualifié de « démocratique », en dépit de sa composition faisant une place importante au parti d’extrême droite Svoboda et malgré ses premières mesures hostiles aux russophones de Crimée et de l’Est. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Le « soft power » euro-américain qui s’est ainsi manifesté une fois de plus en Ukraine, comme cela avait déjà été le cas pour les ex-républiques soviétiques, l’avait emporté sans aucune prise en compte de la légalité, (du droit constitutionnel comme du droit international) et de la sociologie du peuple ukrainien. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">En effet, nul ne remet en cause explicitement le principe de l’égale souveraineté des États ni celui de la non-ingérence dans les affaires intérieures de chaque État. Or, les États occidentaux pratiquent activement, lorsqu’ils l’estiment utile, l’ingérence sous toutes ses formes et sous les prétextes les plus divers : avec le recours à la force armée contre l’Irak, la Libye ou la Côte d’Ivoire, par exemple, avec les moyens politiques et financiers donnés à certaines forces (notamment les Frères Musulmans) lors des « printemps arabes » et aux pro-occidentaux lors des différentes « révolutions » dans les ex-Républiques soviétiques. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Le processus interventionniste est plus ou moins standard : à l’occasion d’une crise interne, les forces occidentales instrumentalisent le conflit et l’internationalisent afin d’en récupérer le bénéfice économique et stratégique. L’objectif est d’ouvrir le marché aux grandes firmes privées (par exemple, dans le domaine énergétique) et d’occuper de nouvelles positions stratégiques au profit de l’OTAN. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Ils se dispensent au contraire d’intervenir et vont jusqu’à bloquer toute interposition, par exemple celle de l’ONU, lorsqu’il s’agit d’assister un allié, comme Israël ou de s’opposer à une révolution réellement populaire comme au Bahreïn en s’associant à l’Arabie Saoudite. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">La crise ukrainienne s’inscrit dans le cadre de cette stratégie globale : l’isoler des autres crises et en faire un phénomène sui generis, comme le font les propagandistes occidentaux, ne correspond pas à la réalité. En faire une manifestation d’un impérialisme russe de retour et accuser l’État russe d’obsession paranoïaque, alors que c’est l’OTAN qui tente en permanence d’élargir sa zone d’intervention en intégrant dans son orbite successivement des États aux frontières de la Russie (2), c’est procéder à une inversion des faits. Dans la crise ukrainienne, c’est l’Union Européenne et les États-Unis qui sont à l’offensive alors que la Russie n’est que réactive. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">La part du droit n’est, à l’évidence, que minime dans la crise ukrainienne. Mais il est paradoxal de prétendre que les États occidentaux, en la circonstance, sont les défenseurs d’une légalité internationale qu’ils invoquent par ailleurs si rarement, l’instrumentalisant parfois ou l’ignorant souvent. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">L’effondrement de l’URSS a révélé clairement ces pratiques occidentales. Les États-Unis et l’Union Européenne ont eu, durant les années 1990, en raison de l’extrême faiblesse de la Russie de B. Eltsine, l’illusion de pouvoir imposer une « gouvernance globale » à leur profit. Après avoir dû supporter la bipolarité durant la « guerre froide » et les dispositions « perturbatrices » de la Charte des Nations Unies (égalité souveraine des États, non-ingérence, etc.), les pouvoirs publics et privés d’Occident ont cru pouvoir bénéficier d’un monde « unipolaire », en mesure de refuser la solution multilatérales du droit international, particulièrement dans le domaine de la résolution des conflits et du droit économique. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">A partir des années 1990, nouvelle phase d’hégémonie occidentale, jusqu’à la renaissance de la Russie et la montée en puissance de la Chine, les États occidentaux se sont attachés à déconstruire le droit international, à créer des espaces marchands hors de toute souveraineté étatique, à tenter de transformer le système normatif légal en une vague « morale » internationale proche de celle du XIX° siècle (par exemple, en restaurant la vieille conception théologique de la « guerre juste »), en distinguant parmi les États, pourtant tous membres des Nations Unies, ceux qui étaient « éligibles » au droit international et ceux qui ne l’étaient pas (par insuffisance « démocratique »), rejetant le principe fondamental de l’universalisme de la Charte. Le tout accompagné de la perversion de diverses notions du droit international (« l’humanitarisme », « le sécuritaire », les droits de l’homme, etc.). C’est l’antiterrorisme qui a servi de « clé de déverrouillage » du droit international « gênant », mais c’est la volonté d’une « gouvernance globale » de l’économie mondiale qui est l’objectif poursuivi. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">En effet, le déclin relatif du pouvoir économique et financier des États-Unis à l’échelle mondiale, conjugué à leur messianisme traditionnel et à leur complexe de supériorité, encouragé par l’alignement fréquent des États européens (voir, par exemple les négociations du Traité transatlantique) est un facteur essentiel du recours direct ou indirect à la violence afin de sauvegarder une position encore hégémonique. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Avec l’appui de certains États tels que la Pologne ou les Républiques baltes (dont certaines orientations sont souvent néofascistes, renouant avec leur histoire pré-soviétique), l’hostilité antirusse est réapparue face à une Russie reprenant progressivement sa place de grande puissance européenne. Dans le sillage de l’histoire traditionnelle de l’Europe, la Russie n’est tolérée que lorsqu’elle est affaiblie. La reconstruction de l’État russe avec la présidence Poutine est assimilée à une « menace » contre l’Occident qui considère que les avancées de l’OTAN dans l’environnement russe immédiat sont la « bonne » réplique, ainsi qu’un système de sanctions visant l’économie russe, en lieu et place de la négociation et de la conciliation. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">S’il est difficile de qualifier cette nouvelle phase des relations Est-Ouest, ouverte avec la crise ukrainienne, de nouvelle « guerre froide », car il ne s’agit plus d’un affrontement antagonique entre deux modes de production, on peut qualifier cette crise de « guerre tiède », par procuration. Le gouvernement de Kiev, assisté par l’Union Européenne et les États-Unis, se refuse depuis son installation à toute négociation réelle avec les populations de l’Est de l’Ukraine : l’accord du 17 avril 2014 vite « oublié » visait le désarmement des forces en présence (il y a aujourd’hui plus de 5.000 victimes de l’affrontement), l’accord de cessez-le-feu de Minsk du 5 septembre 2014 lui-même n’a pas été pris en compte, tout comme le Mémorandum du 20 septembre envisageant le retrait des combattants étrangers. Le plan présenté par le Président Poutine, lors de son voyage en Mongolie, n’a pas été examiné : il s’agissait pourtant de préparer un accord politique entre Kiev et les insurgés de l’Est, comprenant un arrêt des combats, le départ de l’armée des villes, l’arrivée d’une force onusienne d’interposition et la création de couloirs humanitaires. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Pour Kiev, comme pour les Occidentaux, il n’est plus question de faire jouer « la responsabilité de protéger » les civils, alors qu’ils considèrent cette responsabilité comme un principe coutumier du droit international (il a joué à Benghazi contre l’État libyen et en Côte d’Ivoire, pour éliminer le régime Gbagbo) (3). </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">La seule réponse des États-Unis et de l’Union Européenne est l’alourdissement des sanctions économiques et politiques contre la Russie, tandis que celle de Kiev est de refuser tout dialogue sur une solution politique (par exemple, fédérale) avec les insurgés de l’Est et de bombarder les populations civiles (4). </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Les positions de la Fédération de Russie vis-à-vis du droit international sont duales. La Russie reprend à son compte le droit positif en essayant de lui donner une effectivité que les États-Unis, au contraire, remettent en cause. Elle réplique parfois en se fondant sur des positions antérieurement prises par les Etats occidentaux eux-mêmes. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Elle ne participe pas à la déconstruction du droit international parce qu’elle n’y a aucun intérêt : elle a au contraire besoin par exemple du respect de la souveraineté nationale de chaque État, consacrée par la Charte des Nations Unies, dans la phase de réorganisation qu’elle traverse et du rapprochement avec la Chine et l’Asie. Elle est de plus en plus hostile aux pratiques spéculatives qu’autorise le droit international des affaires, jouant notamment sur le prix des matières premières, le pétrole en particulier. A l’inverse des pouvoirs privés occidentaux, la Russie a besoin de la paix et d’un ordre économique international régulé. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Elle récuse l’idéologie du « cas par cas », développée par les États-Unis, source d’une insécurité juridique généralisée et des interprétations d’une extrême « souplesse » et souvent de mauvaise foi (5) des puissances occidentales, réticentes à l’égard du multilatéralisme. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Malgré l’embargo qu’elle subit, la Russie entend ni rompre avec les Puissances occidentales ni tenter d’exercer sa propre hégémonie : cette ligne est, par exemple, illustrée par sa participation active au projet ITER, édifiant un réacteur thermonucléaire expérimental (installé à Cadarache) révolutionnant la fission nucléaire, porteur d’un grand avenir pour tous. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">En bref, à l’agressivité de Kiev, des États-Unis et de l’Union Européenne, la réponse russe est politique et diplomatique. La Russie sait qu’il n’y a pas d’avenir pour l’Europe sans la Russie qui, pour sa part, souhaite encore ne pas se priver de l’Europe. Les puissances occidentales et leurs alliés d’Europe de l’Est sont hostiles à cette multipolarité car elle implique « plus de Chine et plus de Russie » (6). La Russie est au contraire favorable à un monde multipolaire qui est la meilleure garantie du maintien de la paix et d’une plus grande effectivité du droit international. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">L’intégration de la Crimée dans la Fédération de Russie ne constitue pas une violation de la légalité internationale si l’on se réfère à la fois à la situation ukrainienne lorsqu’elle a été réalisée et aux pratiques occidentales. Les autorités de Kiev, issues de la révolte de Maïdan, ne sont pas fondées à invoquer la légalité ukrainienne. Elles ne peuvent, en effet, en ayant renversé le gouvernement légal, en ayant destitué le chef de l’État, sans respect de la loi constitutionnelle en vigueur et après avoir « épuré » la Cour Constitutionnelle, se prévaloir à propos de la Crimée, où s’était institué un autre pouvoir de fait, de la loi fondamentale simplement parce qu’elle servirait leur cause. La régularité du référendum d’autodétermination organisé par les autorités de la « République autonome de Crimée » a été peu contestée parce que peu contestable. L’intervention de militaires russes a été évoquée comme une ingérence extérieure : elle n’avait pas à l’être car cette présence résultait d’accords conclus en 1997 et 2010, valides jusqu’en 2042. La disparition des autorités légales à Kiev et les premières décisions prises ouvertement antirusses justifiaient même les mesures de sécurité des nouvelles autorités de Crimée assurant la protection des populations civiles locales. Leur droit à l’autodétermination fonde le droit à la sécession et au retour dans la patrie-mère. En effet, le transfert en 1954 de la Crimée sur décision de Khrouchtchev (pour des raisons politiciennes de direction de l’URSS) était totalement artificiel, alors que sa réintégration à la Russie est réellement conforme à la volonté de la grande majorité. (7) La soi-disant finalité « pro-démocratique » de la « révolution » de Maïdan n’efface pas son caractère illicite, sauf si l’on en revient à l’archaïque conception du « droit public de l’Europe » de la fin du XVIII° siècle et du XIX° siècle, qui prétendait être celui des « nations civilisées » dont seraient exclues abusivement la Russie et la population de Crimée ! </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">De plus, les États européens sont très mal placés pour considérer le caractère illicite du référendum de Crimée. En effet, les pouvoirs « libéraux » de France et des Pays-Bas en 2005, de l’Irlande en 2009 n’ont pas hésité à annuler les résultats des référendums organisés dans leur pays respectif pour la seule raison que leur résultat ne correspondait pas à leurs objectifs, en faisant adopter par le Parlement ce qui avait été décidé par les citoyens ! </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">La licéité de ces annulations est légalement des plus contestables : certains ont pu parler de forfaiture. De même, lorsque l’Union Européenne a interdit au gouvernement grec, en 2011, de mettre en œuvre sa décision d’organiser un référendum qui risquait d’aller à l’encontre des décisions européennes, elle a aussi manifesté d’un autoritarisme légalement suspect. La confusion en matière d’interprétation de ce qu’est la « démocratie » et le respect de la légalité, ainsi que le peu de cas reconnu à la volonté populaire empêchent le procès que l’Occident aurait voulu intenter à propos de la Crimée contre la Russie. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">La doctrine américaine favorable à l’autodétermination des peuples sous « domination aliénante » se retourne contre l’Occident. La Catalogne, l’Écosse, l’Italie du Nord, les peuples autochtones en Amérique du Nord et du Sud (et non plus seulement certaines populations du Sud) peuvent demain multiplier les sécessions plus ou moins stimulées par la recherche d’un espace marchand globalisé favorable aux firmes transnationales et à la volonté des États-Unis de préserver leur statut de superpuissance unique (8). </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Ce chaos introduit par les États-Unis et leurs alliés au cœur du droit international devient une source d’insécurité pour tous, et ce n’est pas la diplomatie russe qui en est à l’origine ! </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">La question des provinces de l’Est de l’Ukraine est d’une autre nature que celle de la Crimée, bien que les russophones y soient largement majoritaires. Au sein de l’Ukraine, ils constituent une forte minorité. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Le procès fait à la Russie pour ingérence dans les régions de Donetsk et de Lougansk ne peut être déclaré recevable sans examen, comme on le fait dans l’Union Européenne et aux États-Unis. La position de la Russie est fondamentalement réactive, alors que Kiev et ses alliés (États-Unis, Union Européenne) sont radicalement offensifs. La Russie n’a aucun intérêt à mettre en cause l’intégrité de l’Ukraine, bien qu’elle ne puisse pas politiquement ne pas apporter son soutien aux Russophones qui le réclament. C’est pourquoi la diplomatie russe, exprimée par le Ministre S. Lavrov, est orientée en permanence vers la conciliation et la recherche d’une solution « raisonnable » pour les parties au conflit. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Une fraction de l’intelligentsia occidentale (V. Havel, Habermas, D. Vernet, par exemple) a soutenu l’intervention de l’OTAN contre la Yougoslavie, puis celle en faveur des Kosovars contre la Serbie, au nom de la protection des populations en dépit du principe de l’intégrité territoriale et sans l’accord du Conseil de Sécurité. Le « droit des peuples » devait l’emporter, pour le bien légitime de la « société civile internationale » et parce que, selon le professeur A. Cassese, « la situation était en dehors du droit » ! </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Ce coup de force contre la souveraineté serbe, aboutissant à la sécession du Kosovo, a été, de surcroît, couvert par l’ONU (résolution 1244), sans considération de sa minorité serbe, rom ou turque, avec le soutien de l’Union Européenne dont les États membres ont été laissés libres de procéder à la reconnaissance diplomatique du Kosovo (9). </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Comment les États occidentaux peuvent-ils à la fois soutenir la sécession du Kosovo et dénoncer avec virulence les revendications des républiques populaires de Lougansk et de Donetsk, assistées par la Russie (10) ? </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Comparée à l’interventionnisme euraméricain massif au profit de Kiev, l’assistance russe est limitée. Elle ne s’est pas démentie malgré la radicalité de la politique suivie par Kiev, stimulée par ses alliés polonais et baltes (11) et surtout par les États-Unis. C’est ainsi que le Parlement de Kiev(12) s’est prononcé pour une adhésion rapide à l’OTAN et une révision constitutionnelle supprimant les dispositions fixant un statut de « non-aligné » entre la Russie et l’Occident. Il a adopté une loi ouvrant le capital des entreprises énergétiques aux firmes occidentales (13). Kiev a interrompu tous les services publics et stoppé le versement de toutes les prestations sociales pour les populations de Lougansk et de Donetsk. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Le Président Porochenko (14), quant à lui, ne semble envisager qu’une solution militaire pour « régler » les relations de Kiev et des populations russes de l’Est, sans considération pour les dommages subis par les populations civiles (15). </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">La diplomatie russe, pour sa part, insiste depuis le début de la crise, sur le fait qu’une solution de type fédéral s’impose, si l’option est de maintenir l’intégrité territoriale de l’Ukraine. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">La Russie n’a cessé de multiplier les propositions de négociation depuis le premier accord de Genève du 17 avril 2014 (avec les États-Unis, l’Union Européenne et les Ukrainiens), malgré la politique de sanctions économiques immédiatement décidée par les États-Unis et l’Union Européenne, en dépit des conséquences négatives pour l’économie ukrainienne qui a besoin de la coopération avec les deux parties. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">La solution la plus rationnelle pour l’Ukraine, s’il s’agit de concilier le droit des peuples et l’intégrité territoriale, est la mise en œuvre d’un système fédéral, au nom de la protection des minorités, proposition défendue avec insistance par la Russie(16). </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Les demandes russes de cessez-le-feu entre les forces de l’Est et celles de Kiev accompagnent en permanence les propositions de solution à plus long terme (à Genève en avril 2014, à Minsk en septembre 2014, lors de la présentation du Mémorandum du 20 septembre 2014, lors du voyage du Président Poutine en Mongolie, etc. Pour « calmer le jeu », la Russie a même proposé à Kiev des livraisons de gaz à un prix inférieur à celui pratiqué jusque-là. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Plus globalement, la diplomatie russe appelle depuis 2008 à un « Helsinki 2 », c’est-à-dire la conclusion d’un nouveau traité paneuropéen de sécurité. Les États-Unis et l’Union Européenne, malgré leurs contradictions (17), soutenus par une forte campagne médiatique, se contentent de refuser toutes les propositions considérant que la seule réalité est « l’expansionnisme » russe. Le secrétaire américain, Mac Cain, n’hésite pas à dénoncer « l’impérialisme » de la Russie et le Parti républicain à appeler au « réarmement moral » contre la Russie. « La Russie n’est plus un partenaire » (18), proclame le Secrétaire Général de l’OTAN, redevenue le « levier offensif de la vieille lutte contre la Russie », comme il l’était contre le communisme (19). </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Le processus de « guerre froide » (bien que la notion soit discutable) délibérée semble se développer et le monde occidental semble se refuser à admettre qu’il n’y a pas de paix possible en Europe sans la Russie. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">En fait, selon un modèle stratégique pratiqué partout par les puissances occidentales, les revendications identitaires et sociales d’une partie de l’Ukraine sont assimilées à une ingérence impériale de la Russie. Le conflit civil est instrumentalisé en affrontement international, comme si la Russie avait une totale maîtrise des comportements et des décisions de Lougansk et de Donetsk (20). Délibérément, les États occidentaux prennent prétexte de la crise ukrainienne pour tenter d’affaiblir l’économie russe, victime de la spéculation mondiale sur le pétrole. Cette politique du « pire », (l’économie occidentale est, avec moins de perspectives que l’économie russe, et en crise profonde depuis 2008), a les aspects d’une fuite en avant. Les réactions internes qui se produisent en Europe, comme par exemple les bouleversements de la société grecque (21), impliquent des manœuvres de diversion. Les problèmes sécuritaires et l’antiterrorisme ne suffisent pas ; la détermination d’un « ennemi » défini, comme la Russie, est idéologiquement « efficace ». </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">En fait, en raison de l’inertie (plus ou moins complice) de l’OSCE, du Conseil de l’Europe, et de la paralysie de l’ONU, les puissances occidentales et les quelques pays européens ayant un rapport historique émotionnel et hostile à la Russie mènent une politique aventuriste pour laquelle le droit n’a qu’une très faible part. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">La situation chaotique qui en résulte et qui s’inscrit dans la vague de déstabilisation généralisée menace toutes les parties en cause : sa maîtrise tend à échapper aux acteurs ainsi engagés, tandis que le droit international se trouve placé dans un état « comateux » (22). </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Notes :</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">1) Sont par exemples venus appuyer les manifestants de Maïdan, le ministre canadien des Affaires étrangères, une Secrétaire d’État adjointe des États-Unis, des personnalités françaises, etc. sans parler de l’aide financière de certaines organisations occidentales.</span></div><div><span class="fs12">2) Il faut se rappeler les réactions des États-Unis à l’envoi de missiles soviétiques à Cuba et la proximité d’une Troisième guerre mondiale qui en a résulté.</span></div><div><span class="fs12">3) On peut rappeler aussi le soutien occidental apporté aux Islamistes de Tchétchénie, surtout lors de la seconde guerre menée et gagnée par le pouvoir fédéral (lors de la première guerre perdue par B. Eltsine, « l’indulgence » était la règle). A Paris, par exemple, les « Comités Tchétchénie » ont bénéficié, au nom des droits de l’homme, de moyens divers, y compris médiatiques, pour discréditer le pouvoir russe. L’hostilité à la Russie l’emporte sur le combat contre les djihadistes. Les appels du Ministre des Affaires étrangères S. Lavrov pour « faire bloc … et donc combattre de manière coordonnée, sans politique des deux poids deux mesures » n’ont pas été entendus. La position occidentale demeure en effet incohérente : elle combat contre l’E.I en Irak, mais la tolère en Syrie par hostilité à Damas ; elle collabore avec le Qatar et l’Arabie Saoudite, qui participent au financement des Islamistes et reste pour le moins indifférente aux menaces en Tchétchénie, dans le Caucase et les différents territoires musulmans de la Russie.</span></div><div><span class="fs12">4) On constate l’extrême discrétion des médias occidentaux sur les attaques de l’armée ukrainienne contre les provinces de l’Est, et notamment l’impact des bombardements des villes. Lorsqu’ils en parlent, ils ne font que reproduire les « informations » fournies par Kiev : les responsables sont toujours les « terroristes » de l’Est et leurs alliés russes.</span></div><div><span class="fs12">5) On peut rappeler l’interprétation des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de Sécurité concernant la Libye, la préfabrication artificielle de prétendues normes coutumières comme la « légitime défense préventive », les pratiques de la Cour Pénale Internationale très éloignées d’une authentique justice pénale internationale mettant fin à l’impunité des criminels de guerre, etc., les manipulations onusiennes telle que l’inertie de certaines « forces de paix » en raison des pressions américaines (en République Démocratique du Congo, par exemple, elles sont présentes sans la moindre efficacité depuis dix ans, tandis que la rébellion est soutenue par l’Ouganda, pro-américain), etc.</span></div><div><span class="fs12">6) La très occidentaliste Th. Delpech (Politique Internationale. Été 2003) développe cette analyse soulignant à l’appui de sa thèse que l’Occident est « un îlot de paix, de prospérité et de démocratie » ! Les néoconservateurs américains ont la même position au nom de la « morale ». Dès 2005, sans même citer les problèmes que soulèvent les avancées des États-Unis et de l’OTAN, T. Delpech, membre de l’Institut international d’études stratégiques de Londres et chercheur au CERI (Paris), écrit, en mettant en cause la seule Russie : « … sans l’Ukraine le rétablissement de la domination de Moscou sur les États qui se sont émancipés en 1990 est impossible. Sans elle, la Russie ne peut plus songer à la restauration de l’empire ». Comme le rappelait Z. Brezinski, il faut choisir entre la démocratie et l’empire. On ne peut avoir l’un et l’autre. La clé serait que pour V. Poutine (discours du 25 avril 2005) la chute de l’URSS est « la plus grande catastrophe géopolitique du siècle » (p. 205).</span></div><div><span class="fs12">7) T. Delpech ose même écrire : « Quant au désordre, voire la guerre, il est parfois nécessaire pour rendre la justice possible » (p. 320). Cf. L’ensauvagement. Le retour de la barbarie au XXI° siècle. Grasset. 2005.</span></div><div><span class="fs12">8) Voir P-M de la Gorce. « Washington et la maîtrise du monde ». Le Monde Diplomatique. Octobre 1994, qui précise longtemps avant la crise ukrainienne que l’objectif fondamental des États-Unis est la « dislocation de l’URSS » et d’empêcher le « retour vers la Russie des pays devenus indépendants : l’Ukraine, la Biélorussie ou éventuellement d’autres encore » (rapport Wolfowitz et rapport Jeremia. 1992-1993).</span></div><div><span class="fs12">9) Voir P. Claret (ss direc.) Kosovo : entre légalité et légitimité. La balkanisation en marche ? Fondation Varenne. Bruylant. 2009.</span></div><div><span class="fs12">10) La France est très mal placée pour invoquer le principe de l’intégrité territoriale lorsqu’on observe la politique suivie vis-à-vis des Comores en 1974, par exemple, où elle a organisé un référendum dont les résultats ont été comptabilisés « île par île », ce qui a conduit à détacher Mayotte, intégrée ultérieurement (2009) à la République Française, malgré l’avis contraire de l’État comorien et des Nations Unies.</span></div><div><span class="fs12">11) Le ton employé par Adam Michnik, directeur du journal polonais « Gazeta Wyboreza », est révélateur, à propos de la crise ukrainienne : « Poutine est un soviétique... Il ne tient pas compte de l’Histoire. Il touche aux frontières ! », in Télérama. 21.05.2014.</span></div><div><span class="fs12">12) Le Parlement ukrainien a été élu malgré 48% d’abstentions auxquelles il faut ajouter les 7 millions d’électeurs de l’Est qui n’ont pas pris part au scrutin. Dans les faits, la « majorité » représente moins de la moitié de la population ukrainienne.</span></div><div><span class="fs12">13) Toutes les critiques « anti-oligarques » qui ont été portées contre l’ancien régime ukrainien peuvent être portées contre le nouveau pouvoir de Kiev : ce sont d’autres oligarques qui gouvernent réellement le pays.</span></div><div><span class="fs12">14) Le Président ukrainien a été élu avec 54% des voix soit moins de 30% des citoyens ukrainiens.</span></div><div><span class="fs12">15) On peut s’étonner de l’indifférence de fait pour les quelques 5.000 victimes (en majorité des Russes de l’Est) que l’affrontement armé a entraîné. La « responsabilité de protéger » n’est pas invoquée en la circonstance ni par Kiev ni par les États occidentaux, ni par les ONG occidentales.</span></div><div><span class="fs12">16) Le vice-chancelier allemand s’est prononcé, bien que sa voix ait été étouffée, pour la fédéralisation de l’Ukraine. Il est vrai que c’est l’Allemagne qui a le plus besoin de relations pacifiques avec la Russie (les échanges représentent 80 millions de dollars (300.000 emplois en dépendent) et il y a 6.000 entreprises russes en Allemagne.</span></div><div><span class="fs12">17) Toute crise fait apparaître des contradictions entre les États-Unis et l’Union Européenne. La question ukrainienne soulève à nouveau la réclamation de plus en plus vive des États-Unis à l’égard des États européens de prendre davantage en charge le coût des activités de l’OTAN ; elle est aussi l’occasion pour les États-Unis de peser davantage sur les négociations en vue de créer le marché transatlantique ainsi que sur la désignation du prochain Secrétaire Général des Nations Unies, etc.</span></div><div><span class="fs12">18) Selon la formule du professeur J. Geronimo. L’Humanité Dimanche. 6-12/2/2014.</span></div><div><span class="fs12">19) En 2009, A.F. Rasmussen, Secrétaire Général de l’OTAN, déclarait « vouloir convaincre le peuple russe.... que l’OTAN n’est pas un ennemi de la Russie » et qu’il y a « beaucoup d’intérêts communs comme par exemple le contre-terrorisme ». Mais le Secrétaire Général de l’OTAN rappelait déjà l’intention d’intégrer la Géorgie et l’Ukraine dans l’organisation politico-militaire, conformément à la volonté unilatérale des Occidentaux. Cf. Le Monde.fr. 4.08.2009.</span></div><div><span class="fs12">20) Malgré certaines revendications, la Russie n’a jamais répondu favorablement à une intégration, comme ce fut le cas pour la Crimée. Les offensives répétées des forces armées de Kiev contre les localités de l’Est de l’Ukraine entraînant en retour des opérations (comme celle de Marioupol en janvier 2015), l’enchaînement des violences des deux parties et la dégradation de la situation ne peuvent être, quelles que soient les accusations, endossées par la Russie !</span></div><div><span class="fs12">Le Ministre des Affaires Étrangères russe S. Lavrov a rappelé encore le 25 janvier lors d’un entretien avec J. Kerry, responsable de la diplomatie des États-Unis que « la Russie était prête à mettre tout en œuvre pour pousser les parties ukrainiennes à un règlement pacifique ». Cf. L’Humanité. 26.1.2015</span></div><div><span class="fs12">21) Nicos Kotzias, ministre des affaires étrangères grec du parti Syriza, modifie radicalement la position de la Grèce vis-à-vis de l’Ukraine : « Je pense qu’il ne peut y avoir d’autre solution …... que la mise en place d’une réforme démocratique du pays. Je défends pour ma part l’idée d’une Ukraine fédérale... La guerre n’est jamais une bonne solution ». L’Humanité. 28.1.2015.</span></div><div><span class="fs12">22) L’intervention humanitaire russe en Ukraine a donné lieu, elle-même, à des protestations de Kiev et du Ministre français L. Fabius qui a cru devoir préciser « qu’elle pouvait dissimuler une action militaire » ! De la part de la France, qui a inventé « l’ingérence humanitaire » qui a permis de d’occulter toutes les subversions, l’accusation est grossière : elle ne fait que démontrer l’usage intensif du principe des « deux poids, deux mesures » !</span></div><div><span class="fs12"><span class="">Source :&nbsp;</span><span class="">Investig’Action</span></span></div><div><span class="fs12">Pour approfondir sur les origines du conflit en Ukraine, nous vous conseillons la lecture d’un excellent livre : " Ukraine, le coup d’Etat " (Editions Delga)</span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 05 Feb 2015 08:58:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes.]]></title>
			<author><![CDATA[Martin NIEMOLLER]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_99m03q36"><span class="fs12"><b>Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes. </b></span><div><br></div><div><span class="fs12">Texte de Martin NIEMÖLLER (1892-1984)</span></div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div><span class="fs12">Un homme dont la famille faisait partie de l'aristocratie allemande, avant la seconde guerre mondiale, possédait un certain nombre de grandes usines et de propriétés.&nbsp; Quand on lui demandait combien d'allemands étaient de véritables nazis, il faisait une réponse qui peut guider notre attitude au regard du fanatisme.</span></div><div><span class="fs12"><span class="">Peu de gens sont de vrais nazis, disait-il, mais nombreux sont ceux&nbsp;qui se réjouissent du retour de la fierté allemande, et encore plus nombreux&nbsp;ceux qui sont trop occupés pour y faire attention.&nbsp; J'étais l'un de ceux qui pensaient simplement que les nazis étaient une bande de cinglés.&nbsp; Aussi la&nbsp;majorité se contenta-t-elle de regarder et de laisser faire. Soudain, avant&nbsp;que nous ayons pu réaliser, ils nous possédaient, nous avions perdu toute&nbsp;liberté de manœuvre et la fin du monde était arrivée.&nbsp; Ma famille perdit tout,&nbsp;je terminai dans un camp de concentration et les alliés détruisirent mes&nbsp;usines.</span><span class="">&nbsp;&nbsp;</span></span></div><div><span class="fs12">La Russie communiste était composée de russes qui voulaient tout&nbsp;simplement vivre en paix, bien que les communistes russes aient été&nbsp;responsables du meurtre d'environ vingt millions de personnes.&nbsp; La&nbsp;majorité pacifique n'était pas concernée.</span></div><div><span class="fs12">&nbsp;&nbsp;</span></div><div><span class="fs12">L'immense population chinoise était, elle aussi, pacifique, mais les&nbsp;communistes chinois réussirent à tuer le nombre stupéfiant de soixante-dix&nbsp;millions de personnes.&nbsp;</span></div><div><span class="fs12">Le japonais moyen, avant la deuxième guerre mondiale, n'était pas un&nbsp;belliciste sadique. Le Japon, cependant, jalonna sa route, à travers l'Asie&nbsp;du sud-est, de meurtres et de carnages dans une orgie de tueries incluant l'abattage systématique de douze millions de civils chinois, tués, pour la&nbsp;plupart, à coups d'épée, de pelle ou de baïonnette.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">&nbsp;Les leçons de l'Histoire sont souvent incroyablement simples et brutales, cependant, malgré toutes nos facultés de raisonnement, nous passons&nbsp;souvent à côté des choses les plus élémentaires et les moins compliquées : les musulmans pacifiques sont devenus inconséquents par leur silence.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Les Allemands, les Japonais, les Chinois, les Russes, les Rwandais, les&nbsp;Serbes, les Albanais, les Afghans, les Irakiens, les Palestiniens, les Nigériens,&nbsp;les Algériens, tous amoureux de la Paix, et beaucoup d'autres peuples, <span class="imUl">sont&nbsp;morts parce que la majorité pacifique n'a pas réagi avant qu'il ne soit trop tard.</span></span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><span class="">Q</span><span class="">uand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai pas protesté parce&nbsp;que je ne suis pas communiste.</span></span></div><div><div><span class="fs12">Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.</span></div><div><span class="fs12">Quand ils sont venus chercher&nbsp;les syndicalistes, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.</span></div><div><span class="fs12">Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n'ai pas protesté parce que&nbsp;je ne suis pas catholique.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Et lorsqu'ils sont venus me chercher, il n'y avait plus&nbsp;personne pour protester.</span></div></div><div><br></div><div><br></div><div><div>  </div><div><span class="fs12">Texte de Martin NIEMOLLER</span></div><div><span class="fs12 cf1">&nbsp;</span></div><div><span class="fs12 cf1">(1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen.&nbsp; Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau .&nbsp; Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.</span></div><div></div></div><div><br></div><div><br></div></div>]]></description>
			<pubDate>Sat, 31 Jan 2015 11:57:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?le-silence-des-pantoufles-est-plus-dangereux-que-le-bruit-des-bottes-</link>
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			<title><![CDATA[Un tyran meurt, l'Occident pleure]]></title>
			<author><![CDATA[Tarik Bouafia]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_2955d17b"><span class="fs12"><b>Un tyran meurt, l’Occident pleure</b></span><div><span class="fs12">Tarik Bouafia</span></div><div><span class="fs12">26 janvier 2015<br></span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Le roi Abdallah d'Arabie Saoudite est décédé ce jeudi à l'âge de 90 ans après avoir dirigé d’une main de fer le royaume réactionnaire pendant 20 ans. Allié inconditionnel des gouvernements impérialistes occidentaux, il est resté dans la lignée de ses prédécesseurs : soumission aux États-Unis, violation systématique des droits de l'homme, financement de groupes fanatiques djihadistes... La marionnette par excellence.<br></span></div><div><br></div><div> </div><div><span class="fs12"><b>L’Arabie Saoudite, le plus grand des serviteurs de l’Occident</b></span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Depuis sa fondation par Abdel Aziz Ibn Saoud en 1932, le royaume d’Arabie Saoudite n’a cessé de servir les intérêts des puissances occidentales. D’abord ceux du Royaume-Uni, protecteur de la famille Saoud, qui avait aidé les Saoud à fonder leur royaume pour profiter de la position stratégique du pays. Non seulement pour s’assurer du commerce avec ses anciennes colonies mais également en l’utilisant pour contrer l’influence de l’Empire Ottoman. Puis, ce fut au tour des États-Unis d’imposer leur domination dans le pays. Le deal était simple : en échange d’un soutien financier et militaire, le royaume s’engageait à fournir aux États-Unis un pétrole bon marché et des bases militaires ainsi qu’à jouer le rôle de « gendarme » de la région en déstabilisant les pays désireux d’affirmer leur indépendance et de choisir une autre voie que celle de l’inféodation à l’empire états-unien. Financement de groupes fanatiques djihadistes et instrumentalisation de l’islam furent, entre autres, les outils utilisés pour déstabiliser ces pays.</span></div><div><span class="fs12">Le clan des Saoud dirige le pays d’une main de fer depuis presque un siècle. Ainsi, tous les rois qui se sont succédé ont toujours suivi les mêmes orientations, tant dans la politique intérieure qu’extérieure. Voilà pourquoi il n’est pas vraiment nécessaire de s’arrêter sur un roi en particulier, étant donné que tous ont pratiqué la même politique. Preuve en est, le nouveau roi Salman a affirmé qu’il continuerait sur la même ligne que son prédécesseur. Depuis l’annonce de la mort d’Abdallah, les chancelleries occidentales ont toutes salué la « mémoire » du roi défunt. Hollande, Cameron, Obama, Harper... tous ont accouru pour aller rendre hommage au tyran et n’ont pas hésité à faire l’éloge de son action. Il est donc temps de dresser une analyse comparative des déclarations et de la réalité. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><b>Le roi Abdallah, un pacifiste ?</b></span></div><div><br></div><div><span class="fs12">A entendre certains dirigeants européens et nord-américains, on se demande parfois s’ils sont vraiment conscients des propos qu’ils tiennent. Prennent-ils les citoyens pour des abrutis ou croient-ils réellement à ce qu’ils disent ? Je pencherais pour la première option car un des éloges rendus au roi saoudien a été de le qualifier de « pacifiste ». François Hollande a en effet « salué la mémoire d’un homme d’État dont l’action a profondément marqué l’histoire de son pays et dont la vision d’une paix juste et durable au Moyen-Orient reste d’actualité ». David Cameron a, lui, exprimé sa profonde tristesse en saluant « l’engagement du roi en faveur de la paix ». De son côté, le premier ministre du Canada (la semi-colonie des États-Unis) a fait très fort. Il a en effet qualifié le roi « d’ardent défenseur de la paix » avant d’ajouter : « Nous sommes de tout cœur avec le peuple saoudien et nous PLEURONS le départ de ce GRAND homme ». </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">On peut au moins saluer le sacré culot de nos dirigeants. Mais ce n’est pas tout. Au-delà d’être un pacifiste, le roi Abdallah aurait été un dirigeant combattant le « terrorisme », le président français confirmant que lui et le dictateur entretenaient des « relations pour lutter contre le terrorisme ». Des déclarations tenues face à la presse qui n’ont pas eu l’air de choquer les journalistes. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Le roi Abdallah et dans une plus large mesure la famille Saoud qui dirige ce pays sont-ils vraiment des pacifistes ? </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Ont-ils vraiment lutté contre le terrorisme comme le laissent entendre les gouvernants occidentaux ? </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">L’histoire et le présent indiquent pourtant le contraire. L’Arabie Saoudite a toujours été un allié stratégique des États-Unis. Le royaume a été utilisé par Washington dans le but de déstabiliser des mouvements nationalistes et indépendantistes. En effet, pour Ryad, les dirigeants nationalistes comme Nasser ou Khomenei représentaient une menace pour la survie de la famille royale. L’exemple égyptien ou iranien aurait en effet pu servir de modèle au peuple saoudien, victime de l’oppression et de la tyrannie de ses dirigeants. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">En Iran, lorsque la révolution islamique triomphe en 1979, l’Arabie Saoudite prend peur car désormais une puissante nation va lui faire face. L’Iran venait de se débarrasser du Shah et le pays était bien décidé à se développer de manière indépendante. En 1981, le roi Khaled tenta de corrompre un colonel de l’aviation iranienne pour renverser le guide spirituel mais sans succès. Le royaume saoudien, en étroite collaboration avec Washington, décida alors de se tourner vers Saddam Hussein pour le convaincre d’attaquer l’Iran. Saddam accepta. Bilan : plus d’un million de morts. Belle leçon de pacifisme !</span></div><div><span class="fs12">Le clan des Saoud est une famille extrêmement réactionnaire et fermement attachée au pouvoir. C’est pourquoi elle obéit comme un vassal à Washington, son grand protecteur, et a toujours tout mis en œuvre pour détruire une nation ennemie. Concernant le roi Abdallah en particulier, il aurait donc prôné la paix ? Vraiment ? N’a-t-il pas envoyé son armée le 14 mars 2011 afin de réprimer des manifestations pacifiques à Bahreïn ? Cette féroce répression n’a-t-elle pas fait 76 morts du côté des manifestants ? Chers François Hollande, David Cameron, Stéphane Harper, votre mémoire vous fait-elle défaut ? Et enfin, n’oublions pas un événement très important qui a eu lieu le 3 juillet 2013 : Le coup d’État du général Al-Sissi en Égypte contre Mohammed Morsi. S’en est suivi une répression impitoyable contre les partisans des frères musulmans qui a entraîné la mort de plus de 1000 personnes. Un massacre réalisé avec la bénédiction de...l’Arabie Saoudite qui n’a cessé de soutenir Le Caire. Nous avons là l’exemple parfait qui démontre la mémoire sélective avec laquelle les chefs d’État et de gouvernement occidentaux traitent l’histoire. Apparemment, massacrer des manifestants pacifiques dans un pays allié des puissances du Nord ne semble pas être un problème.</span></div><div><span class="fs12">Intéressons nous maintenant au fameux « terrorisme ». Ce mot voyageur que tous nos médias et dirigeants utilisent et qui ne semble plus signifier grand-chose. Le roi Abdallah aurait été un allié de l’Occident dans la lutte contre le « terrorisme ». Pourtant ni les puissances impérialistes ni l’Arabie Saoudite n’ont lutté contre le « terrorisme », bien au contraire. Notons tout d’abord que l’Europe de l’Ouest, les États-Unis et l’Arabie Saoudite partagent, parmi leurs nombreux points communs, celui essentiel de la haine viscérale envers le communisme. C’est par ailleurs pour cela que Ryad éprouvait une haine aussi profonde envers l’Égypte de Nasser, grand allié de l’Union Soviétique. L’Arabie Saoudite serait donc un pays qui combat le terrorisme. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Alors pourquoi a-t-elle financé et armé, avec l’aide des États-Unis, des fondamentalistes fanatiques, des moudjahidin pour lutter contre le gouvernement socialiste de Nour Mohammad Taraki en Afghanistan avant même que l’Union soviétique n’envahisse le pays ? </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">L’Arabie Saoudite a financé sans problème le terrorisme et cela n’a jamais gêné les chancelleries occidentales. Et, plus récemment, quel pays ne cesse d’envoyer des armes et de financer les groupes djihadistes et terroristes en Syrie ? Encore l’Arabie Saoudite pour qui la « fin justifie les moyens ». </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Je vous propose de terminer avec la palme d’or des déclarations suite à la mort du roi Abdallah. La palme est décernée à Christine Lagarde, directrice générale du FMI qui a déclaré tout tranquillement que le roi était « d’une manière discrète, un GRAND DEFENSEUR DES FEMMES ». Apparemment, Madame Lagarde ne semble pas avoir peur du ridicule mais il semble qu’elle puisse sans crainte se permettre de tenir ces propos puisque tous les journalistes en face d’elle se sont tus, aucun n’a bronché. Belle déontologie journalistique. Si Abdallah était défenseur des femmes, il était en effet fort discret. Interdire aux femmes de conduire, de voyager ou d’être admises seules dans un hôpital, leur interdire de voter, les lapider lorsqu’elles commettent un adultère, est-ce l’attitude d’un « défenseur des femmes » ? Christine Lagarde ne devrait-elle pas être jugée pour apologie de la violation des droits de l’homme ? </span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><b>Amnésie médiatique et droits de l’homme à géométrie variable</b></span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Analyser l’actualité nous mène automatiquement à nos chers médias. Comment les professionnels de la propagande et du mensonge ont-ils abordé la mort du roi Abdallah ? Tous plus ou moins de la même manière. On retiendra notamment la présentation que France 24 a faite du tyran en le qualifiant de « garant de la stabilité ». L’Arabie Saoudite qui, à travers le financement de fanatiques religieux embrasant tout le Moyen-Orient, a soutenu le coup d’État du général Al Sissi en Égypte est selon la chaîne d’information internationale française un « garant de la stabilité ». </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Mais de quelle stabilité parlent-ils ? Peut-être celle qui a permis au pouvoir de se maintenir à Bahreïn ? La stabilité dans le sang, c’est peut-être cela que salue France 24 ? Les autres médias dominants ont évoqué le sujet saoudien en lui consacrant cinq minutes environ. Une minute pour montrer les images de l’arrivée des dirigeants occidentaux à Riyad, une minute pour évoquer le bilan positif d’Abdallah, une minute trente pour présenter son successeur et ce qui l’attend à la tête du pays et une minute trente pour évoquer les violations des droits de l’homme. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">On avait pourtant connu nos médias plus indignés et plus révoltés, notamment lorsqu’il s’agissait de défendre la liberté d’expression. Ils ont à peine évoqué le sort du jeune blogueur Raif Badawi, condamné par le régime à 1000 coups de fouet et dont le sort ne semble pas horrifier la presse. Alors que, quand la jeune Iranienne Sakineh fut menacée de lapidation, les médias se sont largement indignés et Bernard Henri Lévy, chemise ouverte sur le poitrail, a pu exprimer toute son émotion sur les plateaux de télévisions. Si les médias ont donc parlé des violations des droits de l’homme, il faut dire qu’il aurait été difficile de ne pas évoquer le sujet. Mais alors pourquoi éludent-ils ce sujet quand un événement touche l’Arabie Saoudite. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Pourquoi ne sont-ils pas plus offensifs et insistants sur la question saoudienne ? </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Oublient-ils que les femmes sont traitées comme des objets, des sous-espèces humaines ? </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Oublient-ils qu’on coupe la main des voleurs ? </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Qu’on lapide les femmes ? </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Qu’on emprisonne tous ceux qui osent critiquer même timidement le pouvoir en place ? </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Étrange amnésie des médias qui ne disent jamais un mot sur les violations des droits de l’homme dans les pays alliés de l’Occident : le Mexique, Bahreïn, l’Égypte, le Paraguay...Pourtant ils n’hésitent pas à condamner en permanence les « régimes » iranien, russe ou encore vénézuélien. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Des nations qui bien évidemment ne se soumettent pas aux intérêts des puissances de l’OTAN et qui entendent se développer de manière autonome et indépendante en formant dans ce but un « bloc du sud » anti-impérialiste et anticolonial. Prenons un exemple concret afin de comparer le traitement médiatique sur un sujet précis : la mort d’un dirigeant. Nous avons vu comment Paris, Londres ou encore Ottawa ont réagi à la mort du roi despote. Souvenez-vous du traitement médiatique suite à la mort du commandante Hugo Chavez. Le son de cloche était totalement différent. Quelques secondes pour montrer les avancées sociales et économique impulsées par Chavez et on passait vite à l’aspect critique. Et là, on avait droit aux habituelles accusations de « despotisme », de « populisme » du président Chavez. Grand défenseur la souveraineté populaire, il a été calomnié voire insulté en Occident alors qu’il avait remporté 14 des 15 scrutins organisés sous sa présidence. En fait, Chavez était le « mauvais élève » du Tiers-Monde puisqu’il avait osé s’opposer aux multinationales en nationalisant des pans entiers de l’économie. Abdallah, lui était le « bon élève du Tiers-Monde », le « bon arabe », le meilleur des valets. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Enfin, finissons avec les gouvernements occidentaux. Leur attitude en dit long sur leur cynisme et leur hypocrisie. Rappelons qu’aucun dirigeant occidental n’était présent lors des funérailles d’Hugo Chavez, un dirigeant qui avait pourtant réellement œuvré en faveur de la paix. Il était en effet intervenu en tant que médiateur dans le dialogue entre le gouvernement colombien et les FARC. Il avait énormément travaillé pour qu’émerge enfin un processus de paix. Et puis, il avait soutenu avec la Ligue Africaine une solution pacifique en Libye pour éviter ce qui s’est passé par la suite avec les hordes criminelles de Washington, Londres et Paris. Cette homme était un « grand défenseur des femmes » et pas discrètement. En effet, sa nouvelle constitution donne un statut nouveau à la femme. Par exemple, une femme au foyer est désormais considérée comme une travailleuse à part entière et reçoit donc un salaire de l’État. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Cette comparaison entre deux sujets similaires peut mettre en lumière le vrai visage des puissances impérialistes et néocoloniales. Elles prônent officiellement la démocratie, les droits de l’homme mais n’hésitent pas à soutenir et financer les pays et les organisations les plus obscurantistes et réactionnaires comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, l’Égypte. Un soutien dans le but de préserver leurs intérêts et d’affaiblir les principaux concurrents comme la Chine. Au fond, les dirigeants occidentaux se foutent royalement des valeurs démocratiques et humaines. Ce qui les intéresse, c’est l’argent, les matières premières. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Henry Kissinger avait très bien résumé l’esprit qui anime ces pays « Si nous devons choisir entre la démocratie et nos intérêts, nous choisirons toujours nos intérêts » On a vu ce que ça a donné au Chili... Tous ces discours à la gloire de l’État de droit et au respect des droits de l’homme sont de véritables escroqueries intellectuelles. Déjà, nos nations occidentales ne sont elles-mêmes pas des démocraties mais des oligarchies. Elles n’ont donc aucune leçon à donner. Et, concernant les droits de l’homme, je ne pense pas que la France ou encore l’Angleterre soit bien placée pour dire au reste du monde ce qu’il convient de faire. Leur lourd passé colonial et leur présent néocolonial devrait les inciter à se taire. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Quant à l’Arabie Saoudite, elle va continuer à jouer le rôle du bon serviteur des États-Unis. Le pétrole va continuer à être quasi gratuit et le royaume va poursuivre sa mission de nation mercenaire au service de Washington. Enfin, rien ne devrait changer sur le plan intérieur. Les exécutions et les lapidations vont continuer à faire partie du paysage saoudien et ce, avec la bénédiction des États-Unis et de leurs alliés. Néanmoins, Riyad a peur. Peur de disparaître ou du moins de perdre de sa force au Moyen-Orient. Cette monarchie obscurantiste ne sait pas de quoi demain sera fait. Elle s’interroge et devient de plus en plus violente et belliciste. Après l’intervention à Bahreïn, le régime saoudien a tenté de renverser Bashar Al Assad en finançant des groupes terroristes. Mais derrière Al-Assad, c’est tout l’arc chiite Iran-Syrie-Hezbollah libanais qui est visé. En essayant indirectement de faire tomber Assad, Riyad essaie d’affaiblir Téhéran. Car le voilà son véritable ennemi dans la région. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Les deux pays se disputent le leadership au Moyen-Orient et chacun des deux pays a choisi son camp. Pour l’Arabie Saoudite, l’allié est Washington. Pour Téhéran, c’est Moscou et surtout Pékin. Les États-Unis sont en plein déclin et l’Arabie Saoudite n’est pas sûre de pouvoir bénéficier éternellement de l’aide états-unienne. Une chose est sûre : si demain Washington n’est plus en mesure de protéger l’Arabie Saoudite, le royaume s’effondrera. Et, comme les États-Unis sont en pleine crise économique et civilisationnelle, cette option est plus que jamais envisageable, peut-être plus tôt qu’on ne le croit. </span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><span class="">Source :&nbsp;</span><span class="">Investig’Action</span></span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 30 Jan 2015 14:13:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?un-tyran-meurt,-l-occident-pleure</link>
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			<title><![CDATA[2015 s’ouvre sur un monde nouveau : L’ère du pétrole arabe n’est plus]]></title>
			<author><![CDATA[Guy Bechor]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_z7gk9enj"><div>  </div><div><div>  </div><div><span class="fs12"><b>The Arab oil era is over By Guy Bechor</b></span></div><div><span class="fs12"><b><br></b></span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Il y a actuellement un bras de fer au sujet du prix du pétrole, entre l’Arabie saoudite et les USA pour «&nbsp;faire plier&nbsp;» l’un des deux.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Les Américains ont «&nbsp;ouvert les robinets&nbsp;» pour asphyxier monétaire-ment les économies des pays arabes, les prix baissent mais l’Arabie saoudite et d’autres pays arabes producteurs ripostent en ouvrant un peu plus les leurs aussi. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">2ème raison de baisse, jusqu’à ce que l’un des protagonistes, au tapis, «&nbsp;jette l’éponge&nbsp;» </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Pendant ce temps-là, les économies mondiales enregistrent différents effets positifs ou négatifs importants qui gagnera&nbsp;? </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Les enjeux sont colossaux et les résultats improbables mais nous serons impactés dans nos avenirs court moyen et long terme, c’est évident&nbsp;! Demain dépend de cette bataille. L'Ere du Pétrole arabe n'est Plus !</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;La nouvelle la plus spectaculaire de 2014 est passée presque inaperçue, les Etats-Unis ont levé les restrictions sur les exportations de pétrole américain, et dès les premiers jours de la nouvelle année, ils ont commencé à exporter leur pétrole dans le monde.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Personne ne croyait que cela arriverait si vite, mais les Etats-Unis sont déjà le plus grand fabricant de pétrole dans le monde, plus grand que l'Arabie Saoudite, grâce à la technologie du schiste bitumeux qui a changé le monde de l'énergie.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">En un an, les Etats-Unis devraient exporter environ un million de barils de pétrole par jour et en produire 12 millions par jour. L'Iran, pour comparer, produit environ un million et demi de barils par jour.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Cela signifie que les prix du pétrole vont continuer à baisser, alors que les Etats-Unis sont déjà en concurrence avec d'autres fabricants.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">En conséquence, la Russie sera écrasée, l'Arabie Saoudite et le reste des pays du Golfe vont tomber tête par terre, le cartel va s'effondrer, et toutes les dictatures qui étaient essentiellement basées sur le pétrole, comme l'Iran, devraient faire face à un avenir sombre.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Dans le même temps, les démocraties comme le Canada, le Brésil, le Mexique, le Nigeria et même le petit Israël entreront sur le marché.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">L'ère du pétrole arabe est terminée, et donc également la puissance destructrice des dictatures du pétrole du Golfe Persique. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Ces dictatures ont honteusement contrôlé l'Europe en déclin, achetant des politiciens, soudoyant des entreprises, mettant la main sur l'économie et le pouvoir politique, également utilisés contre Israël.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Il faudra quelques mois, mais autant les Européens que les Américains se rendront compte que l'ère de la puissance destructrice arabe n'est plus, parce que les états du Golfe n'auront plus d'argent à dépenser. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Au contraire, ils seront secoués à l'intérieur par des chocs sociaux, ethniques et terroristes, car ils n'auront plus d'argent pour continuer à satisfaire le terrorisme.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Les signes de la baisse du pouvoir arabe sont déjà visibles. Vingt-deux pays arabes ont fait d'énormes efforts la semaine dernière pour faire passer une résolution anti-Israël au conseil de sécurité de l'ONU, mais n'ont pas réussi. Les pays occidentaux forts ont fait face. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Il est vrai que la France et le Luxembourg sont encore contrôlés par le capital arabe, ou pensent qu'ils le sont, mais ils vont également se rendre compte que l'ère de l'argent arabe est terminée.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Mais alors que les prix du pétrole vont continuer à baisser, que va-t-il arriver à la Russie ? Le pays s'effondre et pourrait se tourner vers une guerre en Europe pour se sauver. Et qu'arrivera-t-il à l'Egypte, financée par l'Arabie Saoudite ? </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Cette dernière a déjà réduit son aide au Caire, parce que l'argent n'est plus une évidence.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Et que dire des riches pays du Golfe, comme le Qatar ? Ils se font des illusions que quelqu'un sera intéressé par eux s’ils n'ont pas de pétrole. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Ils pensent encore jouer avec l'idée du tourisme. Eh bien, s’il n'y a pas de pétrole, personne ne voudra s'y rendre, et le sable couvrira à nouveau les immenses tours qu'ils ont construits.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Et l'autorité palestinienne de Mahmoud Abbas ? Le fait est que personne dans le Golfe ne lui a effectivement donné de l'argent, et ce même avant la crise, bien qu'il y avait toujours les traditionnelles déclarations festives.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Alors que l'année 2015 commence, nous sommes confrontés à un monde nouveau. Un monde de la révolution de l'information, de l'esprit, de la force personnelle, de l'innovation et des inventions. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Et dans ce monde, Israël est une vraie princesse.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">L'ère du pétrole arabe est terminée, et l'ère de l'esprit de la mondialisation et d'Israël commence. C'est un fait que les pays qui n'osaient pas se rapprocher de nous dans le passé, en raison de l'extorsion par les capitaux arabes, le font maintenant à la hâte, comme pour rattraper le temps perdu pendant tant d'années.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Israël est devenu un proche ami de pays éloignés dans le passé, comme l'Inde, le Japon, la Chine et la Corée du sud. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Eux aussi comprennent que ceux qui ne sont pas innovants et manquent d'esprit créatif ne seront tout simplement pas. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  <span class="fs12">Et dans ce domaine, Israël a beaucoup à leur offrir, tout comme ils ont beaucoup à offrir en retour.</span></div></div><div><br></div><div><span class="fs12">Par Guy Bechor de Yediot<br></span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Source:&nbsp;<a href="http://www.tel-avivre.com/2015/01/05/2015-souvre-sur-un-monde-nouveau-lere-du-petrole-arabe-nest-plus-par-guy-bechor-de-yediot/" class="imCssLink">http://www.tel-avivre.com/2015/01/05/2015-souvre-sur-un-monde-nouveau-lere-du-petrole-arabe-nest-plus-par-guy-bechor-de-yediot/</a></span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 22 Jan 2015 09:35:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Le Temps de la Réforme]]></title>
			<author><![CDATA[Patrick-Etienne Dimier]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_k19479b3"><div>  </div><div class="imTACenter"><strong><span class="fs12">LE TEMPS DE LA REFORME</span></strong></div><div class="imTACenter"></div><div>  </div><div><span class="fs12">Les événements récents, et tout ce qui les entoure, les dérives sanglantes des fous de dieu qui sévissent au Nord de l'Irak et en Syrie, font penser à l'équipée sauvage de Bernard de Clairevaux et l'inquisition qui allait avec. Sans parler de sa phobie des Cathares et la phrase terrible passéée à la postérité «&nbsp;saisissez-les et ne vous arrêtez pas, jusqu'à ce qu'ils périssent tous, car ils ont prouvé qu'ils aimaient mieux mourir que se convertir&nbsp;».</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Ce rappel pour que nous n'oubliions pas les folies conduites par ces chrétiens aussi fous de dieu que ceux qui se disent portes parole d'un dieu qui n'est que chimère et dévotion aveugle.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Il aura fallu attendre Jan Hus pour enclencher une réflexion de fond sur les croyances catholiques, sa mort sur le bûcher, les guerres hussites qui suivirent et finalement Le&nbsp;concile de Bâle&nbsp;(1431-1441) pour que s'amorce un très lent virage de cette église sclérosée. Cela n'aura manifestement pas suffit puisque Procope qui avait obtenu les avancées du concile de Bâle sera lui aussi tué par les mêmes extrémistes alliés au roi de Bohême, montrant ainsi la confusion ambiante entre pouvoir temporel et spirituel.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Les guerres hussites provoquent des dégâts importants sur le plan ecclésial car, à côté d'une Église unifiée de Rome cohabite une Église nouvelle issue des doctrines hussites (église calixtine), dirigée par des laïcs qui nomment les prêtres et les rétribuent. Plus tard, «&nbsp;l'unité des frères&nbsp;» se sépare de l'utraquisme&nbsp;(ainsi nommés parce qu'ils communiaient et demandaient à ce que l'Eucharistie&nbsp;soit donnée sous les deux espèces du pain et du vin (<em>sub utraque</em>) et qu'ils réclamaient l'usage du&nbsp;calice&nbsp;pour les laïcs), caractéristique des modérés, pour demeurer plus fidèle aux principes de Hus.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Il faudra près d'un siècle, en 1521 et l'excommunication de Martin Luther, pour que ce vent de Réforme prenne un nouvel élan déterminant pour créer les fondements du courant «&nbsp;protestant&nbsp;» puissant et irréversible. Dans le même temps, un jeune prédicateur zürichois, Ulrich Zwingli, est nommé au Chapitre de Zürich et met en route une réforme tout aussi radicale, prônant l'austérité des lieux de culte et l'absence de clergé au profit de l'Ecclésia. C'est aussi le père des logarithmes. Plus porche de nous, et là de façon très puissante, émerge Jean Calvin qui, à la différence des autres Réformateurs n'est pas de formation religieuse mais juridique. Avec lui s'installe définitivement la Réforme dans le paysage religieux européen, c'est-à-dire mondial à cette époque.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Rien dans l'accomplissement de cette Réforme n'a été simple, tout a été violence et jeux de Pouvoirs et donc d'argent.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Que vivons nous aujourd'hui si ce n'est la même situation et la nécessité, pour l'Islam, de trouver des réformateurs assez convaincants pour que la lecture archaïque et étroite du Livre cède le pas à une approche contemporaine. Elle pourra être respectueuse de la Tradition tout en se débarrassant de principes devenus tout simplement inacceptables. Celui de la supériorité de l'homme par rapport à la femme, pour n'en citer qu'un qui devrait même conduire les Etats à prohiber cette vision du monde, ayant, démocratiquement décidé et proclamé l'égalité entre homme et femme.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">C'est d'ailleurs pour tenter de maintenir leurs privilèges que certaines royautés restent attachées à cette lecture archaïque. Les revenus pétroliers le leur permettent, comme ils leur permettent d'acheter à vil prix la complaisance de certaines démocraties européennes exsangues et pour certaines avec un lourd passé colonial.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Le chemin sera certainement long et douloureux mais il doit être entrepris, par les meilleurs savants et docteurs de l'Islam et pas personne d'autre. Seuls les adeptes de ce courant de pensée sont légitimés à pouvoir entreprendre ce vaste chantier.</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Le coup de semonce de mercredi dernier est la preuve de l'urgence qu'il y a, à défaut de quoi c'est monde entier qui va se retrouver à feu et à sang.</span></div><div><br></div><div>  </div><div><strong><span class="fs12">PATRICK-ETIENNE DIMIER</span></strong></div></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 14 Jan 2015 14:24:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Des revenus toujours plus hauts pour les Gessiens]]></title>
			<author><![CDATA[Bertrand Durovray]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_m90ewp85"><div><span class="fs12"><span class=""><b>Des revenus toujours plus hauts pour les Gessiens</b></span><br></span></div><div><br></div><div><span class="fs12"><img class="image-0" src="https://www.deds.ch/images/dds_carte_pays-de-gex_revenus.jpg"  title="" alt=""/><br></span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Economiquement parlant, les communes frontalières bénéficient, entre autres, des hauts niveaux de rémunération accordés dans le pôle économique genevois. Pour d’autres en revanche, formant une sorte de couronne autour du lac d’Annecy, la part des ménages déclarant des revenus perçus à l’étranger paraît trop faible pour expliquer le niveau élevé de revenu par unité de consommation. Les explications les plus probables sont à aller chercher dans le développement et la forte attractivité de cette zone d’emploi au cours des dernières décennies.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Le revenu médian par unité de consommation du Genevois français s’élève à 26400 euros, soit 6300€ de plus que la moyenne de la région Rhône-Alpes; une supériorité qui touche quasiment toutes les communes du secteur.</span></div><div><span class="fs12">Calculer la richesse à l’aune des déclarations de revenus de ses habitants, un bon moyen pour se faire une idée du niveau de vie d’une région; c’est ce qu’a fait l’Observatoire transfrontalier, avec des résultats éloquents: en 2011, les Gessiens ont déclaré des revenus de l’ordre de 40% supérieurs à leurs homologues rhônalpins; mais ces résultats sont en trompe-l’œil, car ils ne concernent qu’une partie de la population. Celle dont l’activité est réalisée hors de France.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Comment définir la notion de richesse? Le PIB (Produit intérieur brut) peut être la référence au niveau national, mais localement? Ce bon indicateur de l’état de santé d’une région, c’est l’impôt sur le revenu. Et, dans ce domaine, la région frontalière n’est pas à plaindre. Au titre de l’année 2011, les ménages français du Genevois (Genevois haut-savoyard + Pays de Gex) ont ainsi déclaré huit milliards d’euros.</span></div><div> </div><div><br></div><div><span class="fs12">Une somme en progression de 85% en près de 10 ans (période 2003-2011) qui montre, si besoin était, l’insolente vitalité de la région frontalière, aidée il est vrai par la non moins insolente situation économique suisse et genevoise. Car, pour près de la moitié, cette somme provient d’activités réalisées en dehors de la France. Tel est l’implacable constat dressé par l’Observatoire statistique transfrontalier.</span></div><div><br></div><div> </div><div><span class="fs12"><b>Disparités</b></span></div><div><br></div><div> </div><div><span class="fs12">En 2011, les ménages du Genevois français ont ainsi déclaré 53000€ en moyenne, ce qui représente un écart de 40% par rapport à la moyenne régionale (37800€) et de 16% par rapport au département de la Haute-Savoie. Les habitants de la partie Ain du Genevois français (pour l’essentiel ceux du Pays de Gex) se singularisent quant à eux par des revenus annuels moyens par ménage supérieurs à ceux de leurs voisins haut-savoyards: 55400€ contre 52000€ de l’autre côté du Rhône.</span></div><div><br></div><div> </div><div><span class="fs12">Il s’agit cependant d’une situation qui masque d’importantes disparités. Parce que ces revenus, très au-dessus de la moyenne, ne concernent véritablement qu’un tiers des ménages du territoire. Et parce que ces écarts de ressources entre les ménages percevant des revenus à l’étranger et les autres sont très prononcés, surtout dans le Pays de Gex.</span></div><div><br></div><div> </div><div><span class="fs12">En 2011 donc, 3,8 milliards d’euros ont ainsi été perçus à l’étranger par des ménages du Genevois français, comme le souligne encore l’Observatoire transfrontalier dans son étude statistique. Dans le détail, l’on remarque que 71300 ménages rhônalpins (soit 2,7%) ont déclaré avoir perçu des revenus à l’étranger pour un montant total de 4,8 milliards d’euros.</span></div><div> </div><div><span class="fs12">«Les niveaux élevés des revenus des ménages du Genevois français sont très largement imputables au poids de ceux perçus à l’étranger, en particulier dans le canton de Genève.»</span></div><div><br></div><div> </div><div><span class="fs12">En outre, les trois quarts d’entre eux résident dans le Genevois français, les zones d’emploi d’Annecy et du Chablais ne réunissant respectivement que 10% et 6% des ménages à revenus de source étrangère. A l’échelon des départements, 74,3% des ménages rhônalpins déclarant avoir perçu des revenus à l’étranger en 2011 habitent en Haute-Savoie, 19,8% dans le département de l’Ain.</span></div><div><br></div><div> </div><div><span class="fs12">Les revenus médians par unité de consommation (notion permettant de comparer le niveau de vie de ménages de taille et de composition différentes) des foyers du Genevois français percevant des revenus à l’étranger sont pour leur part très supérieurs à ceux des autres déclarants: 42200 euros en 2011 contre 18700€, soit un écart de 125%. Cette différence est encore accrue dans le seul Pays de Gex (145%).</span></div><div><br></div><div> </div><div><span class="fs12">Restent que les trois quarts des habitants du Genevois français ne percevant leurs revenus qu’en France déclarent moins de 27800€, alors que 75% des ménages à revenus étrangers déclarent plus de 30600€. Une situation qui n’est, certes, pas nouvelle, mais qui tend à s’accentuer, entraînant un risque toujours plus grand de déséquilibre au sein des départements limitrophes, entre leurs habitants qui travaillent en Suisse, et ceux qui perçoivent leurs revenus en euros.</span></div><div><br></div><div> </div><div> </div><div> </div><div><span class="fs12"><b>Commune par commune</b></span></div><div><span class="fs12">Les revenus médians par unité de consommation (UC) les plus élevés sont logiquement observés dans les communes du Genevois français les plus proches de la frontière franco-genevoise. C’est particulièrement vrai pour vingt d’entre elles, toutes situées autour de Genève et dont ce revenu médian est supérieur d’au moins 75% à celui observé ailleurs en Rhône-Alpes. Il est ainsi de 40000€ à Collonges-sous-Salève et à Veigy-Foncenex, de 41000€ à Echenevex, de plus de 42000€ à Nernier et même de 45000€ à Archamps.</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Ce revenu médian par UC diminue progressivement à mesure que l’on s’éloigne de Genève en direction du Chablais, de la Vallée de l’Arve ou de la zone d’emploi d’Oyonnax. A une différence près, celle d’Annecy qui regroupe également un nombre non négligeable de communes où ce revenu est élevé.</span></div><div><span class="fs12">Enfin, bien que les revenus médians par unité de consommation soient particulièrement élevés dans la partie Ain du Genevois (44100€ contre 41600 côté Haute-Savoie), les ménages percevant des revenus à l’étranger y sont aussi moins fréquents.</span></div><div><br></div><div> </div><div> </div><div> </div><div><span class="fs12"><b>Chiffres</b></span></div><div><span class="fs12">En 2011, la région Rhône-Alpes comptait 2635000 ménages fiscaux; 12% d’entre eux résidaient en Haute-Savoie et 9,2% dans le département de l’Ain. Près de 100 milliards d’euros ont été déclarés par les ménages rhônalpins à l’administration fiscale française au titre des revenus perçus en 2011. Les ménages haut-savoyards représentaient 14,5% de ce montant, ceux résidant dans l’Ain 9,8%.</span></div><div><br></div><div> </div><div><span class="fs12"><b>Comparatif</b></span></div><div><span class="fs12">Les ménages du Genevois français ont déclaré avoir perçu un peu plus de 8 milliards d’euros de revenus imposables en 2011, dont 5,8 milliards (71,8%) pour les Haut-savoyards. Cela représente un montant total nettement supérieur aux revenus déclarés par les habitants de la Vallée de l’Arve (un milliard d’euros), du Chablais (1,7 milliard) ou encore de la zone d’emploi d’Annecy (5,1 milliards d’euros).</span></div><div><br></div><div> </div><div><span class="fs12"><b>Frontaliers</b></span></div><div><span class="fs12">Les deux tiers des communes du Genevois français (115 collectivités) comptabilisent de l’ordre de 30% de leurs ménages travaillant en Suisse. Cette proportion dépasse les 60% sur les communes d’Archamps ou de Veigy-Foncenex. Mais toutes les communes de ce territoire que l’on appelle Genevois français (Genevois haut-savoyard et Pays de Gex) ont sur leur territoire des ménages déclarant des revenus à l’étranger. La part de ces ménages est supérieure à 30% dans 115 d’entre elles, soit dans les deux tiers de la zone d’emploi. Ce sont en grande majorité les communes où sont aussi observés les plus hauts revenus médians par UC. Cela se vérifie particulièrement pour les communes d’Archamps et de Saint-Blaise (près de 62% des ménages y perçoivent des revenus hors de France) ou encore pour Veigy-Foncenex (60%).</span></div><div><br></div><div> </div><div> </div><div><span class="fs12"><b>LE + DU WEB</b></span></div><div><span class="fs12"><b>6 milliards de salaires</b></span></div><div> </div><div><span class="fs12">De source fiscale genevoise, la somme des salaires touchés par les habitants de l’Ain et de la Haute-Savoie pour leur activité professionnelle dans le canton de Genève se monte à 7,3 milliards de francs suisses en 2011, soit 5,9 milliards d’euros. Cette somme a progressé de 85% entre 2003 et 2011. Or, la source fiscale française fait état de 4,6 milliards d’euros pour les revenus de source étrangère des ménages des deux départements frontaliers.</span></div><div> </div><div><span class="fs12">Comment expliquer cette différence? L’Observatoire statistique transfrontalier avance, d’une part, que la source genevoise porte sur des salaires bruts, avant déduction des cotisations sociales à la charge du salarié et des primes d’assurance-maladie. Les revenus de la source française sont nets de ces cotisations et primes.</span></div><div> </div><div><span class="fs12">D’autre part, les revenus de la source française ne sont pas constitués uniquement de salaires: ils comprennent aussi des revenus d’exploitation et de la fortune. Cela étant, en termes de montant, la déduction des cotisations et primes l’emporte certainement, et de loin, sur la différence due aux types de revenus pris en compte.</span></div><div> </div><div><span class="fs12">L’écart de 21,7% entre les deux chiffres est donc fort vraisemblable et ces chiffres peuvent ainsi être considérés comme cohérents entre eux. La somme des salaires citée ici est produite par l’administration fiscale genevoise pour la péréquation financière inter-cantonale, mécanisme qui vise à réduire les importantes différences de ressources entre les cantons en Suisse.</span></div><div> </div><div><span class="fs12">Les montants de la péréquation sont calculés par l’Administration fédérale des finances (AFF) sur la base des données transmises par les administrations fiscales cantonales. Ces calculs nécessitent des traitements particuliers pour les revenus des contribuables imposés à la source qui obligent l’administration fiscale genevoise à fournir cette somme à l’AFF. Les données qui entrent dans les calculs de la péréquation sont publiques et disponibles sur le site Internet de l’AFF.</span></div><div><br></div><div><span class=""><span class="fs12">Par Bertrand Durovray	- Article publié le 09/01/2015</span><span class="fs16">&nbsp;</span></span></div><div><span class="fs16"><span class="imUl">Source</span>:</span><span class="fs13">Collé à partir de&nbsp;</span></div><div>  </div><div><a href="http://hebdo01.fr/article-des-revenus-toujours-plus-hauts-pour-les-gessiens,4728.htm " class="imCssLink">http://hebdo01.fr/article-des-revenus-toujours-plus-hauts-pour-les-gessiens,4728.htm</a></div><div><br></div><div></div><div><span class="fs16">&nbsp;</span></div></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 14 Jan 2015 12:42:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Quelles sont les principales sources de financement de lÉtat islamique ? ]]></title>
			<author><![CDATA[Anonyme]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_c599c4xl"><span class="fs12"><a href="https://www.deds.ch/files/dds_EI_financement.pdf" class="imCssLink">Quelles sont les principales sources de financement de lÉtat islamique ?&nbsp;</a></span></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 11 Jan 2015 17:42:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Rouge Thuringe]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_45g3m6h0"><div>  </div><div class="imTALeft"><span class="fs12"><b>Rouge Thuringe&nbsp;?</b></span></div><div class="imTALeft"><br></div><div>  </div><div><span class="fs12">L’Allemagne vit un coup de tonnerre. &nbsp;Bodo Ramelow, du parti Die Linke (La Gauche), est devenu vendredi 5 décembre 2014, le dirigeant du Land de Thuringe, l’un des cinq Länder de l‘ancienne RDA. Diantre&nbsp;! Un rouge dans une Thuringe noire qui,&nbsp; depuis l’unification, vivait sous le règne de l’Union Chrétienne-Démocrate. Angela Merkel y voit «&nbsp;l’entrée de Karl Marx dans le gouvernement de l’Etat de Thuringe&nbsp;», du diable donc.&nbsp; Pour aggraver son cas, ce diable d’homme est flanqué d’un Fox Terrier baptisé Attila. Die Linke est issu de la fusion entre le PDS, héritier du SED, le parti communiste de l’ex-RDA, et de dissidents sociaux-démocrates conduits par Oscar Lafontaine.</span></div><div><br></div><div>  </div><div><span class="fs12">Erfurt (la capitale du Land), Gotha, Iena, Eisenach, Weimar, sont des villes chargées d’histoire.&nbsp; L’unification a conduit à une désindustrialisation et à un exode démographique vers l’ouest. Iena, berceau de l’entreprise Carl Zeiss, est la capitale mondiale de l’optique. La conservatrice CDU a gouverné avec les Libéraux, puis avec les sociaux-démocrates du SPD.&nbsp; Le choc politique est que Bodo Ramelow dirige une coalition rouge-orange-vert, soit Die Linke-SPD-Grünen. Au parlement régional (Landtag), Die Linke représente 28.2%, le SPD 12,4% et les Verts 5,7%. Pour autant, l’exécutif ne comptera que quatre représentants de Die Linke, contre trois pour le SPD et deux pour les Verts. Parfois évoquée dans d’autres Länder et même au niveau fédéral, une coalition gauche – extrême gauche fait rêver les uns, trembler les autres. </span></div><div><br></div><div>  </div><div><span class="fs12">Le profil du &nbsp;<i>Ministerpräsident</i>&nbsp; élu n’est pas celui d’un vieil apparatchik communiste de la défunte RDA. Agé de 56 ans, ancien sympathisant du microscopique parti communiste occidental (DKP), il vient de la composante occidentale et syndicale du parti <i>Die Linke</i>, et non de l’héritage de l’oriental SED. Il rejoint le PDS en 1999. Il est venu à l’Est au lendemain de l’unification, en qualité de cadre syndical chargé d’organiser les syndicalistes de la branche commerce, banque et assurance. Bodo Ramelow s’affiche en protestant engagé. </span></div><div><br></div><div>  </div><div><span class="fs12">Jugé pragmatique, il a dû mettre de l’eau dans son vin, tant vis-à-vis de son animosité envers les services régionaux de renseignement, qu’il voulait supprimer, qu’à l’encontre de la légalité passée de la RDA, qu’il mettait en question, au grand dam des anciens du SED. Un type atypique. </span></div><div><br></div><div>  </div><div><span class="fs12">Combien durera une coalition qui n’a qu’une voix de majorité au parlement régional&nbsp;? Quelle sera la solidité de cet attelage de trois partis différents&nbsp;? La solidarité thuringeoise centripète&nbsp; primera-t-elle sur les forces centrifuges hétéroclites&nbsp;? Quelles seront les relations avec le Bund, l’échelon fédéral&nbsp;?</span></div><div><br></div><div>  </div><div><span class="fs12">Le programme prévoit des priorités sociales, en matière scolaire notamment.</span></div><div><br></div><div>  </div><div><span class="fs12">La Thuringe fait figure de laboratoire politique pour une alternative. L’expérience commence. </span></div><div>  </div><div><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div>  </div><div><span class="fs12">Gabriel Galice -&nbsp; Berne, le 7 décembre 2014</span></div><div></div><div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 19 Dec 2014 16:28:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?rouge-thuringe</link>
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			<title><![CDATA[Le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako rompt le silence de la barbarie qui meurtrit le cœur de l’Afrique.]]></title>
			<author><![CDATA[Fabienne Bradfer]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_vp96l5ii"><span class="fs12"><b>Le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako rompt le silence de la barbarie qui meurtrit le cœur de l’Afrique.</b></span><div><br></div><div><span class="fs12">                                                                                                          « N’être sensible qu’au malheur de celui qui nous ressemble physiquement et culturellement, c’est ça qui est terrible. »</span></div><div><br></div><div><span class="fs12">Hervé Gourdel (55 ans), James Foley (45 ans), Peter Kassig (26 ans), Steven Sotloff (31 ans), David Haenes (40 ans), Alan Henning (47 ans)… Ils étaient travailleurs humanitaires, journalistes, guide de haute montagne. Tous Occidentaux, tous exécutés par des islamistes radicaux dans les six derniers mois, en représailles de la politique étrangère menée par leur pays respectif. Actes innommables. Barbarie absolue qui dure depuis des années maintenant.</span></div><div><span class="fs12">Ces atrocités-là ne touchent pas uniquement les « étrangers ». Le cœur de l’Afrique saigne de la même barbarie mais cette réalité est nettement moins, voire pas du tout médiatisée. Ce qui fait hurler le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako. Il a donc décidé de rompre le silence en racontant le drame vécu par une population malienne paisible tombée sous le joug des extrémistes religieux. Timbuktu se base sur un fait réel.</span></div><div><b class="fs12">Pour beaucoup dont nous, votre film, en compétition officielle à Cannes, a été injustement oublié du Palmarès. Comment l’avez-vous vécu ?</b></div><div><span class="fs12">Quand on est en compétition, l’espoir est naturel et d’autant plus légitime lorsqu’on a un sentiment d’unanimité autour d’un propos. Ça donne à croire davantage. Quand ça ne se passe pas, on est déçu et c’est très humain. Pour moi, c’est très passager. On ne fait pas un film pour un rendez-vous de palmarès. C’est plus triste quand c’est un continent (l’Afrique, NDLR) qui est déçu car il y a cru. Mais c’est bien de croire !</span></div><div><br></div><div><b class="fs12">Vous avez décidé de faire « Timbuktu » suite à un fait divers atroce – la lapidation d’un couple dans un village au nord du Mali parce qu’ils n’étaient pas mariés devant Dieu – parce que ce drame innommable s’était déroulé dans l’indifférence des médias et du monde.</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><span class="fs12">Quand on égorge aujourd’hui, il faut savoir qu’on a égorgé bien avant ! C’est pour dire ça que j’ai fait ce film. Quand des hommes mettent au milieu d’une place un homme et une femme qui n’ont fait que s’aimer, ont eu deux enfants et sont mis à mort de cette façon, c’est insupportable. Quand des hommes en armes encerclent une jeune fille et lui donnent 40 coups parce qu’elle a chanté et encore 40 coups car elle était dans une chambre avec son amoureux, c’est insupportable. Et cela se passe quotidiennement en Afrique !</span></div><div><b class="fs12">On assiste à une autre médiatisation : celle des décapitations d’otages occidentaux diffusées sur internet. Que voulez-vous dire par rapport à ça ?</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><span class="fs12">On est face à la stratégie de ceux qui égorgent et qui veulent le faire savoir en utilisant les moyens qui existent. Ils savent que ça marche. Rentrer dans la médiatisation de ces actes innommables envers des hommes ou des femmes qui sont souvent étrangers et appartiennent au monde des médias, est grave. Car si on y rentre, c’est parce qu’on a oublié que les autres mains, bras, cous coupés, ce sont des gens aussi. C’est ça qui est terrible pour moi, qu’il y ait des degrés de perception, de sensibilisation. N’être sensible qu’au malheur de celui qui nous ressemble physiquement et culturellement. Malheureusement, c’est ce qui se passe de manière générale.</span></div><div><b class="fs12">À travers ces atrocités, l’islam est réduit à la barbarie. Or l’islam, c’est bien autre chose. Là est aussi votre message ?</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><span class="fs12">Évidemment. C’est d’abord l’islam qui est pris en otage. Or on a joué de manière consciente ou par paresse intellectuelle sur l’amalgame. Je n’invente rien. Ma vision de l’islam qui est tolérance, amour de l’autre, acceptation de l’autre, est à 99,9 % la réalité de l’islam dans le monde. Donc quand, du jour au lendemain, des hommes armés prennent en otage les 100.000 hommes et femmes de Tombouctou qui vivaient selon leur foi, avec leur façon de s’habiller, de s’amuser, de vivre et qu’on n’en parle pas, c’est insupportable.</span></div><div><b class="fs12">Est-ce vital pour vous de voir que les musulmans de France se positionnent publiquement contre ces actes terroristes ?</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><span class="fs12">C’est très, très important. Et je ne dirais pas qu’ils l’ont fait tardivement, même si je le pense. Il faut se dresser contre chaque acte terroriste. Les musulmans ont trop tendance à penser que la foi, on la garde pour soi, et de se dire : « On n’est pas comme eux », mais ils n’ont pas envie de le dire aux autres. Or le voisin qui n’est pas musulman a besoin de l’entendre pour être rassuré. Les musulmans de France et de Belgique ont besoin aujourd’hui de dire : « J’ai pleuré moi aussi quand Hervé Gourdel a été égorgé. Je me sens mal en tant qu’être humain. Je suis contre ça. » Il faut qu’ils le disent. Il faut ce sursaut-là.</span></div><div><b class="fs12">En utilisant l’art pour dénoncer, vous vous opposez aussi aux religieux radicaux. C’est votre façon de combattre ?</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><span class="fs12">C’est une façon de prouver que rien, absolument rien ne peut vaincre la beauté, l’amour. On peut les dominer un moment, mais jamais les vaincre. Pour moi, c’est important de le rappeler à chaque moment. Mon film parle de la vie et de la mort, de la paternité, de la capacité d’un homme à accepter son sort. Quand on dit au personnage qu’il va mourir, il répond que ce n’est pas ça qui l’effraie, mais de ne plus voir sa fille. Cela veut dire que les extrémistes peuvent le tuer mais ne pourront jamais tuer la beauté de l’amour qu’il a pour sa fille. Dans l’obscurantisme, on peut interdire le football mais la résistance est dans l’imaginaire de ces gamins qui jouent avec un ballon invisible. Dans l’obscurantisme, on peut interdire de chanter mais la résistance, c’est chanter dans sa tête. Pour moi, c’est cette beauté-là qui va finalement triompher.</span></div><div><b class="fs12">L’art peut-il changer le monde ?</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><span class="fs12">Non ! Pas dans le sens d’un changement de masse. Mais un baiser peut changer quelqu’un. Un film aussi. Dans le sens où il peut permettre à cette personne de s’ouvrir davantage, de décider de connaître le nom de son voisin.</span></div><div><b class="fs12">Mais comment encore entendre la voix de la raison et du Coran quand on est en zone rouge ?</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><span class="fs12">En sortant de l’amalgame. En ouvrant vraiment les oreilles, les yeux et l’esprit. J’espère que cela se passera avec les spectateurs qui verront mon film. Je fais une proposition mais je n’implore pas.</span></div><div><b class="fs12">De manière concrète, le tournage de votre film s’est-il déroulé sous haute surveillance ?</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><span class="fs12">Oui, car c’était risqué, mais on avait la protection de l’Etat avec l’armée permanente, efficace, présente de manière visible et invisible. Pour exclure tout risque d’enlèvement car je travaillais avec une équipe étrangère. Mais le danger d’un attentat suicide existe toujours. Donc, on travaille avec cette angoisse-là. Mais il faut savoir prendre des risques, sinon c’est la victoire de l’autre. Si on se refuse de crier parce que c’est dangereux, c’est le triomphe de l’obscurantisme, du terrorisme.</span></div><div><b class="fs12">Comment avez-vous travaillé avec vos acteurs, dont plusieurs étaient des amateurs ?</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><span class="fs12">Dans un esprit de confiance. En leur donnant l’assurance qu’ils pouvaient jouer. J’essaie de mettre tout le monde au même niveau de fragilité que le mien. C’est de la fragilité que naît souvent la création.</span></div><div><b class="fs12">Qu’est-ce qui vous révolte le plus dans le comportement des djihadistes ?</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><span class="fs12">Tuer. Tuer des gens innocents, sans armes. Avec froideur et lâcheté. Peter Kassig était volontaire humanitaire, Hervé Gourdel un passionné de montagne. Qu’avaient-ils fait sinon d’être des passionnés des êtres ?</span></div><div><b class="fs12">Vous parlez de froideur mais vous montrez des djihadistes dans une dimension humaine, voire grotesque…</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><span class="fs12">Oui, je montre qu’ils peuvent servir un thé à l’otage et l’exécuter dans l’heure qui suit. Il y a une complexité dans chaque être humain, il y a le mal et le bien. Un djihadiste nous ressemble aussi, mais sa vie à lui a basculé. Celui qui maltraite peut douter. Pour moi, il y a en lui une humanité. Je montre aussi une autre violence, celle de la pauvreté, donc celle d’un monde qui ne partage pas et qui crée des inégalités, donc des souffrances.</span></div><div><b class="fs12">Votre film a reçu le Bayard d’or du meilleur film au Festival international du film francophone à Namur. Que signifie pour vous cette notion de francophonie ?</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><span class="fs12">La langue est un lien, c’est certain. Mais je n’aime pas quand on parle de « regard francophone » ou « réflexion francophone ». Je pense que les regards sont des regards, les sensibilités sont des sensibilités. Il y a des individualités qui appartiennent à des territoires et les dépassent car nous évoluons dans le monde. Donc la francophonie, pour moi, est une notion à laquelle il faut faire un peu attention. Pour moi, la francophonie n’existe que plurielle.</span></div><div><b class="fs12">Que retenez-vous du tournage ?</b></div><div><b class="fs12"><br></b></div><div><span class="fs12">Ma source de vie et de création se situe dans les rencontres. Mon expérience se fait avant, pendant et après le film. Tout, au final, devient une quête de soi-même. Le cinéma me permet, notamment dans l’écriture, de voir dans chaque personnage une force, un courage qu’on n’a pas. Un médecin soigne, un cinéaste partage sa vision.&nbsp;</span></div><div><b class="fs12">Fabienne Bradfer pour Le Soir</b></div><div><br></div></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 17 Dec 2014 15:55:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?le-cineaste-mauritanien-abderrahmane-sissako-rompt-le-silence-de-la-barbarie-qui-meurtrit-le-c-ur-de-l-afrique-</link>
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		</item>
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			<title><![CDATA[La crise mystique du jeune DIDEROT.]]></title>
			<author><![CDATA[Marie Souviron]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_5513il2r"><img class="image-0 fleft" src="https://www.deds.ch/images/800px-Denis_Diderot_111.PNG"  title="" alt=""/><span class="fs21"><a href="https://www.deds.ch/files/dds_la-crise-mystique-du-jeune-Diderot.pdf" class="imCssLink">La crise mystique du jeune DIDEROT</a></span><div><span class="fs12"><i>AH ! Seigneur !! Mon Dieu !! mon fils est tombé dans une secte</i><br></span><div><span class="fs12">Avec une préface de Cyvard Mariette&nbsp;</span></div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 18 Nov 2014 12:53:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?la-crise-mystique-du-jeune-diderot-</link>
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		</item>
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			<title><![CDATA[La lettre N° 22 du GIPRI. Institut International pour la Paix ]]></title>
			<author><![CDATA[GIPRI]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_yh22t3ah"><span class="fs12"><a href="https://www.deds.ch/files/dds_gipri_Lettre-22.pdf" class="imCssLink">La lettre N° 22 du GIPRI. Institut International de Recherche pour la Paix à Genève</a></span><div><b><br></b></div><div><b>Editorial</b></div><div>Ah! Dieu que la guerre est jolie par&nbsp;<span class="fs10">Gabriel Galice,&nbsp;</span><span class="fs10">Président du Conseil de Fondation du GIPRI</span></div><div><span class="fs10"><b><br></b></span></div><div><span class="fs10"><b>Points de vue de l'actualité</b></span></div><div><div>GAZA 2014 - MEMORANDUM&nbsp;<span class="fs10">JURIDIQUE SUR LA&nbsp;</span><span class="fs10">PROTECTION DES CIVILS par Emilia Richard</span></div></div><div><div>La crise ukrainienne dans une<span class="fs10">perspective étasunienne et la&nbsp;</span><span class="fs10">problématique de l’empire par Gabriel Galice</span></div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 29 Oct 2014 16:21:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?la-lettre-n--22-du-gipri--institut-international-pour-la-paix-</link>
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		</item>
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			<title><![CDATA[Le populisme]]></title>
			<author><![CDATA[Abdelhac Beji]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_3k1m0q6o"><div class="imTAJustify"><span class="fs12"><b>LE POPULISME </b><o:p></o:p></span></div><div class="imTAJustify"><br></div>  <div><div class="imTAJustify"><span class="fs12"><span class="">Souvent le terme populisme a un caractère péjoratif pour désigner une attitude démagogique ou&nbsp;</span><span class="">racoleuse vis-à-vis de l'opinion publique. Il se veut idéologique selon deux caractéristiques: politique&nbsp;</span><span class="">ou culturel. Il s'envisage comme mouvement contestataire qui fait la promotion d'un peuple réel ou&nbsp;</span><span class="">imaginaire, identitaire ou majoritaire, un peuple se confondant avec ceux d'en bas en lutte contre&nbsp;</span><span class="">ceux d'en haut pour en finir et passer à un nettoyage des institutions. Son style, revendicatif ou pro</span><span class="">testataire, souvent il se lie à un caractère moralisateur, pour se projeter sur un retour à la tradition&nbsp;</span><span class="">ou à un redressement national. Il se réfère à une symbolique nostalgique, tout en proclamant que le&nbsp;</span></span></div><div class=""><div class="imTAJustify"><span class="fs12">peuple est fondamentalement bon et sain, qu'il aurait été trompé ou trahi par des parasites menaçant son omniscience sacrée.</span></div><span class="fs12"><o:p></o:p></span></div></div><div class="imTAJustify"><br></div>  <div><div class="imTAJustify"><span class="fs12"><span class="">Il s'associe parfois à la droite comme à la gauche, pour cela, il peut être un anti-intellectualiste car&nbsp;</span><span class="">opprimé par les élites, comme parfois xénophobe et antiparlementariste. Il s'appuie sur une doctrine&nbsp;</span><span class="">simple, en se positionnant comme arbitre et justicier tout en vociférant des vulgarités et en utilisant&nbsp;</span><span class="">les innombrables moyens heureux de l'éternelle démagogie, préalablement entraînés, sur une mino</span><span class="">rité habilement circonscrite. Son alchimie savante repose sur une organisation de masse structurée.</span></span></div><div class="imTAJustify"><span class="fs12">&nbsp;</span></div><div class=""><div class="imTAJustify"><span class="fs12">L'esprit populiste se coiffe d'un chef fort et charismatique en osmose directe avec ses adeptes. Il articule un discours fondé sur la méfiance. Il accentue les désaccords créant des complots qui desserviraient les intérêts fondamentaux de la nation. Il développe la mouvance internationale qui trahirait la souveraineté du citoyen. Son appel exige le sauvetage du pays, de ses traditions culturelles et religieuses, alors que l'irresponsabilité du populisme allume les incendies en affirmant les éteindre.</span></div><span class="fs12"><o:p></o:p></span></div></div><div class="imTAJustify"><br></div>  <div><div class="imTAJustify"><span class="fs12"><span class="">Utilisant une tactique psychique, le populisme joue sur les instincts de l'opinion, sur ses pulsions&nbsp;</span><span class="">pour revigorer la souffrance intérieure, vivifier l'ego et se repose sur cinq éléments.</span></span></div><div class=""><span class="fs12"><o:p></o:p></span></div></div>  <div><div class="imTAJustify"><span class="fs12"><span class="">Le messianisme du leader charismatique est mandaté par des forces supérieures, il est en croi</span><span class="">sade avec des motivations de dénonciations pour une mobilisation d'insatisfaits.</span></span></div><div class=""><span class="fs12"><o:p></o:p></span></div></div>  <div><div class="imTAJustify"><span class="fs12"><span class="">Le putschisme du champ politique s'autorise le renversement des assises, défie les lois, désar</span><span class="">çonne les agents pour soutenir sa mission.</span></span></div><div class=""><span class="fs12"><o:p></o:p></span></div></div><div class="imTAJustify"><br></div>  <div><div class="imTAJustify"><span class="fs12"><span class="">Les institutions sont nuisibles, elles font obstacle et empêchent tous liens directs et purs entre&nbsp;</span><span class="">le Chef et sa base. Les défenseurs institutionnels sont pourris. Cela implique une rupture pu</span><span class="">rificatrice avec le présent.</span></span></div><div class=""><span class="fs12"><o:p></o:p></span></div></div><div class="imTAJustify"><br></div>  <div class="imTAJustify"><span class="fs12">La désignation de boucs émissaires est une priorité. <o:p></o:p></span></div><div class="imTAJustify"><br></div>  <div class="imTAJustify"><span class="fs12">Les arguments avancés tournent en dérision les systèmes, les règlements et les droits. <o:p></o:p></span></div>  <div><div class="imTAJustify"><span class="fs12"><span class="">De son état, rien ne mérite le respect sauf le chef et ses concepts. Tout en prétendant tenir d'autres&nbsp;</span><span class="">discours ou actions politiques, ses idées constituent rarement une idéologie autonome. Le popu</span><span class="">lisme, le plus souvent, est une composante politique approuvée et nourrit un sentiment dangereux&nbsp;</span><span class="">pour la démocratie, tout en suggérant un certain nombre d'interrogations relatives à la fois à la peur&nbsp;</span></span></div><div class=""><div class="imTAJustify"><span class="fs12">des autres et au manque d'assurance en soi.</span></div><span class="fs12"><o:p></o:p></span></div></div><div class="imTAJustify"><br></div>  <div><div class="imTAJustify"><span class="fs12"><span class="">Selon les tenants de cette idéologie protestataire, l'État, guidé par le leader populiste, doit jouer un&nbsp;</span><span class="">rôle de premier plan, puisque étant un chef sauveur, il utilise le discours perverti de la démocratie,&nbsp;</span><span class="">attise les opinions et regarde paisiblement et sans vergogne la société lutter contre les flammes qu'il s</span><span class="">e réjouit d'animer.</span></span></div><div class=""><span class="fs12"><o:p></o:p></span></div></div><div class="imTAJustify"><br></div>  <div class=""><div class="imTAJustify"><span class="fs12"><span class="">Dans un grand nombre de pays, on retrouve des formes de populisme. Ce système exercé par le&nbsp;</span><span class="">mouvement boulangiste se pratique depuis le XIXe siècle</span><span class="">.&nbsp;</span></span></div></div></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 21 Oct 2014 07:48:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?le-populisme</link>
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		</item>
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			<title><![CDATA[Nos barbares]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_4a316tn6"><div><span class="fs12"><b>Nos barbares&nbsp; </b><o:p></o:p></span></div>  <div><span class="fs12">Gabriel Galice*<o:p></o:p></span></div><div><br></div>  <div><span class="fs12">Les guerres mobilisent les émotions plus rapidement que les réflexions&nbsp;; elles précipitent les partis-pris, les insultes. Les guerres sont aussi des combats d’idées au travers de mots. L’«&nbsp;Infowar&nbsp;» remplace la propagande d’antan. Les prétendus «&nbsp;djihadistes&nbsp;» sont qualifiés de «&nbsp;barbares&nbsp;» par leurs ennemis. Les djihadistes autoproclamés sont des blasphémateurs qui invoquent intempestivement leur Dieu pour justifier leurs turpitudes humaines. Dans la religion musulmane, le «&nbsp;grand djihad&nbsp;», le plus noble, est le combat contre soi-même, que les chrétiens, sur leur registre, nomment «&nbsp;vertu&nbsp;». Le petit djihad, moins ambitieux, est la promotion de la foi par la parole et par le glaive, dont l’équivalent chrétien est la croisade. <o:p></o:p></span></div>  <div><span class="fs12">Les djihadistes sont-ils des barbares&nbsp;? Oui, si l’on remonte à la source grecque du mot, qui désigne les étrangers qui parlent en borborygmes une langue incompréhensible. Au-delà, le risque est la négation de l’autre dans son altérité. L’exposition de Berne «&nbsp;Sous le feu des propagandes&nbsp;», consacrée aux slogans de la Première Guerre mondiale, nous édifie sur les ressorts de la diabolisation de l’ennemi. Une affiche allemande intitulée «&nbsp;Sind wir Barbaren?&nbsp;» (Sommes-nous des barbares&nbsp;?) compare les pourcentages d’enfants sachant lire et le nombre de Prix Nobel en Angleterre, en France et en Allemagne.&nbsp; Pour douteuses qu’elles soient, les flatteuses statistiques allemandes répondent à une injure commode de leurs ennemis. De part et d’autre, ce furent des paysans, des artisans, des instituteurs, des commerçants, des intellectuels qui furent jetés dans des massacres fratricides par des engrenages diplomatiques, des jeux politiques, des intérêts économiques, des ambitions sociales, des fatuités militaires, des polémiques. <o:p></o:p></span></div>  <div><br></div><div><span class="fs12">La violence islamiste (l’invocation de l’islam à des fins politico-militaires) est inhérente à notre «&nbsp;mondialisation armée&nbsp;» (Claude Serfati), conquérante, dont les Etats-Unis sont le fer de lance, l’OTAN le noyau dur, «&nbsp;les Occidentaux&nbsp;» l’appellation bien-pensante. Le doux commerce est une illusion soigneusement entretenue, dont des études menés au GIPRI (Cahiers «&nbsp;La guerre est-elle une bonne affaire&nbsp;?», «&nbsp;Les causes des guerres à venir&nbsp;») et ailleurs (Sabine Kurtenbach /Peter Lock, «&nbsp;Kriege als (über)Lebenswelten – Schattenglobalisierung, Kriegsökonomien und Inseln der Zivilität) font justice. Les chefs djihadistes sont des «&nbsp;entrepreneures de violence&nbsp;» sur des «&nbsp;marchés de violence&nbsp;» (Tristan Landry) intrinsèques à la violence des marchés (du pétrole et autres). Leurs troupes sont des exaltés cherchant dans la violence et la cruauté une «&nbsp;identité&nbsp;» qui leur est refusée par ailleurs. L’expliquer ne l’excuse aucunement. Les romans de Yasmina Kadra («&nbsp;L’attentat&nbsp;», «&nbsp;Les sirènes de Bagdad&nbsp;» notamment) nous en apprennent davantage que bien des experts sur les mécanismes de la violence islamiste ou islamisée. <o:p></o:p></span></div>  <div><span class="fs12">Voir dans l’autre (personne, société) l’envers de soi-même est plus inconfortable que de nier son inhumaine humanité. <o:p></o:p></span></div>  <div><br></div><div><span class="fs12">Le président Obama retrouve les accents martiaux de son prédécesseur, pour le plus grand bonheur des faucons. Le ministre Fabius fait l’économie d’une explication argumentée en stigmatisant «&nbsp;les égorgeurs de Daech&nbsp;». La triviale réalité est que les «&nbsp;Occidentaux&nbsp;» entreprennent depuis maintes décennies le «&nbsp;remodelage du Grand-Moyen Orient&nbsp;», une zone allant du Maroc à l’Afghanistan. Pour ce faire, leurs alliés israélien, saoudiens, qataris ou turcs, démantèlent les Etats (irakien, libyen, syrien) faisant obstacle à la «&nbsp;propagation de la démocratie&nbsp;» et à l’ouverture de nouveaux marchés&nbsp;». Les guerres de religions (ou intra-islamiques) et les droits de l’homme sont les emballages marketing de ce dessein. Les curieux liront avec intérêt les deux livres majeurs de Benjamin Barber&nbsp;– ancien conseiller diplomatique du président Clinton - : Djihad versus MacWorld – Mondialisation et intégrisme contre la démocratie et L’empire de la peur – Terrorisme, guerre, démocratie. Nos fanatiques et nos naïfs se berceront du discours puéril de la lutte entre les gentils et les méchants, prenant les jeux vidéo de Star Wars pour la réalité du monde. <o:p></o:p></span></div>  <div><br></div><div><span class="fs12">Combien de civils innocents, femmes et enfants inclus, meurent en Syrie sous le feu de nos missiles «&nbsp;civilisés&nbsp;»&nbsp;? Ils n’ont pas leurs visages sur nos écrans, ils ne sont pas même dénombrés, ils ne comptent tout simplement pas, ces Djamel et autres Aziza. Ne sommes-nous pas leurs «&nbsp;barbares&nbsp;»&nbsp;? Combien de djihadistes nos tueries «&nbsp;collatérales&nbsp;» vont-elles engendrer&nbsp;? Combiens de fanatiques, d’abord instrumentalisés par nous, se sont-ils déjà retournés contre nous&nbsp;? Combien vont-ils le faire encore&nbsp;?<o:p></o:p></span></div><div><br></div>  <div><span class="fs12">L’arbre des sabres ensanglantés ne doit cacher ni celui des missiles ni la forêt du chaos du monde, entretenu, parfois créé par nos dirigeants pour ses vertus dangereusement supposées créatrices. <o:p></o:p></span></div><div><br></div>  <span class="fs12">*Gabriel Galice est président de l’Institut International de recherches pour la Paix à Genève (GIPRI)</span></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 08 Oct 2014 12:28:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?nos-barbares</link>
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			<title><![CDATA[Les Mistral et l’alignement français]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_rb1nb879"><p class="imTALeft"><span class="fs12"><span class="cf1"><b>Les <i>Mistral</i> et l’alignement français</b></span><br><span class="cf1"><br>Il est plus facile d’énumérer les actes sensés de l’exécutif français que de dénombrer ses &nbsp;bévues.<br><br>Un curieux volte-face : la suspension de la livraison du premier navire militaire à la Russie est une bévue économique, diplomatique, politique et militaire. Président et gouvernement naviguent à vue, à la godille, sans boussole nationale, hormis l’alignement économique sur l’Allemagne (et les marchés) et l’alignement diplomatique sur les Etats-Unis (via l’OTAN). L’atlantisme ne s’est jamais si bien porté, agrémenté d’un zeste de fanfaronnade à l’occasion, comme dans le cas de la Syrie.<br><br>Laurent Fabius et consorts recueilleront au sommet de l’OTAN, à Newport, les chaudes félicitations de leurs faux amis : les Etats n’ont pas d’amis. Les reportages font étalage sur la pelouse du matériel militaire destiné à impressionner les Russes mais ledit équipement est rarement français. Le sort du <i>Rafale</i> à l’exportation est entre les mains du Qatar. <br><br>Au moment où l’exécutif français engage un nouveau programme économique comportant la chasse aux faux chômeurs, la suspension de la livraison du <i>Mistral</i> &nbsp;désespère les chantiers navals. En France, le chômage s’accroît et ce ne sont ni Barack Obama ni Angela Merkel qui témoignent de leur empressement à secourir d’une quelconque façon l’économie française. Les Etats-Unis sanctionnent BNP-Paribas dans des conditions juridiquement et politiquement douteuses, alors que le Traité Transatlantique en préparation profitera surtout aux industries allemande et étasunienne. Les écoutes de la NSA s’occupent moins de la vie privée que des concurrents économiques et des rivaux politiques, ce dont les indignations ordinaires ne semblent guère s’aviser. L’Allemagne incarcère ses agents soupçonnés d’intelligence avec des puissances étrangères et expulse sans discrétion le chef de poste de la CIA à Berlin. &nbsp;Les Etats-Unis épargneraient-ils la France ou nos fins limiers sont-ils incapables de les repérer ? La chancelière allemande optimise le statut de l’€, construit sur le modèle du Deutsche Mark et opportunément isomorphe à l’économie allemande et à ses satellites européens. <br><br>Militairement, on voit mal en quoi le <i>Mistral</i> serait un atout opérationnel en Ukraine. <br><br>Non, c’est un gage donné à des amis qui ne nous ne veulent pas du bien et qui, eux, défendent âprement leurs intérêts. Les Etats-Unis réussissent à polariser l’union autour d’eux. La polarisation est un rudiment de l’art politique et militaire.<br><br></span><span class="cf1">Jacques Sapir </span><span class="cf2"><a href="http://russeurope.hypotheses.org/2772" class="imCssLink">http://russeurope.hypotheses.org/2772</a></span><span class="cf3"> </span><span class="cf1">livre un commentaire rigoureux.<br></span><span class="cf1"><br>L’impéritie de nos gouvernants n’est plus à démontrer. Le sens élémentaire de l’Etat leur manque cruellement. Leurs rodomontades ne dissimulent pas leurs turpitudes, aux limites de la forfaiture.<br><br>Gabriel Galice, Berne, le 4 septembre 2014, 144 ème &nbsp;anniversaire de la proclamation de la République française.</span></span><br><br></p></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 05 Sep 2014 14:10:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?les-mistral-et-l-alignement-francais</link>
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			<title><![CDATA[Lettre à Jean Jaures]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_m48l589y"><p class="imTAJustify"><span class="fs12 cf1"><b>Lettre à Jean Jaures<br></b><br>Mon cher Jean,<br><br>Le bien nommé Villain t’a expédié ad patres, voici cent ans, la veille de la déclaration de guerre à la Russie par l’Allemagne, trois jours avant l’entrée de la France dans cet affrontement que tu repoussais, dont tu percevais l’horreur.<br><br>Auparavant, à Vaise, le 25 juillet, tu disais : « Songez à ce que serait le désastre pour l’Europe : ce ne serait plus, comme dans les Balkans, une armée de trois cent mille hommes, mais quatre, cinq, six armées de deux millions d’hommes. Quel massacre, quelle ruine, quelle barbarie ! »<br><br>Tu avais dénoncé l’engrenage, les complicités croisées, les contreparties que s’offraient les grandes puissances sur le dos des petites. A l’heure où tant de nains, hissés sur tes épaules de géant, se disputent mesquinement ton précieux héritage, mieux vaudrait te lire abondamment, sans te réduire à des citations tronquées. A Vaise encore : « A l’heure actuelle, nous sommes peut-être à la veille du jour où l’Autriche va se jeter sur les Serbes et alors l’Autriche et l’Allemagne se jetant sur les Serbes et les Russes, c’est l’Europe en feu, c’est le monde en feu.<br>Dans une heure aussi grave, aussi pleine de périls pour nous tous, pour toutes les patries, je ne veux pas m’attarder à chercher longuement les responsabilités. Nous avons les nôtres, Moutet l’a dit et j’atteste devant l’Histoire &nbsp;que nous les avions prévues, que nous les avions annoncées ; lorsque nous avons dit que pénétrer par la force, par les armes au Maroc, c’était ouvrir l’ère des ambitions, des convoitises et des conflits, on nous dénoncés comme de mauvais Français et c’est nous qui avions le souci de la France. » <br><br>L’Europe était à un tournant historique, sans le savoir vraiment. C’était la révolution ou la guerre, selon Fernand Braudel (Grammaire des civilisations, Arthaud-Flammarion, 1987, p. 428)<br>A telle enseigne que la soldatesque impériale assassina Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht, le 15 janvier 1919, pour que la Révolution ne succède certainement pas à la guerre. Des deux côtés du Rhin, la Grande boucherie commence et s’achève en assassinats de pacifistes : logique tragique. <br><br>Les bellicistes allemands et français, mon cher Jean, te tenaient à l’écart. Réclamant parfois ta tête, appelant à ton assassinat. En 1905, le Reich t’interdit &nbsp;l’entrée sur le territoire allemand, où tu devais participer à une réunion pacifiste de socialistes. Le prétexte en fut le risque que les socialistes allemands ne s’en prennent aux « intérêts nationaux ». Lesquels ? Ceux des marchands de canons ? Ton beau discours, à défaut d’être entendu, sera lu dans l’Humanité et dans le Vowärts. Tu écris : « La concurrence économique de peuple à peuple et d’individu à individu, l’appétit du gain, le besoin d’ouvrir à tout prix, même à coups de canon, des débouchés nouveaux pour dégager la production capitaliste, encombrée et comme étouffée sous son propre désordre, tout cela entretient l’humanité à l’état de guerre permanente et latente ; ce qu’on appelle la guerre n’est que l’explosion de ce feu souterrain qui circule dans toutes les veines de la planète, et lui est la fièvre chronique et profonde de toute vie. »<br> <br>Nous en sommes toujours là, mon cher Jean.<br><br><br>Gabriel Galice, Berne, le 31 juillet 2014.</span><br></p><p class="imTALeft"><br></p></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 21 Aug 2014 14:32:00 GMT</pubDate>
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		</item>
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			<title><![CDATA[Lettre à Amos Gitaï]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_d941afg6"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Lettre à Amos Gitaï<br />Amos Gitaï en contretype</b><br /><br /><br />Mon cher Amos,<br /><br />Tandis que l’armée israélienne s’acharne &nbsp;sur la population gazaouie au prétexte d’éradiquer les installations militaires et les tunnels de l’insaisissable Hamas, tu présentes ton dernier film, Ana Arabia,(« Je suis une Arabe ») utopie pacifique de coexistence entre Israéliens et Palestiniens sur fond d’histoire d’amour. <br /><br />L’histoire, tirée d’un fait réel, est tournée dans un quartier où se côtoient, s’aiment parfois, Juifs et Arabes. Fidèle à toi-même, tu mêles tendresse et violence, poésie et politique, esprit et chair, chagrin et espoir. <br /><br />Tu eus l’audace, mon cher Amos, d’intituler Terre promise un film et un bordel israélien exploitant brutalement des femmes amenées d’Europe centrale, de confier le rôle d’un rabbin à un acteur palestinien dans Kadosh. <br /><br />Fils d’un juif fuyant en 1933 l’Allemagne nazie, réfugié à Bâle, tu t’exilas dix ans à Paris après l’opprobre jeté par les autorités israéliennes sur House et Journal de campagne. &nbsp;Imperturbable, serein, tu gardes le cap de ton idéal de justice et de paix.<br /><br />La jeune génération de cinéastes israéliens critiques s’inscrit dans ton sillage. Eux et toi, vous êtes la lucidité d’une population aveugle conduite par les autorités sourdes d’un pays autiste. Vous êtes la conscience d’une société inconsciente, son implacable miroir. <br /><br />Commentant la guerre à Gaza<br />(<a href="http://next.liberation.fr/cinema/2014/08/01/des-accords-imparfaits-sont-toujours-mieux-qu-une-guerre-parfaite_1074343" class="imCssLink">http://next.liberation.fr/cinema/2014/08/01/des-accords-imparfaits-sont-toujours-mieux-qu-une-guerre-parfaite_1074343</a>), tu dénonces le manque de courage politique. « L’an prochain, on commémorera le 20e anniversaire de l’assassinat de Rabin, je suis très tenté de faire un film autour de ça. J’étais dans l’avion qui l’amenait à Washington pour signer les accords de paix. L’effort était réellement sincère. Sans faire de fétichisme, Rabin est le premier homme politique qui a reconnu dans ses mémoires qu’Israël avait chassé les Palestiniens en 1948. Il a fait ce qu’un vrai leader politique doit faire avec son peuple : lui parler sans mentir. »<br /><br />Merci. Shalom !<br /><br />Gabriel Galice, Berne, le 5 août 2014</span><span class="fs20 cf3 ff1"><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 21 Aug 2014 14:31:01 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Point de vue des Francs-maçons israéliens  sur le conflit Israélo-palestinien]]></title>
			<author><![CDATA[Anonyme]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_743eb9ja"><p class="imTALeft"><span class="fs12 cf1"><b>Point de vue des Francs-maçons israéliens &nbsp;sur le conflit Israélo-palestinien</b><br></span></p><p class="imTAJustify"><span class="fs12"><span class="cf1"><br>Nous vous remercions de votre demande fraternelle d’analyse sur ce qui se passe dans notre région et ses débordements antisémites sur le territoire de la République Française.<br>Contrairement à l’apparence il ne s’agit pas d’un n-ième affrontement entre Israéliens et Palestiniens. Israël n’est pas en guerre contre les Palestiniens, et n’a aucune revendication sur Gaza. Ce dont il s’agit c’est d’une guerre d’un type nouveau menée contre l’Etat démocratique d’Israël par l’organisation djihadiste et terroriste du Hamas.<br>Après un rappel des faits, nous dresserons la carte d’identité du Hamas, son idéologie, ses objectifs et sa stratégie terroriste, puis nous analyserons les mesures prises par Israël pour se défendre dans le respect du droit et nous nous interrogerons sur le sens des débordements antisémites en France. Enfin nous exprimerons notre point de vue sur le devoir des Francs-Maçons dans ces circonstances.<br><br>Rappel des faits<br><br>Le cessez le feu négocié par la communauté internationale en novembre<br>2012 entre Israël et le Hamas qui règne sur la bande de Gaza depuis son coup de main de 2007 contre l’Autorité Palestinienne va être rompu dès janvier 2014 par les roquettes tirées de Gaza contre les villes et villages du sud d’Israël: 26 en janvier, 9 en février, 65 en mars, 24 en Avril, 7 en mai, 54 en juin1. Israël régira avec beaucoup de retenue à ces tirs pour ne pas compromettre la négociation en cours d’un règlement de paix avec l’Autorité Palestinienne sous l’égide des Etats Unis, et son Secrétaire d’Etat John Kerry.<br>Le 12 juin 2014 trois adolescents israéliens sont enlevés. L’opération menée pour les retrouver permettra d’identifier les responsables: deux militants du Hamas de Hébron. Le 30 juin leurs corps sont retrouvés. <br>L’autopsie montre qu’ils ont été assassinés dès leur enlèvement. Le Hamas dénie sa responsabilité mais approuve « l’exploit » aussitôt fêté par les habitants de Gaza. Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité Palestinienne, condamne ces meurtres et stigmatise avec véhémence le Hamas pour son approbation. <br></span><span class="cf2"><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Palestinian_rocket_attacks_on_Israel,_2014" class="imCssLink">http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Palestinian_rocket_attacks_on_Israel,_2014</a></span><span class="cf1"><br>Le 1 juillet un jeune palestinien de Jérusalem est enlevé et brulé vif. Ce crime odieux est condamné par tout Israël, notamment par le premier ministre. Peu après les auteurs présumés, trois juifs de Jérusalem, sont arrêtés et déférés à la justice.<br>Début juillet le Hamas promet l’enfer à Israël et tire à partir de la bande de Gaza des centaines de missiles et de roquettes sur tout Israël, notamment toutes ses grande villes Beersheba, Ashdod, Ashkelon, Tel-Aviv, Haïfa et Jérusalem. Le 6 juillet Israël exige l’arrêt des tirs dans les 48 heures, sous peine d’action militaire pour les neutraliser. <br>Le Hamas poursuivant ses tirs, Israël passe à l’action.<br>Le 14 juillet l’Egypte propose un cessez le feu. Accepté par Israël il est rejeté par le Hamas qui poursuit ses bombardements au rythme de près de 200 tirs par jour. Israël engage alors une opération terrestre d’envergure pour détruire les rampes de lancement, les entrepôts et les ateliers de production de ces missiles.<br>Le déclenchement de cette opération terrestre, met au grand jour un vaste dispositif de tunnels offensifs débouchant en territoire israélien près de dizaines de villages et de cités pour y perpétrer massacres et enlèvements de masse. Le repérage de ces tunnels sur toute leur longueur qui partent d’écoles, de mosquées, d’hôpitaux et d’immeubles d’habitation et leur destruction de bout en bout devient alors aussi impérieux que celle des objectifs précédents.<br>L’action terrestre commence à porter ses fruits. Jusqu’au 23 juillet 31 tunnels sont mis à jour, 15 seront détruits, le nombre quotidien de tirs de missiles est réduit substantiellement et grâce au Dôme de Fer, Israël ne déplore que 5 tués civils au lieu des milliers escomptés.<br><br>Carte d’identité du Hamas<br><br>Le Hamas est issu de la branche palestinienne des Frères Musulmans créés en Egypte en 1929. Son idéologie et ses objectifs sont définis dans sa charte de 19882. Il aspire à l'anéantissement d'Israël et des juifs, à la domination de<br></span><span class="cf1">A quelques nuances près nous nous sommes fondés sur la traduction en français de Jean François Legrain chargé de recherches au CNRS </span><span class="cf2"><a href="http://iremam.cnrs.fr/legrain/voix15.htm" class="imCssLink">http://iremam.cnrs.fr/legrain/voix15.htm</a></span><span class="cf1"> Ces nuances rendent à notre sens mieux compte de texte original en arabe.<br></span></span><span class="cf1"><span class="fs12"><br>L'Islam. <br><br>Il combat la franc-maçonnerie, la laïcité, refuse la paix et la tolérance. En voici quelques extraits :<br>Sur Israël, les juifs et le judaïsme : "Israël n’existera que jusqu'à ce que l'islam l'abroge comme il a abrogé ce qui l'a précédé", (Préambule). <br>"Le jour du jugement ne surviendra que lorsque les musulmans combattront et tueront les juifs …" (art. 7). "Israël, le judaïsme et les juifs défient l'islam et la nation musulmane" (art. 28). Sur la laïcité3: "Le sécularisme contredit totalement l’idéologie religieuse. Les décisions, comportements et attitudes procèdent des idéologies. C’est pourquoi malgré toute notre estime pour l’OLP … il nous est impossible de troquer l'islamité actuelle et future de la Palestine pour le sécularisme. <br><br>L'islamité de la Palestine fait partie de notre religion et quiconque prend sa religion à la légère est un perdant" (art. 27). Sur la paix et la tolérance : "Sous l’aile de l’Islam les fidèles des trois religions – l’islam, le christianisme et le judaïsme, peuvent coexister les uns avec les autres dans la paix et la tranquillité. La paix et la tranquillité ne seront possibles que sous l’aile de l’islam. L'histoire récente et ancienne en est le meilleur témoin. Il est du devoir des disciples des autres religions d’arrêter de contester la souveraineté de l'islam sur cette région car le jour où ils prendraient le contrôle il n’y aura rien d’autre que le carnage, les déplacements et la terreur " (art. 31).<br><br>Sur la femme et la franc-maçonnerie : "Dans la bataille de libération, le rôle de femme musulmane n’est pas inférieur à celui de l’homme. C’est l’usine à hommes. Elle joue un grand rôle dans … l’éducation des jeunes générations. Les ennemis ont compris [ que …] s’ils parvenaient à lui faire prendre le chemin qu'ils désirent loin de l’islam, ils gagneront le combat. C’est pour cela qu’on les trouve sans cesse sur la brèche dans le domaine des média et des films … des programmes d’enseignement, utilisant pour cela leurs larbins infiltrés par des organisations sionistes sous divers noms et formes, comme la franc-maçonnerie, les clubs Rotary, les groupes d’espionnage … qui ne sont rien d’autres que des cellules de subversion et de sabotage … Le jour où l'islam contrôlera l’orientation des affaires de la vie, ces organisations hostiles à l'humanité et à l'islam seront anéanties " (art.17) La stratégie terroriste du Hamas Le Hamas est formellement considéré comme une organisation terroriste par nombre de pays notamment l’Union européenne, les Etats Unis, le Canada et le Japon. De plus le Quartet, i.e. les Nations Unies, l’Union Européenne, la Russie et les Etats Unis, ont exigé qu’il accepte trois principes, à savoir: <br>- L’idée laïque, le laïcisme, al-'imâniyya, signifie la non-religion, al-dîniyya <br>- Reconnaitre l’Etat d’Israël, accepter les accords passés (accords d’Oslo) et renoncer à la violence pour parvenir à ses fins. Jusqu’à présent il s’y est refusé.<br><br>Le Hamas n’est pas seulement une organisation terroriste recourant à la violence contre les civils d’Israël et les ciblant délibérément, il a aussi pris le pouvoir dans la Bande de Gaza en recourant au terrorisme. <br>Ce n’est pas son succès électoral relatif de 2006 qui a porté le Hamas au pouvoir à Gaza, mais son coup de force militaire par lequel il a liquidé ses dirigeants et militants du FATAH ainsi que les fonctionnaires en place de l’Autorité palestinienne en les exécutant ou en les précipitant du haut des immeubles de Gaza. Malgré un bilan calamiteux, il s’est maintenu au pouvoir en intimidant la population et en recourant à l’occasion à la violence contre elle.<br><br>Cet Etat terroriste a aussi mis en oeuvre une stratégie terroriste contre la population civile de la Bande de Gaza. Les postes de commandements du Hamas, ses arsenaux et stocks d’armement ont été délibérément placés dans des installations civiles par excellence, des écoles, des hôpitaux, des mosquées ou dans leur sous-sol. Les ambulances ont aussi été systématiquement utilisées pour transporter des militants armés d’un endroit à un autre. Enfin les 17.000 militants armés du Hamas ont forcé la population civile de Gaza à accepter que des rampes de lancement, des stocks de missiles et d’explosifs et des puits d’accès aux tunnels soient placés dans le sous-sol de leur maisons et de leurs jardins. Quand Israël a demandé par téléphone ou par tract à ces civils de quitter ces lieux pour les neutraliser, les militants du Hamas s’y sont opposés en les menaçant. Le Hamas a donc bien pris en otage les civils de la Bande de Gaza pour s’en servir comme bouclier humain. Du pur terrorisme.<br><br>Les mesures prises par Israël et le respect du droit Qu’a fait Israël pour protéger ses habitants et contrer la stratégie terroriste du Hamas? Israël a investi des moyens gigantesques dans le système Dôme de fer, le déploiement de multiples abris mobiles et la mise en place d’un système d’alarme sophistiqué donnant 15 secondes à deux minutes pour se mettre à l’abri. A longueur de journée, la défense passive n’a cessé d’instruire la population sur ce qu’elle devait faire en l’absence d’abri, en véhicule ou en rase campagne et minimiser l’impact des retombées. Israël ne déplore que 5 tués civils au lieu des milliers escomptés.<br><br>Tirant l’enseignement des rounds précédents, cette fois, Israël s’est abstenu de couper l’eau et l’électricité fournies à Gaza, qui d’ailleurs couvre la quasi-totalité de ses besoins, veillé à fournir chaque jour médicaments et aliments nécessaires et accepté tout cessez le feu pour atténuer les souffrances de la population.<br><br>L’armée israélienne, a renoncé à l’effet de surprise pour ses frappes, et indiqué plusieurs heures et même jours à l’avance aux civils par téléphone, tract ou par l’intermédiaire de l’ONU les objectifs qui seraient frappés en leur demandant de s’en éloigner. Enfin, elle a doté les commandants de brigades de conseillers juridiques pour que leurs éventuelles décisions contre des installations civiles ayant servi militairement soient fondées sur le droit des gens en la matière, i.e. qu’ils soient justifiés et proportionnés.<br><br>Les débordement antisémites en France<br><br>Dans divers pays il y a eu des manifestations de protestation contre le grand nombre de victimes civiles à Gaza et de soutien aux habitants de Gaza voire au Hamas. Il y en a eu aussi en France. Elles regroupaient outre les organisations islamistes liées aux Frères Musulmans, l'extrême gauche, une partie de l'extrême droite et, le MRAP, la Ligue des Droits de l'Homme, le Front de Gauche, la CGT et de nombreux socialistes. Ce qui nous pose problème et devrait poser problème à tout citoyen soucieux de l’ordre républicain. En effet plusieurs de ces manifestations ont dégénéré en explosion de haine et de violences antisémites et qu’aucune de ces organisations de gauche n'a quitté les cortèges ni condamné les violences antisémites, comme s’ils les approuvaient ou y adhéraient.<br><br>Nous sommes stupéfaits de voir ces organisations, dans lesquelles nombre d'entre nous ont milité, défiler avec des slogans antisémites, anti-démocratiques et bellicistes, derrière les drapeaux du Jihad Islamique et de l'Etat Islamique en Irak et au Levant, qui menace la stabilité du monde. L'écrivain Pierre Jourde leur suggère des slogans qui font partie du projet islamiste : - Vive la dictature ! - A mort la démocratie ! - A bas la liberté des cultes !- Rétablissez la peine de mort ! - Les femmes à la maison !<br>Que signifie et que présage l'alliance des militants de la gauche laïque avec les islamistes qui les ont toujours abhorrés ? Que signifie l'indifférence qui accompagne des conflits beaucoup plus meurtriers (Syrie, Irak, Soudan, etc.) dont les photos sont souvent utilisées à tort et à travers pour illustrer le martyre palestinien ? Force est de constater que dès qu’il s’agit d'Israël la raison est remplacée par la passion et les principes et valeurs sont jetés aux oubliettes.<br><br>Le devoir des Francs-Maçons<br><br>En tant que Francs-Maçons nous sommes meurtris par cette situation, tous ces morts palestiniens et israéliens et toutes ces destructions et nous restons fidèles à nos idéaux de Liberté d'Egalité et de Fraternité pour toute la race humaine, comme du respect des autres et de nous- même, et des principes de Laïcité, de Paix, de Justice et de Solidarité.<br>Il y a une justice à défendre et des injustices à pourfendre. Et on ne saurait prétendre montrer le Prédateur comme un Libérateur. Nous voulons dénoncer fortement l'engrenage mortifère : PROVOCATION RÉPRESSION <br><br>Nous avons besoin de l'appui de toutes nos SS et tous nos FF, y compris et surtout nos FF Arabes, ainsi que de tous les Démocrates et de tous ceux qui sont assoiffes de Paix et de Liberté.</span><br></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 19 Aug 2014 11:51:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?point-de-vue-des-francs-macons-israeliens--sur-le-conflit-israelo-palestinien</link>
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		<item>
			<title><![CDATA[Le martyre solitaire de Gaza ]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_onljlme9"><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Le martyre solitaire de Gaza </b><br />Gabriel Galice*<br /></span></p><p class="imTACenter"><span class="fs24 cf3 ff1"><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1">Ce n’est pas la première offensive israélienne contre cette bande de terre longeant la Méditerranée. Celle de 2008 avait occasionné plus de 1000 morts. <br /><br />Le Hamas et le gouvernement Netanyahou (dont le fanatique ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman) se renvoient la responsabilité de l’escalade après l’assassinat de trois jeunes Israéliens, suivi du meurtre d’un jeune Palestinien. Ces assassinats sont de grossiers prétextes, pour les uns et les autres. Israël déplore quinze victimes, les tirs sur et à Gaza ont tué plus de 400 Palestiniens, des femmes et des enfants surtout. Le bombardement &nbsp;de quatre enfants palestiniens sur une plage, à proximité d’une cabane de pêcheur, est une singulière « bavure ». La proximité d’un hôtel hébergeant des journalistes étrangers en a permis une couverture médiatique inattendue. <br /><br />Sedorot, aujourd’hui visé par le Hamas, fut jadis peuplé d’Arabes palestiniens expulsés à Gaza, ce camp sordide à ciel ouvert. Mieux lotie, La Cisjordanie est mutilée par le mur « de sécurité » érigé par Israël. <br /><br />Le Hamas, prétexte du martyre imposé au peuple palestinien, fut reconnu par Israël en 1979, pour contrer le Fatah d’Arafat. Vielle tactique du diviser pour régner. Il continuera à être soutenu en sous-main. Le blocus de Gaza par Israël et par l’Egypte, dénoncé par plusieurs organisations internationales, est une atteintes aux droits élémentaires des populations, ainsi davantage cyniquement livrées au bon-vouloir du Hamas. Renforcer la tension pour mieux la réprimer est une autre tactique éprouvée.<br /><br />Le prétendu « processus de paix » est une farce diplomatique autant que langagière. Les Etats-Unis livrent des avions à Israël pour détruire et des engins de chantier aux Palestiniens pour reconstruire, bel exemple de « destruction créatrice » selon Schumpeter. &nbsp;Le président Obama se montre partial. Avant même son accession au pouvoir, choisissant son camp, il avait déclaré Jérusalem capitale d’Israël, inaugurant mal la construction de la paix entre Israéliens et Palestiniens, dont il se prétendit le héraut. Après avoir froncé les sourcils, il ferme les yeux sur l’extension des colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Son Nobel de la paix s’avère pacotille, celui de la complaisante Union européenne ne vaut, en l’espèce, guère mieux.<br /><br />Les dirigeants israéliens s’offusquent de l’emploi du terme génocide. Les Palestiniens sont assurément victimes d’un ethnocide doublé de crimes de guerres qui ne disent pas leur nom. Un porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères rétorque effrontément que, contre le Hamas, il n’y a pas de règle. Or, il existe des règles (dont les Conventions de Genève) pour protéger les civils, qu’Israël viole continument, protégé par le véto permanent des Etats-Unis au sein du Conseil de sécurité.<br /><br />Genève et la Suisse ont fait leur possible. L’initiative de Genève (débouchant sur l’accord signé le 1 er décembre 2003) a mis en évidence la faisabilité d’une solution pacifique durable au conflit israélo-palestinien, nonobstant la question du retour des Palestiniens. Le GIPRI a pris sa part en lançant une étude sur l’eau comme source de conflit et de coopération, accueillant dans ses murs, à Genève, une géographe israélienne et une hydraulicienne palestinienne, qui coopérèrent efficacement. Le livre <i>De l’eau et de la paix – Conflit et coopération israélo-palestiniens</i> (L’Harmattan, 2008) en rend compte. <br /><br />En vain. La duplicité étasunienne, la pleutrerie européenne, les dissensions arabes habilement attisées, les armes sophistiquées (dont des ogives nucléaires détenues contre la légalité internationale), procurent à Israël un factice sentiment d’impunité. <br /><br />Les chancelleries versent leurs sempiternelles larmes de crocodiles. Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon donne de la voix. Le CICR s’active. Les affaires continuent. Sans doute les accords de coopération militaire et commerciale entre la Suisse et Israël ne crédibilisent-ils ni la paix ni la neutralité. La Suisse abrite plusieurs conceptions de la neutralité ; elle peut se targuer, à défaut d’être irréprochable, de ne pas faire pire que les autres. <br /><br />Deux enseignements peuvent être tirés. <br /><br />Le premier est que seule manque la volonté politique des puissances pour résoudre un conflit de plus en plus inextricable. Chacun s’en accommode, les pays arabes inclusivement, plus préoccupés par leurs rivalités régionales, maquillées en querelles religieuses, que par les Palestiniens, abandonnés de tous. <br /><br />La seconde leçon est que les peuples paient les déraisons de leurs dirigeants, hier les populations allemandes victimes de bombes au phosphore à Dresde et ailleurs, les civils japonais victimes de bombes atomiques, aujourd’hui les Palestiniens otages des extrémistes des deux bords, demain le peuple israélien victime de l’expansionnisme belliqueux de ses gouvernements successifs.<br /><br />Le 21 juillet 2014.<br /><br />* Gabriel Galice est Président de l’Institut International de Recherches pour la Paix à Genève (GIPRI)</span><span class="ff2 fs24 cf3"><br /></span><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Mon, 21 Jul 2014 08:38:20 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?le-martyre-solitaire-de-gaza-</link>
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			<title><![CDATA[La Lettre N° 21 du GPRI]]></title>
			<author><![CDATA[GPRI]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_3gy3k192"><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1"><a href="https://www.deds.ch/files/dds_gipri_Lettre-21.pdf" class="imCssLink">Lettre N° 21 du GPRI (Instititut International de Recherches pour la Paix)</a></span><span class="fs20 cf1 ff1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Mon, 07 Jul 2014 09:31:24 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?la-lettre-n--21-du-gpri</link>
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			<title><![CDATA[Le chameau Blatter]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_8v6pytpk"><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Le chameau Blatter</b><br /><br /><br /></span></p><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Soit, coupe du monde oblige, parlons foot ! <br /><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1">Après seize années de service, l’inusable président de la FIFA (Fédération Internationale de Football Association), Joseph S.Blatter, pour tous « Sepp Blatter », âgé de 78 ans, veut rempiler. Auréolé de distinctions, prix et médailles, le président Blatter est aussi accablé de critiques et de soupçons. Deux livres à charge accablent la FIFA et son président, que la Fédération tenta d’interdire. Les rumeurs répétées de corruption ont récemment resurgi à propos de l’attribution au Qatar de l’organisation de la prochaine coupe du monde, en 2022. Armé de son sourire matois, le chameau Blatter traverse avec dédain le désert d’Arabie et le tumulte des médisances. L’animal est coriace. Les accusations du <i>Sunday Times</i> </span><span class="cf4 fs24 ff1"><a href="http://www.thesundaytimes.co.uk/sto/news/uk_news/fifa/article1417325.ece" class="imCssLink">http://www.thesundaytimes.co.uk/sto/news/uk_news/fifa/article1417325.ece</a></span><span class="cf3 fs24 ff1"> ne vont pas si rapidement couler le vaisseau du désert. Blatter en a vu d’autres, il laisse déblatérer, lâchant, nonchalant, quelques pressions qataris dont le France se serait fait le relais. <br /></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Sepp Blatter est valaisan, donc suisse. Le pays abrite maintes organisations sportives internationales, du CIO à Lausanne à la FIFA à Zurich. La proximité avec les banques est pure coïncidence. Les comptes de la &nbsp;&nbsp;FIFA pour 2013 font apparaître un chiffre d’affaires de 1,4 milliards de $, 72 millions de bénéfices, 1,43 milliards de réserves. Dans l’ouvrage, <i>Reforming FIFA</i>, le Professeur bâlois Mark Pieth propose des garde-fous. Carlo Sommaruga, parlementaire suisse genevois, estime qu’il faut légiférer pour sanctionner la corruption. La directrice suisse de Transparency International abonde dans le même sens. &nbsp;Politiquement, Sommaruga est esseulé. Le Conseil fédéral va enterrer son projet de loi. La FIFA est une vache à lait et un coffre-fort. La Suisse aime les vaches et les coffres. Vendredi soir, la Suisse joue contre la France : festoyons !<br /><br />La voix discordante de quelques trublions procure le soupçon de mauvaise conscience dont s’accommode l’âme protestante. Chacun y trouve son compte. Les sermonneurs sermonnent, les hommes d’affaires rentabilisent, la caravane passe. <br /><br />En Arabie, les dromadaires sont aussi sacrés que les vaches suisses. <br /><br />Gabriel Galice – Berne, le 16 juin 2014</span><span class="ff2 fs24 cf3"><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="ff1 fs20 cf1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 18 Jun 2014 11:58:47 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Les ailes et les serres du pygargue américain]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_qy7qxk8g"><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Les ailes et les serres du pygargue américain<br /><br /></b>Gabiel Galice<br /><br />Il est &nbsp;un truc de la manipulation, commun au prestidigitateur &nbsp;et au dirigeant politique peu soucieux de démocratie (Chomsky) : attirer le regard du spectateur dans une direction pour le détourner d’un spectacle édifiant. <br /><br />On diabolise Poutine, Le Pen et Assad, fort bien. Les faits divers complètent le tableau. Le Mondial de foot coiffe le tout. &nbsp;Circulez, y a rien à voir ! En cuisine, on mijote des plats de résistance peu ragoutants. <br /><br />Quelques initiés auront entendu parler du Partenariat Transatlantique pour le Commerce et l’Industrie, concocté entre milieux d’affaires des Etats-Unis et de l’Union européenne, avec la bénédiction de cercles politiques à leur disposition. <br /><br />Le tableau n’est portant pas complet. Au même moment, les Etats-Unis négocient un traité semblable de l’autre côté de l’Eurasie : le Partenariat Transpacifique (en anglais Trans-Pacific Strategic Economic Partnership).<br /><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1">Ce n’est pas tout. Les ailes du commerce (Mercure) impliquent les serres pour saisir les proies (Mars). En dépit des assertions des idéologues, le marché ne marche pas tout seul. Le pygargue, emblème des Etats-Unis, est un aigle pêcheur. Or donc, dans la plus grande discrétion, se négocie un volet militaire entre Européens et Américain, l’ACSA, pour « Acquisition and Cross-Servicing Agreement ». </span><span class="cf4 fs24 ff1"><a href="http://www.bruxelles2.eu/psdc/gestion-de-crise/un-accord-militaire-avec-les-usa.html" class="imCssLink">http://www.bruxelles2.eu/psdc/gestion-de-crise/un-accord-militaire-avec-les-usa.html</a></span><span class="cf3 fs24 ff1"> Idem sur le front Est, avec des accords Canada-Japon, Etats-Unis-Brunai<br /></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />De mauvais esprits supputent que l’accord « administratif et technique » militaire entre les USA et l’EU affaiblit les capacités propres de l’Europe en matière de défense. Zbignew Brzezinski nous en avait avertit : « Pour le dire sans détour, l’Europe de l’Ouest reste dans une large mesure un protectorat américain et ses Etats rappellent ce qu’étaient jadis les vassaux et les tributaires des anciens empires. »<br /><br />Nos cousins d’Amérique font souvent preuve d’une grande qualité : celle d’appeler un chat un chat. Qu’on se le dise : le pygargue a des ailes et des serres. &nbsp;Et les peuples d’Europe sont des pigeons ?<br /><br />Gabriel Galice – Berne, le 12 juin 2014</span><span class="ff2 fs24 cf3"><br /></span><span class="ff1 fs20 cf1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 12 Jun 2014 13:11:27 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Droits de succession en France suite à la renégociation de la convention franco-suisse]]></title>
			<author><![CDATA[Mai Trinh-Brunswick et Nicolas Jonquet]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_8yc52p2v"><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1"><b><a href="https://www.deds.ch/files/dds_transfrontaliere_article_succession.pdf" class="imCssLink">Droits de succession en France suite à la renégociation de la convention franco-suisse</a><br /></b><br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-1" src="https://www.deds.ch/images/dds_convention.jpg"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br /><br />Ecrit par Mai Trinh-Brunswick et Nicolas Jonquet<br /></span><span class="fs22 cf3 ff2"><span class="imUl">Source :</span> <a href="http://lecercle.lesechos.fr/entrepreneur/patrimoine/221189444/droits-succession-france-suite-a-renegociation-convention-franco-s " class="imCssLink">http://lecercle.lesechos.fr/entrepreneur/patrimoine/221189444/droits-succession-france-suite-a-renegociation-convention-franco-s </a></span><span class="fs20 cf1 ff1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 01 Jun 2014 12:12:29 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[L’Europe malade de ses peuples ou les peuples malades de l’Europe ?]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_ofcvt5g2"><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Europe malade de ses peuples ou les peuples malades de l’Europe ?<br /></b>Gabriel Galice<br /></span><span class="fs26 ff2 cf3"><b><br /></b></span></p><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Les dernières élections pour le Parlement européen méritent des analyses plus sérieuses que l’opposition convenue entre « europhiles » &nbsp;et «europhobes ». Ceux qui n’aimaient pas la politique de Margaret Thatcher n’étaient pas, ipso facto, anglophobes. &nbsp;Auteur de <i>L’Europe truquée</i>, Claude Bourdet était un grand « européen ». <br /><br />Semblablement, il serait déraisonnable que des élites autoproclamées (« éligarchies » ?) &nbsp;continuent à mésuser inconsidérément du vocable fourre-tout de « populiste ». Les démagogues qui flattent toutes les bassesses sont détestables, ceux qui font bien peu de cas du peuple, de son bien-être, de son opinion, de ses aspirations, ne le sont pas moins. <br /><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1">Troisième approximation : la confusion entre la situation financière d’un pays et celle de sa population. L’Espagne et la Grèce vont mieux (« La Grèce est de retour sur les marchés financiers », écrivaient les journaux voici quelques semaines), d’un point de vue comptable, mais les Espagnols et les Grecs vont plus mal dans leur chair, leurs attentes, leur désespoir. Ce décalage mérite considération. La revue britannique <i>The Lancet</i>, vient de rendre compte des effets de la crise sur la santé et la mortalité des Grecs : 2000 morts supplémentaires. </span><span class="cf4 fs24 ff1"><span class="imUl"><a href="http://blog.santelog.com/2011/10/10/sante-publique-la-crise-financiere-une-tragedie-grecque-the-lancet" class="imCssLink">http://blog.santelog.com/2011/10/10/sante-publique-la-crise-financiere-une-tragedie-grecque-the-lancet</a></span></span><span class="cf3 fs24 ff1"> &nbsp;Les plus de 65 ans et les nouveau-nés sont particulièrement touchés. Les dirigeants espagnols se préparent à brader l’immobilier social à des investisseurs comme Goldmann-Sachs, et aussi une réserve naturelle pour la transformer en zone résidentielle pour privilégiés, au prétexte de renflouer l’Etat. <br /></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Pendant ce temps-là, les ventes d’armes continuent, leur achat aussi, qui grève les budgets des Etats. Officiellement, il s’agit de garantir la sécurité des pays. Il le faut indéniablement. Mais, là aussi, attention aux approximations. Les ventes d’armes sont une des principales sources de corruption des dirigeants politiques, comme le rappelait le SIPRI dans son rapport 2011. La lutte anti-terroriste ne justifie pas tout. Et la sécurité ne se borne pas aux considérations policières et militaires. La sécurité sanitaire, alimentaire, de l’emploi, des enfants, importe au mois autant aux populations, ainsi qu’en attestent régulièrement les enquêtes menées. <br /><br />Il convient de s’interroger sur le taux d’abstention dans les pays de l’Union, premier signe de dédain. L’Europe actuelle est fort éloignée du rêve de Victor Hugo et même des projets des pères fondateurs. De Marché commun à six doté de préférences tarifaires, elle est devenue une Union à 28, fraction du marché mondial, où « les riches vont où ils veulent, les pauvres où ils peuvent » (Régis Debray) Tous les groupes sociaux ne profitent pas également de la situation et la sociologie électorale en rend partiellement compte. <br /><br />L’affaire est complexe, les situations sont contrastées. Les Français accordent 25% des suffrages exprimés à la droite extrême et 7% à la gauche radicale quand les Grecs font le contraire. Peu frappés par le chômage et l’immigration, les Danois plébiscitent la droite nationaliste. Ils pratiquent la frappe préventive ?<br /><br />Il est troublant que la campagne pour les élections au Parlement européen ait accordé si peu de place au projet de Partenariat Transatlantique sur le Commerce et l’Investissement (PTCI). Hypothétique poulet à l’eau de javel mis à part, le point crucial concerne l’arbitrage privé préféré aux juridictions publiques des Etats, sous couvert d’efficacité et de modernité. L’article 23 vaut d’être largement cité pour son obscure clarté <i>: « Mise en œuvre : l’Accord devrait viser à inclure un mécanisme de règlement des différends investisseurs-Etats, efficace et des plus modernes, garantissant la transparence, l’indépendance des arbitres et ce qui est prévu par l’Accord, y compris à travers la possibilité pour les Parties d’appliquer une interprétation contraignante de l’Accord. Le règlement des différends d’Etat à Etat devrait être inclus mais ne devrait pas empêcher le droit des investisseurs d’avoir recours à des mécanismes de règlement des différends investisseur-Etat. Il devrait fournir aux investisseurs un éventail d’arbitrage aussi large que celui actuellement disponible en vertu des accords bilatéraux d’investissement des Etats membres. Le mécanisme de règlement des différends devrait comprendre des protections contre des plaintes manifestement injustifiées ou frivoles. »</i> Le pouvoir judiciaire d’une démocratie serait-il « frivole » ? Le sénateur centriste « europhile » Jean Arthuis s’oppose vigoureusement au PTCI. <br /><br />José Manuel Barroso, lui, qualifie hardiment de « réactionnaire » la revendication française de protection culturelle contre les pourvoyeurs d’images. <br /><br />En démocratie, cela mérite des débats sérieux plutôt que des invectives. L’Europe est-elle malade de ses peuples ? Les peuples sont-ils malades de l’Europe ? Quelle Europe voulons-nous ?</span><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 01 Jun 2014 11:56:46 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?l-europe-malade-de-ses-peuples-ou-les-peuples-malades-de-l-europe--</link>
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		</item>
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			<title><![CDATA[Obama, Erdogan, les rebelles syriens et la ligne rouge]]></title>
			<author><![CDATA[Seymour Hersh]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_l81532zn"><p class="imTALeft"><span class="fs12 cf1 ff1"><b>Obama, Erdogan, les rebelles syriens et la ligne rouge<br></b><br>Seymour Hersh<br></span></p><p class="imTAJustify"><span class="fs12 cf1 ff1"><br>2011, Barack Obama a mené une intervention militaire alliée en Libye sans consulter le Congrès américain. En août dernier, après l’attaque au gaz sarin sur Ghouta, une banlieue de Damas, il était prêt à lancer une nouvelle attaque aérienne alliée, cette fois pour punir le gouvernement syrien pour avoir traversé la « ligne rouge » qu’il avait tracée en 2012 sur l’utilisation d’armes chimiques. Puis, deux jours avant la date prévue des frappes, il a annoncé qu’il allait demander l’approbation du Congrès. La frappe fut reportée tandis que le Congrès se préparait pour les audiences, pour être finalement annulée lorsqu’Obama a accepté l’offre de M. Assad de renoncer à son arsenal chimique suite à un accord négocié par la Russie. Pourquoi Obama a-t-il temporisé puis cédé sur la Syrie alors qu’il n’avait pas hésité à se précipiter sur la Libye ? La réponse se trouve dans un affrontement entre ceux de l’administration qui étaient décidés à faire respecter la ligne rouge et les chefs militaires qui pensaient que faire la guerre était à la fois injustifiée et potentiellement désastreuse.<br><br>La raison du changement d’opinion d’Obama se trouve à Porton Down, le laboratoire de la défense situé dans le Wiltshire. Les services de renseignement britanniques avaient obtenu un échantillon du gaz sarin utilisé dans l’attaque du 21 Août et les analyses ont démontré que le gaz utilisé ne correspondait pas aux lots connus des armes chimiques de l’arsenal de l’armée syrienne. Le message fut rapidement transmis aux chefs d’état-major des armées US que les accusations contre la Syrie ne tiendraient pas. Le rapport britannique a confirmé les doutes au sein du Pentagone ; les chefs d’état-major se préparaient déjà pour avertir Obama que ses plans pour une attaque de grande envergure par bombardements ou missiles sur les infrastructures de la Syrie pourraient conduire à une guerre plus large au Moyen-Orient. En conséquence, les officiers US ont délivré un avertissement de dernière minute au président, ce qui, à leur avis, a finalement conduit à l’annulation de l’attaque.<br><br>Pendant des mois, il y avait eu une vive inquiétude parmi les dirigeants militaires et la communauté du renseignement sur ​​le rôle joué dans la guerre par des voisins de la Syrie, en particulier la Turquie. Le Premier ministre Recep Erdogan était connu pour son soutien à al-Nosra, une faction djihadiste de l’opposition rebelle, ainsi qu’à d’autres groupes rebelles islamistes. « Nous savions qu’il y en avait certains dans le gouvernement turc, » m’a dit un ancien haut responsable du renseignement américain, qui a toujours accès aux dossiers, « qui ont cru qu’ils pouvaient choper Assad par les couilles en l’impliquant dans un attentat au gaz sarin à intérieur de la Syrie - et forcer Obama à réagir » .<br> <br>Les chefs d’état major savaient aussi que les accusations publiques de l’administration Obama selon qui seule l’armée syrienne avait accès au sarin étaient fausses. Les services de renseignement américains et britanniques étaient au courant depuis le printemps de 2013 que certaines unités rebelles en Syrie développaient des armes chimiques. Le 20 juin, des analystes de la Defense Intelligence Agency [DIA - services de renseignement de l’armée US] ont publié un rapport de cinq pages, très hautement classifié, de « points de discussion » d’une réunion d’information, pour le directeur adjoint de la DIA, David Shedd, qui affirme qu’al-Nosra avait une unité de production de sarin : son programme, indiquait le rapport, était « le complot au sarin le plus avancé depuis les efforts d’al-Qaida avant le 11/9 ». (Selon un consultant du Département de la Défense, le renseignement américain savait depuis longtemps qu’Al-Qaïda avait expérimenté des armes chimiques, et est en possession d’une vidéo d’une de ces expériences de gaz sur des chiens.) Le document de la DIA poursuit : « Jusqu’à présent, l’attention des services de renseignement a porté presque exclusivement sur les armes chimiques syriennes ; à présent, nous constatons qu’al-Nosra tente de fabriquer ses propres armes... la liberté de manœuvre relativement grande d’al-Nosra en Syrie nous amène à penser que la volonté du groupe sera difficile à contrer à l’avenir. » Le document cite de nombreux renseignements classifiés en provenance de nombreux organismes : . « des intermédiaires Turcs et Saoudiens », dit-il « ont tenté de se procurer des composants de sarin en vrac, des dizaines de kilogrammes, probablement dans le but de lancer une production à grande échelle en Syrie. » (Interrogé sur le document de la DIA, un porte-parole du directeur du renseignement national a déclaré : « Aucun rapport n’a jamais été demandé ou produit par les analystes des service de renseignement. »)<br><br>En mai dernier, plus de dix membres du Front al-Nosra ont été arrêtés dans le sud de la Turquie avec, selon ce que la police locale a rapporté à la presse, deux kilos de sarin. Dans un acte d’accusation de 130 pages, le groupe a été accusé d’avoir tenté d’acheter des détonateurs, des tubes pour la construction de mortiers, et des composants chimiques pour le sarin. Cinq des personnes arrêtées ont été libérées après une brève détention. Les autres, dont le chef de file, Haytham Qassab, pour qui le procureur a requis une peine de prison de 25 ans, ont été libérés en attendant le procès. En attendant, la presse turque a été en proie à la spéculation que l’administration Erdogan aurait couvert l’étendue de sa complicité avec les rebelles. Dans une conférence de presse l’été dernier, Aydin Sezgin, l’ambassadeur de Turquie à Moscou, a minimisé les arrestations et affirmé aux journalistes que le « sarin » qui avait été saisi était simplement de l’« anti-gel ».<br><br>Le document de la DIA considère que les arrestations constituent la preuve qu’al-Nosra avait développé son accès aux armes chimiques. Il dit que Qassab s’était « auto-identifié » comme un membre d’Al-Nosra, et qu’il était directement en relation avec Abd-al-Ghani, « l’émir du front chargé de la fabrication militaire ». Qassab et son associé Khalid Ousta travaillaient avec Halit Unalkaya, employé d’une entreprise turque appelée Zirve Export, qui a fourni « des devis pour des quantités en vrac de composants de sarin ». Le plan d’Abd-al-Ghani était que deux associés « perfectionnent un procédé de fabrication du sarin, puis se rendent en Syrie pour former d’autres personnes pour commencer la production à grande échelle dans un laboratoire non identifié en Syrie ». Le document de la DIA dit que l’un de ses agents avaient acheté un des composants sur le « marché des produits chimiques de Bagdad », qui « a fourni au moins sept tentatives de fabrication d’armes chimiques depuis 2004. »<br><br>Une série d’attaques d’armes chimiques en Mars et Avril 2013 fut étudiée au cours des mois suivants par une mission spéciale des Nations Unies en Syrie. Une personne avec des connaissances précises sur l’activité de l’ONU en Syrie m’a dit qu’il y avait des preuves reliant l’opposition syrienne à la première attaque au gaz, le 19 Mars à Khan Al-Assal, un village près d’Alep. Dans son rapport final en décembre, la mission a déclaré qu’au moins 19 civils et un soldat syrien étaient parmi les victimes, ainsi que des dizaines de blessés. La mission n’était pas mandaté pour désigner le responsable de l’attaque, mais la personne ayant connaissance des activités de l’ONU a déclaré : « Les enquêteurs ont interrogé les gens présents sur place, y compris les médecins qui ont soigné les victimes. Il était clair que les rebelles avaient utilisé le gaz. L’information n’avait pas été rendue publique parce que personne ne voulait l’entendre. »<br> <br>Dans les mois précédant les attaques, m’a dit un ancien haut fonctionnaire du Département de la Défense, la DIA a fait circuler un rapport classifié, connu sous le nom de SYRUP, sur toutes les informations liées au conflit syrien, y compris sur les armes chimiques. Mais au printemps, la distribution de la partie du rapport concernant les armes chimiques a été sévèrement réduite sur les ordres de Denis McDonough, le chef de cabinet de la Maison Blanche. « Il y avait quelque chose là dedans qui a déclenché un caca nerveux chez McDonough » a déclaré l’ancien fonctionnaire du ministère de la Défense. « A un moment donné, il y avait un truc énorme, et puis, après les attaques au sarin de mars et avril » - il a claqué des doigts - « et pouf, tout a disparu ». La décision de restreindre la distribution du rapport a été prise alors que les chefs d’état major ordonnaient d’urgence la planification détaillée d’une éventuelle invasion terrestre de la Syrie avec pour objectif principal l’élimination des armes chimiques.<br><br>L’ancien responsable du renseignement a dit que beaucoup dans les milieux de la sécurité nationale des États-Unis ont longtemps été troublés par la ligne rouge du président : « Les chefs d’état-major ont demandé à la Maison Blanche, « Que signifie la ligne rouge ? Comment cela se traduit-il en termes militaires ? Des troupes au sol ? Des frappes massives ? Des frappes limitées ? » Ils ont confié au renseignement militaire une étude sur comment nous pourrions concrétiser la menace. Ils n’ont rien appris de plus sur les intentions du président ».<br><br>Au lendemain de l’attaque du 21 Août, Obama a ordonné au Pentagone de dresser une liste objectifs à bombarder. Au début, a déclaré l’ancien responsable du renseignement, « la Maison Blanche a rejeté 35 listes de cibles fournies par les chefs d’état-major sous prétexte que c’était insuffisamment « douloureux » pour le régime d’Assad. » Les objectifs initiaux incluaient uniquement des sites militaires et aucune infrastructure civile. Sous pression de la Maison Blanche, le plan d’attaque US a évolué vers une « frappe monstrueuse » : deux escadrilles de bombardiers B-52 ont été transférées vers des bases aériennes proches de la Syrie, et des sous-marins et des navires équipés de missiles Tomahawk ont été déployés. « Chaque jour, la liste de cibles s’allongeait », m’a dit l’ancien responsable du renseignement. « Les planificateurs du Pentagone ont dit que nous ne pouvions pas utiliser uniquement des Tomahawk pour frapper les sites de missiles en Syrie parce que les installations étaient enfouies trop profondément, de sorte que les B- 52 assignés à la mission furent équipés avec des bombes d’une tonne (2000 livres). Ensuite, nous avions besoin d’équipes de secours pour récupérer les pilotes abattus et des drones pour des cibles sélectives. C’est devenu un truc énorme. » La nouvelle liste de cibles a été conçue pour « éradiquer totalement toutes les capacités militaires Assad », a dit l’ancien responsable du renseignement. La liste des objectifs principaux comprenait les réseaux électriques à haute tension, les dépôts de pétrole et de gaz, tous les dépôts connus de logistique et d’armes, tous les postes de commandement et de contrôle connus, et tous les bâtiments militaires et de renseignement connus.<br><br>La Grande-Bretagne et la France avaient un rôle à jouer. Le 29 Août, le jour où le Parlement (Britannique) a voté contre la proposition de Cameron de rejoindre l’intervention, le quotidien The Guardian a rapporté que Cameron avait déjà ordonné le déploiement de six avions de combat Typhoon à Chypre, et avait proposé un sous-marin capable de lancer des missiles Tomahawk. L’armée de l’air française - un acteur essentiel lors des frappes de 2011 sur la Libye - était profondément engagée, selon un article du Le Nouvel Observateur ; François Hollande avait ordonné à plusieurs chasseurs-bombardiers Rafale de se joindre à l’assaut américain. Leurs cibles étaient situées dans l’ouest de la Syrie.<br> <br>A fin Août, le président avait donné aux chefs d’état-major une date limite pour le lancement des opérations. « L’heure H devait être au plus tard lundi matin [2 Septembre] , un assaut massif pour neutraliser Assad, » a dit l’ex-responsable du renseignement. Ce fut donc une surprise pour beaucoup quand, lors d’un discours à la Maison Blanche dans le Rose Garden, le 31 Août, Obama déclara que l’attaque était repoussée, et qu’il se retournait vers le Congrès pour la soumettre à un vote.<br> <br>A ce stade , l’hypothèse d’Obama - que seule l’armée syrienne était capable de déployer du sarin - s’effilochait. Quelques jours après l’attaque du 21 Août, m’a dit l’ancien responsable du renseignement, les agents militaires russes de renseignement avaient récupéré des échantillons de l’agent chimique de Ghouta. Ils les ont analysés et transmis au services de renseignement militaire britanniques ; c’était le matériel envoyé à Porton Down. (Un porte-parole de Porton Down a déclaré : « La plupart des échantillons analysés au Royaume-Uni ont été testés positifs pour le sarin, un agent neurotoxique. » Le MI6 a dit qu’il ne faisait pas de commentaires sur les affaires de renseignement.)<br><br>L’ancien responsable du renseignement a déclaré que le Russe qui a livré l’échantillon au Royaume-Uni était « une source fiable - une personne qui avait accès, la connaissance et un historique digne de confiance ». Après la première utilisation signalée d’armes chimiques en Syrie l’année dernière, les agences de renseignement américains et alliés « ont fait un effort pour trouver si quelque chose avait été utilisée - et la source » , a dit l’ancien responsable du renseignement. « Nous utilisons les données échangées dans le cadre de la Convention sur les armes chimiques. Le mode opératoire de la DIA consiste à connaître la composition de chaque lot d’armes chimiques soviétiques manufacturé. Mais nous ne savions pas quels lots se trouvaient dans l’arsenal syrien. Dans les jours qui ont suivi l’incident de Damas, nous avons demandé à une source au sein du gouvernement syrien de nous donner une liste des lots possédés par le gouvernement. C’est pourquoi nous avons pu arriver si rapidement à la conclusion. »<br><br>La procédure n’a pas fonctionné aussi bien au printemps, a dit l’ancien responsable du renseignement, parce que les études réalisées par les services de renseignement occidentaux « n’ont pas été concluantes sur la nature du gaz employé. Le mot « sarin » n’a pas été prononcé. Il y avait beaucoup de discussions à ce sujet, mais puisque personne ne pouvait conclure sur la nature du gaz, on ne pouvait pas dire qu’Assad avait franchi la ligne rouge du président. » Le 21 Août, toujours selon l’ancien responsable du renseignement, « l’opposition syrienne avait clairement appris la leçon et a annoncé que du « sarin » de l’armée syrienne avait été utilisé, avant toute analyse, et la presse et la Maison Blanche ont sauté sur l’occasion. Puisque c’était du sarin, « C’était forcément Assad. » »<br><br>Le personnel de la défense du Royaume-Uni, qui a relayé les conclusions de Porton Down aux chefs d’état-major US, ont envoyé un message aux Américains , a déclaré l’ancien responsable du renseignement : « Nous sommes en train de nous faire avoir » (Ce qui donne du sens à un message laconique envoyé fin août par un haut fonctionnaire la CIA : « ce n’est pas l’œuvre du régime actuel, le Royaume-Uni et les États-Unis le savent. ». ) Nous n’étions plus qu’à quelques jours de l’assaut et les avions, navires et sous-marins américains, britanniques et français étaient prêts.<br><br>La personne chargée de la planification et de l’exécution de l’attaque était le général Martin Dempsey, président des chefs d’états-major. Dès le début de la crise, a déclaré l’ancien responsable du renseignement, les chefs d’état-major étaient sceptiques quant aux arguments avancés par l’administration pour étayer la culpabilité de M. Assad. Ils ont pressé la DIA et d’autres organismes pour obtenir des données plus concluantes. « Ils pensaient qu’il était impossible que la Syrie utilise du gaz à ce stade, car Assad était en train de gagner la guerre », a dit l’ancien responsable du renseignement. Dempsey avait irrité beaucoup de monde au sein de l’administration Obama au cours de l’été en mettant en garde à plusieurs reprises le Congrès du danger d’un engagement militaire américain en Syrie. En Avril dernier, après une évaluation optimiste de la progression des rebelles par le secrétaire d’État, John Kerry, devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants, Dempsey a déclaré à la commission des forces armées du Sénat que « il est possible que ce conflit soit entré dans une impasse ».<br><br>L’ancien responsable du renseignement a dit que le point de vue initial de Dempsey après le 21 Août, c’est qu’une frappe des États-Unis contre la Syrie - dans l’hypothèse où le gouvernement d’Assad était responsable de l’attaque au gaz sarin - constituerait une bavure militaire. Le rapport Porton Down a poussé les chefs d’état-major à confier au Président une préoccupation plus grave encore : que l’attaque voulue par la Maison Blanche constituerait un acte d’agression injustifié. Ce sont les chefs d’état-major qui ont conduit Obama à changer de cap. L’explication officielle de la Maison Blanche pour la volte-face – telle que racontée par les médias - était que le Président, au cours d’une promenade dans le Rose Garden avec Denis McDonough, son chef de cabinet, a soudainement décidé de demander l’approbation de la frappe à un Congrès profondément divisé avec lequel il était en conflit depuis des années. L’ancien responsable du département de la Défense m’a dit que la Maison Blanche a fourni une explication différente aux membres de la direction civile du Pentagone : la frappe avait été annulée suite à des renseignements selon lesquels, en cas de frappe, « le Moyen-Orient partirait en fumée ».<br><br>La décision du président d’aller devant le Congrès a été initialement considérée par les principaux collaborateurs à la Maison Blanche, a déclaré l’ancien responsable du renseignement, comme une reprise de la tactique de George W. Bush à l’automne 2002, avant l’invasion de l’Irak : « Quand il est devenu évident qu’il n’y avait pas d’ADM [Armes de Destruction Massive] en Irak, le Congrès, qui avait approuvé la guerre en Irak, et la Maison Blanche, se sont partagé la responsabilité et à plusieurs reprises ont invoqué des renseignements erronés. Si le Congrès actuel devait voter en faveur d’une frappe, la Maison Blanche pourrait à nouveau gagner sur les deux tableaux – mettre une raclée à la Syrie avec une attaque massive et valider l’engagement de la ligne rouge du président, tout en étant en mesure de partager la faute avec le Congrès s’il s’avérait que l’armée syrienne n’était pas responsable de l’attaque. » Le revirement fut une surprise même pour les dirigeants démocrates au Congrès. En Septembre, le Wall Street Journal a rapporté que trois jours avant son discours dans le Rose Garden, Obama avait téléphoné à Nancy Pelosi, chef de file des démocrates de la Chambre des Représentants, « pour discuter des différentes options ». Elle a dit plus tard à ses collègues, selon le journal, qu’elle n’avait pas demandé au président de soumettre le bombardement à un vote du Congrès .<br>La manœuvre d’Obama pour obtenir l’approbation du Congrès s’est rapidement convertie en une impasse. « Le Congrès n’allait pas laisser passer, » a dit l’ex-responsable du renseignement. « Le Congrès a fait savoir que, contrairement à l’autorisation de la guerre en Irak, il y aurait des audiences poussées. A ce moment, il y avait un sentiment de désespoir à la Maison Blanche, » a dit l’ancien responsable du renseignement. « Et soudain est apparu un plan B. Annuler la frappe si Assad acceptait de signer unilatéralement le traité sur les armes chimiques et de détruire toutes ses armes chimiques, sous surveillance des Nations Unies. » Lors d’une conférence de presse à Londres, le 9 Septembre, Kerry parlait toujours d’intervention : « le risque de ne pas agir est plus grand que le risque d’agir. » Mais quand un journaliste lui a demandé s’il y avait quelque chose qu’Assad pouvait faire pour arrêter les bombardements, Kerry a déclaré : « Bien sûr. Il pourrait remettre jusqu’à la dernière de ses armes chimiques à la communauté internationale la semaine prochaine... Mais il n’a pas l’intention de le faire, et il ne peut pas le faire, évidemment. » Comme le New York Times l’a rapporté le lendemain, l’accord négocié par les Russes qui a surgi peu après avait été initialement examiné par Obama et Poutine à l’été 2012. Bien que les plans de frappes avaient été écartés, l’administration n’a pas changé son discours officiel sur la justification d’entrer en guerre. « A ce niveau, il y a une tolérance zéro pour l’erreur, » a dit l’ex-responsable du renseignement en parlant des hauts fonctionnaires de la Maison Blanche. « Ils ne pouvaient pas se permettre de dire : « Nous nous sommes trompés. » » (Le porte-parole de la DNI a dit : « Ce n’est que le régime d’Assad, et uniquement le régime d’Assad, qui peut être responsable de l’attaque aux armes chimiques qui a eu lieu le 21 Août »)<br> <br>L’ampleur de la coopération des États-Unis avec la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar dans le soutien à l’opposition rebelle en Syrie est encore à découvrir. L’administration Obama n’a jamais admis publiquement son rôle dans la création de ce que la CIA appelle une « ligne de rat [Rat line : une ligne d’exfiltration/infiltration] », une route clandestine vers la Syrie. La « ligne de rat », autorisée au début de 2012, a été utilisée pour acheminer à l’opposition des armes et des munitions en provenance de la Libye via le sud de la Turquie et à travers la frontière syrienne. Beaucoup de ceux en Syrie qui ont finalement reçu les armes étaient djihadistes, certains affiliés à al-Qaida. (Le porte-parole DNI a dit : « L’idée que les États-Unis fournissent à quiconque des armes en provenance de la Libye est fausse. » )<br><br>En Janvier, la Commissions du renseignement du Sénat US a publié un rapport sur l’agression en Septembre 2012 par une milice locale contre le consulat américain et un centre clandestin de la CIA proches de Benghazi, qui a abouti à la mort de l’ambassadeur américain, Christopher Stevens, et trois autres personnes. Les critiques contenues dans le rapport envers le Département d’Etat, pour n’avoir pas fourni une sécurité adéquate au consulat, et envers les services de renseignement pour n’avoir pas alerté l’armée américaine de la présence d’un avant-poste de la CIA dans la région, a fait la une des journaux et ravivé les animosités à Washington, avec les Républicains accusant Obama et Hillary Clinton de tenter d’étouffer l’affaire. Une annexe hautement classifiée au rapport, qui n’a pas été rendue public, décrit un accord secret conclu début 2012 entre les administrations Obama et Erdogan. Il portait sur la « ligne de rat ». Selon les termes de l’accord, le financement est venu de la Turquie, ainsi que de l’Arabie saoudite et du Qatar ; la CIA, avec le soutien du MI6 [britannique], était chargée du transfert des armes de l’arsenal de Kadhafi vers la Syrie. Un certain nombre de sociétés de façade avaient été mises en place en Libye, certaines sous le couvert d’entités australiennes. Des soldats américains à la retraite, qui ne savaient pas toujours qui était leur véritable employeur, ont été recrutés pour gérer l’approvisionnement et l’expédition. L’opération était dirigée par David Petraeus, le directeur de la CIA qui allait bientôt démissionner après la révélation de sa liaison avec l’auteure de sa biographie. (Un porte-parole de Petraeus a nié l’existence d’une telle opération. )<br><br>L’opération n’avait pas été divulguée au moment de sa mise en place aux commissions de renseignement et dirigeants du Congrès, en violation des lois en vigueur depuis les années 1970. L’implication du MI6 a permis à la CIA de se soustraire à la loi en classant sa mission comme une opération de liaison. L’ancien responsable du renseignement m’a expliqué que pendant des années il y a eu une exception reconnue dans la loi qui permet à la CIA de ne pas déclarer ses activités de liaison au Congrès. (Toutes les opérations secrètes de la CIA proposées doivent être décrites dans un document écrit et soumis à l’approbation des hauts dirigeants du Congrès.) Le diffusion de l’annexe était limitée aux assistants qui avaient rédigé le rapport et aux huit plus hauts dirigeants du Congrès - les dirigeants démocrates et républicains de la Chambre des Représentants et du Sénat, et les dirigeants démocrates et républicains des commissions du renseignement de la Chambre et du Sénat. Cette mesure ne peut pas être vraiment considérée comme une volonté de contrôle dans la mesure où ces huit dirigeants n’ont pas vraiment pour habitude de se réunir pour poser des questions ou discuter de l’information secrète qu’ils reçoivent.<br><br>L’annexe n’a pas tout dit sur ce qui s’est passé à Benghazi avant l’attaque, et n’a pas non plus expliqué pourquoi le consulat américain a été attaqué. « La seule mission du consulat était de fournir une couverture pour l’acheminement des armes, » a déclaré l’ancien responsable du renseignement, qui a lu l’annexe. « Il n’avait pas de rôle politique réel. »<br><br>Après l’attaque contre le consulat, Washington a brusquement mis fin au rôle de la CIA dans le transfert d’armes en provenance de la Libye, mais la « ligne de rat » fut maintenu. « Les États-Unis ne contrôlaient plus ce que les Turcs transféraient aux djihadistes », a dit l’ancien responsable du renseignement. En quelques semaines, pas moins de quarante lanceurs portatifs de missiles sol-air, communément appelés MANPADS, se sont retrouvés entre les mains des rebelles syriens. Le 28 Novembre 2012, Joby Warrick, du Washington Post, a rapporté que les rebelles près d’Alep avaient utilisé la veille ce qui était presque certainement un manpad pour abattre un hélicoptère de transport syrien. « L’administration Obama, » a écrit Warrick, « avait toujours fermement refusé d’armer les forces d’opposition syriennes avec de tels missiles, en avertissant que de telles armes pouvaient tomber entre les mains de terroristes et être utilisées pour abattre des avions commerciaux. » Deux fonctionnaires du renseignement au Moyen-Orient ont désigné le Qatar comme source, et un ancien analyste du renseignement des États-Unis a émis l’hypothèse que les Manpads auraient pu être récupérés dans les avant-postes militaires syriens investis par les rebelles. Il n’y avait aucune indication que la possession de Manpadspar les rebelles était la conséquence involontaire d’un programme américain clandestin qui avait échappé au contrôle américain.<br><br>À la fin de 2012, l’opinion générale qui prévalait dans toute la communauté américaine du renseignement était que les rebelles étaient en train de perdre la guerre. « Erdogan était en colère, » a déclaré l’ex-responsable du renseignement, « et s’est senti abandonné comme une vieille chaussette. C’était son argent et la rupture a été perçue comme une trahison. » Au printemps 2013, les services de renseignement américains ont appris que le gouvernement turc - par l’intermédiaire d’éléments du MIT, son agence nationale du renseignement, et de la gendarmerie, une organisation de répression militaire - était en train travailler directement avec al-Nosra et ses alliés pour développer des armes chimiques. « Le MIT était chargé des liaisons politiques avec les rebelles, et la gendarmerie de la logistique militaire, des conseils et formation sur théâtre des opérations - y compris de la formation en guerre chimique », a dit l’ancien responsable du renseignement. « Le renforcement du rôle de la Turquie au printemps 2013 était considéré comme la solution à ses problèmes là-bas. Erdogan savait que s’il arrêtait son soutien aux djihadistes, ce serait fini. Les Saoudiens ne pouvaient pas soutenir la guerre en raison de problèmes de logistique – à cause des distances et des difficultés pour acheminer des armes. L’espoir d’Erdogan était de susciter un événement qui obligerait les États-Unis à franchir la ligne rouge. Mais Obama n’a pas réagi en Mars et Avril. »<br> <br>Il n’y avait aucun signe de discorde publique quand Erdogan et Obama se sont rencontrés le 16 mai 2013 à la Maison Blanche. Lors d’une conférence de presse qui suivi, Obama a dit qu’ils avaient convenu qu’Assad « doit partir ». Interrogé pour savoir s’il pensait que la Syrie avait franchi la ligne rouge, Obama a reconnu qu’il y avait des preuves que de telles armes avaient été utilisées, mais il a ajouté qu’ « il est important pour nous d’obtenir des informations plus précises sur ce qui s’y passe exactement ». La ligne rouge était toujours intacte.<br><br>Un expert de la politique étrangère américaine qui s’entretient régulièrement avec les responsables de Washington et d’Ankara m’a parlé d’un dîner de travail organisé par Obama pour Erdogan, lors de sa visite au mois de mai. Le repas a été dominé par l’insistance des Turcs que la Syrie avait franchi la ligne rouge et par leurs plaintes qu’Obama se montrait réticent à intervenir. Obama était accompagné de John Kerry et de Tom Donilon, le conseiller à la sécurité nationale qui allait bientôt quitter ses fonctions. Erdogan avait été rejoint par Ahmet Davutoglu, ministre des Affaires étrangères de la Turquie, et Hakan Fidan, le chef du MIT. Fidan est connu pour être un proche d’Erdogan, et a été considéré comme un bailleur de fonds régulier de l’opposition rebelle radical en Syrie.<br><br>L’expert de la politique étrangère m’a dit que le compte-rendu de cette rencontre lui avait été donné par Donilon. (Il a été confirmé plus tard par un ancien responsable américain, qui l’avait lui-même appris d’un haut diplomate turc.) Selon l’expert, Erdogan avait demandé à la réunion de démontrer à Obama que la ligne rouge avait été franchie, et avait amené Fidan pour plaider sa cause. Quand Erdogan a tenté d’entraîner Fidan dans la conversation, et que Fidan a commencé à parler, Obama l’a interrompu a disant : « Nous sommes au courant ». Erdogan a tenté une deuxième fois d’entraîner Fidan dans la conversation et Obama à nouveau lui a coupé la parole en disant : « Nous sommes au courant ». A ce moment, Erdogan, exaspéré, a dit : « Mais votre ligne rouge a été franchie ! » et, m’a raconté l’expert, « Donilon a dit qu’Erdogan « a agité son putain de doigt vers le Président, à l’intérieur de la Maison Blanche » ». Obama a ensuite montré du doigt Fidan et a dit : « Nous savons ce que vous faites avec les extrémistes en Syrie. » (Donilon, qui a rejoint le Council on Foreign Relations au mois de Juillet dernier, n’a pas répondu à nos questions sur cette histoire. Le ministère turc des Affaires étrangères n’a pas répondu à des questions sur ce dîner. Une porte-parole du Conseil national de sécurité a confirmé que le dîner avait bien eu lieu et a fourni une photo montrant Obama, Kerry, Donilon, Erdogan, Fidan et Davutoglu assis à une table. « A part ça », a-t-elle dit, « je ne vais pas vous raconter le détail de leurs discussions. »)<br><br>Mais Erdogan n’est pas reparti les mains vides. Obama autorisait toujours à la Turquie de continuer à exploiter une faille dans un décret présidentiel interdisant l’exportation d’or vers l’Iran, une des mesures du régime de sanctions des États-Unis contre ce pays. En Mars 2012 , en réponse aux sanctions contre les banques iraniennes par l’UE, le système de paiement électronique SWIFT, qui facilite les paiements transfrontaliers, a expulsé des dizaines d’institutions financières iraniennes, limitant sévèrement la capacité du pays à faire du commerce international. Les États-Unis ont suivi avec le décret de Juillet, mais ont laissé ce qui devait plus tard être connu comme un « échappatoire en or » : les livraisons d’or aux entités privées iraniennes pouvaient se poursuivre. La Turquie est un important acheteur de pétrole et de gaz iraniens, et a profité de cet échappatoire en déposant ses paiements en monnaie turque dans un compte iranien en Turquie ; ces fonds ont été ensuite utilisés pour acheter de l’or turc à l’exportation vers l’Iran. De l’or pour une valeur de 13 milliards de dollars aurait ainsi été transféré vers l’Iran entre Mars 2012 et Juillet 2013.<br><br>Le programme est rapidement devenu une vache à lait pour les politiciens et hommes d’affaires corrompus en Turquie, Iran et Emirats Arabes Unis. « Les intermédiaires ont fait ce qu’ils font toujours, » a dit l’ex-responsable du renseignement. « Prendre 15 pour cent au passage. La CIA a estimé que pas moins de deux milliards de dollars ont ainsi été écrémés. L’or et les livres turques coulaient à flots. » L’écrémage illicite fut rendu public lors du scandale « gaz contre or » en Turquie au mois de Décembre, et a donné lieu à des accusations contre une vingtaine de personnes, parmi lesquelles des hommes d’affaires et des proches de responsables gouvernementaux, ainsi qu’à la démission de trois ministres, dont un a appelé Erdogan à démissionner. Le directeur exécutif d’une banque contrôlée par l’Etat turc et au cœur du scandale a insisté que les plus de 4,5 millions de dollars en espèces trouvés par la police dans des boîtes à chaussures au cours d’une perquisition à son domicile étaient destinés à des dons de bienfaisance.<br><br>L’année dernière, Jonathan Schanzer et Mark Dubowitz ont rapporté dans la revue Foreign Policy que l’administration Obama avait fermé l’échappatoire en or en Janvier 2013, mais « a fait pression pour s’assurer que la législation... n’entre pas en vigueur pendant six mois ». Ils ont spéculé que l’administration voulait utiliser le délai comme une incitation à amener l’Iran à la table des négociations sur son programme nucléaire, ou pour apaiser son allié turc dans la guerre civile syrienne. Le délai a permis à l’Iran « d’amasser quelques milliards de dollars supplémentaires en or, ce qui compromet davantage le régime des sanctions ».<br><br>La décision américaine de mettre fin au soutien de la CIA aux livraisons d’armes en Syrie a laissé Erdogan exposé, politiquement et militairement. « Une des questions à ce sommet de mai était le fait que la Turquie est le seul moyen pour alimenter les rebelles en Syrie, » a dit l’ancien responsable du renseignement. « On ne peut pas passer par la Jordanie, car le terrain dans le sud est découvert et les Syriens sont partout. Et on ne peut pas passer à travers les vallées et les collines du Liban – on n’est jamais sûr sur qui on va tomber de l’autre côté ». Sans le soutien militaire des États-Unis aux rebelles, a déclaré l’ancien responsable du renseignement, « le rêve d’Erdogan d’avoir un état soumis en Syrie s’évapore et il pense que c’est de notre faute. Lorsque la Syrie gagnera la guerre, il sait que les rebelles sont tout à fait capables de se retourner contre lui - où peuvent-ils aller ? A ce moment là, il se retrouvera avec des milliers d’extrémistes dans son arrière-cour ».<br><br>Un consultant du renseignement américain m’a dit que quelques semaines avant le 21 Août, il a vu une information hautement classifiée préparée pour Dempsey et le secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, qui décrit « l’inquiétude aiguë » de l’administration Erdogan quant à l’avenir sombre des rebelles. L’analyse mettait en garde que les dirigeants turcs avaient exprimé « la nécessité de faire quelque chose qui précipiterait une intervention militaire des États-Unis ». A la fin de l’été, l’armée syrienne avait encore l’avantage sur les rebelles, a dit l’ancien responsable du renseignement, et que la puissance de frappe aérienne américaine pouvait inverser la tendance. À l’automne, a poursuivi l’ancien responsable du renseignement, les analystes du renseignement des États-Unis qui ont continué à travailler sur les événements du 21 Août « ont compris que la Syrie n’était pas l’auteure de l’attaque au gaz. Mais la grosse question était, alors qui ? On a immédiatement suspecté lesTurcs, parce qu’ils avaient tous les éléments pour la réaliser ».<br><br>Tandis que des bribes d’information et autres données étaient recueillies sur les attaques du 21 août, la communauté du renseignement a vu des preuves venir étayer ses soupçons. « Nous savons désormais qu’il s’agissait d’une opération clandestine planifiée par les gens d’Erdogan pour pousser Obama à franchir la ligne rouge », a dit l’ancien responsable du renseignement. « Il leur fallait monter la barre et déclencher une attaque au gaz dans ou à proximité de Damas alors que les inspecteurs de l’ONU » - qui étaient arrivés le 18 août pour enquêter sur de précédentes attaques au gaz - « étaient encore présents. Le plan était de réaliser une opération spectaculaire. Nos officiers supérieurs ont dit à la DIA et à d’autres sources du renseignement que le sarin avait été acheminé via la Turquie – et qu’il n’avait pu être acheminé qu’avec le soutien de la Turquie. Les Turcs ont aussi fourni la formation dans la production et le maniement du gaz. » Une bonne partie de la confirmation de cette version est venue des Turcs eux-mêmes, via des conversations interceptées au lendemain de l’attaque. « La principale preuve vient des cris de joie et des claques dans le dos échangés après l’attaque dans de nombreuses conversations interceptées. Les opérations sont toujours super secrètes lors de la phase de préparation mais tout s’écroule lorsqu’il s’agit de s’en féliciter après coup. La plus grande vulnérabilité d’une telle opération est la vantardise des auteurs. » Les problèmes d’Erdogan en Syrie allaient bientôt se résoudre. « On envoie le gaz, et Obama dira que la ligne rouge a été franchie, et l’Amérique attaquera la Syrie, c’était du moins le plan. Mais le plan ne s’est pas déroulé comme prévu. »<br><br>Les renseignements recueillis après l’attaque ne sont pas parvenus jusqu’à la Maison Blanche. « Personne ne veut en parler, » m’a dit l’ancien responsable du renseignement. « Il y a une grande réticence à contredire le Président, même si aucune analyse des services de renseignement ne vient appuyer ses conclusions. Il n’y a jamais eu la moindre preuve supplémentaire d’une implication syrienne dans l’attaque au sarin depuis que la Maison Blanche a annulé l’opération de représailles. Mon gouvernement ne peut rien dire parce que nous avons agi de façon totalement irresponsable. Et puisque nous avons accusé Assad, nous ne pouvons pas revenir en arrière et accuser Erdogan. »<br><br>La volonté de la Turquie de manipuler les événements en Syrie pour ses propres intérêts semble avoir été confirmée à la fin du mois dernier, quelques jours avant les élections locales, lorsqu’un enregistrement entre Erdogan et des assistants fut publié sur Youtube. On y entend une conversation sur une opération sous fausse bannière (false flag) qui justifierait une incursion de l’armée turque en Syrie. On y parle de bombarder la tombe de Suleyman Shah, grand-père du révéré Osman 1er, fondateur de l’Empire Ottoman, qui est située près d’Alepp et fut concédée à la Turquie en 1921, lorsque la Syrie était sous domination française. Une des factions rebelles islamistes menaçait de détruire la tombe, à leurs yeux une symbole d’idolâtrie, et le gouvernement d’Erdogan menaçait publiquement de représailles. Selon un article de Reuters sur cette conversation, une voix, apparemment celle de Fidan, parle de créer une provocation : « Regardez, mon Commandant [Erdogan], s’il faut une justification, je peux envoyer quatre hommes de l’autre côté. Je leur fais tirer huit missiles sur un terrain vide [à proximité de la tombe]. Ce n’est pas un problème. La justification peut être créée. » Le gouvernement turque a reconnu qu’une réunion de sécurité nationale s’était tenue sur les menaces émanant de la Syrie, mais a affirmé que l’enregistrement avait été manipulé. Le gouvernement turc a du coup bloqué l’accès à Youtube.<br><br>À moins d’un changement majeur dans la politique d’Obama, l’ingérence de la Turquie dans la guerre civile syrienne est susceptible de se poursuivre. « J’ai demandé à mes collègues s’il y avait un moyen d’arrêter le soutien continu d’Erdogan aux rebelles, surtout maintenant que ça va si mal, » m’a dit l’ancien responsable du renseignement. « La réponse a été : « Nous sommes foutus. » S’il s’était agi de quelqu’un d’autre que M. Erdogan, nous pourrions tout dévoiler, mais la Turquie est un cas particulier. Elle est membre de l’OTAN. Les Turcs ne font pas confiance à l’Occident. Ils ne peuvent pas cohabiter avec nous si nous prenons des mesures contre leurs intérêts. Si nous dévoilons ce que nous savons sur le rôle de M. Erdogan avec le gaz, ce serait une catastrophe. Les Turcs diront : « Nous vous détestons pour nous dire ce que nous pouvons et ne pouvons pas faire. » »<br><br></span></p><p class="imTALeft"><span class="fs12 cf1 ff1">Source : <a href="http://www.lrb.co.uk/v36/n08/seymour-m-hersh/the-red-line-and-the-rat-line" class="imCssLink">londonreviewofbooks</a><br>Source: &nbsp;<a href="http://www.michelcollon.info/Obama-Erdogan-les-rebelles-syriens.html" class="imCssLink">Investig'action Michel Colon</a> &nbsp;&nbsp;</span><br></p></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 11 Apr 2014 18:24:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?obama,-erdogan,-les-rebelles-syriens-et-la-ligne-rouge</link>
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			<title><![CDATA[Lunettes américaines sur l’Ukraine]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_c85d45f4"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Lunettes américaines sur l’Ukraine</b><br />Gabriel Galice<br /><br />La vérité occidentale martelée veut que le Président Poutine entende reconstituer à la fois l’empire russe et l’Union soviétique. <br /><br />Commis voyageur zélé, le Président Obama vint à Bruxelles proposer aux Européens de remplacer du gaz russe par du gaz étasunien, &nbsp;à l’heure où se prépare la grande affaire du Partenariat Transatlantique sur le Commerce et l’Investissement entre l’Union Européenne et les Etats-Unis d’Amérique. <br /><br />Tout cela n’est ni soudain ni inattendu pour qui prend la peine de relire les meilleurs stratèges des Etats-Unis. Dès 1997, Zbigniez Brzezinski explique dans son maître-livre : « Le grand échiquier – l’Amérique et le reste du monde » (actualisé par « Le vrai choix » en 2004) &nbsp;pourquoi et comment contrôler l’Eurasie. « L’Eurasie reste l’échiquier sur lequel se déroule la lutte pour la primauté mondiale ». Né Polonais, successivement conseiller des présidents Carter et Obama, Brzezinski annonce que « Le but de ce livre est de formuler une politique géostratégique cohérente pour l’Amérique sur le continent eurasien ». Hypothèses et raisonnements sont d’une grande rigueur intellectuelle. L’Eurasie est centrale, l’Amérique doit y être présente pour dominer la planète, l’Europe est la tête de pont de la démocratie en Eurasie, l’OTAN et l’Union européenne doivent de conserve étendre leur influence en Eurasie, les Etats-Unis doivent jouer simultanément l’Allemagne et la France (carte des zones d’influences respectives de ces deux pays à l’appui), alliés fidèles mais, de façon différente, &nbsp;remuantes et capricieuses. Cela sera laborieux : « Quoi que l’avenir nous réserve, on peut raisonnablement conclure que la primauté américaine sur le continent eurasien sera soumise à de fortes turbulences et même confrontée à des épisodes de violence. » L’auteur repère cinq « acteurs géostratégiques » : la France, L’Allemagne, la Russie, la Chine et l’Inde et cinq « pivots géopolitiques » : l’Ukraine, l’Azerbaïdjan, la Corée, la Turquie et l’Iran. Russie et Chine sont les deux limites à l’expansion projetée. « Exclure la Russie (de l’UE ou de l’OTAN) pourrait être lourd &nbsp;de conséquences – cela validerait les plus sombres prédictions russes -, mais la dilution de l’Union européenne ou de l’OTAN aurait des effets fortement déstabilisateurs.» « Le dilemme se résume à un choix entre équilibre tactique et dessein stratégique ». Le « pivot géopolitique » ukrainien fait l’objet de longs développements : « Au cours de la période 2005-2010, l’Ukraine pourrait à son tour être en situation d’entamer des négociations en vue de rejoindre l’UE et l’OTAN ». Brezinski suggère d’étendre à l’Ukraine le « triangle de Weimer » constitué en 1991 par la France, l’Allemagne et la Pologne pour en faire « la colonne vertébrale de la sécurité européenne. » « Une question essentielle se pose : ce scénario se déroulera-t-il dans un environnement apaisé ou dans un contexte de tension avec la Russie.» Nous avons la réponse. Mais le défi lancé aux Russes s’encombre peu de subtilités : « Pour que le choix de l’Europe - et en conséquence de l’Amérique – se révèle fructueux, la Russie doit satisfaire à deux exigences : tout d’abord rompre sans ambigüité avec son passé impérial ; ensuite, cesser ses tergiversations à propos de l’élargissement des liens politiques et militaires entre l’Europe et l’Amérique.» Bref, un désarmement unilatéral. <br /><br />Benjamin Barber, ancien conseiller du président Clinton, complète utilement la vision étasunienne, dans une version plus modérée. Adversaire résolu du président George W. Bush et des néo-conservateurs, il oppose, dans son ouvrage « L’empire de la peur » (2003), les « aigles », schématiques et brutaux, aux « chouettes », subtiles dans leur chasse entre chien et loup. Reste que les chouettes sont aussi des prédateurs. A la « guerre préventive », Barber préfère la « démocratie préventive », sans s’illusionner sur la « démocratie de marché » chère à certains démocrates : « Le désir de favoriser l’expansion de la démocratie forme une composante déterminante de la démocratie préventive comprise comme politique nationale de sécurité mais on confond souvent ce soutien avec le désir tout aussi intense d’exporter le capitalisme et de cultiver les marchés mondiaux. (…) Dans le secteur international, l’âge des robber barons (barons voleurs) – appelons-le les banques prédatrices ou les spéculateurs hors-la-loi – est de retour.» <br /><br />La teneur de l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE illustre largement la volonté prédatrice de s’emparer des richesses de l’Ukraine moyennant quelques corruptions des nouvelles élites, au nom de « la concurrence libre et non faussée », de la « mobilité des travailleurs », de la « récupération ou du rapatriement des capitaux investis, de même qu’aux profits qui en découlent. » Le volet militaire n’est pas oublié : « promouvoir une convergence graduelle en matière de politique étrangère et de défense. »<br /><br />Serait-ce l’empire euro-américain ?</span><span class="fs20 cf1 ff1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 11 Apr 2014 07:42:07 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?lunettes-americaines-sur-l-ukraine</link>
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			<title><![CDATA[UKRAINE , le monde à l'envers]]></title>
			<author><![CDATA[Eric Denécé]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_bzu4x61p"><p class="imTALeft"><span class="cf3 ff1 fs20"><a href="https://www.deds.ch/files/dds_article_2014-Edito-Ukraine-Mars.pdf" class="imCssLink">UKRAINE, le monde à l'envers<span class="ff1"> ! </span><span class="ff0"><span class="cf0"><img class="image-1 fleft" src="https://www.deds.ch/images/pdf-dist_5nfrznvf.gif"  title="" alt=""/></span></span></a></span><span class="cf1 ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sat, 29 Mar 2014 17:49:37 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Les Suisses doutent de l’Europe et redoutent l’immigration]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_u14j4ly5"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Les Suisses doutent de l’Europe et redoutent l’immigration</b><br /><br />A la question de savoir s’il fallait contingenter l’immigration, 1 463 954 électrices et électeurs suisses (50,3%) ont répondu oui, 1 444 428 non (49,7%), soit un écart de 19526 voix. Cet écart ne suffirait pas si la majorité des cantons n’avait pas approuvé l’initiative. La loi électorale impose en effet une double majorité des électeurs et des cantons. Le taux de participation (55,8%) est élevé.<br /><br />Lancée par l’Union Démocratique du Centre (plus clairement nommée en allemand Schweizerische Volkspartei ou parti populaire suisse), premier parti du pays, la question était habilement équivoque. Littéralement, il s’agissait de contenir l’immigration, tandis que les affiches de la campagne parlaient de déboiser, d’élaguer les conventions bilatérales avec l’Union européenne. Au fond, il s’agissait de se défier de l’Europe sans l’affirmer trop ouvertement. Tous les autres partis ont repoussé l’initiative, ainsi que le patronat et le Conseil fédéral, le pluraliste gouvernement de la Suisse.<br /><br />Le peuple a voté contre ses élites. Le vote met en cause l’accord de libre circulation des personnes avec l’UE.<br /><br />On dispute de savoir si le clivage est plutôt entre Suisse romande et Suisse alémanique ou entre ville et campagne. La carte électorale fait ressortir que la Romandie (à l’ouest) a rejeté l’initiative tandis que la Suisse alémanique et le Tessin l’ont approuvée. Les exceptions en Suisse alémanique sont surtout les cantons riches de Zurich (47,34% de oui) et (dans une moindre mesure) Zoug. <br /><br />Vox populi, vox dei, en Suisse surtout. &nbsp;Il reste à tenter de comprendre en se débarrassant des idées simplistes et des préjugés helvétophobes. <br /><br />Certes, la Suisse veut les avantages de l’Europe sans les inconvénients. Les Etats-membres aussi, plus ou moins discrètement, plus ou moins intelligemment. A chacun sa raison d’Etat. <br /><br />Vus de Suisse, les pays voisins ne font guère envie : France du chômage et de l’impéritie gouvernante, Allemagne arrogante et dominatrice ayant pris le parti de l’emploi au rabais, Italie chroniquement défaillante, Espagne et Grèce en faillite, Portugal aux abois, Royaume-Uni vindicatif…L’Union elle-même n’est guère appétissante que pour la minorité professionnellement qualifiée qui peut y trouver des avantages de mobilité géographique et sociale.<br /><br />La Suisse n’est pas xénophobe. Si elle l’était, le résultat ne serait pas aussi serré. Il n’est pas indifférent que les cantons germanophones se montrent plus réticents que les cantons romands. Les cadres allemands qualifiés occupent des postes dirigeants à la tête de grandes entreprises suisses. Dans plusieurs hôpitaux, les médecins sont allemands, les infirmières françaises et le personnel d’entretien portugais. <br /><br />Il vaudrait la peine d’interroger la diversité des vues au sein du oui et au sein du non. Ainsi, les socialistes et les syndicalistes, sans approuver l’initiative, ont mis en avant la volonté de lutter contre le dumping salarial. Dans des secteurs comme l’agriculture ou le BTP, ce n’est pas une crainte dénuée de fondements. Gageons que des syndicalistes et des militants de gauche de base ont voté contre les consignes de leurs directions. <br /><br />Rappelons que l’armée suisse a effectué en septembre 2012 des manœuvres destinées à simuler un afflux massif de réfugiés économiques à ses frontières. Sous l’étrange appellation « stabilo due », l’armée contenait les menaces d’Elbonia au Nord et de Danubia au Nord-est. Ces appellations imaginaires devaient faire oublier le ciblage, en 2010, de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie, de la France et du Portugal. <br /><br />Les réfugiés, espagnols notamment, n’arrivent pas en masse groupée mais ils viennent effectivement chercher un emploi. &nbsp;A Genève, les Mouvement des citoyens genevois, hostile aux frontaliers, a fait une nouvelle percée aux dernière élections. Et l’UDC/SVP est le premier parti du pays. <br /><br />Laurent Fabius fronce le sourcil et donne de la voix. Principal partenaire économique de la Suisse, l’Allemagne vocifère par la voix de ses seconds couteaux mais Angela Merkel reste sereine. Heinz Karrer, Président d’Economiesuisse (le patronat) formule une autocritique avisée : « Sans doute les milieux économiques et politiques ont-il ces dernières années apporté trop peu de solutions et de réponses aux peurs de la population. » Voilà qui semble plus raisonnable que de traiter le peuple d’imbécile.<br /><br />Le texte parle de contingentements sans en fixer le seuil. La décision doit être mise en œuvre dans les trois ans. Ce sera le travail du gouvernement.<br /><br />Au vrai, l’UE et la Suisse sont condamnées à s’entendre. L’UE va bloquer quelques dossiers qui constitueront des frappes ciblées. Frapper trop fort serait dommageable aux intérêts européens même et s’avérerait contre-productif vis-à-vis de l’opinion suisse. <br /><br />Le village helvète se sent menacé, incompris. Les contentieux financiers et fiscaux traînent en longueur. Les Suisses ont suivi avec attention les embrouilles et démêlés d’Eric Woerth et de Jérôme Cahuzac, deux farouches dénonciateurs des banques suisses dont ils profitèrent effrontément. <br /><br />L’Europe n’est guère appétissante aux peuples qui la composent. Les peuples néerlandais et français ont repoussé les Traité Constitutionnel Européen, les Irlandais ont voté plusieurs fois, les Allemands auraient voté non au TCE si la loi avait permis de les solliciter par référendum. En 1992, les Suisses ont refusé les négociations en vue de l’adhésion à l’UE, par une majorité plus franche, selon le même clivage géographique et linguistique. <br /><br />Ostraciser les Suisses serait aussi inepte qu’inutile. Ce serait renforcer le particularisme helvétique, soucieux autant de prospérité que de démocratie directe, deux qualités qui manquent cruellement à l’UE. Même si l’immigration massive des dernières années a profité à la prospérité suisse.<br /><br />Le même jour, le peuple suisse se prononçait sur deux autres sujets nationaux : la suppression de la prise ne charge de l’interruption de grossesse par l’assurance maladie et le développement du réseau ferroviaire. Le peuple a repoussé la suppression de la prise en charge de l’IVG (55,5%) et il a approuvé les dotations au réseau ferroviaire (62%). <br /><br />Peu soucieux de nuances, le vice-président du SPD allemand, Ralf Stegner, déclare : « Ils sont fous, ces Suisses ! » Vraiment ?<br /><br /><br />Gabriel Galice<br />Berne, le 16 février 2014.</span><span class="ff2 fs24 cf3"><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="ff1 fs20 cf1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sat, 01 Mar 2014 07:29:56 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?les-suisses-doutent-de-l-europe-et-redoutent-l-immigration</link>
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			<title><![CDATA[A Paul Krrugman . Hollande: la double inconstance]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_79dw0133"><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1">Lettre bernoise 68 <br /><b>A Paul Krugman<br /></b></span><b><span class="fs26 cf3 ff1">Hollande : la double inconstance</span></b><span class="fs26 cf3 ff1"><br /></span></p><p class="imTACenter"><span class="fs24 cf3 ff1"><br /><br /></span></p><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Mon cher Paul,<br /><br />Trop inspirées, à mon goût, par David Ricardo, tes vues sur la mondialisation, me dépitent. Tu restes pourtant l’un des moins imbuvables des « Nobel » d’économie des dernières décennies, un <i>left-wing liberal.</i> Dans ton pays, « liberal » signifie « de gauche » et non, comme chez nous souvent « libériste », libre-échangiste, favorable à la liberté des marchandises et des capitaux surtout. <br /><br />Pour le coup, sans conteste, tu vises juste. Ton nouveau texte : « Scandal in France » vaut d’être lu par maints citoyens français, surtout de ceux qui se croient, se veulent, se pensaient de gauche.<br /><br />Mieux vaut te citer.<br /></span><span class="fs19 cf3 ff1"><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1"><i>« François Hollande a cessé de m'intéresser dès que j'ai compris qu'il n'allait pas rompre avec l'orthodoxie destructrice de l'Europe et son parti pris d'austérité. Mais maintenant, il a fait quelque chose de vraiment scandaleux. &nbsp;<br /><br />Je ne parle évidemment pas de sa liaison supposée…Non, ce qui est choquant est son étreinte de doctrines économiques de droite discréditées. »<br /></i><br />Le réservoir intellectuel du président, diplômé d’HEC, s’inspire à la fois de la loi de Say (du nom de Jean-Baptiste Say) et de thèses néolibérales. La « loi des débouchés » de Say enseigne que l’offre crée la demande. Tu fais justice de cette ineptie, mon cher Paul, qui sera mise en œuvre par Reagan sous le nom de <i>supply-side economics</i>. <br /><br />Que faisait donc Hollande quand le cours d’économie portait sur Keynes ? Il lutinait Ségolène ? Il faisait des blagues ? Il se rêvait grand homme ? A Keynes, il préfère les fadaises de Milton Friedman et de Friedrich Hayek ?<br /><br /><i>« Comment faut-il interpréter, dès lors, le fait que M. Hollande ait choisi ce moment, plutôt que tous les autres, pour reprendre à son compte cette théorie discréditée ? &nbsp;<br />Comme je l'ai dit, c'est le signe du piteux état dans lequel se trouve le centre gauche en Europe. Depuis quatre ans, l'Europe est en proie à la fièvre de l'austérité, avec des conséquences désastreuses. Le fait que la timide reprise actuelle soit saluée comme une réussite de cette politique en dit d'ailleurs très long. Etant donné les terribles difficultés suscitées par la politique en question, on aurait pu s'attendre à ce que le centre gauche plaide énergiquement pour un changement de cap. Or partout en Europe, le centre gauche (notamment britannique) a tout au plus émis quelques critiques molles et frileuses, avant, bien souvent, de se soumettre bon gré mal gré. » &nbsp;<br /></i></span></p><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Cette perspective rejoint celle du journal <i>L’Humanité</i> se demandant si un flirt en cache un autre, la liaison avec la comédienne le ralliement au patronat.<br /><br />Et aussi celle de Philippe Murer, professeur de finance à la Sorbonne<br /></span><span class="fs24 cf4 ff1"><a href="http://forumdemocratique.fr/2014/01/15/pourquoi-le-pacte-de-responsabilite-va-nous-mener-a-la-recession/" class="imCssLink">http://forumdemocratique.fr/2014/01/15/pourquoi-le-pacte-de-responsabilite-va-nous-mener-a-la-recession/</a></span><span class="cf3 fs24 ff1"><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />L’alternative consistait en effet à négocier avec l’Allemagne une gestion différente de l’Euro, ou à en sortir si les Allemands se montraient inflexibles. Le scénario choisi enfonce la France et les Français dans le gouffre de la dépression. <br /><br />Hollande est prisonnier de ses fonctionnaires, grands et petits. Les grands du Trésor le ligotent dans l’orthodoxie financière, les petits de la police signalent à Sarkozy et à la presse de caniveau ses incartades domestiques. Comme Obama et bien d’autres, il croyait prendre le pouvoir, le pouvoir l’a pris.<br /><br />L’infidélité conjugale d’Hollande est bagatelle, sa trahison du peuple est forfaiture doublée de méchante sottise, mon cher Paul. Qui trop embrasse mal étreint. <br /><br />Best wishes.<br /><br />Ton Guillaume tel que le lis : content de toi, mécontent du président normalisé.<br /><br />Berne, le 29 janvier 2014</span><span class="ff2 fs24 cf3"><br /></span><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 29 Jan 2014 10:23:43 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?a-paul-krrugman---hollande--la-double-inconstance</link>
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			<title><![CDATA[L'Europe des Habsbourg]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_3gu4mzhc"><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1">Lettre bernoise 67<br /><b>L’Europe des Habsbourg</b><br /><br />Ma chère Ingrid,<br /><br />Charles « de » Habsbourg-Lorraine nous instruit sur l’Europe, l’empire, la nation. <br /><br /><i>Le Monde</i> (16 janvier 2014) le cite respectueusement pour faire entendre les thèses chères à l’oligarchie européenne. Le neveu de l’archiduc François-Ferdinand, petit-fils du dernier empereur d’Autriche, Charles Ier, et fils d’Otto de Habsbourg, nous édifie par ses déclarations, congrues ou controuvées. Le sieur fut député européen.<br /><br />Au chapitre des aveux lumineux figure l’assertion : « Je suis heureux que l’évolution européenne ait suivi la direction où allait sa pensée (celle de son père Otto). Il est vrai que l’Union européenne était, avec d’autres moyens, le prolongement de la vieille idée d’empire supranational. » Indéniablement, le capital financier mondialisé, l’Europe marchande, &nbsp;s’accommodent excellemment des vieux habits impériaux, qui tiennent les peuples à distance, et avec eux cette encombrante démocratie.<br /><br />Douteuse est l’affirmation : « On se trompe en pointant les Etats du doigt ». Jean Jaurès nous enseigne que les Etats sont l’expression des rapports de classe plutôt que la simple expression de la classe dominante selon Marx. Mais il est certain que les Etats sont eux-mêmes pris (autant que partie prenante) dans le jeu des forces internationales. Charles évoque la Russie en négligeant l’Angleterre, puissance dominante en 1914. Notre homme exonère sa famille du déclenchement de la Première Guerre Mondiale. &nbsp;« S’il n’y avait pas eu les balles de Sarajevo, elle (la guerre) aurait éclaté quelque part ailleurs trois semaines plus tard (…) les Autrichiens, passablement aveuglés, ont cru que ce serait une petite guerre, où il suffirait de faire un peu le ménage en Serbie ». La Serbie avait accepté l’ultimatum autrichien, à l’exception de la clause exigeant que les fonctionnaires autrichiens enquêtent en territoire serbe, clause constitutive d’une patente atteinte à sa souveraineté. Comme en écho, en 1999, la conférence de Rambouillet achoppa sur l’exigence d’un contrôle de tout le territoire serbe par l’OTAN. « Faire un peu le ménage en Serbie » ? La liberté des peuples relève ainsi d’une répression aussi insignifiante qu’un coup de balai domestique. Le coup de balai s’est prolongé en 2008, quand l’Autriche fut le premier Etat à reconnaître le Kosovo, en une pérenne hostilité à la Serbie. <br /><br />L’angle mort de la vision du sieur Habsbourg est le peuple, et l’Etat-nation, dont la Révolution française a fait le fondement, son expression politique. D’où le constat du quidam : « L’idée d’Etat-nation est une idée de l’avant-dernier siècle ». Si le Printemps des peuples s’exprime au XIX eme siècle, l’idée remonte au XVIII eme. <br /><br />Comme tous ceux qui confondent, ou mélangent, la nation et le nationalisme, Charles Habsbourg-Lorraine rabat le nationalisme sur la nation « &nbsp;« Si l’on veut jouer au jeu de la culpabilité, alors c’est sans doute le nationalisme qui porterait la plus grande faute ». <br />La guerre n’est ni un jeu ni un jeu de mot. &nbsp;Ma chère Ingrid, le nationalisme est à la nation ce que le viol est à l’amour. &nbsp;<br /><br />Ni les aristocrates, ni les marchands ne prisent le peuple, qu’ils tiennent pour populiste populace. Le pouvoir du peuple les rebute, la démocratie les chiffonne. Le vespéral quotidien français (qui traduit passivement un article de la <i>Süddeutsche Zeitung</i>) &nbsp;ne croit pas utile d’évoquer son état civil officiel : Karl Habsburg (Charles Habsbourg), ou Karl Habsburg-Lothringen (Charles Habsbourg-Lorraine), en sa République d’Autriche qui ne reconnaît aucun de ses titres princiers. Le détail de la particule a son importance, d’autant qu’en 2002, le quidam fut directeur exécutif de « l’organisation des nations et des peuples non représentés ». Car l’Organisation des Nations-Unies, elle, n’en déplaise à ton pseudo-prince, ma chère Ingrid, se fonde sur les Etats-nations, cette vieillerie assurément populiste. Le peuple autrichien est bel et bien représenté à l’ONU par la République d’Autriche, tandis que la Lorraine est intégrée à la France.<br /><br />Républicainement, tendrement, ma chère Ingrid, je t’embrasse. <br /><br />Ton Guillaume tel que tu le sens : courroucé. <br /><br />Berne, le 19 janvier 2014.</span><span class="ff2 fs24 cf3"><br /></span><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 22 Jan 2014 13:30:05 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?l-europe-des-habsbourg</link>
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			<title><![CDATA[Oradour, Hiroshima…]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_x8981371"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Lettre bernoise 66<br /><b>Oradour, Hiroshima…</b><br /><br />Mon cher Reinhard,<br /><br />Un vieil Allemand de 88 ans est inculpé de meurtre et de complicité de meurtre dans le massacre du village français d’Oradour-sur-Glane, le 10 juin 1944. Cinq co-accusés sont passibles de poursuites. Ce jour, la division SS « Das Reich » massacra la population en divers lieux, dont femmes et enfants rassemblés dans une église. Le massacre &nbsp;avait fait 624 victimes. Gageons qu’ils seront punis, comme l’ont été tardivement, clémentement, les responsables du massacre de 355 civils italiens dans les fosses ardéatines, le 25 mars 1944. <br /><br />Les bombardements atomiques étasuniens sur Hiroshima (6 août 1945) et Nagasaki (9 août), ordonnés par le président Harry Truman, ont causé entre 150 000 et 250 000 victimes civiles immédiates, sans compter les mutilés et meurtris à vie. Les bombes incendiaires ou à fragmentation, anglaises et étasuniennes, larguées sur Dresde avaient fait officiellement 25 000 victimes. Un chercheur allemand évoque 40 000 morts. Entre 1950 et 1953, quelque deux millions de civils coréens furent tués, la plupart victimes de bombardements américains de napalm. En 1982, les massacres de Sabra er Chatila, perpétrés par des milices libanaises phalangistes chrétiennes, &nbsp;protégées par l’armée israélienne conduite par le général Sharon, ont fait, selon les estimations, de 700 à 3500 victimes palestiniennes, hommes, femmes et enfants.<br /><br />La comparution en justice des responsables d’Hiroshima, Nagasaki, Dresde, Sabra et Chatila n’est pas à l’ordre du jour. On vient d’enterrer le Général Sharon, avec lui ses forfaits. <br /><br />Les sophistes, mon cher Reinhard, nous expliqueront que les bombes atomiques devaient contraindre le Japon à la capitulation. D’autres solutions avaient été envisagées, dont le largage des bombes sur la flotte japonaise. L’objectif n’était pas seulement militaire, il était aussi politique et scientifique. Politiquement, il fallait impressionner l’Union Soviétique, devenant l’adversaire principal ; &nbsp;scientifiquement, il sembla opportun de tester successivement une bombe à uranium (baptisée Little Boy) sur Hiroshima et une bombe au plutonium (Fat Man) sur Nagasaki. De la sorte, on aurait une expérience grandeur nature sur des cobayes humains, otages de la folie meurtrière de l’empereur et de la caste militariste.<br /><br />En sa fable, Les animaux malades de la peste, Jean de La Fontaine nous en prévient : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » <br /><br />Les guerres dans l’ex-Yougoslavie le confirment, de méchants massacreurs serbes sont condamnés, de gentils assassins croates échappent à la justice ; les vaincus sont punis, les vainqueurs innocentés. Pour combien de temps ?<br /><br />Je t’embrasse, mon cher Reinhard, de ma paisible cité helvétique.<br /><br />Ton Guillaume tel qu’il demeure : dubitatif. <br /><br />Berne, le 15 janvier 2014.</span><span class="fs20 cf3 ff1"><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 19 Jan 2014 13:25:52 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?oradour,-hiroshima-</link>
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			<title><![CDATA[Vers un séisme au Moyen-Orient ? Les coulisses de l’accord historique USA-Iran ]]></title>
			<author><![CDATA[Marc Vandepitte]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_70m0txwu"><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1"><b><a href="https://www.deds.ch/files/dds_article_a4382.pdf" class="imCssLink"> <span class="ff1">&quot;Vers un séisme au Moyen-Orient ? Les coulisses de l’accord historique USA-Iran&quot; par Marc Vandepitte </span><span class="ff0"><span class="cf0 fs20"><img class="image-1 fleft" src="https://www.deds.ch/images/pdf-dist_8bimpqzd.gif"  title="" alt=""/></span></span><span class="cf3 ff1 fs20"><br /> <br /></span></a></b></span><span class="fs20 cf3 ff1"> <br /><span class="imUl">Source:</span>http://www.michelcollon.info/Vers-un-seisme-au-Proche-Orient.html?lang=fr<br /><br /><br /></span><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 19 Dec 2013 10:24:40 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?vers-un-seisme-au-moyen-orient---les-coulisses-de-l-accord-historique-usa-iran-</link>
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			<title><![CDATA[Ukraine : vive la Guerre Froide ?]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_kihegm70"><p class="imTALeft"><span class="fs24 ff2 cf1">Lettre bernoise 65<br /><b>Ukraine : vive la Guerre Froide ?</b><br /></span><span class="ff1 fs24 cf1"><br /><br /></span></p><p class="imTAJustify"><span class="fs24 ff2 cf1">Cher William,<br /><br />Sans conteste, &nbsp;John McCain met les points sur les i. Le sénateur, ancien candidat républicain à la Présidence des Etats-Unis contre le démocrate Obama, soutient les pro-européens de Kiev contre le gouvernement ukrainien russophile. N’importait-il pas qu’un dirigeant des Etats-Unis vienne d’Amérique expliquer aux Ukrainiens comment devenir de bons Européens ? Le propos même n’indique-t-il pas un autre enjeu, savoir une énième croisade occidentaliste ?<br /><br /></span><span class="fs24 ff2 cf1">Nos follicules et boîtes à images nous baignent depuis des semaines, cher William, de propos hallucinants aux relents de Guerre Froide. Sur le site ,</span><span class="cf3 fs24 ff2"><a href="http://www.espritcorsaire.com/?ID=209/Francis_Gutmann/Sommes-nous_en_guerre_avec_la_Russie_?" class="imCssLink">http://www.espritcorsaire.com/?ID=209/Francis_Gutmann/Sommes-nous_en_guerre_avec_la_Russie_?</a></span><span class="cf1 fs24 ff2"> un ancien Ambassadeur de France pose sagacement la question de savoir si nous sommes en guerre contre la Russie. Tout porte à le croire. Francis Gutmann écrit : «L'attitude des Européens est en outre absurde. Avec les Américains, ils ont manqué une occasion historique de repenser le monde. Pour ce qui concerne plus spécialement l'Europe, ils n'ont pas vu ou voulu voir que se présentait, avec la disparition de l'URSS, la chance d'une Europe allant de l'Atlantique à l'Oural et même au-delà. Face à un avenir indéterminé, plutôt que de chercher à le construire, ils ont préféré se réfugier dans les comportements de la période antérieure. »<br /></span><span class="fs24 ff2 cf1"><br />La rouerie occidentaliste consiste à remplacer l’analyse politique par la psychologie des adversaires, toujours brutaux, despotiques, malsains. &nbsp;Tandis que nous serions, nous les gentils occidentaux, du côté de la vertu, des droits de l’homme, de la Vérité. Et que cette positivité intrinsèque nous permettrait l’entreprise de coups d’états plus ou moins feutrés et autres guerres humanitaires. Les peuples ne les intéressent que comme instrument de leurs visées, opposants à leurs ennemis. Sinon, les peuples sont vile plèbe populiste. <br /><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="fs24 ff2 cf1">Dans le prolongement du livre d’Henri de Grossouvre <i>Paris-Berlin-Moscou</i> s’est constituée une association </span><span class="cf3 fs24 ff2"><a href="http://www.paris-berlin-moscou.org/page_1.html" class="imCssLink">http://www.paris-berlin-moscou.org/page_1.html</a></span><span class="cf1 fs24 ff2"><br /></span><span class="fs24 ff2 cf1">La question se pose : l’Eurasie reste-t-elle un enjeu de la politique étasunienne, &nbsp;« l’échiquier » conçu par Zbigniew Brzezinsski, ou ambitionne-t-elle de devenir un acteur de l’histoire mondiale, constituée d’ensembles distincts unifiés par la géographie et un projet.<br /></span></p><p class="imTAJustify"><span class="fs24 ff2 cf1"><br />A l’heure ou le dessein (militaire, économique, politique) transatlantique de l’OTAN, fait tant parler de lui, il vaudrait la peine de remettre sur le métier l’Europe gaullienne de Brest à Vladivostok, voire de l’Eurasie. <br /><br />Que t’en semble-t-il, cher William ?<br /><br />Ton Guillaume tel qu’il persiste : frondeur.<br /><br />Berne, le 16 décembre 2013</span><span class="fs20 ff0 cf1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 18 Dec 2013 15:06:56 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Madiba s’en va]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_w1z031bt"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Lettre bernoise 64<br /><b>Madiba s’en va</b><br /><br /><br />Cher Madiba,<br /><br />Tu nous quittes, sur la pointe des pieds, loin des rumeurs alarmistes qui avaient cour voici deux mois.<br /><br />Né Nelson Rolihlahla Mandela, tu &nbsp;pars à 95 ans, dont 27 passés derrière les barreaux pour résistance à l’apartheid. Tu auras survécu à Madame Thatcher, qui, comme l’ancien régime Sud-Africain, voyait en toi un infâme « terroriste ». &nbsp;Tu avais refusé d’être libéré en contrepartie de ton engagement à cesser ton combat contre la barbare discrimination raciale. <br /><br />De tous côtés, on salue ta dépouille. Libéraux, néolibéraux, antilibéraux, altermondialistes te pleurent, On encense surtout l’homme de la réconciliation. On évite le combattant opiniâtre, le résistant inflexible, le militant tenace. Les cercueils sont consensuels comme les conciliations.<br /><br />Emprisonné aux heures des indépendances, du tiers-mondisme et d’un monde multipolaire, tu recouvris la liberté sur une planète dominée par une hyperpuissance baignée dans les marchés triomphants. <br /><br />Chef d’Etat, tu conduisis une politique des plus modérées. Tu facilitas l’émergence d’une bourgeoisie noire sans réduire les inégalités. Ton capital de popularité n’en fut pas entamé, l’opprobre retombera sur tes successeurs, aux talents inégaux. Tu consacras tes dernières forces à rapprocher les ennemis d’antan. Quelques blancs extrémistes sont retranchés dans leur ferme, en quasi-autarcie.<br /><br />Quelques-uns regimbent à saluer ta dépouille, Madiba. Le Premier Ministre israélien Netanyahou prétexte du coût du billet d’avion pour s’exonérer de tes obsèques. Une étrange coïncidence veut qu’Israël ait eu d’excellentes relations avec le régime d’apartheid qui te maltraita tant, tes frères, tes sœurs et toi. Il est vrai aussi que les calvinistes sud-africains et les fondamentalistes juifs tirent de l’ancien testament des doctrines de « peuple élu » fleurant le racisme. A chacun ses démons. <br /><br />Bon repos Madiba !<br /><br />Berne, le 9 décembre 2013, jour de l’immaculée Conception.</span><span class="fs20 cf3 ff1"><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 18 Dec 2013 15:03:34 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Il ne peut y avoir de démocratie sans laicïté]]></title>
			<author><![CDATA[Georges Corm]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_tsrle36v"><p class="imTAJustify"><span class="fs12"><span class="cf1">Il appartient à cette génération d’intellectuels arabes progressistes qui plaident pour la laïcité et défendent la souveraineté des Etats face à toute forme d’impérialisme. L’historien et juriste libanais Georges Corm décrypte la situation actuelle dans le monde arabe.<br></span><span class="cf1"><img class="image-1" src="https://www.deds.ch/images/Georges_Cormcc12-5e0be.jpg"  title="" alt=""/></span><span class="cf1"><br> <br>Après les espoirs suscités par le Printemps arabe en 2011 puis l’arrivée au pouvoir de mouvements se réclamant de l’islam en Egypte et en Tunisie, êtes-vous optimiste pour l’avenir politique des pays arabes ?<br>Le mouvement de 2011 était extraordinaire : de Oman jusqu’à la Mauritanie, la conscience collective arabe s’est réveillée. Mais les raisons d’espoir sont à long terme. Les cycles révolutionnaires du monde arabe sont longs, surtout avec le taux d’interférences externes. Pour casser ce mouvement, on a créé des points de fixation en Libye et en Syrie. Ces deux interventions ont conduit à la catastrophe. Quand on arme des manifestants pacifiques, on provoque la guerre civile. L’indignation sur tel ou tel dictateur est sélective selon les intérêts géopolitiques occidentaux et ceux de leurs alliés locaux. Supprimer un système de dictature et de prédation ? Mais pour le remplacer par quoi ? Tout le Moyen-Orient est en situation de prédation par ses couches dirigeantes et leurs alliés dans le monde des firmes multinationales. Ce sont des économies “rentières” totalement improductives qui entraînent chômage et forte concentration de richesses. C’est aux peuples seuls de régler les problèmes avec leurs régimes politiques et économiques et de construire du neuf.<br><br><b>Quel regard portez-vous sur la situation en Syrie ?</b><br><br>C’est une bataille très dangereuse qui dépasse de loin les enjeux syriens internes et qui peut déboucher sur une troisième guerre mondiale. Tant qu’il y aura 90 000 ou 100 000 combattants non syriens, et que les milieux de l’opposition à l’étranger demeurent largement prisonniers des intérêts de la Turquie, de la France, de l’Arabie Saoudite et du Qatar, on n’arrivera à rien. Le pays est en train d’être systématiquement détruit. Demain, de nouveaux prédateurs vont arriver et piller la Syrie sous prétexte de reconstruction, comme au Liban, en Irak, en Bosnie…<br><br><b>Quels sont selon vous les enjeux géostratégiques à l’œuvre dans la région ?</b><br><br>Il s’agit aujourd’hui du rééquilibrage du système international et de la fin de l’unilatéralisme américain. La région est dans un chaos total. Sur la rive sud de la Méditerranée, les Etats-Unis et Israël ont mis la région à genoux avec l’invasion de l’Irak en 2003, puis l’attaque israélienne contre le Liban en 2006. La Syrie a supporté un million et demi de réfugiés irakiens pendant des années sans demander d’assistance. Les Tunisiens ont dû eux aussi accueillir des centaines de milliers de réfugiés de Libye. Au Liban, il y a entre 800 000 et un million de réfugiés syriens, soit 25 % de la population. Dans cette situation explosive, l’Europe, à la traîne des Etats-Unis, ne joue aucun rôle d’apaisement, bien au contraire.<br><br><b>Quel est le rôle du Golfe dans la région ?</b><br><br>L’augmentation des prix du pétrole dès 1973 a constitué un tremblement de terre social au Moyen-Orient d’une ampleur sans précédent dans l’époque moderne. Les élites urbaines arabes, qui avaient déclenché la Nahda au XIXème siècle et adapté les principes de la Charia aux besoins du monde moderne, ont progressivement cédé le pouvoir culturel, religieux et médiatique aux familles régnantes du Golfe, disposant de moyens financiers disproportionnés face aux autres régimes politiques arabes fragilisés par les défaites militaires face à Israël ou les échecs du développement, et parfois les deux à la fois. La “Sahoua islamique” est venue remplacer la “Nahda arabe”, avec son cortège de prédicateurs tous influencés par l’extrême rigorisme théologique du wahhabisme. La religion musulmane a été instrumentalisée pour en faire une arme politique redoutable, en alliance avec les Etats-Unis dans la lutte contre le communisme. La question palestinienne a été oubliée au profit de combats qui ne sont pas les nôtres en Afghanistan, en Bosnie, en Tchétchénie, dans le Caucase. Ces mouvances portent en elles la légitimation d’un autoritarisme redoutable prétendant contrôler la vie des croyants et croyantes dans ses moindres détails et combattre les “mécréants”, musulmans ou non.<br><br><b>Contre ces “idéologies d’autorité”, vous prônez le retour à la liberté d’ijtihad…</b><br><br>La grande erreur de beaucoup d’intellectuels arabes a été de laisser la question religieuse aux Frères musulmans et au wahhabisme qui, avec leurs moyens, se sont emparés de l’esprit des gens. Les hauts faits de la civilisation islamique qui avait institué une liberté de pensée tout à fait remarquable pour l’époque sont complètement occultés. On ne parle que de Sayyid Qotb, Maududi et Ibn Taymiyya ! Ce qu’on voit aujourd’hui est le résultat de quarante ans d’une politique très active qui remonte à la guerre froide, de “réislamisation” des sociétés pour lutter contre le communisme. Aujourd’hui, vous n’êtes pas un musulman “représentatif” si vous êtes libéral. Pourtant, il y a toujours dans le monde arabe une vivacité de débat sur la façon d’interpréter le texte coranique, mais elle n’intéresse pas les milieux académiques et médiatiques.<br><br><b>Vous plaidez pour la laïcité. N’est-ce pas utopiste de prôner un modèle impopulaire dans la rue arabe ?</b><br><br>Avec ce qu’il se passe en Egypte, en Tunisie et en Syrie, l’opinion publique arabe, y compris dans sa composante croyante, commence à comprendre quelle est l’utilité de la laïcité. Au Machreq, où règne une forte diversité religieuse à l’intérieur même de l’islam, c’est la seule solution. Il ne peut d’ailleurs y avoir de démocratie sans laïcité. Si tout est polarisé sur la question du référent religieux dans les constitutions ou l’identité sociale et culturelle, c’est parce que nous n’avons pas de pensée économique alternative qui aurait relégué au second plan cette question. Il faut refuser l’analyse en termes identitaires : le problème, c’est la déstructuration de nos sociétés et le refus du pluralisme, dans une région du monde qui, depuis la plus Haute Antiquité, est plurielle.<br><br><b>Quel rôle le Maghreb, et en particulier le Maroc, a-t-il à jouer dans ce contexte ?</b><br><br>L’Algérie a énormément souffert de la vague islamique. La Libye est aujourd’hui en proie à l’anarchie qui profite aux éléments se réclamant d’un islam militant, et la Tunisie vit de plus en plus dangereusement. Le Maroc et sa monarchie à légitimité religieuse se réclamant d’un islam du juste milieu, qui est l’islam authentique, pourrait jouer un rôle de catalyseur d’un libéralisme arabe et islamique moderniste, tel qu’il a existé jusqu’aux années 1950. C’est aussi ce qu’essaye de faire Al Azhar en Egypte. Il serait temps d’œuvrer pour rétablir dans le monde arabe la santé mentale que nous perdons tous les jours un peu plus et de revenir à une conception du monde ouverte, tolérante et pluraliste. C’est ce qui autrefois a fait la grandeur de la civilisation arabo-islamique puis, plus près de nous, celle de la magnifique Nahda arabe.<br><br><b><i>Georges Corm,</i></b><i> né en 1940 à Alexandrie, a assisté, tout jeune, à l’arrivée au pouvoir de Nasser et à la nationalisation du canal de Suez. Après un doctorat en droit public sur les sociétés multiconfessionnelles, il a été professeur de sciences politiques à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, employé dans la fonction publique puis le secteur bancaire, consultant auprès de divers organismes internationaux et ministre des Finances du Liban de 1998 à 2000. Dans ses nombreux ouvrages, tant en arabe qu’en français, dont Le Proche-Orient éclaté (1956-2012) (Folio, 7ème édition) etPour une lecture profane des conflits (La Découverte, 2012),il plaide pour un monde arabe plus uni et plus indépendant, critique vertement le soutien des Etats-Unis et de l’Europe aux Etats théocratiques comme l’Arabie Saoudite et Israël.<br></i> <br>Source : TelQuel (Maroc), 5 décembre 2013.</span></span><br></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 15 Dec 2013 16:16:00 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA["Que nos erreurs ne fassent point nos calamités"]]></title>
			<author><![CDATA[Rabâa Ben Achour-Abdelkéfi]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_iz95l6bc"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>« Que nos erreurs ne fassent point nos calamités <span class="imUl">[1]</span> » <br /></b><br />On parle beaucoup en Tunisie. Les débats politiques rythment nos journées, polluent nos rêves et perturbent notre appréciation du temps comme de l’espace. La valse des mots nous entraine dans sa folle cadence ; nous sommes comme anesthésiés, réduits à n’être plus que les infatigables récepteurs de discours sans cesse ressassés. Un désir compulsif d’en savoir toujours plus nous fige devant nos écrans. Depuis trois ans, nous sommes tenus en haleine par le feuilleton politique, par des coups de théâtre savamment construits et par l’attente d’un improbable dénouement. <br />Le temps passe et nous emporte dans ses circonvolutions, nous empêchant de marquer la pause qui nous permettra de nous dresser contre la mort programmée de l’institution scolaire républicaine et l’embrigadement des enfants. Dans les écoles coraniques rénovées, on leur enseigne la haine de l’autre et le mépris des femmes, le culte de la virilité et de la violence, le rejet de l’histoire nationale, la honte d’être libres et les péchés capitaux: aimer, rire, créer, penser et douter.<br /> <br />Tandis que les associations caritatives et les écoles religieuses et bon nombre de prédicateurs, ministres et cadres de l’administration poursuivent insidieusement mais sûrement leur travail d’endoctrinement et de remodelage de la société tunisienne, nous observons, ironiques mais sourds à notre faiblesse, la chevauchée fantastique de l’intégrisme religieux, heureux de relever ses dérapages, l’ignorance et l’incompétence de ses représentants, l’inélégance de ses militants ; soucieux de contrecarrer son avancée par nos marches massives, nos cris de révolte, nos slogans, nos pancartes, sûrs de nous-mêmes, de notre histoire et de nos institutions, de nos jeunes et de nos femmes.<br /> <br />« Les femmes sauveront le pays », répète-t-on à l’envi. Oui, sans doute, mais il est possible d’ajouter que les femmes ont aussi le pouvoir d’anéantir le pays quand, renonçant à leurs droits, à leur liberté et leur dignité, elles ne sont plus qu’un corps voilé dont on use et abuse. Les islamistes le savent. Leurs discours misogynes et parfois obscènes révèlent que l’enjeu est de taille. Cacher les femmes, c’est tenir un pays sous tutelle.<br /> <br />Les Nahdhaouis ne nous craignent pas : ni les grandes manifestations populaires dans la capitale ou à l’intérieur du pays, ni la répression de la marche du 9 avril 2012, ni l’attaque de l’ambassade des USA, en septembre 2012, ni la violente répression des jeunes contestataires de Siliana, en novembre 2012, ni les assassinats de Lotfi Nagdh, de Chokri Bélaïd, de Mohamed Brahmi, de Mohamed El-Mufti, des soldats au mont Châambi n’ont suffi à amoindrir leur arrogance de vainqueurs du scrutin du 23 octobre 2012.<br /> <br />Leur surprenante résistance tient tant à leur psychologie qu’à l’assise sociale et aux liens politiques qu’ils se sont appliqués à constituer. Convaincus qu’ils sont les élus de Dieu et que leur endurance les conduira tôt ou tard vers la gloire terrestre et éternelle, ils ne craignent ni la souffrance, ni les brimades. Que peut-il leur arriver qu’ils n’aient déjà vécu ? Ne sont-ils pas déjà morts et ressuscités ?<br /> <br />Les Nahdhaouis nous échappent. Comment pourrions-nous les comprendre et comment pourraient-ils nous comprendre quand notre appréciation de l’espace et du temps diffère. Si leur idéologie les projettent dans un passé révolu, elle les conduit aussi à l’étendre, à en effacer les contours temporels et à l’universaliser en adoptant les moyens que leur offrent la science et les progrès techniques et technologiques. Qu’est la Tunisie pour eux ? Rien. C’’est juste une petite parcelle d’un monde corrompu qui, tout comme les autres pays du monde, doit mourir pour ressusciter débarrassée des mécréants et des impies, artistes, intellectuels, journalistes et touristes. <br />Le terrorisme, la crise économique, la détérioration des villes ne les inquiètent pas, la culture de la mort constitue au contraire, à leur sens, les conditions nécessaires à l’émergence d’un homme nouveau. Le dépérissement du pays n’est pas accidentel, il est sciemment programmé et s’inscrit dans le projet islamiste international qui comporte deux temps : La destruction systématique et, simultanément, la formation des jeunes, puis la construction du califat.<br /> <br />Que leur importe que le pays tout entier croule sous les ordures, que les trottoirs de la ville soient squattés par les marchands ambulants et les cafetiers, que l’irrespect des lois soit devenu une règle de conduite, que l’absentéisme des fonctionnaires soit considéré comme un droit, que les malades agressent les médecins et les élèves les professeurs, que le vol et la corruption soient érigés en système, que leur importe en effet la misère matérielle, morale, la mort du civisme et de la citoyenneté, l’essentiel n’est-il pas pour eux de parvenir à créer l’anarchie, à détruire les repères sociaux et à contraindre un peuple enfin fragilisé et désabusé à accepter la théocratie, ses cadres et son idéologie.<br /> <br />Cette politique de mise à mort de la Tunisie s’accompagne d’un travail visant à inculquer aux jeunes l’idée qu’ils sont élus par Dieu pour un destin exceptionnel et que leur vie, ici-bas, n’est qu’une étape obligée dans le parcours initiatique qui doit les conduire au paradis. Missionnaires de Dieu, ils sont investis du rôle de réformer les hommes, en particulier les mauvais musulmans, par la prédication ou par la force. C’est ainsi que de jeunes tunisiens, garçons et filles, adolescents pour la plupart, ont choisi respectivement de sacrifier leur corps, dans le <i>djihad</i> ou dans le commerce du sexe.<br /> <br />Notre pays agonise, mettons fin à notre logorrhée, que nous appelons abusivement liberté d’expression, et veillons à sauver nos enfants, nos villes et nos campagnes, nos institutions scolaires et notre administration en cessant de nous entredéchirer et de nous méfier les uns des autres.<br /> <br />L’heure n’est plus à la guerre des chefs. Les discordes de nos responsables politiques démocrates d’autant plus stériles qu’elles contribuent à la démobilisation populaire, au désenchantement et à la morosité des Tunisiens et qu’elle sert, par conséquent, le parti islamiste et ses alliés. <br />Nos divergences ont offert le pouvoir aux Nahdhaouis, le 23 octobre 2011 ; nos dissensions ne feront que leur donner la force et la vigueur qui leur permettra achever le travail d’anéantissement de notre pays et de poser les fondements du califat dont ils rêvent. <br /><br />Rabâa Ben Achour-Abdelkéfi <br />Le 16 novembre 2013.</span><span class="ff2 fs24 cf3"><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff2"><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1"><span class="imUl">[1]</span> Voltaire, <b><i>Traité sur la tolérance</i>, </b>Chapitre XXIII, « Prière à Dieu ».</span><span class="ff2 fs24 cf3"><br /></span><span class="fs24 cf3 ff2"><br /><span class="imUl">Source</span>: Reçu par Mail avec l'aimable autorisation de publication de l'auteur</span><span class="ff3 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 22 Nov 2013 12:38:34 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?-que-nos-erreurs-ne-fassent-point-nos-calamites-</link>
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			<title><![CDATA[Des pétrodollars aux petrowars : les dessous de la politique étrangère US]]></title>
			<author><![CDATA[M.A.D.A.]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_k22sptzi"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Des pétrodollars aux petrowars : les dessous de la politique étrangère US</b><br /><br />Auteur: M.A.D.A.<br /><br />Alors que l’issue de la guerre civile en Syrie semble suspendue au bon déroulement des opérations de démantèlement de l’arsenal chimique de Bachar el-Assad, les Russes se félicitent de leur victoire diplomatique et de l’accord Kerry-Lavrov obtenu en septembre dernier qui a empêché in extremis une intervention militaire pourtant ardemment souhaitée par Londres, Paris et Washington. Devant la complexité des rapports de force des différents acteurs impliqués, il convient d’analyser les enjeux géopolitiques qui sous-tendent ce conflit, en éclairant en particulier les motivations profondes de la politique étrangère des États-Unis au Moyen-Orient.<br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-1" src="https://www.deds.ch/images/dds_BA.jpg"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br /><br />Un Nobel de la Paix va-t-en guerre<br /><br /> &nbsp;George W. Bush, président des États-Unis de 2001 à 2008, et son administration de néoconservateurs resteront dans l’histoire pour avoir présidé à deux guerres majeures du début du XXIème siècle : la guerre d'Afghanistan contre le régime taliban débutée en 2001 et toujours en cours aujourd’hui, et la guerre d’Irak débutée en 2003 et officiellement achevée en 2011. Son successeur Barack Obama, élu en 2008 puis réélu en 2012, s’est démarqué de son prédécesseur en opérant un retrait progressif des troupes d’Irak (mais en augmentant celles présentes en Afghanistan) et en lançant une campagne d’assassinats ciblés par l’intermédiaire de drones au Yémen et au Pakistan (en particulier dans la région du Waziristan). Selon le rapport The Year of the Drone publié en 2010 par la New America Foundation, 32 % des victimes des attaques de drones au Pakistan sont des civils. Le 10 décembre 2009, soit dix jours après avoir annoncé l’envoi de 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan, Barack Obama reçoit le prix Nobel de la Paix à Oslo, démontrant si besoin était que la realpolitik (1) ne craint pas les contradictions. <br /><br />En 2011, les Etats-Unis ont appuyé l’intervention militaire en Libye à travers les résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies qui mirent en place un embargo sur les armes et une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Ces résolutions furent suivies d’un intense bombardement de l’OTAN lors de l’opération Unified Protector, qui mena in fine à la mort de Mouammar Kadhafi le 20 octobre 2011. En parallèle, les Etats-Unis ont soutenu (médiatiquement, diplomatiquement et financièrement comme nous le verrons plus loin) le camp des autoproclamés « rebelles » lors de la guerre en Syrie. La révolte populaire anti-Assad de mars 2011 s’est rapidement transformée en guerre civile meurtrière, impliquant de nombreux acteurs extérieurs aux intérêts propres aux premiers rangs desquels les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Royaume-Uni et la France, et de l’autre côté la Russie, la Chine, l’Iran et le Liban. Cette « guerre géostratégique par procuration » a fait à ce jour plus de cent mille morts selon l’ONU, dont plusieurs dizaines de milliers de civils.<br /><br />Au-delà de ces indications préliminaires d’ordre factuel, il faut bien comprendre une chose : le « printemps arabe » qui embrase l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient depuis la fin de l’année 2010 sert de combustible à un cocktail explosif dont la mèche a été préparée de longue date par les Etats-Unis et leurs alliés. La cible et l’objectif de ce jeu macabre : appliquer à leur profit l’adage latin maintes fois vérifié dans l’histoire : divide ut regnes, “diviser pour régner”. Rappelons ce que rapporte Wesley Clark (ancien général quatre étoiles des United States Armed Forces et Commandant du Supreme Headquarters Allied Powers Europe de l'OTAN de 1997 à 2000, ayant dirigé le bombardement du Kosovo lors de l’opération Allied Force en 1999) lors de son discours au Commonwealth Club of California le 3 octobre 2007. Wesley Clark a été informé en 1991 par l’ancien président de la Banque mondiale Paul Wolfowitz (alors sous-secrétaire à la politique de Défense) que les États-Unis avaient &quot;environ cinq ou dix ans devant [eux] pour nettoyer ces vieux régimes clients des soviétiques – la Syrie, l’Iran, l’Irak – avant que la prochaine superpuissance ne vienne [les] défier&quot;. Dix ans plus tard, en novembre 2001, Wesley Clark apprend au Pentagone que des plans pour attaquer l’Irak sont &quot;en discussion dans le cadre d’un plan quinquennal, [...] débutant avec l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, l’Iran, la Somalie et le Soudan&quot;.<br /><br /><b>La realpolitik au service des pétrodollars</b><br /><br /> Pour comprendre les orientations et les stratégies mises en place aujourd’hui par les États-Unis au Moyen-Orient, il convient de se placer dans l’étude historique de leur politique étrangère. Un petit retour à l’époque de l’après-guerre nous permet de mettre à jour les mécanismes économiques par lesquels les Etats-Unis se sont assurés une hégémonie planétaire (qu’ils entendent bien conserver) au cours de la seconde moitié du XXème siècle. <br /><br /> À la sortie de la deuxième guerre mondiale, les États-Unis disposent de la plus grande partie des capitaux mondiaux. Ils produisent la moitié du charbon, les deux tiers du pétrole, plus de la moitié de l’électricité au niveau mondial, et détiennent deux tiers des réserves mondiales d’or. Les accords de Bretton Woods signés en 1944 mettent en place un système d’étalon change-or (Gold-Exchange Standard) fondé sur le dollar US : toutes les monnaies sont définies en dollar, et seul le dollar est défini en or. Le taux de change des différentes monnaies est établi par rapport au dollar, et les réserves des banques centrales doivent être constituées de devises (2) et non plus d’or. <br /><br />Du dollar dépendent désormais la croissance et l’inflation mondiales, au service des Trente glorieuses présidant l’essor économique et l’opulence du « monde occidental ». En revanche, le gouvernement américain est censé - à travers la Federal Reserve System, ou FED - garantir la valeur « réelle » du dollar et s’interdire d’imprimer trop de monnaie. Les accords de Bretton Woods donnent aussi naissance à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international, dont le rôle officiel est « de promouvoir la coopération monétaire internationale, de garantir la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux, de contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté (3) ».<br /><br />Dans les années 1960, la guerre du Viêtnam et la course à l’espace conduisent le gouvernement américain à multiplier les dépenses et à créer une immense liquidité internationale de dollars. Voyant se déséquilibrer la balance des paiements des États-Unis, la France et d’autres pays européens réclament la contrepartie en or d'une forte proportion des dollars qu’ils possèdent. Les États-Unis ne s’y soumettent pas, souhaitant conserver leur encaisse-or. Pour éviter ce remboursement en or, le président des États-Unis Richard Nixon décide le 15 août 1971 de mettre fin à la convertibilité du dollar en or (décision officialisée le 8 janvier 1976 suite aux Accords de la Jamaïque). <br /><br />Le système des taux de change fixes s’écroule définitivement le 19 mars 1973 et est remplacé par un système moins régulé de changes flottants (ou régime de changes flexibles). La création monétaire est ainsi libérée des contraintes d’un étalon monétaire mondial fixe existant en quantités finies, mais cela affecte désormais la demande globale de dollars US, et menace directement l’économie états-unienne. Le gouvernement des Etats-Unis, aidé par des compagnies aux lobbies tout-puissants, trouve alors une ressource de rechange pour conserver la suprématie du dollar : le pétrole.<br /><br />En 1973, le secrétaire d'État des États-Unis Henry Kissinger passe des accords secrets avec la famille royale d’Arabie Saoudite : les États-Unis lui offrent une protection militaire et un approvisionnement en armement, contre l'assurance que l'Arabie Saoudite vendra désormais son pétrole contre des dollars US uniquement, et investira les profits excédentaires dans les bons du Trésor et les billets américains. D'autres accords passés en 1971 et 1973 obligent l'ensemble des pays de l'OPEC(4)[4] à vendre leur pétrole en dollars US, ce qui créé une demande permanente de dollars sur le marché international des échanges. La plupart des pays du monde étant dépendants des importations de pétrole, le pétrodollar devient la monnaie de réserve dominante dans le monde, remplaçant l'or comme monnaie étalon. Depuis lors et jusqu'à aujourd'hui, les pays importateurs et exportateurs se voient donc dans l'obligation d'acheter des dollars US auprès de la FED, la réserve fédérale des États-Unis, qui est la seule institution autorisée à émettre cette monnaie.<br /><br />Après quarante ans d’inflation et deux (voire trois) chocs pétroliers, les prix du pétrole s'envolent : en 1972 le baril de pétrole est à 1,90 USD, en 1981 à 34 USD, et en 2008 à plus de 140 USD. En conséquence, les bénéfices des pays producteurs de pétrole, ainsi que des États-Unis qui profitent des transactions en dollars US, explosent. Ainsi le dollar US, monnaie d’un État fédéral qui accuse en 2012 une dette totale de plus de 16.000 milliards de dollars soit 103% du PIB, tient bon grâce à son adossement au pétrole et à la dépendance de la plupart des pays industrialisés à cette ressource.<br /><br /><b>Les guerres des hydrocarbures, au nom de la paix et de la démocratie</b><br /><br />Le fait que l'euro et le yen soient des monnaies fortes a amené certains pays exportateurs de pétrole à souhaiter être payés dans une autre monnaie que le dollar US. S’ils y parvenaient, la valeur du dollar US diminuerait fortement par rapport aux autres monnaies, ce qui augmenterait le prix des importations aux Etats-Unis et ruinerait leur économie. On comprend dès lors que tous les pays qui annoncent publiquement vouloir vendre leur pétrole dans une autre monnaie que le dollar se retrouvent dans une ligne de mire qui tourne souvent au désastre humanitaire :<br /><br /><b>IRAK</b><br /><br />En 2000, le président irakien Saddam Hussein, qui avait déjà entamé la nationalisation des compagnies pétrolières en 1972, annonce que les transactions pétrolières se feront désormais avec des devises en euros plutôt qu'en dollars.<br /><br />En 2001 George W. Bush devient le président des États-Unis et appelle auprès de lui plusieurs sympathisants néoconservateurs du Project for the New American Century (PNAC) : Jeb Bush, Dick Cheney, Zalmay Khalilzad, Lewis Libby, Dan Quayle, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz ; ainsi que Condoleezza Rice, ex-collaboratrice de Chevron (Texaco). Plusieurs d'entre eux sont signataires de la lettre que le PNAC envoya à Bill Clinton en 1998, qui stipulait que « la seule stratégie acceptable est celle qui élimine la possibilité que l'Irak puisse ou menace d'employer des armes de destruction massive. À court terme, cela signifie la volonté d'entreprendre une action militaire[5] ». (5)<br /><br />Immédiatement après le 11 septembre 2001, Donald Rumsfeld (alors secrétaire à la Défense des États-Unis) et Dick Cheney (alors vice-président des États-Unis et ancien directeur d'Halliburton, une multinationale spécialisée dans l'industrie pétrolière qui a décroché de gros contrats en Irak en 2003) mettent en œuvre un projet pour faire tomber l'Irak, la Libye, la Syrie et l'Iran. Paul Wolfowitz (alors secrétaire adjoint à la Défense, sous les ordres de Donald Rumsfeld), déclare : « les revenus du pétrole irakien au cours des deux ou trois prochaines années vont apporter 50 à 100 milliards de dollars, qui viendront rembourser la propre reconstruction du pays et plus encore ».<br /><br />En 2003, les États-Unis et leurs alliés envahissent l'Irak en prétextant que le régime dispose d'armes de destruction massive (« weapon of mass destruction », ou WMD), et lancent l'Operation Iraqi Freedom qui prévoit la chute de Saddam Hussein et l'instauration d'une démocratie irakienne. Deux mois après l'invasion de l'Irak de mars 2003, George W. Bush annonce le rétablissement des ventes du pétrole irakien en dollar US.<br /><br /><br /><b>IRAN</b> (deuxième producteur de pétrole au monde et premier exportateur de l'OPEC. Dispose par ailleurs de la plus grande réserve en gaz naturel au monde)<br /><br />En 1951, le futur Premier ministre d'Iran Mohammad Mossadegh nationalise la compagnie pétrolière britannique Anglo-Iranian Oil Company (qui deviendra The British Petroleum Company en 1954, aujourd’hui BP) et entame une politique anti-britannique. L'opération secrète Ajax, menée en 1953 par le MI6 (service de renseignements extérieurs du Royaume-Uni) et la CIA (principale agence de renseignements des États-Unis), destitue Mohammad Mossadegh et consolide le pouvoir du Chah Mohammed Reza Pahlavi. La Anglo-Iranian Oil Company est alors restaurée, et des licences sont accordées à cinq entreprises pétrolières états-uniennes, en plus de la Royal Dutch Shell et de la Compagnie française des pétroles (aujourd’hui Total).<br /><br />En 1979 l'Ayatollah Khomeini prend le pouvoir lors de la révolution iranienne. Un an plus tard l'Irak, soutenu financièrement et militairement par les autres pays arabes puis par les États-Unis et les pays occidentaux, envahit l'Iran : c'est le début de la première guerre du Golfe.<br /><br />En 1996, les États-Unis imposent un embargo sur les importations de pétrole et d’autres produits iraniens.<br /><br />Depuis 2003, l'Iran demande que ses exportations de pétrole vers l'Europe et l'Asie soient payées en euros plutôt qu'en dollars. En 2006, le Venezuela appuie la décision de l'Iran. Le 17 février 2008, l'Iran ouvre l'Iranian International Petroleum Exchange, une bourse où s'échangent des produits dérivés du pétrole iranien, ayant à terme pour objectif d’échanger également le pétrole brut. La particularité de cette bourse est que les échanges se font principalement en rial iranien et non en dollar comme dans les autres bourses mondiales. À terme, d'autres monnaies pourraient être utilisées, dont l'euro. En février 2009, l'Iran annonce avoir complètement cessé de conduire des transactions pétrolières en dollars US.<br /><br />Les pays de l'Union européenne ont décidé le 23 janvier 2012 d'imposer un embargo pétrolier graduel contre l'Iran, et de sanctionner sa banque centrale afin d'assécher le financement de son (supposé) programme nucléaire.<br /><br /><b>LIBYE</b><br /><br />Après le coup d'État qui le porte à la tête du pouvoir libyen en 1969, Mouammar Kadhafi contraint en 1970 les compagnies pétrolières étrangères à accepter une augmentation du prix du baril, ouvrant la voie aux autres pays producteurs. En 1973, il nationalise les compagnies pétrolières. Le choc pétrolier enrichit le pays.<br /><br />Peu avant l'intervention de l'OTAN en Libye début 2011, Mouammar Kadhafi avait refusé le dollar comme monnaie de règlement du pétrole libyen. Il s'apprêtait également à créer un bloc de pays africains fonctionnant avec une monnaie indexée sur l'or, afin de remplacer le dollar dans les transactions régionales.<br /><br />Le 17 mars 2011 le Conseil de sécurité des Nations unies, dont cinq membres permanents sont pourvus d'un droit de véto (la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie), adopte la résolution 1973 qui autorise des frappes aériennes contre les forces de Kadhafi, « pour la protection du peuple libyen ». Après 9.658 raids de bombardement et 7.700 bombes et missiles tirés, le nombre de victimes civiles n’a pas été dévoilé.<br /><br /> Dans les cas de la guerre en Afghanistan et du soutien qu’apportent les Etats-Unis et quelques pays européens belliqueux (France et Royaume-Uni notamment) à la rébellion syrienne anti-Assad, il s’agit là aussi d’intérêts géostratégiques concernant l’acheminement des hydrocarbures de la région du Caucase (productrice) vers les pays européens (consommateurs).<br /><br /><b>AFGHANISTAN</b><br /><br />Le fond de la mer Caspienne regorge de gisements de pétrole et de gaz qui sont encore relativement peu exploités. Contrairement au pétrole des pétromonarchies, de l’Irak ou de l’Iran, qui peut s'exporter aisément depuis les ports du golfe persique, le pétrole et le gaz de la Caspienne nécessitent d'être acheminés par des pipelines avant d'être exportés en Europe et aux États-Unis. Plusieurs tracés sont possibles depuis l’Azerbaïdjan, en passant par la Russie, la Géorgie, l'Arménie ou la Turquie. L’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) par exemple, ouvert en 2005, transporte le pétrole brut du champ pétrolifère de la mer Caspienne jusqu'à la mer Méditerranée. Mais pour décongestionner les détroits du Bosphore et des Dardanelles, il faut trouver de nouveaux tracés. Les Etats-Unis, désireux d’éviter la Russie et l'Iran pour acheminer le pétrole et le gaz turkmène, imaginent le projet de pipeline TAP qui traverserait le Turkestan, l'Afghanistan et le Pakistan, mais ils se heurtent à l’opposition du régime taliban afghan.<br /><br />En 2001, prétextant capturer Oussama Ben Laden, détruire l'organisation Al-Qaïda et renverser le régime taliban, les États-Unis envahissent l'Afghanistan. Hamid Karzai (ancien consultant de la compagnie pétrolière et gazière californienne Unocal) devient le président de l'Administration intérimaire en 2001 puis président de l'Afghanistan en 2004 ; il est réélu à ce poste en 2009. Un rapport de 2009 de l’United Nations Office on Drugs and Crime révèle par ailleurs que le trafic d’opium en Afghanistan (qui avait été presque totalement éradiqué par le régime taliban en 2001, cf. infographie ci-dessous) représente aujourd’hui 93% de la production mondiale et génère 3,4 milliards de dollars de revenus annuels. Cette manne opiacée profite directement aux trafiquants et aux paysans qui cultivent le pavot à opium, mais aussi et surtout (pour 75% de la somme) aux officiels du gouvernement, à la police et aux autorités locales et régionales. Ahmed Wali Karzaï, le frère du président afghan Hamid Karzaï, a été accusé de narcotrafic et de corruption, et recevait de l’argent de la CIA. Le président Hamid Karzaï lui-même a reçu des dizaines millions de dollars de la CIA, ce qui révèle la préoccupation de l’agence d’accroître l’influence des États-Unis dans le pays.<br /><br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-2" src="https://www.deds.ch/images/dds_Opium2Bculti42d0-fb4aa.png"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br /><br /><b>SYRIE</b><br /><br />Un des torts de la Syrie est de se trouver sur la route (ou plutôt, sur une des routes) du pétrole venant d’Iran et à destination des pays européens. Un autre de ses torts est d’être l’allié indéfectible de l’Iran (lui-même l’ennemi des Etats-Unis depuis la révolution islamique de 1979), pour des raisons historiques. Pour acheminer le pétrole iranien vers l’Europe, un projet de pipeline traversant l'Irak et la Syrie a été mis au point par la Russie. Ce projet menaçait les intérêts des Etats-Unis, de la Turquie (un des principaux bénéficiaires du transit du pétrole iranien sur son sol, et un allié précieux des Etats-Unis dans la région) et des pétromonarchies sunnites du Golfe, au premier rang desquelles l’Arabie Saoudite et le Qatar.<br /><br />Selon le journaliste Charlie Skelton du Guardian, la « transition démocratique » en Syrie a été préparée par les Etats-Unis dès 2005 à travers le programme Arab Reform Initiative initié par le Council on Foreign Relations (CFR), un des think-tank (6) les plus influents en matière de politique étrangère aux États-Unis. Un article du Washington Post – prenant appui sur des câbles diplomatiques confidentiels fuités par Wikileaks - a révélé qu’en 2006 le United State Department of State (7) a proposé cinq millions de dollars pour financer le Syria Democracy Program, un programme destiné à « accélérer le travail des réformateurs en Syrie ». En 2008, le Democracy Council basé aux USA et le Movement for Justice and Development (MJD) basé à Londres ont organisé à Washington une conférence dont l’objectif était clairement contenu dans l’intitulé de la réunion : « La Syrie en transition ». Le MJD - un réseau d’opposants syriens de l’étranger – aurait reçu six millions de dollars du même State Department pour développer ses activités, notamment par le biais de la chaîne Barada TV.<br /><br />Allant dans le même sens, un article du New York Times révèle que l’autoproclamée « Armée Syrienne Libre » (Free Syrian Army ou FSA) bénéficia en 2011 de l’aide d'agents de la CIA installés au Sud de la Turquie. Leur but était de choisir les combattants anti-Assad qui recevraient des armes (des fusils automatiques, des lance-roquettes, des munitions et des armes antichars) fournies par la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Ces armes seraient ensuite acheminées depuis la Turquie jusqu’en Syrie par un « obscur réseau d’intermédiaires incluant des Frères Musulmans syriens[8] ».(8)<br /><br />En 2012 enfin, le State Department a autorisé 15 millions de dollars d'aide (fournitures médicales et matériel de communication) aux « groupes d'opposition civile » en Syrie. Toutefois, cette somme paraît presque ridicule lorsqu’on la compare au fonds de 300 millions de dollars promis lors du Syrian Business Forum qui s’est tenu en juin 2012 à Doha (capitale du Qatar). Le fonds – alimenté par des hommes d’affaires syriens installés à l’étranger - serait destiné à « soutenir toutes les composantes de la révolution en Syrie », selon les termes de Wael Merza, alors secrétaire général du Syrian National Council (SNC). Selon Merza, 150 millions de dollars auraient déjà été dépensés, en partie pour financer les opérations militaires de la Free Syrian Army.<br /><br />Il est important de noter que le Syrian National Council, organe politique de l’opposition syrienne créé en Turquie en 2011 et constitué en grande partie de frères musulmans syriens, a été largement financé par la Libye post-Kadhafi (à hauteur de 20,4 millions de dollars), par le Qatar (15 millions de dollars) et par les Émirats arabes unis (5 millions de dollars) (9) ». Pour le chercheur Fabrice Balanche (10), le Syrian National Council est « un groupe très disparate constitué et financé par le Qatar et appuyé par la France (11) ».<br /><br /><b>Enjeux géopolitiques des guerres modernes : un secret à éventer</b><br /><br />Ces faits largement méconnus du grand public jouent pourtant un rôle déterminant dans la politique étrangère US, et plus largement dans la compétition acharnée et mortifère à laquelle se livrent toutes les nations du monde.On nous parle de “lutte de civilisations”. Une thèse manichéenne et simpliste cachant les véritables enjeux géostratégiques qui sous-tendent les guerres menées au nom de la liberté, des droits de l’homme et de la démocratie. Qu’il s’agisse d’une guerre dite civile, conventionnelle, asymétrique ou dissymétrique pour reprendre la terminologie militaire, ou encore de haute ou de basse intensité (avec tout le cynisme que comporte l’expression « basse intensité » pour ceux qui vivent ces conflits), la première et plus désastreuse conséquence d’une guerre est la mort et l’exode de millions d’individus. La guerre implique l’atomisation des familles, le déchirement d’un peuple, l’agonie d’une culture, la régression d’une histoire. La guerre laisse derrière elle des territoires exsangues, des pays dévastés, des carcasses fumantes et des cadavres puants. La guerre balafre et défigure. Les guerres d’Irak et d’Afghanistan, qui ont coûté plus </span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-3" src="https://www.deds.ch/images/dds_3300002Bdire0823-d714e.png"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1">de 5.000 milliards de dollars (12) aux contribuables états-uniens, ont d’abord coûté la vie à plus d’un million de personnes, dont plus de 200.000 ont été identifiés comme morts de guerre directs.<br /><br />Les multinationales qui exploitent le pétrole et le gaz du Caucase et du Moyen-Orient, les manœuvres géopolitiques mesquines et hypocrites des stratèges des think-tank US, les rivières de diamants et les rêves aussi pharaoniques qu’insensés des monarques du Golfe, les calculs bassement pécuniaires des vendeurs d’armes transnationaux, les milliardaires mafieux qui profitent des exactions et des « victoires » de telle ou telle milice armée… ceux-là méritent-ils qu’un seul être périsse sur l’autel de leurs intérêts ? <br /><br />Source : blog de l'auteur : <a href="https://karamareporter.wordpress.com" class="imCssLink">https://karamareporter.wordpress.com</a> <br />Source: <a href="http://www.michelcollon.info/Des-petrodollars-aux-petrowars-les.html" class="imCssLink">http://www.michelcollon.info/Des-petrodollars-aux-petrowars-les.html</a><br /> Notes : <br /><br />1 La realpolitik (ou “politique réaliste”) est définie par le diplomate états-unien Henry Kissinger comme « la politique étrangère fondée sur le calcul des forces et l'intérêt national ». Henry Kissinger, Diplomatie, éd. Fayard, 1996, p. 123.<br /><br />2 Une devise est l’unité monétaire d'un pays ou d'une zone économique.<br /><br />3 Présentation du FMI par lui-même : Guide du FMI. Qu’est-ce que le Fonds monétaire international ?, Washington, 2004, p. 1.<br /><br />4 Organization of Petroleum Exporting Countries, ou Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en français.<br /><br />5 « Lettre du PNAC au Président Bill Clinton », sur le site internet du PNAC.<br /><br />6 Groupe de réflexion informel et privé, qui peut parfois agir comme un lobby auprès d’un gouvernement.<br /><br />7 L’équivalent aux États-Unis du ministère des Affaires étrangères français.<br /><br />8 Eric Schmitt, “C.I.A. Said to Aid in Steering Arms to Syrian Opposition”, NYTimes, 21 juin 2012.<br /><br />9 Chiffres officiels au 31 octobre 2012.<br /><br />10 Directeur du Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (Gremmo) et maître de conférences à l’Université Lyon 2.<br /><br />11 Armin Arefi, “Syrie : l'opposition en voie de décomposition ?”, Le Point.fr, 29 février 2012.<br /><br />12 En prenant en compte les coûts indirects et subséquents.</span><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 20 Nov 2013 09:46:36 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Pourquoi la France entrave-t-elle Genève II ?]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_65677w58"><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Pourquoi la France entrave-t-elle Genève II ?<br /></b>Gabriel Galice*<br /><br /></span></p><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Le soudain blocage français suscite l’émoi et l’incompréhension. &nbsp;Les arguments de Laurent Fabius contre l’accès possible des Iraniens à l’arme nucléaire reprennent ceux de l’Israélien Netanyahou et des faucons américains. Ils font commodément l’impasse sur l’arsenal nucléaire israélien effectif, sujet tabou. En outre, la France s’est sentie mise au pied du mur. A quoi les Etats-Unis répondent que l’Union européenne était associée en tant que telle. Ces deux raisons suffisent-elles à compromettre une chance exceptionnelle de parvenir à une normalisation des relations avec l’Iran ?<br /><br />Non, et c’est pourquoi il faut chercher ailleurs les raisons (bonnes ou mauvaises, c’est selon) de l’incartade française. La rencontre de Genève semble avoir servi d’accélérateur aux rancœurs françaises contre l’administration américaine. En quelques mois, plusieurs contentieux se sont accumulés. Par leur guerre électronique, les écoutes de la NSA ridiculisent les alliés des Etats-Unis. L’Iran même est le théâtre d’une guerre économique. L’Executive Order 13645, signé le 3 juin par le Président Obama, sanctionne les pays fournissant des pièces ou des services au secteur automobile iranien. En visant, sans l’écrire, Peugeot et Renault, les Etats-Unis ménagent à leurs entreprises (ou filiales) la possibilité d’approvisionner le marché iranien en véhicules complets. L’assouplissement de l’embargo permettrait ainsi d’ouvrir le marché aux entreprises étasuniennes en le fermant aux sociétés des autres pays, dont la France, fortement présente en Iran dans le secteur automobile. Business as usual. Les Français en sont d’autant plus dépités qu’ils avaient montré un zèle certain dans l’application de l’embargo, allant contre leurs propres intérêts économiques. D’autres dossiers peuvent nourrir les mêmes ressentiments. Les Français ont pu espérer que leur ralliement au commandement militaire intégré de l’OTAN ouvrirait des débouchés à l’avion de chasse Rafale, de l’avionneur Dassault. Ce ne fut pas le cas. Les Etats-Unis ont contré les espoirs français de vente du Rafale au Brésil. Seules les révélations de Snowden et la colère qu’elle provoque chez les dirigeants brésiliens pourraient conduire le Brésil à revenir vers l’offre française, ce malgré l’effet catastrophique, dans toute l’Amérique latine, de l’interdiction française de vol de l’espace aérien national au président bolivien Morales, suspecté d’abriter à bord Edward Snowden. La France compte aussi sur le ressentiment saoudien envers les Etats-Unis dans la double affaire syrienne et iranienne pour reprendre pied dans le royaume. Ecartée du nucléaire, elle se console avec d’autres marchés et veut faire mieux encore, avec le Rafale notamment, qui a fait ses preuves en Lybie, salon de l’aéronautique et de l’espace grandeur nature. <br /><br />En résumé, l’éclat de Laurent Fabius relève de deux lectures, qui pourraient s’avérer complémentaires. Le premier niveau est un affichage d’alignement sur les positions des faucons israéliens et étasuniens à la veille d’une visite du Président Hollande en Israël. La seconde lecture relève du billard à plusieurs bandes, d’un mélange de guerre économique &nbsp;et de rivalités diplomatiques sur l’échiquier international. <br /><br />Dans le contexte de déconfiture sociale et politique de la France, la saillie de Fabius serait au moins un signe d’indépendance à peu de frais, au mieux l’esquisse d’un partage plus équilibré des zones de pouvoir et d’influence économique et diplomatique, l’une confortant l’autre. <br /><br />Les afféteries de John Kerry à Paris, cajolant Fabius en français, voici quelques semaines, ne sont plus de mise, les aménités du ministre français non plus. &nbsp;La diplomatie française n’affiche guère de lisibilité si elle manque d’ambition, se contentant d’alterner alignement et rodomontades, respect du droit international et dédain pour la Charte de l’ONU, souci d’équilibre et partis-pris. <br /><br />Le pari de Fabius est osé. Il court le risque de faire capoter le processus de normalisation en Iran, par contrecoup, la paix en Syrie.<br /><br />S’il ouvre à la France des marges de manœuvre que l’allié américain et sa propre flagornerie lui ont fermées, l’éclat s’avérera utile. Encore faut-il ne pas trop froisser les Iraniens ni donner du grain à moudre aux faucons, adversaires de la « chouette » Obama (la distinction entre les faucons excessifs et les chouettes avisées en matière politico-militaire est reprise de Benjamin Barber : <i>L’empire de la peur</i>, Fayard, 2003).<br /><br />Une partie de la réponse sera fournie à partir du 20 novembre, le reste fera l’objet d’épreuves de force plus ou moins feutrées, de discrètes transactions entre alliés, néanmoins farouchement rivaux. <br /><br /><br />* Vice-président du GIPRI (Institut International de Recherches pour le Paix à Genève), Gabriel Galice a dirigé l’ouvrage collectif <i>Regards croisés sur la guerre et la paix</i> (L’Harmattan, 2013)</span><span class="ff2 fs24 cf3"><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 15 Nov 2013 09:57:55 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?pourquoi-la-france-entrave-t-elle-geneve-ii--</link>
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			<title><![CDATA[Feu Général Giap]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_m445159e"><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1">Lettre bernois 63<br /><b>Feu Général Giap</b><br /><br /><br />Chère Fleur de cerisier,<br /><br />Je t’adresse mes profondes condoléances. Avec la disparition, </span><span class="cf4 fs24 ff1">à l’âge de 102 ans, </span><span class="cf3 fs24 ff1">du Général vietnamien </span><span class="cf4 fs24 ff1">Vo Nguyen Giap, un pan d’histoire se noie dans tes larmes. <br /><br />Vainqueur de l’empire français, puis de l’empire étasunien, nourri de l’art chinois de la guerre et du génie tactique de Bonaparte, Giap sut vietnamiser la guerre. Il puisa dans le génie militaire national les techniques acquises au long d’une occupation chinoise millénaire, il s’instruisit de ses défaites et, au nom du peuple, sacrifia de nombreux combattants, il combina la guerre d’usure et l’effet de surprise. <br /><br />La victoire vietnamienne de Dien Bien Phu contre l’armée française, in fine appuyée par la logistique étasunienne, illustre le décalage entre les certitudes des stratèges français et les convictions du Général vietnamien. Les Français avaient judicieusement choisi le site et même largué du napalm. <br /><br />L’erreur des Français fut de tenir les Vietnamiens pour incapables d’acheminer des canons sur les hauteurs. L’armée vietnamienne utilisa des armements ou engins russes et chinois mais aussi de robustes vélos Peugeot, tous véhicules qui transportèrent des pièces d’artilleries démontées et du ravitaillement. <br /><br />Faisant feu de tout bois, Giap avait combattu les Français et les Américains mais sa méfiance suprême concernait l’empire chinois, le plus durable occupant du Vietnam, le voisin immédiat. <br /><br />Chère Fleur de cerisier, telle une feuille d’automne, il tombe. Avec ce lecteur de La Fontaine, Voltaire et Romain Rolland, la France perd un de ses meilleurs ennemis, le Vietnam son dernier héros et le monde un modèle de patriote. <br /><br />J’embrasse tes pétales, chère Fleur de cerisier.<br /><br />Ton Guillaume tel qu’au soleil couchant : songeur.<br /><br />Berne, le 31 octobre 2013</span><span class="ff2 cf4 fs24"><br /></span><span class="ff1 fs20 cf1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 07 Nov 2013 10:38:37 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Islamophobie : le véritable point de vue des marxistes sur la religion]]></title>
			<author><![CDATA[Pierre Tevanian]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_108112j6"><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Islamophobie : le véritable point de vue des marxistes sur la religion</b></span><span class="ff2 fs24 cf3"><br /></span></p><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff2"><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1">Pierre Tevanian<br /></span></p><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><br />« La religion, c’est l’opium du peuple. » Pour beaucoup, la question des liens entre le marxisme et la religion se résume à cette citation de Marx. Pierre Tevanian, professeur de philosophie et animateur du site Les mots sont importants (www.lmsi.net), nuance. Dans son ouvrage « La haine de la religion », il bat en brèche les idées reçues sur les liens entre marxisme et religion. Sa source ? Marx himself. Interview de Quentin Vanbaelen.<br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-1" src="https://www.deds.ch/images/dds_fF-YLRh.jpg"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br /><br /><b>D’où vous est venue l’idée d’écrire sur la question religieuse ?</b><br /><br /> &nbsp;<b>Pierre Tevanian</b>. Le questionnement que j’ai eu était très fort lié au contexte social et politique français, notamment, où le racisme s’est beaucoup reformulé ces dernières décennies sous la forme islamophobe. Par ailleurs, ce racisme islamophobe s’est déployé dans des espaces spécifiques de la gauche sous la forme de la « religiophobie ». Depuis un certain temps, on avait dans ces milieux de gauche des discours méfiants ou hostiles menant à l’exclusion de personnes au motif qu’elles affichaient une religion, en l’occurrence essentiellement musulmane.<br /> &nbsp;&nbsp;Cette religiophobie s’est exprimée en France très particulièrement à l’occasion de l’affaire Ilham Moussaid, une militante et candidate aux élections du parti d’extrême gauche français NPA qui portait le voile. (Celle-ci a été confrontée, ainsi que son parti, à des attaques la mettant en cause en raison de son voile, NdlR). C’est une affaire qui est venue de l’extérieur, de la presse, de la droite, mais aussi d’une certaine gauche, mais qui a trouvé un écho à l’intérieur de son parti, auprès de ses camarades. Il y a eu des appels à « relire Marx », on les accusait de pervertir leur idéologie.<br /><br /> Ainsi, à la fois à partir de cette affaire, mais aussi à partir du quotidien des milieux militants, j’ai assisté à ce regain anti-religieux. Et ce discours s’est notamment illustré avec une redécouverte de Marx, qui, dans les faits, servait surtout à exclure des musulmans. J’ai donc décidé de prendre au mot ces gens qui invitaient à relire Marx dans le cadre de cette affaire du NPA et de la religion en général.<br /><br /><b>Marx a tout de même écrit sa fameuse phrase sur « l’opium du peuple »…<br /><br /></b> &nbsp;<b>Pierre Tevanian</b>. C’est vrai, mais il faut bien relire le texte. Quand on le lit, il est clair qu’il n’est pas directement antireligieux, bien que son analyse parte d’un point de vue non religieux, matérialiste, et qu’il propose une analyse critique de la religion. Marx critique la religion, c’est vrai, mais comme un passage obligé, parce que la critique de la religion est le grand sujet de l’époque pour la gauche qu’on appelle « hégélienne », que Marx qualifiera d’idéaliste. <br /> &nbsp;&nbsp;Si on lit bien le texte, il nous explique que le point de vue critique sur la religion débouche en toute logique sur une critique de la société. D’ailleurs, il est important de revenir sur la formule « l’opium du peuple ». L’opium signifie l’antidouleur, c’est une métaphore très fréquente à l’époque pour parler de la religion, que Marx n’a pas du tout inventée. La métaphore dit donc que c’est un antidouleur, une consolation face à un monde qui rend malheureux.<br /><br /> Par conséquent, dit Marx, si l’on souhaite l’abolition de la religion – qu’il considère effectivement comme étant une illusion –, il faut remplacer cette consolation par un bonheur réel. C’est ainsi que la critique de la religion débouche nécessairement sur une critique de la société. Il estime que la question de la religion n’est pas le débat principal, ce n’est pas la question sur laquelle il faut mener un combat idéologique ou politique.<br /><br /><b>Si on s’en tient à Marx, ces marxistes qui se braquent sur des éléments d’expressions religieuses se trompent donc ?<br /></b><br /> &nbsp;<b>Pierre Tevanian.</b> En effet. Pour comprendre, il faut revenir à une base théorique, le point de départ matérialiste de la pensée. Qu’est-ce que le matérialisme ? C’est avant tout une méthodologie dans l’appréhension du monde et de la réalité. Pour paraphraser Marx, ce n’est pas la conscience qui détermine la réalité, mais bien la réalité qui détermine la conscience. Cela implique notamment que ce que les gens font importe plus que ce qu’ils ont en tête quand ils le font. <br /> &nbsp;&nbsp;Concrètement, ça veut dire aussi qu’un point de vue idéaliste va nous expliquer que croire en Dieu implique d’office de renoncer à une compréhension scientifique et rationnelle du monde, d’adopter une posture de soumission a l’autorité, d’être fataliste face aux questions sociales, de refuser l’égalité hommes-femmes, etc. Or le point de vue matérialiste va observer ce qu’il y a dans la réalité. Et on aura beau me démontrer théoriquement que quelqu’un qui est très croyant, qui va a la messe le dimanche et organise une grève le lundi, c’est impossible, la réalité contredit ça. <br /> &nbsp;&nbsp;Ça fait partie des constats de bon sens mais il est bon de rappeler qu’une même référence théorique et idéologique catholique, protestante, musulmane, juive ou athée, trouve dans la pratique des déclinaisons très variées. La preuve c’est que, par exemple, quand on opprime au nom de l’islam, les plus héroïques résistants et les plus grands martyrs sont musulmans.<br /><br /><b>Dans le livre, vous évoquez Lénine comme exemple de mise en pratique de cette analyse. Pouvez-vous expliquer ?</b><br /><br /> &nbsp;<b>Pierre Tevanian.</b> Lénine a été confronté à ces questions très concrètes de stratégie et d’organisation de lutte, d’alliances, etc. Et son point de départ a justement été ce pragmatisme matérialiste. Concrètement, la question lui est à un moment posée de la possibilité pour un membre du clergé chrétien non seulement d’adhérer au parti, mais en plus de le représenter en vue des élections. Lénine estime que la réponse n’est pas absolue, qu’il faut d’abord se poser d’autres questions : « Est-ce que cette personne défend le programme et la ligne du parti ? » Si oui, il peut représenter le parti, si non, il ne peut pas. C’est-à-dire que si cette personne religieuse défend les positions et les mots d’ordres du parti, alors elle est aussi légitime qu’une autre pour le représenter.<br /><br /> Lénine résout donc la question de manière très simple en disant que ce n’est pas un problème, que seul le comportement, les attitudes, discours et positions réelles comptent. On attend de voir ce que les gens défendent concrètement pour juger, et c’est la seule manière de savoir si quelqu’un est à même d’être un bon représentant et militant du parti.<br /><br /><b>La question religieuse, comme vous l’avez dit, se cristallise souvent autour de la laïcité et du voile. Pourquoi cela fait-il tant débat ?</b><br /><br /> &nbsp;<b>Pierre Tevanian</b>. Je pense que c’est l’expression d’une panique morale au sein du groupe dominant, à savoir la bourgeoisie blanche européenne. Elle est prise d’une panique identitaire face à l’émergence dans certains espaces de la société — l’école, l’université, les emplois qualifiés, le monde associatif et politique… — qui étaient des espaces presque sacrés, de populations qui étaient censées en être écartées. <br /> &nbsp;&nbsp;Or auparavant, ces populations — en gros, issues de l’immigration extra-européenne, donc les Noirs, les Arabes, les musulmans… — étaient écartées de ces espaces réservés sans qu’il soit nécessaire de passer par une interdiction explicite. En effet, la reproduction sociale, la division de la société en classes, une stratification raciale, le poids de l’idéologie assimilationniste, faisaient que des femmes avec un foulard n’accédaient pas ou presque pas à ces espaces. L’accès de ces populations aux espaces privilégiés de l’élite, vécu comme une profanation, a amené à une redécouverte et une révolution conservatrice dans la laïcité et dans le féminisme, mais aussi dans l’étude des textes de Marx sur la religion. Conservatrice car, à chaque fois, on a fait dire à Marx, à la laïcité et au féminisme à peu près le contraire de ce qu’ils avaient dit pendant des décennies. Par exemple, c’est au nom du féminisme qu’on bloque l’accès à l’école de certaines filles en raison de leur foulard.<br /><br /> Ces concepts ont été instrumentalisés et détournés de manière opportuniste au profit d’une légitimation de l’islamophobie et du racisme. La meilleure manière d’analyser le retour de ces concepts, c’est avec les instruments d’analyse du racisme. Ces campagnes anti-voile, avec le besoin de les déguiser et de les maquiller en des termes audibles par rapport a l’idéologie officielle de nos démocraties — la laïcité, le féminisme — sont quelque chose qui relèvent en fait du racisme, d’un climat d’islamophobie instauré depuis des années.<br /><br /><b>N’avez-vous pas peur que votre livre soit mal pris par des militants de gauche, quand vous avancez qu’il s’agit de racisme ?</b><br /><br /> &nbsp;<b>Pierre Tevanian.</b> Le but de mon livre était de prendre au sérieux les arguments de ceux qui, à gauche, sont sensibles à cette mobilisation de la référence marxiste. Selon moi, cela les rend, consciemment ou pas, complices d’une stigmatisation des femmes voilées et des musulmans en général.<br /> &nbsp;&nbsp;Je me suis attaqué aux arguments qui sont avancés et censés se baser sur Marx. Or j’arrive à la conclusion qu’aucun des arguments ne tient réellement si on regarde le problème de la compatibilité entre un projet politique de gauche, émancipateur, et des gens religieux. Je pense qu’il peut y avoir bien sûr des contradictions, mais pas une incompatibilité. <br /> &nbsp;&nbsp;Ce débat sur la religion peut parfois diviser la gauche, mais je pense que ne pas revenir sur ce débat, c’est laisser la victoire a ceux qui divisent les gens entre ceux qui ont le droit d’être là et ceux qui sont stigmatisés et exclus. <br /> &nbsp;&nbsp;On assiste malheureusement à la libération d’une parole et d’une violence racistes, réactivées depuis deux décennies par les classes dirigeantes. Il faut constamment lutter contre des discours tenus par les élites sociales, politiques, économiques, qui stigmatisent, diabolisent, attisent les peurs…Cependant, heureusement, et dans le champ militant et dans le corps social, il y a des résistances. Il y a des musulmans et non musulmans qui essaient d’agir ensemble politiquement, et qui socialement continuent de vivre ensemble, d’être amis, voisins… <br /> &nbsp;&nbsp;Par ailleurs, les attaques islamophobes, mais aussi celles contre les classes populaires en général, contre les acquis sociaux, etc. sont tellement nombreuses et fréquentes qu’il y a urgence. Urgence pour qu’il y ait de l’unité et qu’un front le plus large possible se constitue pour défendre des libertés et des droits, notamment sociaux. Je pense au système des retraites ou à la sécurité sociale, par exemple.<br /><br /> À la fin du livre, je cite un poème d’Aragon (La Rose et le Réséda, NdlR), écrit sous l’occupation nazie, et qui appelle notamment à l’alliance entre les personnes religieuses et celles qui ne le sont pas pour lutter contre l’occupation. « Celui qui croyait au ciel / Celui qui n’y croyait pas / Quand les blés sont sous la grêle / Fou qui fait le délicat / Fou qui songe à ses querelles / Au cœur du commun combat ». Ce qu’il veut dire c’est qu’il y a des situations où le niveau de péril est tel qu’il est fou d’accorder une importance à ce qui nous sépare, particulièrement si ce qui nous sépare est la croyance ou non dans le fait religieux. Et il me semble que la situation actuelle, même si ce n’est pas l’occupation nazie, est grave, et que les blés sont sous la grêle. <br /><br />Source : ptb.be<br />et<br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1">http://www.michelcollon.info/Interview-avec-Pierre-Tevanian-Le.html<br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 07 Nov 2013 10:31:25 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?islamophobie---le-veritable-point-de-vue-des-marxistes-sur-la-religion</link>
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			<title><![CDATA[PRISM tient Microsoft, Yahoo, Google et Facebook, depuis 2007]]></title>
			<author><![CDATA[Raymond Zoller]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_0r9i3687"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><b><i>PRISM</i> tient Microsoft, Yahoo, Google et Facebook, depuis 2007<br /></b><br />Vous ne lisez pas le <i>Guardian </i>ou le <i>Washington Post</i> tous les jours ? Ni ne savez tous les détails révélés par Edward Snowden ? Sachez néanmoins et au moins que Prism est une installation très inédite, grâce aux serveurs des neufs géants de l’internet. Partenariat, dit la NSA parce que, prétend la NSA «<i>plus de 80 % des courriels de terroristes connus utilisaient Yahoo ou Hotmail</i> », selon un rapport officiel.<br />Ces très étroites et tout a fait secrètes relations «incestueuses» entre NSA et entreprises privées, sont protégées par le « secret défense » et gérées par une unités spéciale du FBI, sans supervision, automatisées incluant sons, photos, discussions écrites et vidéos, avec des mots-clés liés à la « cible » humaine, triés dans une gigantesque base données. Elles sont également utilisées pour les questions de prolifération nucléaire, teintée de terrorisme ou non. Ainsi 40'000 « sélecteurs » intéressants étaient plus de &nbsp;40'000 en 2012, 2'000 fichiers par mois, donc 27 % de plus qu’en 2011. Il s’agit de l’outil de collecte le plus cité dans le briefing journalier du président Obama, le Prix Nobel de la Paix. Un ingénieur de Google persiste pourtant à nier les évidences des liens avec Prism. Parce que les lois US empêchent de reconnaitre la réalité d’une coopération &nbsp;avec les services de renseignements ? La loi FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act) de 1978, révisée en 2007. Au début cette loi avait besoin de l’approbation d’un juge. Aujourd’hui un procureur général et le directeur national du renseignement peuvent accorder une autorisation collective, renouvelable chaque année, auprès de la cours de justice ultra secrète. La NSA n’aurait pas &nbsp;respecté le 4e &nbsp;Amendment américain, concernant la vie privée des citoyens étrangers.<br /><br />«<b>Never say anything » est le surnom de la NSA<br /></b><br />Etat dans l’Etat, la NSA dirigée par le général Keith Alexander, ment, par omission notamment, même devant la Commission du Renseignement du Sénat (le 27 septembre dernier), est le fruit du traumatisme humiliant de l’attaque surprise de Pearl Harbour de 1941. Les USA auraient été incapables de percer les codes de communications de l’armée impériale japonaise. &nbsp;Ce qui est contesté. On n’a que peu de choses publiquement. Sauf des affaires comme le torpillage israélien ( !) d’un navire de guerre US qui interceptait les communications des Egyptiens à la Guerre des Six Jours. <br />Aujourd’hui Obama «fait l’imbécile» alors que le budget de la NSA est passé d’environ 10 milliards de dollars, près de 7,3 milliards d’euros, notamment pour le centre de Fort Meade au Maryland, à 30 km de Washington. L’agence salarie régulièrement 40'000 civils et militaires. Comment ainsi croire que le système Prism aurait évité 54 attentats ? Ce président qui annonçait une réforme du Patriot Act, comment le croire encore ? Son article 251 autorisant la collecte systématique de communications. Et vouloir &quot;chercher une personne indépendante » pour surveiller la NSA ? Une vaste blague que seuls les naïfs croiront. Pourtant seules quelques voix, avec des Libertariens du Tea Party ont manqué au Congrès pour priver- les discussions ont été interrompues par le «Shut down» - la NSA de crédits, pour leurs méga données téléphoniques.<br />Nous pourrions encore évoquer ici les différents systèmes de cryptages, les ambitions du programme <i>GENIE</i>, les tentatives d’influer l’<i>Organisation internationale de Normalisation</i> à Genève, les budgets. Ce sera pour une autre fois.<br /> <br />+++++++++++++<br /><br />Les affaires «<i>Echelon»</i> ou «<i>Prism»</i> ne représentent que l’infime partie visible d’un gigantesque iceberg de guerre électronique. Ainsi qui connaît le programme «<i>Upstream</i>» qui fournit des infos collectées par <i>Google, Yahoo </i>et<i> Microsoft</i> mais surtout est branché sur les fibres optiques, recouvrant 80 % de toutes les communications du monde ? Et que sait-on de «<i>Shelltrumper</i>» qui avait traité 1000 milliards de données à la fin 2012 ? Ce n’est encore pas grand-chose par rapport à ce que nous préparent depuis cet automne «<i>Moonlightpath</i>» et «<i>Spinnret</i>» ! Vous êtes avertis. Cliquez sur ces mots-clés.<br />Donc attention, si vous avez du courrier électronique, achetez des livres en ligne, réservez vos vols en avion, commercez avec votre PC ou savez des secrets diplomatiques ou industriels, ce qui suit peut vous intéresser. Surtout si vous avez un simple téléphone, fixe ou pas, dans lequel vous auriez parlé de «Bush», «Obama», «11 septembre», «Ben Laden» ou autres délicates expressions. Tout citoyen – dans le monde ! - &nbsp;est la cible permanente des cyclopéennes installations électroniques en pays mormon. Indéfiniment extensibles.<br />Même &nbsp;si l’administration Obama en minimise la dangerosité, malgré les courages des Bradley et autres analystes tels que Snowden. Y-a-t’il une paranoïa à la «lumière» de la sacro et ultra «sanctifiée» défense de la liberté individuelle, avec le 1 er amendement de la Constitution américaine ? Une Constitution d’origine puritaine européenne, émanant de persécutés par les royautés anglaises; mais qui permet même à chacun de se surarmer outrageusement encore aujourd’hui. En réalité, qui a-t-il derrière cette folie peureuse, paradoxe d’un pays surpuissant, qui fiche toute le monde avec le «<i>Patriot Act</i>» renouvelé, parce que soit-disant traumatisé par des terrorismes qui recoupent n’importe quelle notion ou activité banale ? <br />Edward Snowden, son ex collaborateur, accuse la NSA l’<i>Agence nationale de Sécurité</i> de tous nous espionner électroniquement. On le sait. Avec la complicité des 9'000 Mormons, puisque le plus grand et plus récent centre d’écoutes, les plus récente «grandes oreilles» du monde, est situé, dans les Montagnes Rocheuses, en plein dans leur Etat historique « chéri », l’Utah. Près de Bluffdale, à 45 kilomètres &nbsp;de Salt Lake City. Ce monstre des écoutes, inauguré cet automne, intercepte les communications du monde entier, on l’a compris. Comme si la «Guerre froide» continuait, ne s’arrêtant jamais. Contre tous les Etats et individus ciblés. Perpétuellement. <br />Certains, plus lucides, s’opposent à cette folie qui surpasse manifestement les visions prophétiques d’Orwell dans son «<i>1984</i>». Comme ces manifestants &nbsp;(ils sont 39 % à défendre la sphère privée) du 4 juillet (Fête nationale états-unienne), qui en 2013, ont voué aux gémonies cette NSA broyeuse, qui s’étale dans une vallée aride. Certains de ces imprécateurs sont des chrétiens ultra-conservateurs (<i>pour une fois qu’ils sont utiles..)</i>. Implorant Dieu pour «<i>jeter une malédiction sur la NSA... en en faisant tomber les murailles</i>», claire allusion aux murs bibliques de l’antique Jéricho. D’autres manifesteurs, il est vrai, ont invoqué le Quatrième Amendment de cette Constitution (fourre-tout) qui protège les libertés individuelles. Avec une pancarte disant, opportunément, «<i>Depuis quand mon blog concerne-t-il la sécurité nationale ? </i>» &nbsp;Peu nombreux ils étaient, selon le «<i>Salt Lake Tribune</i>». Leur mobilisation anti «grandes oreilles», autour du chantier ultra protégé, s’étend aux extrémités de l’éventail politique d'outre-Atlantique. Comme reporté par «<i>Le Monde</i>» et «<i>Le Temps</i>». Selon un sondage du «<i>Washington Post</i> » et «<i>ABC News</i>», 57 % des sondés estiment justifié d’enquêter sans restriction pour cibler de potentiels terroristes et ainsi protéger les chers States. Nombre d’entre eux, toutefois, ne sont plus tellement persuadés que ce pillage massif de données privées protège mieux leur nation. Depuis l’attentat du 11 septembre, la cote de l’agence a plongé, alors qu’ils étaient 80 % à plébisciter ses activités en 2002. Républicains et Démocrates restent divisés, notamment à propos du refinancement d’un programme d’écoutes téléphoniques systématiques. <br />Outre le siège ultra-sophistiqué de Ford Meade dans l’Etat du Maryland, celui de Fort Gordon en Géorgie aux 1 milliards de dollars et ses 4'000 employés collecteurs de données, existent et fonctionnent les autres bases militaires de Pearl Harbour à Hawaï, puis celle de Lackland au Texas et de Buckley au Colorado. Ces derniers enregistrant des milliards de données sur les régions Pacifique, l’Amérique latine et leurs système d’armements. &nbsp;<br />Outre ces centrales, existe ce très officiel et «nouveau» Centre de données de l’Utah. Interdit de toute photo. Il s’étend sur 93'000 à 100'000 mètres carrés et a coûté 2 milliards de dollars (2,17 en francs). Abritant parmi les plus puissantes et rapides calculatrices du monde, il peut rassembler des données recouvrant plusieurs … siècles du trafic internet d’aujourd’hui. Ce «cloud» et ses entrepôts représente le «disque dur» de la NSA, comme l’a écrit James Bradford de l’excellent et très informé &nbsp;magazine spécialisé «<i>Wired</i>» &nbsp;&nbsp;(que l’on peut recommander).Pour cet expert, la NSA est (nous citons) une « usine fantôme ».<br />Surprotégée nous disions : technique de protection dite «anti-terroriste» pour 10 millions de dollars, comprenant une enceinte pouvant bloquer un véhicule de 7 tonnes (!), un système, évidemment, d’identification biométrique, circuit fermé de caméras. Sans oublier un réseau de pompage d’eau – une des raisons du choix de ce site -, pouvant filtrer 6,5 millions de litres d’eau chaque jour. Le centre utilisera 65 mégawatts d'électricité avec une autonomie de carburants pour trois jours… &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br />La NSA gère depuis des années ses satellites «propres» (aujourd’hui mis au rebut), ses sites d’écoutes internationaux, comme la Mission américaine à Genève où travailla Snowden), s’ajoute en si docile Grande-Bretagne (parlant de sa «relation spéciale» avec les USA) où vous voyez les «grandes oreilles» blanches (sous lesquelles travaillent 2'500 employés spécialisés) depuis le train, reliant à l’Ecosse, à Menwith Hill dans le Yorkshire. Jusqu’en Australie, à Pine Gap autre nation extrêmement coopérante pour espionner surtout sur les questions nucléaires. La NSA occupe ainsi 33'000 employés et, pire, sous-traite avec 500 sociétés privées ! <br />Tous les grands réseaux téléphoniques sont branchés sur l’agence, les grands câbles de fibres optiques sous-marins (desservis par des sous-marins US qui ramassent périodiquement les «boîtes» enregistreuses), rendant l’utilisation des &quot;grandes oreilles» de Loèche en Suisse, obsolètes. Tout le matériel collecté sera disponible pour le FBI, de la CIA mais aussi au service de toutes les agences «traqueuses», soit-disant, de terroristes, les cyber-attaques ou les concurrents de Boeing tels que Airbus ou les entités politiques européennes et onusiennes.<br />L’opinion publique, semble, majoritairement, approuver ces activités illégitimes. Les Mormons conservateurs si consentants, enseignent le patriotisme, le respect de l’autorité, ont une autre «vertu», analogue à celle des scientologues. Ils envoient systématiquement leurs adeptes en mission temporaire aux quatre points cardinaux. Ce qui fait de l’Utah l’Etat le plus polyglotte des USA. Utile pour décrypter les communications de partout. Nombre de leurs jeunes sont recrutés par la brigade spécialisée chargée du renseignement dans la Garde nationale, brigade qui, officiellement, compte 6'000 linguistes.<br />L’un de ceux qui s’est le plus démené pour implanter cette monstrueuse «oreille», cet Argus (comme le légendaire grec aux «cents yeux») est le sénateur républicain Orrin Hatch, ex membre de la très influente <i>Commission fédérale du renseignement. </i>Partisan fanatique des lois sécuritaires d’après 11 septembre, il se vante des 200 emplois permanents à Bluffdale, localité voisine en insistant qu’il s’agit du «<i>centre le plus sophistiqué du monde consacré à la traque des menaces provenant d’organisations criminelles</i> ».<br />La NSA, quant à elle, n’a jamais daigné s’expliquer plus en détails, parlant seulement de &nbsp;&quot;lutte contre la cybernétique », comme le fait Glenn Gaffney, chef du renseignement, qui ne parle que de la «<i>nécessité de mieux protéger les infrastructures du pays»</i> américain. A un journaliste un peu plus curieux, un cadre du même Centre disait n’avoir «<i>aucune idée de la fonction de ces installations… </i>ajoutant<i> mais je ne souhaite pas être espionné par eux..</i>»<br />Sentant le «vent du boulet», dans ce contexte, la NSA fait du lobbying à grande échelle et tout azimut, au Capitole, à la Maison Blanche par &nbsp;l’entremise de son directeur, le général Keith Alexander. L’entourage d’Obama a dit sa satisfaction que l’on ne «<i>démantèle pas à la va-vite</i>» les programmes intrusifs d’écoute. Une NSA qui insiste lourdement en prétendant que leurs oreilles auraient permis de déjouer plus de 50 actes terroristes aux USA et ailleurs… Avec quelles preuves ? James Bamford, le grand spécialiste, écrivait dans la «<i>New York Book Review of &nbsp;Books</i>» qu’un «<i>tiers des communications téléphoniques du monde entrent, sortent ou transitent par les Etats-Unis».</i> Et c’est le rapport secret de l’inspecteur général (cela existe) de la NSA, révélé par Snowden qui confirmait que presque toutes les relations internet passent par l’Amérique du Nord. Avec l’aide complice d’opérateurs mammouths tels que «AT&amp;T» qui possèdent et gère, depuis 2003, un espace ultra-secret plein d’ordinateurs net logiciels spéciaux pour espionner. Plus d’une dizaine d’autres existent ainsi dans tous les Etats US.<br /><br /><b>Milliards de données pour 1'000 ans ou 500 milliards de pages de texte</b><br /><br />Cette NSA, recueille des métadonnées avec numéros d’appelés et appelants, durée des appels … Ce data Center aura des capacités ahurissantes mesurables en «yottabites», donc 10 puissance 24 bits, un volume effarant. Aucun terme n’a été trouvé pour décrire une quantité plus grande puisque 1 yottabite a la valeur de mille années du trafic mondial sur le net ou à 500 milliards de milliards de pages de texte «normal». Les algorithmes de traitement établissent &nbsp;automatiquement les relations entre achat à tel lieu, un appel par téléphone, une vidéo, les données douanières ou les services d’immigration. Ce qu’a confirmé (en 1912) le général David Petraeus, l’ancien directeur de la CIA, celui qui fut le chef de l’envahissement de l’Irak.<br /><br /><b>Prévoir révoltes et mouvements de foule avec Twitter et Facebook<br /></b><br />Les données des réseaux Twitter, Facebook, et parfois, les caméras de surveillance, peuvent permettre de prévoir les mouvements de foule, ders révoltes. Le même haut gradé ajoutait que pour la NSA, il s’agit de «<i>nager dans l’océan du big data… </i>(en étant) <i>des nageurs de classe internationale. Les meilleurs, en fait».</i><br />Plus en détail, les «grandes oreilles» mormones de l’Utah, peuvent écouter, analyser, suivre, avec le «<i>Web profond</i>», le domaine des données protégées par des mots de passe dans les bases de données de gouvernements ou de sociétés. Casser des codes secrets de renseignements confidentiels financiers, militaires, normalement cryptés est possible grâce à leurs ordinateurs ultra-rapides.<br /> <br /><b>Deux, 33 milliards de calcul par seconde !<br /></b><br />D’où la question de l’origine de ces machines monstrueuses. La concurrence est féroce entre Chinois, Américains et Japonais. Ainsi le célèbre «Jaguar», autrement dit le XT5 a vu sa capacité augmentée à 2,33 petaflops, ce qui donne 2,33 millions de milliards de calcul par seconde ! Un autre appareil gigantesque, le « Cray XC 30 », dans le programme « Cascade » du Pentagone veut tenter d’arriver à l’ &quot;exaflop », donc un milliard de milliards d’opérations à la seconde…<br />Le plus grave dans tout ceci est la volonté – confirmée par le vote récent d’un « tribunal secret » - de garder systématiquement les données récoltés au sein de la NSA. Justification de la CIA, par le chef technique Gus Hunt : «<i>La valeur de chaque information ne se sait que lorsqu’on peut la relier avec une donnée autre, survenant plus tard, n’importe quand… Comme il est impossible de relier des renseignements que l’on n’a pas, … nous nous efforçons de tout collecter, en le conservant pour toujours.</i>»<br />Comme l’ont confirmé récemment dans un «<i>Café Diplomatique</i> » de Genève sur le sujet, l’ancien président de la <i>Swiss Cyber Society</i>, par ailleurs enseignant de guerre cybernétique à l’Ecole de guerre de Paris et le président du Parti pirates Suisse : l’apathie générale domine dans l’opinion publique et surtout chez les politiques, alors que la Suisse a de très bons spécialistes, notamment à l’EPFL, &nbsp;de «contre-guerre» cybernétique. Demain il sera trop tard. Il faut le savoir. Maigre consolation, le dépôt d’un amendement de parlementaires américains voulant limiter la surveillance exercée par la NSA. Mais rejetée à une courte majorité.<br />Et la pleutre Confédération aurait intérêt à se réveiller. Et vite. Si l’on songe aux incapacités de notre chef du Renseignement et l’ahurissante gestion du vol de données sensibles dudit service, qui met en péril les collaborations avec les sert vices d’espionnage occidentaux. Le scandale des fiches n’a-t-il pas suffit. Les tentatives d’achat et d’infiltrations américaines de la société fabriquant les excellentes machines de Crypto S.A., le vol d’une grosse machine (américaine) à crypter à la caserne de Fribourg n’ont nullement interpellé la gentillette inefficace Commission fédérale du renseignement, complètement dépassée.<br />Raymond Zoller<br /><br />A LIRE<br />«<b><i>HISTOIRE DES CODES SECRETS, De l’Egypte des pharaons à l’ordinateur quantique»</i></b> par Simon Singh Ed. Livre de poche (J.-Cl. Lattès), 1999. Remarquable. De préférence à l’ouvrage analogue de L. Joffrin qui ressemble à un plagiat.<br /><br />A VOIR :<br />La remarquable <i>exposition</i> «<i>SERVICES SECRETS</i>» &nbsp;jusqu’au 30 novembre 2013, au Château de Morges</span><span class="cf4 fs24 ff1"> &nbsp;<a href="http://www.chateau-morges.ch" class="imCssLink">www.chateau-morges.ch</a></span><span class="cf3 fs24 ff1"> &nbsp;Mieux qu’un film avec J. Bond et au-delà des fantasmes. L’histoire comme on ne nous l’enseigne pas</span><span class="fs20 cf1 ff1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 01 Nov 2013 10:00:52 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?prism-tient-microsoft,-yahoo,-google-et-facebook,-depuis-2007</link>
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			<title><![CDATA[La NSA espionne tous les Suisses, tout le temps ]]></title>
			<author><![CDATA[Raymond Zoller]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_176i868u"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">NSA MORMONS, Revue Libre-Penseur 20131015<br /><b>Raymond Zoller</b><br /><b>MORMONS, ESPIONS CONSENTANTS DE NOTRE NET POUR LA NSA</b><br /><i>Outre le net, il existe une vue aérienne du Centre de Bluffdale, émanant du «The Salt Lake Tribune » et Associated Press (18 avril 2013) &nbsp;</i><br /><br />Libre-Penseur <b>ATTERMOIEMENTS ET INCOHERENCES CONFEDERALES</b> 2013-10-23<br /><br /></span><span class="fs28 cf3 ff1"><b>La NSA espionne tous les Suisses, tout le temps</b></span><b><span class="fs24 cf3 ff1"><br /> </span></b><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Oui ou non, les insolents «espionneurs» nord-américains font-ils ce qu’ils veulent avec les Suisses ? Helvètes complices ou idiots naïfs ? Qui n’a pas entendu parler des fameuses antennes paraboliques qui dominent silencieusement Loèche ? Est-ce que le D.P.S. notre Département fédéral de (ladite) Défense est, lui aussi, un corps imbécile consentant ? <br />Les questions se reposent après les révélations der l’ex-espion Edward Snowden. Des hommes politiques sont bien &nbsp;intervenus, interpellant l’ineffable conseiller national vaudois de l’UDC, Pierre Veillon, président la Délégation des commissions de gestion, redoutable de timides immobilismes. Sa naïveté est telle qu’il ose répondre, nous citons &quot;Nous suivons cette affaire depuis quelques mois (seulement ?) et les allégations de la presse. il s’agit de les vérifier ». Mais c’est bien sûr. «La délégation n’a aucun commentaire à faire.» C’est évident, puisque nos impôts, donc leurs généreux émoluments et jetons de présence, consistant à ne rien strictement rien dire.<br />Dans les questions récentes au gouvernement fédéral, demandant si la Suisse aurait suspendu sa collaboration avec la NSA, des conseillers nationaux ont encore tenté de faire subir de mauvais quarts d’heures au génial chef du DDPS, Ueli Maurer. Notamment est-ce que cette National Security Agency aurait brisé des codes de transactions en ligne ? Un Vert zurichois a souhaité que la Confédération organise une rencontre avec E. Snowden. «Faute de temps… » le Conseil national n’a pas pu tirer les vers du nez du président de la Confédération.<br />Si on pousse la cruauté d’en savoir davantage, il n’y aurait eu « aucune échange de données » ne confirmation pas si des contacts ont effectivement existé… «Les rares contacts, nous citons encore Isabelle Graber, porte-parole du SRC le Service de Renseignement de la Confédération, « … qui ont eu lieu avec la NSA par le passé ont rapidement (c’est certain) à renoncer à toute collaboration». Nous savons que c’est faux. Cela s’appelle tout simplement et vulgairement se f… de la gueule du monde. La même n'ayant pas non plus dit davantage sur d’éventuelles collaborations avec d’autres organes fédéraux. La même ayant prétendu, il y a peu qu’ «il n’y a aucun accord entre le SRC et la NSA … &nbsp;osant affirmer, c’est sidérant à entendre, «en revanche, une collaboration existe avec les autres services de renseignements américains, comme la CIA ou le FBI, et elle repose sur des bases légales… » Comme si les deux agences ne collaboraient au grand jamais avec la NSA<br />Finalement une collaboration existerait l’Helvétie à l’Oncle Sam par les antennes d’exploration du système Onyx mais également à Herrenschwanden dans le canton de Berne, interceptant les commu7nications. L’agence américaine disposerait d’écoutes en Bavière. Celles qui ont écouté le portable d’Angela Merkel ? Selon « Schweiz an Sonntag », la Suisse comme le Danemark auraient conclu un accord secret avec la tentaculaire NSA. Information confirmée par la chaîne télévisée allemande ZDF, dans son émission «Zoom» en septembre de cette année. Ces techniques de décodages captent les courriels, conversations téléphoniques, celles des fax en les filtrant par des mots-clés. Pourtant la Loi fédérale sur les services de renseignements, LSRe, qui très théoriquement, est sensée empêcher de telles interceptions. Alors que c’est à la demande des services secrets helvétiques qu’on le fait. Faut-il parler ici, des Brigades spécialisées 40 et 41 ? &nbsp;Comme il s’agit secrets militaires, nous n’en dirons pas plus. </span><span class="fs20 cf1 ff1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 01 Nov 2013 09:52:54 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA["Les dix stratégies de manipulation de masses"]]></title>
			<author><![CDATA[Noam Chomsky]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_r2435z0s"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les médias. je la reproduis ici. :<br /><br /><b> 1/ La stratégie de la distraction</b><br /> Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.<br /><br /> <b>2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions</b><br /> Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d'abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu'on souhaite lui faire accepter.(: créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.).<br /><br /> <b>3/ La stratégie de la dégradation</b><br /> Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C'est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990<br /><br /> <b>4/ La stratégie du différé</b><br /> &nbsp;Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat.<br /><br /><b> 5/ S'adresser au public comme à des enfants en bas-âge</b><br /><br /> <b>6/ Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion </b>(La terre se réchauffe dangereusement du fait des seules activités humaines (sic), ce sera terrible pour nos enfants : les carburants sont encore plus taxés).<br /><br /> <b>7/ Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise</b><br /><br /> <b>8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité</b><br /><br /> <b>9/ Remplacer la révolte par la culpabilité</b><br /><br /> <b>10/ Connaître les individus mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes</b></span><span class="fs20 cf3 ff1"><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="cf1 ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 24 Oct 2013 15:40:11 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?-les-dix-strategies-de-manipulation-de-masses-</link>
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			<title><![CDATA[Syrie : en route pour un nouvel ordre mondial »]]></title>
			<author><![CDATA[Michel Raimbaud]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_3tl5e23t"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>« Syrie : en route pour un nouvel ordre mondial »<br />par Michel Raimbaud, ancien Ambassadeur<br /><br /> <br /></b>Nous vivons actuellement un moment historique majeur, d’une importance sans doute comparable à la chute de l’Union Soviétique. <br /><br />Entraînant la dissolution du bloc communiste et ayant pour effet immédiat d’instaurer l’hégémonie sans partage de l’Amérique et de ses alliés occidentaux, la disparition de l’URSS allait amener plus de vingt ans de malheur et d’extrême injustice pour le reste de la planète. <br /><br />L’évènement qui a dominé le récent Sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, fruit d’une gestation de deux ans dans le sillage de la crise syrienne, referme cette parenthèse dramatique. Confirmant la renaissance de la Russie et l’émergence du bloc des BRICS à direction russo-chinoise, il symbolise la recomposition de la vie internationale sur de nouvelles bases : le « moment unipolaire américain », qui consacrait le triomphe des « grandes démocraties » et de leur « économie de marché », est terminé. <br /><br />C’est le glas qui sonne pour la plus grande escroquerie politique de l’ère contemporaine : la « communauté internationale » franco-anglo-américaine est agonisante. <br /><br />Le double accord conclu entre la Russie et l’Amérique au sujet de la Syrie est l’acte fondateur de cette mutation. Le Mur de Berlin apparaissait comme le symbole du triomphe du « monde libre » et de « la fin de l’Histoire » <br /><br />En cet automne 2013, c’est le mur de l’arrogance qui a été brisé, le ci-devant « Axe du Bien » apparaissant dans toute sa splendeur, sur fond de soleil couchant. Loin d’être finie, l’Histoire continue.<br />C’est une belle leçon de diplomatie qu’a prodiguée la Russie (soutenue sans défaillance par la Chine, par ses autres partenaires « BRICS » comme le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud, mais aussi par une bonne partie du monde) en réussissant à faire prévaloir la légalité internationale et les grands principes onusiens contre les partisans de l’ingérence à tout va. <br />Ne nous y trompons pas : pendant quelques jours, le monde a bel et bien frôlé la catastrophe et la guerre mondiale. Que Russes et Américains se soient mis d’accord sur le principe d’une solution politique et diplomatique ne peut que réjouir les gens de bonne volonté qui prônent et espèrent depuis de longs mois l’amorce d’un processus de négociation en Syrie. En espérant que la dynamique de paix sera contagieuse… <br />Il convient bien entendu de saluer la « Syrie réelle », c’est-à-dire tous ceux qui ont misé une fois pour toutes sur le dialogue pour mettre un terme à la guerre universelle à laquelle est confronté leur pays. <br />C’est en effet grâce à leur détermination et leur lucidité que la mère de notre civilisation a pu résister – résiste toujours - aux terribles épreuves infligées par ses « faux frères » d’Orient et ses « faux amis » d’Occident : <br />plus de 100 000 morts, huit millions de réfugiés et déplacés, soit un Syrien sur trois, plus de la moitié du pays en ruines, y compris la ville martyre d’Alep, capitale économique livrée au pillage, les infrastructures dévastées, écoles et hôpitaux inclus, des zones entières à la merci de combattants d’un autre âge. <br />Sans oublier des millions et des millions de vies brisées…<br />La communauté internationale, l’universelle, celle qui représente la majeure partie de la planète, ne sera-t-elle pas fondée à demander des comptes à ceux qui entretiennent, en notre nom par-dessus le marché, cette entreprise de massacre et de destruction, comme jadis en Irak et naguère en Libye ? <br />Certes, voir la grise mine de quelques « amis » bien connus du peuple syrien devant une perspective de solution pacifique a de quoi nous réjouir, mais nous ne pouvons dissimuler notre tristesse et notre colère de voir la France brader ses intérêts nationaux, ruiner son crédit moral en affirmant une préférence marquée pour le mauvais côté de l’Histoire. <br />A l’heure où les uns et les autres se félicitent de voir la raison l’emporter et redisent leur engagement en faveur d’une issue politique négociée en Syrie, &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;la France ne manifeste pas un enthousiasme délirant – c’est un euphémisme – pour l’option de la paix et du droit, dont la diplomatie russe s’est faite le symbole. <br />On aurait plutôt, jusqu’ici, l’impression qu’elle choisit de se retrancher dans le camp de la guerre en compagnie des financeurs du djihad. Pourquoi a-t-elle tant tenu à court-circuiter le Conseil de Sécurité dont elle est l’un des membres permanents et pourquoi, se plaçant dans une logique d’ingérence, a-t-elle mis tant de constance à bafouer les principes du droit onusien dont elle se réclamait. Quel dommage et quel ravage !<br />Le gouvernement français fait grand cas des votes du Congrès américain et bon marché de l’opinion majoritaire des Français. <br />Il a grand tort. Sa politique est aussi injuste qu’immorale et la part de culpabilité qui est la sienne dans l’atroce tragédie syrienne n’a d’égale que son écrasante responsabilité dans notre enfermement et notre terrible humiliation. <br />Pesant mes mots (comme un ministre bien connu qui pourtant rate toutes les occasions de se taire), je souhaite plein succès à ce Genève II que les vrais amis de la Syrie appellent de leurs vœux : <br />il est grand temps que la voix de la diplomatie se substitue au fracas des armes, que la stabilité et la paix reviennent en Syrie. <br />Et puis, faut-il rappeler l’évidence ? C’est aux Syriens et à eux seuls qu’il appartient de décider de leur destin en toute souveraineté et en toute indépendance. <br />Les dirigeants étrangers, de Paris ou de Washington, de Riyad ou d’Ankara, n’ont aucune légitimité pour le faire à leur place, et il leur faut un fabuleux toupet pour établir des « feuilles de route » concernant l’avenir ou la reconstruction d’un pays qu’ils auront tout fait pour anéantir.<br /><br /></span><span class="fs20 cf1 ff1">Michel Raimbaud, ex-Ambassadeur (ancien ambassadeur de France et professeur au centre d’études diplomatiques et stratégiques de Paris, à la retraite)<br />Membre de la Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence</span><span class="fs24 cf3 ff1"><br /></span><span class="fs20 cf1 ff1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 22 Oct 2013 15:22:54 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?syrie---en-route-pour-un-nouvel-ordre-mondial--</link>
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			<title><![CDATA[Mémoires de Benjamin Franklin]]></title>
			<author><![CDATA[Benjamin Franklin]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_v6bd0l16"><p class="imTALeft"><span class="cf0 ff0 fs20"><img class="image-1 fleft" src="https://www.deds.ch/images/benjamin-franklin.png"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><a href="https://www.deds.ch/files/dds_Benjamin_FranklinFR.pdf" class="imCssLink">Mémoires de Benjamin Franklin<span class="ff2"><br /></span><span class="ff3"><i>D’après la traduction de F. Lancelot </i></span><span class="ff1"><br /></span><span class="ff3"><i>Bruxelles, 1856 </i></span><span class="ff1"><br /></span></a></span><span class="fs24 cf3 ff3"><i><a href="https://www.deds.ch/files/dds_Benjamin_FranklinFR.pdf" class="imCssLink">(2e éd., Paris, Librairie centrale, 1866, p. 122-136)</a></i></span><span class="fs20 cf1 ff1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 22 Oct 2013 08:23:17 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?memoires-de-benjamin-franklin</link>
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			<title><![CDATA[Comment est né le complot international concernant l'Iran et le Moyen-Orient ?]]></title>
			<author><![CDATA[Fereidoun Aazam-Zanganeh]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_iiti8182"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">CENTRE IRANIEN DES DROITS DE L'HOMME<br />* * *<br /><b>Comment est né le complot international concernant l'Iran et le Moyen-Orient ?<br /></b><br />1968<b> </b>- Henri Kissinger a déclaré comment remplacer le Shah d'Iran, puisqu' il a le cancer ? (Sénat Américain). Dès cette date-là, plusieurs commissions se sont penché sur la question du Moyen-Orient.<br /><br />1971<b> </b>- Brejinski (ancien chef du Département des Affaires Etrangères de Carter), Professeur à l'Université du Michigan a écrit un livre &quot;Le mondialisme et three laterales&quot;. Celui-ci est devenu un livre de chevet de David Rockfeller. Entretemps, l'Etat Israëlien, avait un projet de créer un Etat Chiite au Liban. (Le Hamas est une organisation créée par Israël). La CIA a mis en place l'Imam Mousa Sadre au Liban avec une organisation chiite et la collaboration de quelques iraniens envoyés de Washington, pour mettre sur pied un groupement politique chiite (un médecin nommé Chamran), qui est un nom-clé au gouvernement iranien actuel.<br /><br />L'Imam Mousa Sadre était invité par Khadafi en mai 1977 et liquidé dans l'acide à l'aéroport de Bengazi. L'échec de la CIA et du Mossad était momentané, puisque pour continuer ce projet, en juin 1978, ils ont envoyé un médecin nommé Yazdi, de Washington en Irak, avec quelques millions de dollars pour aller chercher un Ayathollah, nommé Khomeiny dans la ville de Najdaf en Irak. Suite à ces événements, le gouvernement de Jimmy Carter a neutralisé l'armée du Shah en dépensant plusieurs millions de dollars, pour l'organisation d'immenses manifestations en Iran. (1978-1979). Le Shah a quitté l'Iran le 17 janvier 1979).<br /><br />Le gouvernement de Baktiar, en 37 jours, n'a pas pu éviter le renversement du régime, puisqu'en janvier 1979, sur l'insistance de Beguine et l'appui du Sénat Américain, Monsieur Carter a déclaré en Guadeloupe, la mise en place de Khomeiny et d'un gouvernement islamique en Iran.<br /><br />L'instauration d'un gouvernement fachiste religieux a multiplié les exécutions massives des intellectuels, écrivains, politiciens et membres de l'armée laïques, pour les remplacer par des religieux fanatiques, par les membres des commerçants des bazars et des ex. voleurs de droit commun.<br />Les trois tentatives de renversement du régime islamique par le gouvernement provisoire en exil de Baktiar, ont échoué, vu les dénonciations de complot effectuées par le Mossad et la CIA, pour stabiliser le gouvernement islamique et non nationaliste, vu le projet d'islamisation des autres pays.<br /><br />Le 9 octobre 1980, au moment de l'éclatement de la guerre Iran-Irak, le neveu de Khomeiny, (Tabatabai) a rencontré l'Ambassadeur d'Israël à Genève pour demander l'aide d'Israël pour les armements américains contre l'Irak. Dès novembre 1980, le gouvernement israëlien a envoyé un colonnel en Iran pour discuter de l'acheminement des armements. Le colonnel a été reçu par Khomeiny et il a organisé les pièces détachées et les armes qui partaient avec des cargos El Al Israëlien, de Tel-Aviv à Bâle (Suisse) et l'avion Iran-Air transportait le matériel en Iran, afin que la feuille de chargement ne vienne pas d'Israël. Les Mollahs ont créé la société Sati à Zurich pour faire le changement de documents de transport<br />des armes. (L'émission de la radio suisse romande au sujet du trafic d'armes entre Israël et l'Iran, réalisée par Rosane Werley en 1980). Depuis 1979, le gouvernement suisse est au courant de toutes les transactions légales et illégales envers l'Iran.<br /><br />Pendant 8 ans de guerre, plusieurs trafics d'armes ont été dénoncés par des médias, via New-York, l'Argentine et l'Iran ou New-York, Damas et Téhéran, et le dernier, le fameux Iran-Gate, via la Suisse, avec la collaboration du gouvernement suisse (Madame Khopf). Pendant toute cette période, l'Iran a livré et livre encore du pétrole à Israël et à la Syrie.<br />Pour réaliser le rêve américano-israëlien au Moyen-Orient, les Ayathollahs, trois mois après leur arrivée en Iran (1979), avec l'argent des banques iraniennes, ont amené des armes et des hommes au sud du Liban, pour créer le mouvement &quot;Hezbollah&quot;, avec l'aide d'un Mollah, nommé Fazollah, ex. agent de renseignements, qui est devenu leader de ce mouvement. Pendant ce temps, les compagnies pétrolières (sept soeurs) ont lapidé à fond le pétrole iranien, en faisant de la corruption avec les Mollahs. En tête de cette affaire, c'est un religieux nommé Rafsandjani, ex. Président de la République qui, grâce aux dessous de table, des contrats de pétrole ont été réalisés avec des compagnies étrangères. Cet individu est devenu le 21ème milliardaire de la planète (rapport du Journal Fobre). (1998).<br /><br />Pour tout le trafic avec le pétrole iranien, Rafsandjani, a acheté pour le Ministère du Pétrole Iranien, le bâtiment (15 millions de francs suisses) à Ouchy, près de Lausanne (Suisse), nommé Naft Iran. Pendant des années, toutes les subventions du trafic d'armes pour des organisations terroristes ou Hezbollah, y compris la Syrie, passent par cette société. La divergence religieuse (Sunites - Chiites) arrange les grandes puissances, puisque les bombes à 100'000.-- dollars et les armes des deux côtés, sont fournies par Israël - l'Angleterre - l'Allemagne - la France - la Russie - et les Etats-Unis. C'est pourquoi, la destruction des bâtiments, de toute l'industrie et des diverses infrastructures, sont favorables dans le futur pour l'exportation et la construction de tous ces pays, qui ouvrent un grand marché pour l'Europe et les Etats-Unis, sur le plan économique et ainsi que la diminution du chômage. Si plusieurs millions de femmes, d'enfants et d'hommes, meurent dans ce genre de conflit, cela n'a aucune importance, puisqu'il faut liquider plus de 10 milliards de diverses armes dans le monde, chaque année.<br /><br />L'Islam, inventé par le Judaïsme, au 6ème siècle, est le meilleur destructeur de la civilisation et de l'humanité, puisque en l'an 622, après J.C., dans la Perse Antique, a tué plus de 20 millions de personnes qui étaient de la religion monotéïste Zoroastérienne - 3700 ans avant J.C. - en Afrique - 120 millions - en Inde - 80 millions - en Espagne - 8 millions -. Cette idéologie religieuse est contraire aux droits de l'homme et s'harmonise pleinement avec le fachisme, est l'ennemi numéro un de la démocratie et laïcité.<br />Vu l'encerclement économique de l'Iran, imposé par des compagnies pétrolières et les Etats-Unis, sous prétexe de créer une centrale atomique en Iran, des milliers d'êtres humains sont sous-alimentés et meurent chaque jour. En réalité, la création de cette centrale atomique a été l'idée du Shah d'Iran, avec la collaboration de la France et d'Israël. Depuis quelques années, sous prétexe de la préparation de la bombe atomique, les Mollahs ont volé plusieurs milliards, prétendant investir dans du matériel usé acheté à l'ex. Union Soviétique pour cette centrale atomique. Cette transaction est passée directement au travers de banques suisses. C'est pourquoi, les Américains et les Israëliens font de la propagande pour leurs élections internes, en &quot;soulevant&quot; ce danger atomique iranien, mais ceux-ci, sont bien au courant que la création d'une telle bombe avec du &quot;bricolage&quot; de l'ex. Union Soviétique, est irréalisable. Aussi, les milliards volés par des dirigeants iraniens, sont investis dans des banques suisses, japonaises, indonésiennes, canadiennes, anglaises et allemandes. Alors, la famille des ces Ayatollahs mène une vie de milliardaire en Suisse et ailleurs...(revenu pétrolier iranien estimé à 700 milliards de dollars par année).<br /><br />Selon Jacques Attali, (ex. Conseiller dans le gouvernement Mitterand - Philosophe -), dans sa conférence à Genève en 2011, a exposé que, le seul moyen pour que l'Europe et les Etats-Unis sortent de l'impasse économique, ce serait une guerre totale au Moyen-Orient. Aussi, c'est ce qui se passe actuellement. Tous les conflits et les préparations des gouvernements dans n'importe quel coin du monde, est l'oeuvre de la réunion secrète de Bildelberg, qui, chaque année, décide des morts et des vies des êtres humains sur la planète et chaque chef d'Etat, en Europe ou ailleurs, sera élu, grâce à la décision de cette organisation. (le maître du monde).<br /><br />Quand est-ce que le projet de ce complot va-t-il prendre fin et épargner l'Iran, pour une reconstruction qui va durer environ 50 années, et en changeant le régime fachiste religieux pour le remplacer par un gouvernement nationaliste laïque, composé d'intellectuels et civils, avec la collaboration de plus de 7 millions d'intellectuels et scientifiques qui ont dû fuir le pays et qui sont installés dans divers pays du monde ?<br />Est-il possible, comme Martin Luther King, de rêver pour un Iran laïque, centre des droits de l'homme et démocratique ?<br /><br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-1 fleft" src="https://www.deds.ch/images/fereidoun.jpg"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1">Fereidoun Aazam-Zanganeh<br />Genève, le 15 septembre 2013</span><span class="fs20 cf1 ff1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 08 Oct 2013 17:25:33 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?comment-est-ne-le-complot-international-concernant-l-iran-et-le-moyen-orient--</link>
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			<title><![CDATA[Le coq, l’ours et le pygargue]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_6x2c68r2"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Lettre bernoise 61<br /></span><span class="fs26 cf3 ff1"><b>Le coq, l’ours et le pygargue</b><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Cher John,<br />Il s’en passe de bien bonnes dans la ménagerie internationale !<br />Pour charmer un autre volatile, le pygargue américain, le coq français attaqua l’ours russe. La raison de basse-cour a des raisons que la raison ne connaît pas. La raison d’Etat même s’en trouve malmenée si, cessant d’être sur Seine, Paris se trouve lové dans une boucle du Potomac.<br />L’ours est animal malin, le pygargue prédateur habile, le coq pousse l’intrépidité aux bords de la survie.<br />L’affaire de l’aéronef du président bolivien avait déjà laissé planer un doute sur l’acuité de nos amis gaulois. Récidiviste, la gent parisienne franchit un faux pas de plus, croyant indûment effrayer l’ours et plaire au pygargue. Le plantigrade et l’oiseau à tête blanche ont considération l’un pour l’autre et pitié du gallinacé.<br />Une seule explication s’impose : le coq est myope. Le serpent à lunettes existe déjà, non ?<br />Heureusement pour notre coq, la vie internationale est moins impitoyable que les abords de la ferme, le ridicule n’y tue pas vraiment.<br /><br />Cher John, l’affaire syrienne est une tragédie, la basse-cour en fait une comédie.<br /><br />Ton Guillaume tel que tu le vois : atterré.<br />Berne, le 1er octobre 2013, jour de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus</span><span class="ff2 fs24 cf3"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 02 Oct 2013 15:36:17 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?le-coq,-l-ours-et-le-pygargue</link>
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			<title><![CDATA[L’impératrice défait le reître]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_w1f1669h"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Lettre bernoise 60<br /><b>L’impératrice défait le reître</b><br /></span><span class="fs20 cf3 ff1"><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1">Cher Klaus,<br /><br />Les augures le savaient : l’Impératrice Merkel déferait le reître Steinbrück. L’incertitude portait sur l’ampleur de la victoire ; elle est écrasante, atténuée par le mode de scrutin et les particularités régionales d’un Etat fédéral. La CDU-CSU obtient 41,5% et 311 sièges au Bundestag, le SPD 25,7% et 192 sièges, Die Linke (réunissant des dissidents de gauche du SPD et d’anciens communistes de la RDA) 8,6% et 64 sièges, les verts 8,4% et 63 sièges. &nbsp;Les deux grands partis progressent et les petits partis régressent, à l’exception de la nouvelle formation des milieux d’affaires hostile à l’euro, « Alternative pour l’Allemagne », qui, avec 4,7%, frôle la barre des 5% qui lui aurait permis d’entrer au Bundestag. Angela Merkel et Peer Steinbrück ont en commun d’être nés à Hambourg. De surcroît, de 2005 à 2009, il a été le conciliant ministre des finances de la chancelière dans le gouvernement de grande coalition entre chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates.<br /><br />La force tranquille de l’impératrice terrasse les foucades du « pont de pierre », &nbsp;le patronyme écorché de Steinbrück en français. L’étonnant, cher Klaus, est que la social-démocratie allemande se soit choisi un si mauvais chef de cavalerie, qui, en amateur de westerns, se flatta de mettre en déroute ces indiens de Suisses dans le différend fiscal entre nos deux nations. Dans un pays riche où les pauvres ne manquent pas, où la flexibilité du travail est la règle, les sociaux-démocrates n’ont pas craint de choisir pour héraut un millionnaire, ancien administrateur de Thyssenkrupp, &nbsp;prêchant à prix d’or (1,25 millions d’€) la bonne parole de l’orthodoxie financière devant des cénacles choisis. Le truculent Steinbruck n’hésita pas à traiter de clowns deux dirigeants politiques italiens, ni à imputer le manque de ferveur européenne de Merkel à son passé est-allemand, ni, pour couronner le tout, à se faire photographier faisant un doigt d’honneur (Stinkefinger, ou « doigt puant » en allemand). De tels dérapages lui ont aliéné des voix populaires, féminines, est-allemandes, d’autres encore. <br /><br />L’Impératrice est une physicienne. Face à l’énergumène Steinbrück, elle fit montre d’une grande puissance : la force d’inertie. Nonobstant un positionnement tactique « à gauche » n’abusant pas grand monde, le vacarme du candidat social-démocrate visait à faire oublier le peu de différences essentielles avec la chancelière chrétienne-démocrate sortante, qui s’offrit le luxe de quelques semblants progressistes. Angela se montra inébranlable, patriotiquement allemande, savourant même, in petto, l’impopularité dont l’étranger la gratifiait. Par conviction autant que par souci de ne pas laisser le champ libre au nouveau parti eurosceptique « Alternative pour l’Allemagne », elle mania la physique des forces, neutralisant l’européisme des uns par l’euroscepticisme des autres. <br /><br />Tout cela est-il l’essentiel ? L’inédit ? D’autres signes, cher Klaus, méritent l’attention, dont la disparition à la chambre basse du parti libéral (FDP), le désamour des intellectuels pour la politique officielle. La victoire d’Angela Merkel atteste de l’inertie politique allemande adossée à son isomorphisme aux tendances de l’économie mondialisée. L’industrie allemande fournit en bien d’équipement et en produit de consommation de luxe les pays émergents et leurs classes &nbsp;dominantes. Devançant la France, l’Allemagne est aussi devenue le troisième fournisseur d’armes conventionnelles de la planète, sans compter quelques suspicions de ventes de substances chimiques pouvant servir à la fabrication d’armes illicites. <br /><br />Tout va très bien, Madame l’Impératrice. L’impéritie de vos rivaux, au-dedans et au-dehors, vous met en valeur, leur exubérance fait ressortir votre sobriété, dont vos costumes sont la marque. Avec talent, vous feignez de ne pas assumer l’hégémonie d’une Europe que vous prenez pourtant la peine de dominer. Rien n’interdit de penser que vous avez gardé quelques souvenances de vos cours de matérialisme dialectique, de votre pratique de la retenue, apprise par votre père, pasteur luthérien, et par le régime communiste. <br /><br />Vous allez continuer à exporter chez nous vos médecins, vos cadres d’entreprises, vos ouvriers qualifiés, et à faire venir en Allemagne des informaticiens indiens ou des personnels turcs et français, qualifiés ou non. Le déficit démographique sera traité plus tard. La fabrique des bébés, leur accueil en crèches, les facilités accordées aux femmes au travail s’avèrent moins faciles que la production de Mercedes et de Porsche destinées à l’exportation. Sur ce point de la fabrication des bébés, vos voisins français sont imbattables, prenez-en de la graine. <br /><br />L’Allemagne ne veut pas dominer par la guerre, ni même s’associer aux ingérences chères à tant de dirigeants occidentaux. Elle laisse cette tocade aux fanfarons Français, qui en déduisent naïvement qu’elle refuse le leadership. Elle prolonge l’indéfectible alliance avec les Etats-Unis, confortée, elle ne manqua pas de le faire remarquer aux détracteurs qui lui reprochèrent se complaisance pour l’espionnage informatique de l’Oncle Sam, par ses prédécesseurs sociaux-démocrates. L’Allemagne paya sa part dans la première guerre du Golfe sans se souiller les mains. Autant que faire se peut, elle livre la guerre par procuration.<br /><br />Cher Klaus, le sourire d’Angela, sa retenue, n’enlèvent rien à la suprématie allemande. Le modèle européen, l’euro, l’économie mondiale, lui vont comme un gant. <br /><br />Le déséquilibre politique que crée la prépotence allemande est et sera une source d’instabilité. Il appartiendrait à ses voisins de prendre les mesures de rééquilibrage nécessaires. On ne voit guère qu’ils en prennent le chemin, nonobstant leurs rodomontades.<br /><br />Ton Guillaume tel qu’il te semble : admiratif de l’impératrice, inquiet de l’empire.<br /><br />Berne, le 23 septembre 2013</span><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 29 Sep 2013 11:26:32 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?l-imperatrice-defait-le-reitre</link>
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			<title><![CDATA[Intervention en Syrie: La recherche d'un prétexte à tout prix (Cf2R :  Centre Français de Recherche sur le renseignement)]]></title>
			<author><![CDATA[Eric Denécé]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_p78k1468"><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1"><a href="https://www.deds.ch/files/DDS_intervention-en-syrie-la-recherche-d-un-pretexte-a-tout-prix.pdf" class="imCssLink">Intervention en Syrie: La recherche d'un prétexte à tout prix</a></span><span class="fs20 cf3 ff1"> </span><span class="cf0 ff0 fs20"><img class="image-1" src="https://www.deds.ch/images/pdf-dist_bmohd8q3.gif"  title="" alt=""/></span><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 12 Sep 2013 07:54:13 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?intervention-en-syrie--la-recherche-d-un-pretexte-a-tout-prix--cf2r----centre-francais-de-recherche-sur-le-renseignement-</link>
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		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Syrie : Occidentalistes et Islamistes à l’offensive]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_x3az2j54"><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Syrie : Occidentalistes et Islamistes à l’offensive<br /></b></span><span class="fs20 cf3 ff1">Gabriel Galice*<br /></span></p><p class="imTACenter"><span class="cf3 ff1 fs20"><br /></span></p><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">La mise en scène de l’horreur et la diabolisation des adversaires sont les deux outils de la communication belliqueuse des Islamistes et des Occidentalistes (partisans de « L’Occident contre tous les autres » selon Jean-Pierre Chevènement) qui pointent les responsabilités de la Russie et de la Chine dans les violences syriennes. La rhétorique de la lutte entre le bien et le mal dispense d’une réflexion historique, géographique, politique, en faisant fi du droit à la guerre (jus ad bellum), du droit dans la guerre (jus in bello), du droit après-guerre (jus post bellum). <br /><br />Après la dissolution du Pace de Varsovie, les Occidentalistes ont renforcé l’OTAN dont ils ont étendu la compétence à la planète entière. Ses bases entourent la Russie au prétexte de contenir l’Iran. En 2003, année de l’attaque de l’Irak, G W Bush a mis la conquête du « Grand Moyen-Orient » (du Maghreb à l’Afghanistan) à l’ordre du jour. Rebaptisé « Partenariat pour le progrès et un avenir commun », il sera amendé par le G8 et l’OTAN. Les « Révolutions arabes » sont la résultante de deux processus : des révoltes populaires et civiques d’une part, l’avancée des ambitions occidentale et islamiste, attisant les feux, d’autre part. La double offensive islamiste et occidentaliste place les autres (dont les Russes et les Chinois) dans la défensive. Depuis 1971, Moscou et Damas ont signé un accord permettant à la flotte russe de stationner à Tartous, seule base navale qu’ils aient à l’étranger. En 2011, l’intervention militaire en Libye a basculé de la « responsabilité de protéger » au renversement du régime, au grand dam des Russes et des Chinois, qui avaient avalisé l’opération.<br /><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1">Pour qui veut bien élargir sa vision de la situation, il est notoire que les djihadistes syriens ont, eux aussi, commis des exactions et peut-être même utilisé des armes chimiques, selon Carla Del Ponte (« Couper aux spin-docteurs le chemin de la guerre » dans Horizons et Débats </span><span class="cf4 fs24 ff1"><a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3953" class="imCssLink">http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3953</a></span><span class="cf3 fs24 ff1"> et aussi « Qui utilise du gaz toxique en Syrie ? » </span><span class="cf4 fs24 ff1"><span class="imUl"><a href="http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3976)" class="imCssLink">http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3976<span class="cf3">)</span></a></span></span><span class="cf3 fs24 ff1">. Il est loisible de disserter sur les bonnes et les mauvaises armes. Les Etats-Unis ont utilisé à Falloujah du phosphore blanc et des bombes à fragmentations, l’arme atomique au Japon, l’agent orange au Vietnam et les drones en Afghanistan, en toute impunité. <br /></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Les frappes à distance feraient des victimes civiles. Le Qatar et l’Arabie Saoudite, qui arment des djihadistes syriens, poussent les Occidentaux à l’intervention musclée, escomptant, là comme ailleurs, profiter du chaos pour installer un régime islamiste sunnite. <br /><br />Russes, Chinois, Iraniens réagiront d’une manière ou d’une autre pour contenir la double avancée islamiste et occidentaliste. La « punition » invoquée par Obama et Hollande est plus digne d’un surveillant dans une cour d’école que d’un chef d’Etat. <br /><br />Ni les raisons invoquées du droit à la guerre, ni les conditions du droit de la guerre n’autorisent à condamner unilatéralement le régime syrien, les Russes et d’autres. <br /><br />Le droit d’après-guerre est plus incertain encore. Les parrains des belligérants se disputeraient leurs zones d’influence au travers des protagonistes indigènes du conflit syrien. La « guerre par procuration » est une loi du genre. Ce qui semble impossible aujourd’hui autour d’une table de négociations serait aussi improbable qu’instable après des frappes occidentales. Les dirigeants politiques et les commentateurs formatés seraient avisés de relire Max Weber. L’éthique de conviction ne saurait estomper l’éthique de responsabilité, qui consiste à anticiper les conséquences des décisions prises. Faire le contraire au nom de l’indignation témoigne au mieux de naïveté, au pire de cynisme pour dissimuler d’inavouables projets de conquête.<br /><br />La seule question est de savoir si le partage du pouvoir et des zones d’influence se fera par la diplomatie ou par la guerre. Ceux qui privilégient la solution militaire font le pari d’un bénéfice plus grand pour un changement des rapports de force dans la région et dans le monde. Les habillages humanitaires ne sont que poudre aux yeux. <br /><br />Richard Labévière remarque justement que le drame syrien illustre la thèse d’Alain Joxe sur « les guerres de l’empire global ». Il s’agit de « promouvoir des démocraties corrompues et policières comme systèmes locaux de l’ordre financier néolibéral, quitte à s’accommoder avec des partis islamistes conservateurs, mais nullement hostiles aux avantages, pour les riches, de ces systèmes. »<br /><br />Le peuple syrien est le grand perdant, il risque fort de continuer à souffrir de tous ses protecteurs intéressés, de tous bords. <br /><br /><br />* Gabriel Galice est vice-président de L’Institut International de Recherches pour la Paix à Genève (GIPRI). Il est l’auteur (avec Christophe Miqueu) de <i>Penser la République, la guerre et la paix sur les traces de Jean-Jacques Rousseau</i> (Slatkine 2012)</span><span class="cf1 fs24 ff1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 11 Sep 2013 12:41:58 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?syrie---occidentalistes-et-islamistes-a-l-offensive</link>
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			<title><![CDATA[Marc Rich : héros ou escroc ?]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_19tio4i8"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Lettre bernoise 58<br /><b>Marc Rich : héros ou escroc ?<br /></b></span><span class="fs20 cf3 ff1"><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1">Cher John,<br /><br />Le négociant de matières premières Marc Rich (né Marcell David Reich à Anvers, en 1934) est bel et bien mort chez nous, à Lucerne, le 26 juin 2013. Il sera inhumé en Israël. Héros ou escroc ?<br /><br />Exilé aux Etats-Unis pendant la guerre, il y fait ses premières armes de négociant avant de se mettre à son compte. Georges Soros avait fait sa première pelote en spéculant contre la Banque d’Angleterre, Marc Rich fit la sienne en contournant l’embargo étasunien contre l’Iran, vendant au noir du pétrole iranien. Il étendra la gamme de ses activités dans les matières premières en intégrant les segments des filières, des mines jusqu’au fret et aux assurances. Doté des nationalités étasunienne, espagnole, belge, israélienne, suisse, Marc Rich enjambait les frontières au gré des nécessités commerciales. Poursuivi aux Etats-Unis pour 50 chefs d’accusation (de la fraude au commerce avec l’ennemi en passant par l’évasion fiscale), lui valant d’être l’une des personnes les plus recherchées par le FBI, il se réfugia dans le saint des saints du confort fiscal suisse : le canton de Zoug. La Suisse refusa l’extradition demandée par les Etats-Unis. Le Président Clinton le gracia quelques heures avant son départ de la Maison Blanche. D’étroits esprits, cher John, firent remarquer que Madame Marc Rich avait fait un don d’un million de dollars au Parti démocrate et à la Fondation Clinton. Comme Soros et bien d’autres, l’équanime Rich dispensait les bienfaits avec autant de largesse que les méfaits. <br /><br />Pour R. James Breiding, Rich est un héros, « le plus grand redistributeur de l’histoire ». Il l’affirme dans le point de vue publié dans Le Temps du 28 juin, traduit par le héraut de la cause ultra-libérale, le journaliste Emmanuel Garessus. « </span><span class="cf4 fs24 ff1">Les nécrologies des médias dépeignent Marc Rich en homme flamboyant, corrompu, en maître de l’optimisation fiscale, en pécheur absous par le président Bill Clinton. Ce type de portrait est partiellement correct, mais rares sont ceux qui auront vu en lui le plus grand redistributeur de richesses de l’histoire de l’humanité. » L’article évoque les actions du corrupteur plus que celles du corrompu : «Les pots-de-vin ont été payés pour faire une affaire au même prix que d’autres voulaient la faire.» <br /><br /></span><span class="fs24 cf4 ff1">Pour d’autres, Marc Rich était aussi (surtout ?) un escroc. Pas seulement pour sa collusion avec l’Iran honni, ou pour ses montages financiers. Une enquête révèle l’exploitation d’enfants dans des mines de cuivre du Congo </span><span class="cf5 fs24 ff1"><a href="http://www.rts.ch/video/emissions/mise-au-point/3926044-glencore-et-le-travail-des-enfants.html" class="imCssLink">http://www.rts.ch/video/emissions/mise-au-point/3926044-glencore-et-le-travail-des-enfants.html</a></span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf4 fs24 ff1">ou les dommages causés à l’environnement par l’entreprise Glencore. </span><span class="cf3 fs24 ff1">Marc Allgöwer relate les faits et conditions de tournage &nbsp;</span><span class="cf5 fs24 ff1"><a href="http://www.rts.ch/video/emissions/mise-au-point/3924971-enquete-sur-glencore-les-precisions-de-marc-allgower-de-retour-du-congo.html " class="imCssLink">http://www.rts.ch/video/emissions/mise-au-point/3924971-enquete-sur-glencore-les-precisions-de-marc-allgower-de-retour-du-co ngo.html</a></span><span class="cf3 fs24 ff1"><br /></span><span class="fs24 cf4 ff1"><br /></span><span class="cf3 fs24 ff1">L’escroc étasunien est un héros suisse, tiens-le-toi pour dit, cher John. Sainte-Beuve nous en avertit : « En général, nos jugements nous jugent nous-mêmes bien plus qu’ils ne jugent les choses. »<br /><br />Ton Guillaume tel que tu le sais : patriote.<br /><br />Berne, le 6 août 2013.</span><span class="ff2 cf3 fs24"><br /></span><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 06 Aug 2013 13:42:32 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?marc-rich---heros-ou-escroc--</link>
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			<title><![CDATA[Obama n'est pas noir]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_o39gl37u"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Lettre bernoise 57<br /></span><span class="fs28 cf3 ff1">Obama n’est pas noir<br /></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Chère Claire,<br /><br />Né d’une mère étasunienne d’origine irlandaise (habituellement dite « blanche ») et d’un père kenyan (communément dénommé « noir »), le président des Etats-Unis d’Amérique, Barack Hussein Obama Junior, est un métis. Sans doute, nonobstant leur compréhensible fierté, &nbsp;les Africains en sont-ils plus conscients que les Européens et leurs descendants d’Amérique. Obama même affiche sa négritude. Au lendemain du meurtre du jeune Trayvon Martin, le Président déclare : « Quand Trayvon Martin est mort, j’ai d’abord dit qu’il aurait pu être mon fils. Une autre façon de le dire, c’est qu’il y a trente-cinq ans, j’aurais pu être Trayvon Martin. »<br /><br />De métis à Métis, il y a peu. Fille d’Océan et de Téthys, Métis, première épouse de Zeus, personnifie la prudence, la sagesse, la ruse. Autant séduite par sa beauté que par sa couleur et le symbole dont elle était porteuse, une de mes amies a d’abord débordé de tendresse pour Barack Obama. Elle voyait en son élection l’avènement d’Etats-Unis nouveaux, et avec elle, de nombreux hommes de toutes couleurs. J’exprimais ma circonspection. L’esprit d’Obama n’est pas moins nuancé que la couleur de sa peau, chère Claire. Il lui fallut du talent mais aussi de la ruse pour parvenir à sa fonction. Avec Guantanamo, Israël, les drones, PRISM et autres dérobades inhérentes à la raison d’Etat d’un empire, l’ange serait devenu démon. <br /><br />Quand bien même Obama serait animé de la plus extrême intelligence et de la plus grande bonté, dépourvu de la moindre rouerie, il est pris par le pouvoir au moins et plus qu’il ne l’a pris. L’homme est lié par l’appareil d’Etat et les lobbys qui font la loi. Sa conquête, de haute lutte, de l’assurance maladie au rabais, est menacée. La vulgate nous fait prendre la vessie du pouvoir politique pour la lanterne des personnalités. Les méchants Saddam Hussein ou Bachar el-Assad dispensent d’une analyse de l’Irak et de la Syrie qui appelle nuances et contradictions, le gentil Barack exonère d’une réflexion sur la place de son pays dans le monde. La propagande veut la simplicité, la caricature, l’outrance. <br /><br />Obama est métis, le monde est multicolore, la réalité est complexe. Notre vision mentale est trop souvent plus binaire que binoculaire. Les yeux procurent la vue, le cerveau permet la vision. <br /><br />Voilà, chère Claire, pourquoi Obama n’est, à parler rigoureusement, ni noir ni blanc, ni ange ni démon. Si l’Afrique est notre berceau commun, nous sommes tous un peu marrons, non ? <br /><br />Quant à moi, j’aime le noir et blanc, mais surtout au cinéma. <br /><br />Je t’embrasse.<br /><br />Ton Guillaume tel qu’il tente de voir clair.<br /><br />Berne, le 30 juillet 2013<br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 06 Aug 2013 13:38:11 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[L'argileux Barroso]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_ohj4uz5l"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Lettre bernoise 55<br /><b>L’argileux Barroso </b></span><span class="fs20 cf3 ff1"><br /><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1">Chère Maria,<br /><br />Sieur Manuel Barroso vient de déclarer la France « réactionnaire » pour avoir fait jouer la clause de l’exception culturelle permettant de soustraire les biens culturels à la marchandisation. <br /><br />Le quidam ne manque pas d’aplomb. A l’instar de nombreux anciens maoïstes, il s’est coulé avec délices dans l’américanisation, libre-échangiste et belliqueuse, du monde, après un stage par Genève chez le fédéraliste Professeur Disan Sidjanski. Ses liens avec le fumeux groupe Latsis ont suscité rumeurs et chuchotements. <br /><br />Sieur Barroso fut aligné sur la politique étasunienne en maintes occasions, y compris lors de la litigieuse guerre d’Irak de 2003, où il avait pour comparses GW Bush et Tony Blair, flanqués de quelques dirigeants de la Nouvelle Europe aux cerveaux congelés dans la Guerre Froide. En économie, il est aussi réactionnaire que possible, sauf quand sa carrière lui commande quelques infléchissements tactiques. Barroso semble sculpté par son nom. En portugais, son idiome natal, il est « l’argileux », façonné par l’air du temps et les forces de l’heure, complaisant avec les puissants, intransigeant avec les faibles. <br /><br />En 2005, l’Argileux apprêta, de conserve avec Nicolas I, la façon de bafouer la volonté référendaire du peuple français repoussant le Traité Constitutionnel Européen. C’est précisément à Lisbonne que fut concoctée la resucée du texte pour en faire l’éponyme Traité. Les Traités ne lui importent cependant que pour autant qu’ils satisfont ses vues, ses intérêts, ses ambitions. En morigénant la France, soutenue par ses partenaires, il s’affranchit nonchalamment de l’obligation de « coopération loyale » et d’« assistance mutuelle » prescrits par l’article 4.3 dudit Traité. La pression de l’Argileux et de ses pairs a conduit les autorités grecques à fermer la télévision publique, sans coup férir. Il faut remonter au nazisme pour trouver semblable méthode dans la péninsule hellénique. Sans parler des colonels, dont le film de Costa Gavras (qui plaida la cause française à Bruxelles), « Z », dresse un portrait édifiant. Tout cela qualifie hautement l’Argileux, chère Maria, pour juger de qui est réactionnaire et de qui ne l’est pas, que t’en semble-t-il ?<br /><br />Pour l’Argileux, un tuyau est un tuyau, qu’importe le contenu. Je serais enclin à m’inquiéter de l’anatomie du quidam si ses circuits corporels obéissaient aux règles qu’il veut imposer à l’ordre du monde. Dieu est plus sage, la nature est mieux faite que les divagations des fous du marché et de ses marchands. <br /><br />Sa dernière saillie sonne comme un début de reclassement dans une officine atlantiste. L’OTAN lui irait comme un gant. Il pourra procurer les commentaires sur les données fournies, avec la bénédiction de l’Union européenne, aux compagnies aériennes alimentant elles aussi le programme PRISM permettant aux cow-boys (chez nous, des vachers) de surveiller les faits et gestes de tout un chacun. Il pourra se vendre au plus offrant puisque telle est la seule loi qui vaille à ceux qui dédaignent l’honneur, la beauté et la dignité, « réactionnaires » notions assurément puisque non quantifiables. Il pourra émarger au <i>Wall Street Journal</i>, qui, sous le titre « Un peuple bien romantique » commente de la sorte, le 11 juin, la position française : « &nbsp;Si la France veut conserver son exception culturelle, peut-être le reste de l’Europe devrait-il lui donner satisfaction en l’excluant des pourparlers ». Quelle finesse ! La liste des réalisateurs de cinéma et des comédiens de tous pays qui soutiennent la position française console du chagrin qu’inspire la médiocrité ambiante. <br /><br />Manuel Barroso l’argileux, belliqueux, vénal, flagorneur, est l’incarnation bouffie de la monstrueuse institution aux destinées de laquelle il préside avec morgue. Un colosse aux pieds d’argile dont les peuples (pas les seuls Grecs ou Espagnols) attendent avidement la chute. <br /><br />Grâce soit rendue soit à Mehdi Litim de sermonner l’Argileux avec humour <br /></span><span class="fs24 cf4 ff1"><a href="http://alternatives-economiques.fr/blogs/litim/2013/06/20/barroso-pensant-tout-haut/" class="imCssLink">http://alternatives-economiques.fr/blogs/litim/2013/06/20/barroso-pensant-tout-haut/</a></span><span class="cf3 fs24 ff1"><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Nous autres Suisses pouvons nous réjouir de ne pas subir le joug de semblable despote, peu friand de cette volonté populaire à laquelle nous restons attachés.<br /><br />Chère Maria, je t’embrasse.<br /><br />Ton Guillaume tel que tu le lis : prêt à briser l’argileuse cruche. <br /><br />Berne, le 21 juin 2013, premier jour de l’été.<br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 27 Jun 2013 11:46:31 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Rapport sur le développement humain 2013: des chifffres surprenants]]></title>
			<author><![CDATA[Marc Vandepitte]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_8ed04ob7"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Rapport sur le développement humain 2013 : des chiffres surprenants</b><br /></span><span class="ff1 fs20">Marc Vandepitte<br /><br /></span><span class="fs24 ff1">4 juin 2013<br />Selon sa bonne habitude, le récent rapport du PNUD renferme une mine d’informations, mais souvent aussi des chiffres intéressants. Marc Vandepitte a épinglé les plus remarquables de ces chiffres.<br /><br /><b>Plus riche qu’on ne pense</b><br />Le monde n’a jamais produit autant de richesse qu’aujourd’hui. En cas de distribution égale de la richesse, une famille moyenne (au niveau mondial, deux adultes et trois enfants) pourrait disposer d’un revenu de 2.850 dollars par mois. C’est étonnamment beaucoup. Ce montant ne permettrait sans doute pas de vivre dans le luxe mais il est toutefois plus que suffisant pour fournir à tous les habitants de cette planète des installations sanitaires, l’électricité, l’eau potable et une maison confortable, même si cela devait se faire selon des méthodes écologiquement durable.(2)<br />Autrement dit, il y a suffisamment de richesse pour tous, mais un humain sur trois ne dispose pourtant pas de sanitaires les plus élémentaires, un sur quatre n’a pas d’électricité, un sur sept vit dans un bidonville, un sur huit a faim et un sur neuf ne dispose pas d’eau potable.(3)<br />Cela, parce que la richesse est répartie d’une façon extrêmement inégale. Avec la richesse produite aujourd’hui, chaque personne pourrait disposer en moyenne d’un revenu de 19 dollars par jour. En réalité, un humain sur six doit se débrouiller avec moins de 1,25 dollar par jour.<br /> <br /><b>Des rapports mondiaux qui basculent</b><br /><br />Ces trente dernières années, les pays du Sud sont occupés à effectuer un retour remarquable sur la scène mondiale. En 1980, leur part dans la production mondiale n’était encore que de 33 %. En 2010, cette part atteignait déjà 45 %. Durant cette période, leur part dans le commerce mondial a doublé, passant de 25 % à 47 %. La hausse la plus rapide s’est produite dans les investissements étrangers : de 20 % à 50 %.(4)<br /><br />Suite à un excédent de leur balance commerciale, les pays du Sud ont vu leurs surplus financiers augmenter de façon spectaculaire. Entre 2000 et 2011, ils ont pris à leur compte les trois quarts de l’accroissements de toutes les réserves étrangères. Le Sud se mue lentement en carte Visa du Nord qui, lui-même, est confronté à une grave et tenace crise du crédit. Ce n’a pas toujours été le cas.(5)<br /></span><span class="cf0 fs20 ff0"><img class="image-1" src="https://www.deds.ch/images/1_graphique_reserves_de_devises-dc301.png"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Cette tendance se poursuivre très vraisemblablement à l’avenir et, depuis la crise du crédit, elle n’a été qu’en accélérant. En 1950, le Brésil, la Chine et l’Inde, les trois pays du Sud faisant partie du BRIC, représentaient à peine 10 % du produit mondial, alors que les six principaux pays du Nord en accaparaient environ la moitié. En 2050, les trois pays du BRIC en prendront 40 % à leur compte, soit le double des six principaux pays du Nord.(6)<br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-2" src="https://www.deds.ch/images/dds_2_graphique_Bresil_China_Inde_vs_pays_riches-6553c.png"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br /><b>De nouveaux rapports Nord-Sud</b><br /><br />Les pays du Sud ont aussi resserré fortement leurs liens mutuels. La part du commerce Sud-Sud dans le total du commerce mondial a augmenté, entre 1980 et 2011, passant de 8 % à 27 %. La hausse s’est surtout manifestée à partir de la fin du siècle. (7)<br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-3" src="https://www.deds.ch/images/dds_3_graphique_commerce_Sud-sud-edf60.png"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Les investissements étrangers dans les pays en voie de développement ne sont plus l’apanage du Nord. Entre 1996 et 2009, les investissements Sud-Sud ont augmenté de 20 % par an. En ce moment, les investissements Sud-Sud représentent de 30 à 60 % de tous les investissements étrangers dans les pays les moins développés.(8)<br /><br />Nombre de ces pays du Sud, surtout ceux qui ont facilement accès au commerce mondial (côtes et routes commerciales situées à proximité), profitent de ces relations Sud-Sud en hausse. Il s’agit d’investissements, de transferts de technologie, de commerce et de transferts financiers.<br /><br />Ces nouvelles relations compensent dans une certaine mesure la baisse de la demande de la part du Nord, suite à la crise. Si la Chine et l’Inde avaient connu une crise similaire à celle des pays du Nord, la croissance économique des pays en voie de développement, entre 2007 et 2011, aurait été de 0,3 % à 1,1 % inférieure. (9)<br /><br />Le rapport mentionne en particulier ici l’Afrique subsaharienne, ce qu’on appelle le « continent perdu ». Durant les cinq années qui ont précédé la crise, le PNB par habitant y a augmenté annuellement de 5 %, soit deux fois plus que dans les années 1990. Cette tendance a principalement résulté des hausses de prix de leurs principaux produits d’exportation, grâce à la demande de ces produits affichée par les pays émergents, avec la Chine en tête.(10)<br /><br />Le rapport fait état d’une étude récente qui prouve que l’expansion économique de la Chine entre 1988 et 2007 a eu un effet positif sur la croissance économique d’autres pays en voie de développement, surtout parmi les partenaires commerciaux de la Chine. (11)<br /><br />Il n’y a pas que le commerce avec la Chine, mais aussi les investissements en provenance de ce pays, qui contribuent à la croissance économique des pays en voie de développement qui les reçoivent. Entre 2003 et 2009, les investissements chinois ont accru la croissance économique de 1,9 % en Zambie. Au Congo, il s’est agi de 1 %, au Nigeria de 0,9, à Madagascar et au Niger de 0,5 % et au Soudan de 0,3 %. (12)<br /><br /><b>L’extrême pauvreté</b><br /><br />Les rapports mondiaux qui basculent et l’accroissement des relations Sud-Sud ont des conséquences radicales pour la pauvreté. Entre 1990 et 2008, l’extrême pauvreté (1,25 $ par jour) a baissé, passant de 36 % à 19 % de la population mondiale. En chiffres absolus, il s’agit d’une diminution de 620 millions de pauvres.<br /><br />Cette amélioration considérable est due en grande partie à la Chine. Ce pays à lui seul a sorti 510 millions de ses habitants de la pauvreté, contre 110 millions pour le reste du monde. Les grandes différences peuvent également se voir dans la diminution relative (en pourcentage) par pays, comme le montre clairement le graphique ci-dessous. (14)<br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-4" src="https://www.deds.ch/images/dds_4_graphique_pauvrete_Bresil_China_Inde-6b9f1.png"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Aujourd’hui, 1,2 milliard d’humains vivent dans l’extrême pauvreté, soit 17 % de la population mondiale. Le graphique ci-dessous montre la répartition mondiale de cette extrême pauvreté. (15)<br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-5" src="https://www.deds.ch/images/dds_5_graphique_pauvrete_extreme-a8a28.png"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br /><b>La Chine, l’Inde et le Pakistan</b><br /><br />Avec la Guinée équatoriale, la Chine a connu une croissance économique phénoménale, ces vingt dernières années. Dans les deux pays, le PNB par habitant a crû en moyenne de 9 % par an. Soit un doublement tous les huit ans. Durant la même période, seuls douze pays ont connu une croissance de leur PNB par habitant de plus de 4 %. Dans 19 pays, il s’est même agi d’une baisse. (16)<br /><br />Mais, dans bien des pays, la croissance économique ne se traduit pas par un progrès social (proportionné). En Chine, c’est toutefois le cas. Ces trente dernières années, l’augmentation de son Indice de développement humain (IDH) a été pour ainsi dire la plus élevée au monde (17) : trois fois supérieure à la moyenne mondiale (18). Sur ce plan, le Vietnam et l’Inde présentent également de bons résultats.<br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-6" src="https://www.deds.ch/images/dds_6_graphique_augmentation_IDH-eb46c.png"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Les prestations de la Chine ne deviennent claires que lorsqu’on les compare à celles des pays comparables. En Inde, l’analphabétisme est 6 fois plus élevé, et au Pakistan 7 fois plus élevé qu’en Chine. Le pourcentage de gens vivant dans une pauvreté extrême est environ 2 fois plus élevé, et 3 fois plus élevé en Inde.(19)<br /><br />La mortalité infantile est peut-être l’indicateur qui rend le mieux le développement social d’un pays, parce que cet indicateur rassemble à lui seul toute une série de facteurs : soins de santé, alimentation et eau potable, degré d’enseignement de la mère, logement, hygiène. Sur ce plan, la Chine présente nettement les meilleurs résultats. Au Pakistan meurent 5 fois plus d’enfants, en Inde 3,5 fois plus. Le rapport prévoit que, proportionnellement, entre 2010 et 2015, 5 fois plus d’enfants mourront en Inde et même 8,4 fois plus au Pakistan.(20)<br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-7" src="https://www.deds.ch/images/dds_7_graphique_Chine_Inde_Pakistan-0c02d.png"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Au vu de l’augmentation de son IDH, l’Inde ne s’en tire pas mal. Mais, à l’aune de ses possibilités économiques, le pays pourrait faire bien mieux. Ainsi, son PNB par habitant est deux fois plus élevé que celui du Bangladesh, mais un Indien vit en moyenne trois ans de moins qu’un Bangladais. De plus, en Inde, le travail des enfants est toujours une plaie importante : il concerne un enfant sur huit soit 17 millions d’enfants au total.(21)<br /> <br /><b>Le Venezuela</b><br /><br />L’Indice de développement humain est un instrument assez efficace pour mesurer le développement social d’un pays. Une augmentation rapide montre que le gouvernement d’un pays donne la priorité au bien-être social de sa population. En cas d’augmentation lente, c’est le contraire, qui est vrai.<br /><br />Ci-dessus, nous avons vu que la Chine faisait un bon score, sur ce plan. La même chose vaut pour le Venezuela ces 12 dernières années. Dans les années 1980 et 1990, on a assisté à une très lente augmentation. Le développement social du reste de l’Amérique latine était plus de trois fois plus grand et l’assez grand avantage que le pays avait connu s’était mué en un retard.<br /><br />Cela a changé complètement dès que Hugo Chávez est devenu président. Le développement social a grimpé en flèche et a bien vite augmenté une fois et demie plus vite que dans le reste du continent. En 2010, l’IDH du Venezuela repassait à nouveau au-dessus de la moyenne de l’Amérique latine.(22)<br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-8" src="https://www.deds.ch/images/dds_8_graphique_Venezuela-c6fe4.png"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br /><b>Cuba</b><br /><br />À Cuba, il n’y a pas que la croissance rapide de l’IDH, qui surprend, mais surtout son ampleur ou, mieux, le constat de ce que le développement est très anormalement élevé par rapport à la base économique.<br /><br />Ce pays a un revenu par habitant six fois inférieur à celui des pays riches. Mais, malgré le manque de moyens économiques et la pénurie de certains médicaments suite au blocus économique, ses soins de santé font partie des meilleurs au monde. Cuba dispose du nombre de médecins le plus élevé au monde par habitant, à savoir 6,4 pour 1000 habitants. C’est 2,5 fois plus qu’aux États-Unis, deux fois plus qu’en Belgique, trois fois plus qu’en Amérique latine et près de cinq fois plus que la moyenne mondiale.(23)<br /><br />Sur le plan de l’enseignement aussi, Cuba fait partie des meilleurs au monde. Le pourcentage de Cubains adultes qui suivent un enseignement supérieur est la plus élevé au monde, après la Corée du Sud, soit 95 %. Il est à remarquer que le Venezuela se pointe en 8e position, avec 78 %.(24)<br /><br />Cuba présente de tels résultats parce que le pays consacre un pourcentage élevé de sa richesse aux soins de santé et à l’enseignement. On peut le voir sur le graphique ci-dessous.(25)<br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-9" src="https://www.deds.ch/images/dds_9_graphique_Cuba_sante_education-76dd2.png"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Plus généralement, il s’agit de la question de savoir dans quelle mesure un pays consacre ses moyens économiques (limités) au développement social de sa population ou, encore, à quel point un pays est réellement « social ». Le rapport le fait systématiquement en comparant le classement sur le plan de la richesse économique (PNB par habitant) à celui sur le plan de l’IDH.<br /><br />Vu ce qui précède, il ne faut pas s’étonner que Cuba fasse le meilleur résultat. Sur le plan du PNB par habitant, Cuba ne se classe qu’en 103e position. Mais, sur le plan de l’IDH (hors économie), il gagne 77 places pour se retrouver en 26e position. D’autres pays affichent de bons résultats aussi – même s’ils sont un peu moins bons : la Géorgie, la Nouvelle-Zélande et Madagascar. D’autres pays – des pays « antisociaux », donc – font de très mauvais scores : les États du Golfe, la Turquie, la Guinée équatoriale, le Botswana…(26)<br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-10" src="https://www.deds.ch/images/dds_10_graphique_Cuba_IDH-fc346.png"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Même le graphique ci-dessus montre que Cuba atteint un score comparable à celui de la Belgique et même meilleur que celui de la Grande-Bretagne. Cela montre qu’un pays ne doit pas disposer directement de moyens financiers pour atteindre quand même un développement social élevé. C’est un constat des plus encourageants, pour une importante partie du monde.<br /><br />Le graphique ci-dessous présente une comparaison des résultats de Cuba aux meilleurs résultats mondiaux. Un résultat de 100 signifie qu’on est le meilleur au monde et 0 qu’on est le plus mauvais. Un résultat intermédiaire montre votre position par rapport aux deux. La ligne en pointillé est celle des résultats de l’OCDE, le club des 30 pays les plus riches de la planète. Sur le plan de la mortalité infantile et de l’espérance de vie, Cuba propose des résultats tournant autour de la moyenne de l’OCDE. Sur le plan de l’enseignement, il fait même mieux que la moyenne. Mais son PNB par habitant, par contre, est nettement inférieur.<br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-11" src="https://www.deds.ch/images/dds_11_graphique_Cuba_indicateurs-5ada8.png"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Pour la plupart des pays, la mesure du bas (le PNB par habitant) est à peu près au même niveau que les trois du dessus (indicateurs sociaux). Pour Cuba, ce n’est pas le cas, la différence est remarquable. Dans le rapport, on ne trouve aucun pays avec un profil semblable. Seuls le Vietnam et le Kerala (un États du sud-ouest de l’Inde) s’en rapprochent un peu.(27)<br /><br /><b>Empreinte écologique et catastrophes naturelles</b><br /><br />Le rapport déplore que peu de pays combinent un développement social élevé et une faible empreinte écologique. Une faible empreinte écologique signifie que le modèle de consommation et de production ne dépasse pas la biocapacité moyenne du monde (1,8 ha par habitant), autrement dit, que le pays a assez d’une seule planète pour assurer son mode de vie.(28)<br /><br />Neuf pays entrent en ligne de compte pour une combinaison socio-écologique favorable : la Géorgie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, l’Albanie, la Jamaïque, Cuba, l’Équateur, le Pérou et le Sri Lanka. Si nous prenons l’IDH moyen des 47 pays les plus riches (0,758), il ne reste plus que Cuba. (29)<br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-12" src="https://www.deds.ch/images/dds_12_graphique_empreinte_ecologique_IDH-11efd.png"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Le réchauffement climatique a son prix, littéralement parlant. Les catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes et de plus en plis violentes. Le coût des catastrophes naturelles qui se sont surtout produites dans les pays du Sud, a été en 2011 de 365 milliards de dollars. C’est près de trois fois plus que l’aide totale au développement cette même année.(30)<br /><br />Les dégâts environnementaux provoquent également la pauvreté, surtout dans les pays du Sud. Si des modifications considérables ne se produisent pas dans la politique environnementale, le rapport prévoit que l’extrême pauvreté s’accroîtra dans le monde, passant de 1,2 milliard en 2010 à 3,2 milliards en 2050. Par contre, une politique mûrement réfléchie sur le plan social et écologique pourrait entièrement, ou presque, éradiquer l’extrême pauvreté pour cette même date.(31)<br /> <br /> <br />Source : Investig'Action<br /><br />Notes :<br /> <br />[1] De UNDP is het VN-orgaan dat zich bezighoudt met armoede en ontwikkeling in de wereld. Het rapport van 2013 vind je hier.<br />http://hdr.undp.org/en/media/HDR_2013_EN_complete.pdf<br />[2] In 2011 bedroeg de totale geproduceerde rijkdom (het zogenaamde wereldbrutoproduct) 69.014 miljard dollar (uitgedrukt in 2005 PPP dollars). [p. 165] De berekening voor het gemiddelde gezin gaat van de plausibele veronderstelling uit dat het besteedbaar inkomen 70% van het bnp bedraagt. In sommige landen is dat meer, in andere minder. De cijfers worden uitgedrukt in dollar PPP. Dat cijfer houdt rekening met de prijsverschillen tussen landen voor dezelfde goederen of diensten en drukt de reële koopkracht uit.<br />[3] Bronnen :<br />http://www.unwater.org/statistics_s...http://www.voanews.com/content/deca...<br />http://www.habitatforhumanity.org.u... <br />http://www.fao.org/hunger/en/<br />[4] Bronverwijzing : Aandeel in wereldproductie : p. 2 ; handel : p. 45 ; buitenlandse investeringen : p. 47.<br />[5] p. 17.<br />[6] p. 12.<br />[7] p. 45.<br />[8] Resp. p. 45 en 15.<br />[9] p. 3.<br />[10] p. 25-6.<br />[11] p. 43.<br />[12] p. 51.<br />[13] Het rapport steunt zich hiervoor op een studie van de Wereldbank. http://siteresources.worldbank.org/INTPOVCALNET/Resources/Global_Poverty_Update_2012_02-29-12.pdf.<br />[14] p. 26.<br />[15] p. 96 en http://data.worldbank.org/indicator/SI.POV.DDAY.<br />[16] p. 25.<br />[17] Sinds het rapport van 2011 geeft de UNDP twee soorten van Human Development Index (HDI). De eerste HDI houdt rekening met gezondheid, onderwijs en het bnp per inwoner. De tweede indicator is de Non-income HDI. Daar laat men het bnp per inwoner weg. Deze indicator geeft vooral de sociale score weer van een land.<br />[18] p. 149-151. Het betreft hier de HDI met inbegrip van het bnp per inwoner. Het rapport geeft geen evolutie van de non-income HDI.<br />[19] Analfabetisme : p. 145-6 ; aantal extreem armen : p. 160-1 en http://data.worldbank.org/indicator/SI.POV.DDAY.<br />[20] Resp. p. 167-8 en p. 90.<br />[21] Levensverwachting : p. 146-7 ; kinderarbeid : p. 176 ; zie ook http://blog.wisdomjobs.com/child-labour-in-india/.<br />[22] p. 149 en 151.<br />[23] p. 166-9.<br />[24] p. 170-1.<br />[25] p. 162-5.<br />[26] p. 144-7.<br />[27] Voor Vietnam zijn de percentages voor de sociale indicatoren resp. 88%, 21% en 77%. Voor het bnp per inwoner is de score 3%. [p. 146, 168 en 172.] Deelstaten zoals Kerala worden niet opgenomen in het rapport. De percentages voor Kerala zijn resp. 95%, 24%, 73% en 7%. <br />Bronverwijzing : http://pib.nic.in/newsite/PrintRelease.aspx?relid=73084 ; http://www.srtt.org/institutional_grants/pdf/globalisation_higher_education.pdf ; http://www.undp.org/content/dam/india/docs/inequality_adjusted_human_development_index_for_indias_state1.pdf, p. 16.<br />[28] p. 34.<br />[29] Het rapport vermeldt de landen niet expliciet ; we hebben de lijst zelf samengesteld. Voor de HDI, zie p. 144-7 ; voor de voetafdruk : http://en.wikipedia.org/wiki/File:H....<br />[30] p. 95. De ontwikkelingshulp bedroeg in 2011 133,5 miljard dollar. http://www.oecd-ilibrary.org/develo....<br />[31] p. 96.</span><span class="ff1 fs20"><br /> <br /> <br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="cf1 ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 18:30:09 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?rapport-sur-le-developpement-humain-2013--des-chifffres-surprenants</link>
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			<title><![CDATA[Lettre bernoise 54 - L'empereur du milieu honore la Suisse]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_1a4i0405"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Lettre bernoise 54<br /><b>L’empereur du milieu honore la Suisse</b></span><span class="fs20 cf3 ff1"><br /><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1">Chère Jade, <br /><br /> Me voici plaisamment forcé de penser à toi : Berne vit à l’heure chinoise.<br /><br />Depuis le 18 mars, Qin, l’empereur éternel - plus de deux siècles avant notre Christ - et sa garde de guerriers en terre cuite, sollicitent la ferveur des visiteurs, suisses ou étrangers, du Musée d’Histoire. Une vraie fascination pour le vénérable unificateur des royaumes combattants, qui ne manquait ni de talents ni de cruauté. Notre banque UBS est étroitement associée à cette exposition grandiose. <br /><br />L’empereur Qin, nous l’ignorions, était, en avant-garde, &nbsp;l’Ambassadeur de votre Premier ministre Li Kegiang, qui vient de poser le pied sur notre sol. Nous sommes comblés de cet honneur : le pays le plus peuplé vient chercher l’inspiration d’une nation de 8 millions d’âmes. L’Empereur rouge Li Kegiang ne fut avare ni de compliments ni de promesses à notre endroit. Selon lui, la Suisse deviendrait le laboratoire des réformes économiques de l’Empire. Les filins lancés vers Hong-Kong ou Shanghai tisseraient entre nous un réseau financier aussi dense que singulier. <br /><br />Nos différences ne sauraient occulter nos similitudes, nos convergences. Nos succès excitent convoitises et récriminations de grands Etats, à commencer par les Etats-Unis, à suivre par l’Union européenne. Notre système financier intéresse l’Empire du milieu, à telle enseigne que la Suisse pourrait satisfaire l’internationalisation du yuan. Nos deux nations signent un accord de libre-échange novateur. Plusieurs banques lui ont déroulé le tapis rouge, dont l’UBS, encore, tant malmenée par les Etasuniens et les Européens. <br /><br />Nos deux pays prospères, chère Jade, font figures d’originaux dans l’ordre du monde. &nbsp;Ton Empire est dirigé par de singuliers communistes capitalistes, multimillionnaires pour beaucoup d’entre eux, mélangeant la politique et les affaires, sacrifiant l’un d’eux quand la corruption se fait trop scandaleuse, exploitant rudement les ouvriers, déplaçant durement les paysans. A contrario, notre nation suisse, épargnée des guerres depuis cinq cents ans, est pétrie d’aménité moulée dans les compromis incessants, entre cantons, entre ensembles linguistiques, entre partisans des banques et ceux de la populace. Il me plairait de croire que votre Empire puisse s’inspirer de notre légendaire talent pour l’arrangement. <br /><br />L’Empereur rouge a quitté la Suisse pour l’Allemagne, seul pays qui compte en Europe, à ses yeux. L’Impératrice d’Allemagne force son respect, elle qui agenouille ses rivaux et voisins, les corsetant dans l’€, poussant les pauvres à sacrifier leur dignité, leur santé et l’éducation de leurs enfants, les acculant trop souvent au suicide. L’économiste du Nouveau Monde, Paul Krugman, insigne penseur soucieux du bien-être des hommes, lance un nouveau cri d’alarme contre les politiques d’austérité dont l’Allemagne et l’Europe se montrent friandes. &nbsp;Il corrobore les conclusions du livre « The Body Economic: Why Austerity Kills » (L’économie du corps, pourquoi l’austérité tue), écrit par David Stuckler et Sanjay Basu.<br /><br />M’est avis, belle Jade, que votre impériale Chine gagnerait à s’inspirer de la force allemande et de la sagesse helvète, de leur capacité industrielle et de notre génie, politique autant que financier. <br /><br />Tant pis pour les autres, hélas : Dieu reconnaîtra les siens. La déesse économie n’exige pas moins de sanglants sacrifices que les empereurs incas, auxquels étaient immolés, pour leur santé et leurs succès guerriers, les plus beaux enfants, les vierges les plus convoitées, les jeunes gens les plus robustes.<br /><br />Ton Guillaume tel que tu le vois : loin de tes yeux, proche de ton coeur.<br /><br />Berne, le 3 juin 2013 </span><span class="ff2 fs24 cf3"><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 04 Jun 2013 09:37:11 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?lettre-bernoise-54---l-empereur-du-milieu-honore-la-suisse</link>
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			<title><![CDATA[Genève 2 - Gagner la paix en Syrie]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_96pf26d0"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Genève 2<br />Gagner la paix en Syrie </span><span class="fs20 cf3 ff1"><br />Gabriel Galice*<br /><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1">En connaisseur, Georges Clemenceau aurait dit: « Nous avons gagné la guerre, et non sans peine ; maintenant, il va falloir gagner la paix, et ça sera peut-être le plus difficile. » Les suites du Traité de Versailles lui auront donné raison. <br /><br />Le conflit syrien réunit plusieurs ingrédients explosifs, irréductibles au seul soulèvement d’un peuple contre une dictature. &nbsp;Il appelle une grille de lecture empruntant davantage à la complexité selon Edgar Morin qu’à la lutte du bien et du mal selon Manès (ou George W. Bush). L’émotion devant les massacres ou exactions (pas tous imputables au régime) ne dispense pas de la réflexion, différente du réflexe. &nbsp;Le sensationnalisme des images court-circuite la pensée ; certains en usent et en abusent. <br /><br />Le goût de l’immédiateté prédispose à l’amnésie. L’histoire et la géographie pèsent sur tout conflit. La Syrie (officiellement République arabe syrienne) est l’héritière de ce qui fut un grand pays. En 1920, sous le mandat français de la Société des Nations, furent créés quatre Etats : Le Grand Liban, Damas, Alep et l’Etat des Alaouites, auxquels s’ajouta ensuite l’Etat des Druzes. Nul n’évoque le projet de « Grand Moyen Orient », formulé par le Président Bush en 2003, année du lancement de la guerre contre l’Irak. Il sera remanié pour être adopté au Sommet du G8 de Sea Island sous le nom de « Partenariat pour le Progrès et un avenir commun avec le Moyen Orient élargi et l’Afrique du Nord », puis discuté au Sommet de l’OTAN, en 2004. Cela nous rappelle qu’une Révolution est toujours la rencontre entre une insurrection et un &nbsp;- généralement plusieurs - projet. Les révoltes arabes sont le début de révolutions qui déboucheront sur plusieurs issues possibles, dont toutes ne garantissent pas (l’Iran, la Tunisie, la Libye, l’Egypte nous en instruisent) &nbsp;le pouvoir du peuple, la liberté. La démocratie ne se réduit pas à l’élection, elle s’identifie avec la conquête par le peuple de ses droits et libertés, y compris contre les castes, clans, factions, qui parlent en son nom (pour son bien, il va de soi). <br /><br />Démêler l’écheveau syrien revient à repérer d’abord les forces internes et externes. A l’intérieur s’opposent, comme ailleurs, des forces aux visées politiques opposées. De l’extérieur agissent plusieurs forces. L’axe « chiite » Damas - Téhéran en est une, des Etats arabes « sunnites » (convergents et concurrents) en est une série d’autres, la vision « occidentale », OTANienne, &nbsp;(comportant des nuances) en est une troisième, la posture défensive de la Russie et de la Chine, relativement proches géographiquement, en est une quatrième. <br /><br />Dans un deuxième temps, il faut identifier les intérêts majeurs des protagonistes, sélectionner les possibles, arbitrer. Ainsi, les Russes veulent savoir ce que deviendra leur base navale de Tartous, précisément située dans la région de Lattaquié, zone d’influence alaouite du clan Assad. La diplomatie n’est ni une potion magique, ni un gadget ; elle est l’art de composer avec les rapports de forces, de pousser aux négociations, de proposer des concessions, de faire des paris enfin. La volonté politique et l’art des diplomates permettent d’harmoniser peu ou prou les forces et projets contradictoires afin d’aboutir à un compromis.<br /><br />Ceux qui préconisent l’intensification militaire au prétexte que la diplomatie n’a pas réussi négligent le fait que les affrontements n’ont dégagé ni vainqueur ni vaincu et que la militarisation accrue ferait davantage de victimes, surtout parmi les civils. Ils méconnaissent l’antique sentence de Pindare (-518 - -438 avant J.C.), popularisée et latinisée par Erasme en 1515 : « dulce bellum inexpertis » (la guerre est douce à ceux qui ne l’ont pas pratiquée)<br /><br />Gagner la paix est un long processus, a fortiori dans un cas complexe comme la Syrie, où s’opposent des intérêts et des projets aussi forts qu’opposés. <br /><br />Jean-Jacques Rousseau nous en avertit : « Quoique ces deux mots de guerre et de paix paraissent exactement corrélatifs, le second renferme une signification beaucoup plus étendue, attendu qu’on peut interrompre et troubler la paix en plusieurs manières sans aller jusqu’à la guerre. » (Principes du droit de la guerre) Et aussi : « Prouver que la Paix est en général préférable à la guerre, c’est ne rien dire à celui qui croit avoir des raisons de préférer la guerre à la Paix ; et lui montrer les moyens d’établir une paix durable, ce n’est que l’exciter à s’y opposer » (Projet de paix perpétuelle).<br /><br />Il est plus raisonnable de faire confiance aux négociations des diplomates qu’à la violence des &nbsp;troupes régulières, semi régulières ou irrégulières, de quelque bord qu’elles soient. <br /><br />Genève 2 est un chantier, un pari et un espoir. <br /><br />* Coauteur (avec Christophe Miqueu) du livre, <i>Penser la République, la guerre et la paix sur les traces de Jean-Jacques Rousseau</i>, Gabriel Galice est vice-président du GIPRI (Institut International de Recherches pour la Paix à Genève)</span><span class="cf1 fs24 ff1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 30 May 2013 09:39:05 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Lettre bernoise 53 - Angela, rends-nous les  clés du coffre !]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_86xzb5fi"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Lettre bernoise 53<br /><b>« Angela, rends-nous les clés du coffre ! »</b></span><span class="fs22 cf3 ff1"><br /><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1">Mon cher Klaus,<br />Le pugilat verbal qui agite la scène européenne autour de la prépotence allemande tient du théâtre d’ombres, tant les faux-semblants surabondent.<br /><br />M’est avis que les Germains, (je les pratique assidûment), défendent longanimement leurs intérêts tandis que leurs voisins tergiversent, se fourvoient. La chute de Mur conduisant à l’unification, le Traité de Maastricht et la création de l’€ ont, qu’on le veuille ou non, installé la suprématie allemande en Europe. Les Allemands ont préparé les événements, mettant à profit la conjoncture historique pour atteindre des objectifs dûment réfléchis. Les propos du Ministre plénipotentiaire Detlef Weigel sont passablement confondants : « Peut-être l’Allemagne est-elle devenue un peu plus « française » et garde davantage à l’esprit ses propres intérêts. Tout comme la France est peut-être devenue un peu plus « allemande » suite à la crise financière puisqu’elle entend désormais assainir ses finances publiques au prix de grands efforts. » Comment nous faire accroire que l’Allemagne ait jamais sacrifié ses intérêts fondamentaux ? Quand elle a fait des concessions tactiques (en payant la PAC par exemple), c’étaient celles du vaincu attendant son heure. Que les incrédules lisent donc le protocole additionnel allemand au Traité de Rome. C’est un joyau de rouerie pour justifier par la bande la sous-traitance industrielle clandestine en RDA, en proclamant haut et fort sa candeur. Déjà, l’Allemagne mettait en oeuvre une soustraitance bon marché à l’Est pour monter chez elle des produits finis « Made in Germany ».<br /><br />La reconnaissance unilatérale de la Croatie (son vieil allié) a entraîné le ralliement français et l’implosion yougoslave. De bons auteurs (Soutou) nous instruisent d’un processus longtemps prémédité. Les Allemands invoquent l’inflation ayant conduit au nazisme pour justifier leur obsessionnelle politique déflationniste, taisant que Stresemann avait efficacement rétabli la situation. Du coup, l’€ est une copie du DM et le siège de la BCE est à Francfort, capitale financière de l’Allemagne. La BCE a pour seule mission la lutte contre l’inflation alors que le FED étasunienne a aussi pour mandat de combattre le chômage. C’est encore Hitler qui sert de prétexte pour empêcher tout référendum et imposer au peuple allemand des traités européens dont les dirigeants admettent qu’ils les lui ont, dictatorialement, imposés. Bref, les dirigeants allemands, mon cher Klaus, méritent à la fois notre admiration et notre attention. Et le peuple allemand, dupé, consentant, notre commisération.<br /><br />Les fautifs ne sont pas tant les Allemands qui promeuvent leurs vues, que ceux, par sottise et pusillanimité, qui ont confié à l’Allemagne les clés du coffre (se dit, là-bas « Panzerschrank », armoire blindée, ou « Tresor » ), les règles du jeu et le cours des choses. L’Allemagne tire sa puissance de ses talents propres et des médiocrités de ses partenaires. Piteusement, le Premier ministre français cajole ses cousins germains en twittant frénétiquement en allemand. Mieux vaut en rire, mon cher Klaus, pour ne pas en pleurer (Tucholsky).<br /><br />Tout soudain, comme ramenés brutalement à la réalité, nos ingénus voudraient reprendre les clés du coffre des mains de Merkel.<br /><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1">L’économiste Wilhelm Hankel (prônant des monnaies nationales aux côtés de l’€) ou l’ancien ministre des finances Oskar Lafontaine (souhaitant la restauration du SME), qui ne saurait être tenu pour « antigermanique», en appelle à une politique financière et monétaire radicalement différente. Sur le site Truthout, on égratigne vivement la conduite de l’Allemagne vis-à-vis de l’Espagne </span><span class="cf4 fs24 ff1"><span class="imUl"><a href="http://www.truth-out.org/opinion/item/16076-the-german-establishments-imposition-of-austerity-on-spain-recapitulates-fascist-history" class="imCssLink">http://www.truth-out.org/opinion/item/16076-the-german-establishments-imposition-of-austerity-on-spain-recapitulates-fascist-history</a></span></span><span class="cf3 fs24 ff1"><br /></span></p><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><br />Bref, à l’égard de l’Allemagne, François II le mou poursuit les divagations de François I, dit Mythe errant, et de Nicolas I Ie fréné-tic. N’est pas de Gaulle ou Jaurès qui veut. Les mandarins issus de la promotion Voltaire de l’ENA se montrent dignes héritiers de l’amuseur du Roi de Prusse. La germanophilie, mon cher Klaus, n’interdit pas le discernement. Le patriotisme des uns suppose celui des autres, les nationalismes seuls sont incompatibles. Je sais la confusion courante.<br /><br />Parangon de robustesse, l’impératrice Merkel est un mélange de Thatcher et de Bismarck. Elle plaît au peuple allemand qui, sauf cataclysme, va la reconduire à la tête du pays et, conséquemment, de l’Europe.<br /><br />Bien nous en a pris, à nous autres Helvètes, de garder nos distances avec cette Europe-là.<br /><br />Je t’assure, mon cher Klaus, de mon indéfectible amitié.<br /><br />Ton Guillaume tel que tu le lis : ébahi.<br /><br />Berne, le 8 mai 2013</span><span class="fs22 ff2 cf3"><br /></span><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 10 May 2013 12:31:08 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?lettre-bernoise-53---angela,-rends-nous-les--cles-du-coffre--</link>
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			<title><![CDATA[Lettre bernoise 52 - Les guerres de François Hollande]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_fvv9o6wj"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Lettre bernoise N° 52<br /></span><span class="fs20 cf3 ff1"><b><br /></b></span><b><span class="fs24 cf3 ff1">Les guerres de François </span></b><span class="fs20 cf3 ff1"><br /><br /></span><span class="fs24 cf1 ff1">Chère France,<br />Diantre ! Qui l’eût cru ? Pépère s’en va-t-en guerre. Nous autres Suisses sommes narquois,</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">courtois toutefois. Nous ne nous hasarderions pas à surnommer votre Président</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">« Hollandouille », à la manière d’inconvenants follicules français.<br />Après avoir enfilé les pantoufles de Sarkozy à l’Elysée, votre cotonneux François II chausse</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">ses Rangers ! Le Mali ne suffit pas à sa martiale fringale, il lui faut, par surcroît, la Syrie.<br />Comme au bon vieux temps du Mandat, Britanniques et Français s’immiscent dans les</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">affaires syriennes. Armer les bons opposants syriens, les combattants modérés, pas les autres</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">il va de soi, argue le chef des armées. Pas ceux que la France combat au Mali, certes non,</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">prétend-il. Je gage que le fossé entre durs et doux ennemis est moins infranchissable qu’il y</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">paraît. Pour parler franc, m’est avis que cette poudre à canon est de la poudre aux yeux. Tant</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">de balivernes m’accablent. Les mensonges gazettisés accréditent l’opinion selon laquelle</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">n’existerait aucune autre issue que la guerre. Mandataire de l’ONU, Sieur Kofi Annan avait</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">déjà rendu son tablier en protestant contre les livraisons d’armes aux belligérants. Son</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">successeur, sieur Lakdi Brahimi, dit la même chose</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1"><a href="http://www.algeriepatriotique.com/article/lakhdar-brahimi-aux-francais-livrer-des-armes-aux-insurges-syriens-n-est-pas-la-solution" class="imCssLink">http://www.algeriepatriotique.com/article/lakhdar-brahimi-aux-francais-livrer-des-armes-auxinsurges-<span class="ff1"> syriens-n-est-pas-la-solution</span></a></span><span class="cf3 fs24 ff1">. </span><span class="cf1 fs24 ff1">Nos belliqueux journaleux, belles âmes sermonneuses à</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">bâbord comme à tribord, n’en pipent mot.</span><span class="cf3 fs24 ff1"> <br /></span><span class="cf1 fs24 ff1">En se rasant le matin, votre chef de guerre en escarpins doit se pincer la joue pour vérifier</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">qu’il ne rêve pas. Ses bureaucratiques et boutiquières études ne l’ont pas rendu familier de</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">la</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">réflexion du sage Pindare, popularisée, latinisée par Erasme : Dulce bellum inexpertis (la</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">guerre est douce aux inexpérimentés). Cinq soldats sont déjà tombés pour la</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">France : laquelle ?<br />Napoléon, plus que Jaurès, inspire votre François II. Jean Jaurès mit son allant à défendre</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">les</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">mineurs de Carmaux, Hollande laisse choir les ouvriers de Florange, et bien d’autres</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">tâcherons encore. Couard devant les puissants, Mittal, Barroso ou Merkel, il plastronne de</span><span class="cf3 fs24 ff1"> l</span><span class="cf1 fs24 ff1">oin devant les brigands du Sahel mitraillés par les avions et les hélicoptères Dassault, jactant</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">et actant à la manière de George W. Bush.<br />Ses humanités ne l’ont pas davantage familiarisé avec le cauchemar des scandales d’argent au</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">milieu desquels ses compagnons, piteusement, impitoyablement, le noient. Ce prince paie le</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">prix de son impéritie : avoir choisi un entourage douteux, dont plusieurs eurent les faveurs des</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">marchands ; à commencer par celui qui coupa vigoureusement dans les dépenses publiques,</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">supprima des prestations et des emplois, suscita l’enthousiasme des banquiers autant que</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">l’attention de la police financière, de la justice, avant de démissionner. Comment croire qu’ils</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">ne savaient pas, vos marquis roses, ce que nos banquiers suisses connaissaient ? Le</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">fonctionnaire des impôts Rémy Garnier avait, dès 2008, jeté le soupçon sur le compte suisse</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">du sieur Cahuzac. Qui aurait bloqué son mémoire ? L’endogamie sociale, le copinage</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">commun, est en cause, dont les passerelles entre public et privé facilitant compromissions et</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">concussions. Tout s’achète, tout se vend, pourquoi pas les politiciens ? Pourquoi pas les</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">socialistes ? Qu’on les mette aux enchères en place publique, si la transparence est de mise</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">!<br />Cette téléréalité vaudrait les autres, n’en doutez point. La démocratie de marché peut-elle</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">s’affranchir de l’économie de marché ? A quel prix ? Combien de temps ?<br />Votre président, chère France, livre les combats faussement les plus faciles. Il risque fort de</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">perdre sur tous les tableaux, le front martial, le front social, le front politique et le front moral.<br />La sécurité sociale, plus que la sécurité sécuritaire, importe aux citoyens, ici et là. C’est plus<br />ardu, surtout sans toucher à l’ordre établi. La guerre stimule les ventes d’armes, sources de<br />corruptions supplémentaires, de financement des politiciens, des partis. Que tout cela est bien</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">réglé ! Ses conseillers lui font valoir que la guerre procure un surcroît d’autorité. Cela est</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">malséant ; les peuples sont exempts de la sottise escomptée par les princes. Les peuples<br />veulent d’abord sécurité, travail et dignité. Ils n’ont cure des marquis monétisés, roses ou<br />bleus.<br />Le chef de votre Etat serait avisé de faire la guerre à la misère.<br />Affectueusement, chère France, je te souhaite un prompt relèvement. Nous autres, Helvètes,</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">nous aimons votre pays, ses déboires nous affectent.<br />Ton Guillaume tel que tu le perçois : soucieux de votre bien, et qui, très franchement, aimerait</span><span class="cf3 fs24 ff1"> </span><span class="cf1 fs24 ff1">se leurrer.<br />Berne, le 9 avril 2013</span><span class="fs20 cf1 ff1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 11:19:00 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?lettre-bernoise-52---les-guerres-de-francois-hollande</link>
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			<title><![CDATA[Lettre bernoise 51 - Habes papam novum]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_s519829f"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Lettre bernoise N° 51<br /></span><span class="fs20 cf3 ff1"><b><br /></b></span><b><span class="fs24 cf3 ff1">Habes papam novum</span></b><span class="fs20 cf3 ff1"><br /><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1">Cher Hyacinthe,<br />Toi, l’ancien aumônier, tu touches un nouveau pape : habes papam novum, dit-on à Rome. Je doute que tu en sois énamouré éperdu. L’amitié me pousse à t’écrire mon humeur, moi quisuis, tu le sais, mentalement agnostique, existentiellement athée. Tu me livreras ton sentiment, in petto, je t’en prie.<br /><br />L’ancien pontife, Benoît XVI, s’est usé à la tâche. Passer de chef de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (l’ancienne Inquisition), à Pape, c’est muter de responsable du service juridique au poste de Président-directeur Général d’une multinationale, en sus de chef d’Etat ;un labeur exténuant. Ressources humaines défaillantes sur les cinq continents pour vices de fond, finances douteuses selon la justice, le Conseil de l’Europe, la Banque d’Italie et le département d’Etat américain, abandons mondains jusqu’à la Curie ; à 76 ans, le PanzerkardinalRatzinger a jeté l’éponge. Point n’est besoin d’avoir été Pape pour connaître les servitudes, turpitudes et vicissitudes de la conduite d’une organisation humaine au service d’un idéal.<br /><br />Profane en arcanes vaticans, je ne conjecture pas des raisons du départ de Benoît XVI (un méchant parpaillot de ma connaissance le nommait insolemment « treize et trois », comme « très étroit »).<br /><br />François succède à Benoît. Vu de loin, les cardinaux, possiblement assistés par l’Esprit saint, ont réalisé une prouesse, visant l’équidistance, atteignant la quintessence ; argentin, mais d’extraction italienne, philosophe mais chimiste, franciscain mais jésuite, conservateur mais paupériste, ambitieux mais modeste, bénisseur mais béni, dignitaire mais accessible, solennel mais avenant, l’homme a de quoi plaire aux catholiques du monde, aux médias même. N’en déplaise à une image outrageuse, Jorge Bergoglio n’aurait pas présenté l’hostie au dictateur Videla sous l’oeil d’un photographe indiscret mais il n’a pas non plus, en son temps, condamné la dictature argentine. Qu’on se le dise, la théologie de la libération n’est aucunement son credo.<br /><br />Que l’on soit croyant ou mécréant, cher Hyacinthe, l’élection du pape est devenue un « fait social total » (Durkheim), surtout depuis l’intrusion de la télévision dans nos foyers. Deux cogitations, présentement, me viennent : l’exhaussement de la pauvreté d’abord, la relation à la politique ensuite.<br /><br />La lutte contre la pauvreté est une antienne du temps. Les ingénus y voient une compassion aux pauvres. Au vrai, elle est une consolation, une fois la souveraineté des peuples et le droit au développement remisés au musée des archaïsmes tiers-mondistes. Le pape François est à l’unisson du discours paupériste de l’ONU, de la Banque Mondiale et consorts : s’occuper des pauvres sans s’interroger sur les raisons de leur état, la charité sans la justice. Plaindre les pauvres sans fâcher les financiers, négociants et dirigeants qui les affament. Sur ce chapitre, ma condisciple Francine Mestrum a fait la lumière en son notable opuscule: « Mondialisation et pauvreté – De l’utilité de la pauvreté dans le nouvel ordre mondial ». Je t’en recommande la lecture, cher Hyacinthe, et aux Franciscains dignes de ce nom. Ergo, amici simplissimi, sans coup férir, le pape François peut, n’en déplaise aux journaleux incultes, se poser, benoîtement, en paupériste réactionnaire. Son conservatisme, de la sorte, est avéré, sans même aller solliciter ses vues sur les sujets sensibles de la procréation et des relations intimes.<br /><br />Ma deuxième cogitation, cher Hyacinthe, tient à l’union, inévitable, infailliblementincestueuse, de la politique et de la religion. L’affaire est embrouillée, elle le restera longtemps. La religion confine au politique, la politique tient au sacré. Rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu est une gageure. Les vues de Régis Debray, pointant le sacré exubérant, et de Georges Corm, repérant le profane sous-jacent, sont, selon moi, plus complémentaires qu’opposées. Religion et politique participent de deux formes de montage symbolique, selon les pénétrantes vues de Pierre Legendre. L’économie même, selon lui, est nimbée de religieux, comme l’atteste son « Dominium Mundi – l’empire du management ».<br /><br />Crédit et credo sont affaires de croyances. Le management est une nouvelle religion. Ces formes symboliques sont concurrentes en idées, solidaires en fait, pour le meilleur et pour le pire. La laïque République française ne craint pas l’excès de ferveur en dépêchant à Rome son Premier ministre et Madame, flanqués du ministre des affaires étrangères, alors que, par fonction, le ministre de l’intérieur est aussi ministre des cultes. Le parfum d’encens de l’installation du pape sied davantage aux narines délicates des marquis roses que l’odeur de soufre qu’exhalaient les funérailles du président Chavez. Honni soit qui mal y pense. Fille de pasteur, la luthérienne impératrice de la chrétienne Allemagne semblait moins incongrue en ce cénacle. Notre Suisse, traditionnellement partagée entre cantons catholiques et réformés, a raisonnablement dépêché son Conseiller fédéral en charge des affaires extérieures, Didier Burkhalter. A chacun sa vérité, comme disait un saltimbanque transalpin.<br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1"><br />J’appète notre prochaine agape, cher Hyacinthe. Tu éclaireras doctement ma perception,temporaire et profane, des mystères apostoliques.</span><span class="ff2 fs24 cf3"><br /><br /></span><span class="ff1 fs24 cf3">Ton Guillaume tel que tu l’affectionnes : sacrément fidèle.<br />Berne, le vendredi saint 29 mars de l’an de grâce 2013.</span><span class="fs22 ff3 cf3"><br /></span></p><p class="imTAJustify"><span class="ff4 fs20 cf1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sat, 30 Mar 2013 09:54:20 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?lettre-bernoise-51---habes-papam-novum</link>
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			<title><![CDATA[Les chiffres invraisemblables sur la destruction programmée de l’Irak]]></title>
			<author><![CDATA[Dirk Adriaensens, Marc Vandepitte]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_69dybnng"><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Les chiffres invraisemblables sur la destruction programmée de l’Irak</b><br />Dirk Adriaensens, Marc Vandepitte<br /><br /> L’invasion de l’Irak, il y a dix ans, a provoqué la plus grave crise humanitaire dans le monde. Comme on l’avait annoncé, le pays a été systématiquement détruit. La brutale réalité dépasse tout ce qu'il est possible d'imaginer. Ce qui suit ne s’adresse pas aux lecteurs sensibles.<br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-1" src="https://www.deds.ch/images/dds_blog_irak_01.jpg"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br /> <br />“Le chemin vers Jérusalem passe par Bagdad.”<br />Henry Kissinger<br /><br /><br /><b>Morts, disparus, réfugiés</b><br /> <br />Selon l’UNESCO, entre 1991 et 2003, un million d’Irakiens, dont la moitié étaient des enfants, ont perdu la vie suite aux sanctions économiques imposées au pays.[1] Cela n’était que le prélude. Entre l’invasion étasunienne en mars 2003 et mars 2013, 1,5 million d’Irakiens de plus ont été tués.[2]<br /><br />Le nombre de personnes disparues est actuellement estimé entre 250.000 et plus d’un million. Pour les seules familles expatriées, presque 100.000 enfants sont portés disparus.[3]<br /><br />L’invasion et l’occupation qui a suivi ont été à l’origine d’une des plus grandes migrations de peuples provoquée par un conflit dans l’histoire du Moyen-Orient.[4] Un rapport des NU datant de 2008 rapportait 2,8 millions de personnes déplacées à l’intérieur de l’Irak.[5] La Croix Rouge irakienne rapportait, en juillet 2007, qu’au moins 2,5 millions d’Irakiens avait fui à l’étranger.[6] Au total, il s’agissait donc de 5,3 millions de réfugiés[7] sur une population de 31 millions, soit une personne sur six.[8] Parmi ces réfugiés en Irak, 80% sont des femmes et des enfants de moins de 12 ans.[9]<br /><br />Entre l’invasion étasunienne en mars 2003 et mars 2013, jusqu’à 1,5 million d’Irakiens ont été tués. Un irakien sur six est en fuite.<br /><br /><b>Terrorisme, torture, détention, traumatismes…</b><br /> <br />Pendant des années, l'Irak fut le pays le plus violent et le moins sûr du monde.[10] En 2011, il fut rattrapé par la Somalie… Etant donné les multiples attentats à la bombe et la violence religieuse des diverses milices, c’est un endroit plus dangereux que l’Afghanistan.[11] Plus d’une victime sur trois du terrorisme mondial est un Irakien.[12]<br /><br />Ces dix dernières années, plusieurs dizaines de milliers d’Irakiens ont été emprisonnés sans aucune forme d’inculpation ou de procès, dans des prisons officielles ou secrètes (aussi bien irakiennes qu’étasuniennes).[13]<br /><br />“Tu as vu ce qui s’est passé en Afghanistan : les gens se promenaient dans les rues ! Et ils étaient joyeux. Ils avaient des ballons. Ils faisaient de la musique. <br />Et ils accueillaient les Etats-Unis. <br />Car tout le monde sait que les Etats-Unis ne veulent pas occuper l’Irak. »<br />Donald Rumsfeld, à l’époque ministre de la Défense, 4 décembre 2002[14]<br /><br />Entre 2005 et 2008, 50 à 180 corps humains ont chaque jour été jetés dans les rues de Bagdad, portant pour la plupart d'affreuses traces de torture.[15] On sait que la force d’occupation a formé, entraîné, armé et déployé des escadrons de la mort[16] responsables de ces assassinats. Il y a un lien direct entre les centres de torture et le Pentagone.[17]<br /><br />Être journaliste dans ce pays entre deux fleuves n’est pas une sinécure. Depuis l’invasion, au moins 382 journalistes (dont 352 Irakiens) ont été tués.[18] Ce nombre dépasse celui de toute autre zone de guerre de l’Histoire. Pour comparaison : durant la période 1996-2006, 862 journalistes ont été tués dans le reste du monde.[19]<br /><br />Il n’est pas étonnant que les Irakiens souffrent de traumatismes extrêmes, au niveau plus élevé que dans d’autres zones de guerre. Une étude indique que parmi les réfugiés irakiens 80% avaient été témoins d'une fusillade, 72% avaient été victimes d'une voiture piégée, et 75% connaissaient une personne morte assassinée.[20]<br /><br />On sait que les Etats-Unis ont formé, entraîné, armé et déployé des escadrons de la mort responsables de ces assassinats.<br /><b><br />Le pays le moins vivable du monde</b><br /><br />Pour la énième fois, Bagdad a été proclamée « ville moins vivable de la planète »,[21] suite à la destruction systématique par l’armée étasunienne d’usines, d'écoles, d'hôpitaux, de musées, de centrales d’énergie et d’installations de purification des eaux.[22]<br /><br />Pourtant, selon les dispositions de la Convention de Genève, lorsqu’une force d’occupation opère par le biais d’un gouvernement qu’elle a installé, elle est responsable de la protection et du bien-être de la population civile.[23] Ces règles et obligations ont été systématiquement ignorées.<br /><br />“Mais lancez donc une guerre totale contre ces tyrans !<br />Je pense que nous allons faire ça à merveille. <br />Et plus tard, nos enfants nous en feront l’éloge. »<br />Michael Ledeen, American Enterprise Institute, 29 octobre 2001[24]<br /><br />Selon la Croix Rouge, la crise humanitaire en Irak après l’invasion étasunienne est une des pires du monde.[25] Aujourd’hui, 11 millions, soit presque la moitié des citadins irakiens, habitent dans des bidonvilles.[26] En 2000, ils n’étaient même pas 3 millions. Selon Oxfam, 8 millions d’Irakiens ont un besoin d’aide urgente, et 4 millions manquent de nourriture.[27] 70% de la population n’ont pas accès à une infrastructure d’électricité fiable.[28]<br /><br />Les bas niveaux d’eau des lacs et rivières ont provoqué une catastrophe car la canalisation défectueuse a empoisonné l’eau potable, rendue ainsi inapte à la consommation humaine et animale.[29] Par conséquent, 70% des Irakiens n’ont pas accès à l’eau potable.[30]<br /><br />La contamination par l’uranium appauvri et d’autres pollutions liées aux opérations militaires ont engendré une augmentation de déformations génétiques et de cancers qui ont rendu le pays quasi invivable.[31]<br /><br />Pour la énième fois, Bagdad a été proclamée « ville moins sûre de la planète ». La contamination par l’uranium appauvri et d’autres pollutions liées aux opérations militaires ont engendré une augmentation de déformations génétiques et de cancers qui ont rendu le pays quasi invivable.<br /><br /><b>Femmes et enfants</b><br /> <br />En Irak, 44.000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque année,[32] ce qui est deux fois trop élevé. Ça veut dire que chaque jour 60 enfants meurent inutilement.[33] Un demi-million d’enfants sont mal nourris et 800.000 jeunes irakiens, entre cinq et quatorze ans, sont mis au travail.[34]<br /><br />L'Irak est devenu le pays des orphelins. On estime à 5 millions le nombre d’orphelins,[35] dont plus d’un demi-million vivent dans la rue.[36]<br /><br /><br />En Irak, 44.000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque année, ou 60 par jour, soit plus que la normale. Un demi-million d’enfants sont mal nourris et 800.000 jeunes irakiens ,entre cinq et quatorze ans, sont mis au travail.<br /><br />L'Irak est aussi le pays des veuves. En 2007, le Ministère irakien des Affaires des Femmes rapportait qu’il y avait environ 3 millions de veuves, suite à la guerre avec l’Iran, la guerre du Golfe de 1991, et l’occupation de l’Irak depuis 2003.[37] Plus de la moitié des veuves ont perdu leur mari après l’invasion de 2003, avec des conséquences dramatiques pour elles. 8% d'entre-elles seulement perçoivent une pension, 55% sont déplacés, et un nombre équivalent sont victimes de violences.[38]<br /><br />Pour les femmes, l’invasion a signifié un grand bond en arrière. Depuis 2003, nombre de leurs droits ont reculé, notamment le droit à la protection maternelle, à l’emploi et aux soins de santé.[39] À présent, la polygamie est proposée comme une solution au très grand nombre de veuves,[40] et le mu’ta, sorte de mariage de complaisance – une forme de prostitution légalisée – est de retour.[41]<br /><br /><b>Education</b><br /><br />L’enseignement a été une cible systématique dans la destruction de l’Irak. Entre mars 2003 et octobre 2008, plus de 30.000 attaques violentes ont été commises contre des institutions d’enseignement. Plus de 700 écoles primaires ont été bombardées, 200 ont été incendiées et plus de 3.000 ont été pillées. Plusieurs établissements d’enseignement ont été utilisés pour héberger des militaires.[42]<br /><br />En 2008, seule la moitié des enfants entre six et douze ans fréquentait encore l’école.[43] En 2005, ils étaient encore 80%. Plus de 90% des enfants accusent un retard au niveau de l’apprentissage.[44]<br /><br />L’enseignement supérieur a été particulièrement visé et encore plus durement frappé. 84% des institutions de l’enseignement supérieur ont été incendiées, pillées ou gravement endommagées.[45] Plus de 470 professeurs irakiens ont été des cibles, soit presque un enseignant tué par semaine depuis le début du conflit.[46]<br /> <br />L’enseignement a été une cible systématique dans la destruction de l’Irak.Plus de 470 professeurs irakiens ont été tués, soit presque un par semaine.<br /><br /><b>Une fuite de cerveaux sans précédent</b><br /><br />Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que le pays se vide. Depuis l’invasion, 20.000 scientifiques et de professionnels irakiens et 6.700 professeurs de l’université ont fui le pays.[47]<br /><br />Les médecins, notamment, ont pris la fuite. Rien de surprenant quand on sait que, depuis 2003, plus de 2.000 médecins ou infirmiers ont été assassinés.[48] Plus de la moitié des médecins enregistrés se sont également désengagés dans leur propre pays.[49]<br /><br />La désarticulation est totale. 75 % des médecins, pharmaciens, infirmiers, et 80% du corps d’enseignants de Bagdad ont été tués, ont émigré, ou ont abandonné leur poste.[50] Avant 2006, environ 40% de la classe moyenne avait pris la fuite suite à la violence ou la terreur.[51]<br /><br />75 % des médecins, pharmaciens, infirmiers et 80% du corps d’enseignants de Bagdad ont été tués, ont émigré, ou ont abandonné leur poste.<br /><br /><b>Iconoclasme et purifications religieuses et ethniques</b><br /><br />Non seulement les cerveaux ont été décimés mais également l’héritage culturel. Après l’invasion, l’occupant étasunien a laissé 12.000 sites archéologiques sans aucune surveillance et les pillages en ont été la conséquence.[52] Rien qu'au Musée national de Bagdad, 15.000 artéfacts mésopotamiens d’une valeur inestimable ont été volés.[53]<br /><br />Les minorités irakiennes (les Chaldéens, Assyriens, Mandéens, Bahia, Yezidi…) sont au bord de l’extermination car elles sont confrontées à une violence inouïe.[54] Depuis l’invasion, l’Irak attire des combattants djihadistes visant souvent des minorités ethniques et religieuses.[55] Certaines de ces minorités ont vécu pacifiquement en Irak pendant deux mille ans. A l’heure actuelle, ce même scénario se répète en Syrie.<br /><br />Les minorités irakiennes (les Chaldéens, Assyriens, Mandéens, Bahia, Yezidi…) sont au bord de l’extermination.<br /><br /><b>Néo-colonie et terre conquise pour les Etats-Unis</b><br /><br />L’Irak ne fut pas seulement occupé en termes militaires mais également en termes économiques. Le pays est devenu un paradis pour les investisseurs étrangers, au détriment des Irakiens qui n'ont rien eu à dire dans la reconstruction de leur pays.[56] Les nouveaux contrats ont presque tous été attribués à des entreprises étrangères. L’exemple le plus édifiant à ce titre est celui de Halliburton.[57] En 2003, cette entreprise de construction de Houston est parvenue à acquérir un contrat d’une valeur de plusieurs milliards.[58] Détail révélateur : l’ancien CEO (jusqu’en 2000) n'était autre que Dick Cheney, vice-président et homme fort du cabinet de guerre de Bush. Jusqu’à maintenant, l’homme a conservé des intérêts dans cette société.[59]<br /><br />“Il y a beaucoup d’argent pour financier tout ceci (…) les revenus du pétrole de ce pays pourraient s’élever entre 50 et 100 milliards de dollars US dans le courant des deux ou trois années à venir (…) Nous avons à faire à un pays qui peut financier sa propre reconstruction, et assez vite.”<br />Paul Wolfowitz, conseiller d’élite de Bush et architecte de l’invasion, 27 mars 2003[60]<br /><br /><br />De nouvelles lois ont également prévu des impôts faibles permettant que des entreprises irakiennes passent à 100% aux mains d'investisseurs étrangers, y compris le droit de transférer tous les bénéfices à l’étranger.[61] Les transactions financières avec l’étranger sont passées entre les mains d’une banque des Etats-Unis, notamment JP Morgan, le premier financier de la première guerre mondiale et de Mussolini.[62]<br /><br />Même après le retrait (de la plupart) des troupes étasuniennes, en décembre 2011, les conseillers étasuniens restent liés à tous les ministères et services de sécurité.[63] L’ambassade des Etats-Unis à Bagdad est le symbole de la main de fer sur le pays. Cette ambassade est la plus grande et la plus chère du monde, aussi grande que le Vatican, et dotée d’un cadre de personnel de 15.000 personnes.[64]<br /><br />L’ambassade des Etats-Unis à Bagdad est le symbole de la main de fer sur le pays. Elle est la plus grande et la plus chère du monde.Les transactions financières avec l’étranger sont passées aux mains d’une banque des Etats-Unis, notamment JP Morgan, le premier financier de la première guerre mondiale et de Mussolini.<br /><br /><b><br />Facture improbable et situations maffieuses</b><br /><br />Selon Stiglitz, lauréat du prix Nobel, l’invasion de l' Irak a coûté quelque 3000 milliards de dollars,[65] l’équivalent de 100 ans d’aide au développement des Etats-Unis.[66] Un sixième de ce montant aurait suffi pour atteindre les objectifs du millénaire pour le monde entier.[67]<br /><br />Pour l’occupation et la soi-disant reconstruction du pays, des montants considérables ont été prévus. Cependant, ils n’ont toujours pas été équitablement distribués. Selon Transparency International, il s’agit en l’espèce du plus grand scandale de corruption jamais vu dans l’histoire.[68] Des milliards de dollars se sont envolés en fumée. Jusqu’à présent, on vole du pétrole à volonté, puisqu’il n’y a toujours pas de système de mesure moderne disponible.[69]<br /><br />Certes, on a bien tenté de combattre cette corruption massive. Ainsi, un service contre la corruption a vu le jour. Cependant, les fonctionnaires trop zélés sont assassinés. Depuis 2006, 30 inspecteurs contre la fraude ont été « liquidés ».[70]<br /> <br />Selon Stiglitz, lauréat du prix Nobel, l’invasion de l' Irak a coûté quelque 3000 milliards de dollars, l’équivalent de 100 ans d’aide au développement des Etats-Unis.<br /> <br /><b>Parole contre parole</b><br /><br />Avant la première guerre du Golfe, en 1991, James Baker, à l’époque ministre étasunien des affaires étrangères, avait dit à son homologue Tariq Aziz : « Nous allons détruire ton pays et le catapulter à l’âge de pierre ».[71] Près de dix ans plus tard, Paul Wolfowitz, vice-ministre de la Défense et architecte de l’invasion, disait que les Etats-Unis « allaient en terminer avec les états qui soutiennent le terrorisme ».[72] Ils ont tenu parole.<br /><br />“Nous allons détruire ton pays et le catapulter à l’âge de pierre”.<br />James Baker, à l’époque ministre étasunien des affaires étrangères<br /><br />La population irakienne ne se croise pas les bras. Depuis l’invasion et l’occupation qui a suivi, les protestations sont constantes. Elles se sont accélérées lors du Printemps arabe en janvier-février 2011. Depuis le 25 décembre 2012, des protestations massives ont lieu chaque jour à Ramadi.[73]<br /><br />Ces protestations auxquelles participent des centaines de milliers de personnes se sont étendues vers d’autres villes, partout dans le pays. Le 12 janvier dernier, plus de 2 millions de manifestants réclamaient la démission du premier ministre irakien Al Maliki. Ils réclament notamment la fin des atrocités, l’abolition des lois antiterroristes, la fourniture de services de base essentiels, l’arrêt de la marginalisation et de la division organisée parmi les groupes religieux et ethniques, la sanction du comportement criminel de l’armée, de la police et des forces de sécurité.<br /><br />En Chine ou au Myanmar, il suffit d'un dissident pour se retrouver à la une des journaux. Par contre, nos médias gardent le silence sur ces protestations massives. Oui, la vérité est toujours la première victime de toute guerre.[74]<br /> <br />Traduit du néerlandais par Erwin Carpentier<br /><br /><b>Source : </b>De wereld morgen<br /><b>Collé à partir de:</b> &lt;http://www.michelcollon.info/Les-chiffres-invraisemblables-sur.html&gt; <br /><br /><b>Notes :</b><br />[1]https://www.coc.org/files/iraq_fact_sheet.pdf.<br />[2]Le nombre des morts est très controversé et, bien sûr, politiquement très sensible. Le chiffre d’un million et demi est basé sur les calculs suivants :<br />En 2006 déjà, le prestigieux magazine Lancet dénombrait environ 650.000 morts. En 2008, l’Opion Research Business, magazine autant renommé, recensait aussi un peu plus d’un million de victimes. En extrapolant, sur la base des comptes d’Iraq Body Count (IBC), on arrive au chiffre d’un million et demi. Les calculs conservateurs se limitent à 100.000 morts.<br />http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2806%2969491-9/abstract<br />http://www.reuters.com/article/2008/01/30/us-iraq-deaths-survey-idUSL3048857920080130<br />http://www.justforeignpolicy.org/deathcount/explanation<br />http://www.iraqbodycount.org/<br />http://en.wikipedia.org/wiki/Casualties_of_the_Iraq_War#The_Associated_Press_and_Health_Ministry._More_information<br />[3]http://www.unhcr.org/refworld/docid/4d35334e1e.html.<br />[4]http://www.irinnews.org/Report/77594/IRAQ-New-report-highlights-growing-number-of-IDPs, p. 10.<br />[5]http://www.brusselstribunal.org/Refugees.htm.<br />[6]http://www.fmreview.org/FMRpdfs/Iraq/full.pdf.<br />[7]http://www.sfgate.com/opinion/article/Mission-accomplished-Not-for-the-Iraqi-people-3184148.php#ixzz0yUDbF2Va<br />[8]Aujourd'hui, on estime à presque trois millions le nombre total de réfugiés, à l'intérieur du pays ou à l'étranger.<br />www.unhcr.org/pages/49e486426.html<br />[9]http://www.internal-displacement.org/idmc/website/countries.nsf/(httpEnvelopes)/B6C0B024031DFA0F802570B8005A74D6 ?OpenDocument.<br />[10]http://www.visionofhumanity.org/wp-content/uploads/2011/10/2011GPIMethodologyResultsFindings.pdf, p. 4.<br />[11]http://www.musingsoniraq.blogspot.be/2013/02/iraq-still-far-deadlier-place-than.html?goback=.gde_1491617_member_216675612.<br />[12]http://www.visionofhumanity.org/wp-content/uploads/2012/11/Global-Terrorism-Index-Fact-Sheet.pdf.<br />[13]http://www.amnesty.org/en/news-and-updates/report/thousands-iraqi-detainees-risk-torture-after-us-handover-2010-09-13.<br />[14]http://www.defense.gov/Transcripts/Transcript.aspx?TranscriptID=2868.<br />[15]http://www.reliefweb.int/rw/rwb.nsf/db900sid/MWAI-7R74BB?OpenDocument&amp;amp ;query=disappeared%20iraq&amp;cc=irq ; http://www.stv.tv/weather/88812-horror-of-war-at-iraqi-morgue-even-as-attacks-fall.<br />[16]http://www.globalresearch.ca/terrorism-with-a-human-face-the-history-of-americas-death-squads/5317564.<br />[17]http://readersupportednews.org/news-section2/306-10/16361-revealed-pentagons-link-to-iraqi-torture-centers ; http://www.guardian.co.uk/world/2013/mar/06/el-salvador-iraq-police-squads-washington.<br />[18]http://www.brusselstribunal.org/JournalistKilled.htm.<br />[19]http://www.newssafety.org/images/stories/pdf/programme/globalinquiry/killingtheMessenger.pdf, p. 62.<br />[20]http://gorillasguides.com/2008/01/22/syria-un-research-indicates-high-levels-of-trauma-among-iraqi-refugees/.<br />[21]http://www.mercer.com/press-releases/quality-of-living-report-2012.<br />[22]http://www.michaelmoore.com/words/mike-friends-blog/truth-about-end-combat-operations.<br />[23]http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/12A02E96E6AABB55852573D9005ABD42-Full_Report.pdf, p. 3.<br />[24]http://killinghope.org/bblum6/mafia.htm.<br />[25]http://www.icrc.org/eng/assets/files/other/icrc-iraq-report-0308-eng.pdf, p. 3.<br />[26]http://www.unhabitat.org/pmss/listItemDetails.aspx?publicationID=2917, p. 33.<br />[27]http://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/Rising%20to%20the%20humanitarian%20challenge%20in%20Iraq.pdf.<br />[28]http://www.sfgate.com/cgi-bin/artic....<br />[29]http://waterwebster.org/IraqWater.htm.<br />[30]http://www.mcclatchydc.com/2007/11/18/21753/us-struggles-to-restore-drinking.html.<br />[31]http://www.iauiraq.org/documents/1375/images...unitionsHumanHealthinIraq.pdf.<br />[32]http://www.unicef.org/sowc2012/pdfs/SOWC%202012-Main%20Report_EN_13Mar2012.pdf.<br />[33]En 1990, l'Irak avait le même taux de mortalité infantile que son voisin, la Turquie. Aujourd'hui, ce chiffre est le double.<br />http://hdr.undp.org/en/media/hdr_1992_en_indicators1.pdf, p. 142. <br />http://hdr.undp.org/en/media/HDR_2011_EN_Complete.pdf, p. 159.<br />[34]http://childvictimsofwar.org.uk/get-informed/iraq/.<br />[35]http://en.wikipedia.org/wiki/Humanitarian_crises_of_the_Iraq_War.<br />[36]Les estimations du nombre d'enfants orphelins varient énormément. Un rapport des NU de 2008 fait état de 870.000. Des calculs locaux donnent actuellement un nombre de 4,5 à 5 millions d'orphelins. Ces derniers chiffres sont plausibles, étant donné que plus d'un million d'Irakiens ont trouvé la mort et que le nombre d'enfants par femme s'élève à 4,7.<br />http://mawtani.al-shorfa.com/en_GB/articles/iii/features/iraqtoday/2012/03/27/feature-01<br />http://en.wikipedia.org/wiki/Humanitarian_crises_of_the_Iraq_War<br />http://www.alternet.org/story/70886/occupation%27s_toll%3A_5_million_iraqi_children_orphaned<br />http://www.unicef.org/sowc2012/pdfs/SOWC%202012-Main%20Report_EN_13Mar2012.pdf, p. 109.<br />[37] http://worldblog.nbcnews.com/_news/2007/03/29/4377071-iraq-a-nation-of-widows?lite.<br />[38] http://www.ncciraq.org/index.php?option=com_content&amp;amp ;view=article&amp;id=128&amp;Itemid=81&amp;lang=en ; http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=%2Fc%2Fa%2F2010%2F06%2F27%2FIN5D1E116Q.DTL#ixzz0yUDbF2Va.<br />[39] http://www.globalresearch.ca/how-the-us-erase-women-s-rights-in-iraq/1054.<br />[40] http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-12266986.<br />[41] http://usatoday30.usatoday.com/news/world/iraq/2005-05-04-pleasure-marriage_x.htm.<br />[42] http://unesdoc.unesco.org/images/0018/001868/186809e.pdf, p. 202.<br />[43] http://childrenandarmedconflict.un.org/press-releases/25Apr08/.<br />[44] http://www.irinnews.org/printreport.aspx?reportid=26114.<br />[45] http://www.investpromo.gov.iq/index.php?id=80.<br />[46] http://www.brusselstribunal.org/academicsList.htm.<br />[47] http://dissidentvoice.org/2009/08/the-us-war-against-iraq/.<br />[48] http://www.iraqupdates.com/free-news/health/2000-iraqi-doctors-killed-since-2003/2008-03-18.<br />[49] http://www.brookings.edu/ /media/Centers/saban/iraq%20index/index20100630.PDF, p. 35.<br />[50] http://dev-bd.bdnews24.com/details.php?id=88682&amp;amp ;cid=1.<br />[51] http://www.sfgate.com/news/article/CONFLICT-IN-IRAQ-Iraq-refugee-crisis-exploding-2656851.php.<br />[52] http://www.nytimes.com/2007/12/11/news/11iht-iraq.4.8696930.html?_r=0.<br />[53] http://www.nytimes.com/2011/03/15/world/middleeast/15george.html?_r=0.<br />[54] http://www.minorityrights.org/download.php?id=25.<br />[55] http://www.guardian.co.uk/world/2005/jun/23/terrorism.iraq.<br />[56] http://dissidentvoice.org/2010/04/iraq-today-afflicted-by-violence-devastation-corruption-and-desperation/.<br />[57] http://www.halliburtonwatch.org/about_hal/chronology.html.<br />[58] http://articles.latimes.com/2004/jan/17/world/fg-halli17.<br />[59] http://nl.wikipedia.org/wiki/Halliburton.<br />[60] http://zfacts.com/iraq-war-quotes.<br />[61] http://dissidentvoice.org/2010/04/iraq-today-afflicted-by-violence-devastation-corruption-and-desperation/.<br />[62] http://www.nytimes.com/2003/08/30/business/j-p-morgan-selected-to-run-new-trade-bank-in-iraq.html ; http://en.wikipedia.org/wiki/J._P._Morgan,_Jr.<br />[63] http://www.bigeye.com/fc060404.htm.<br />[64] http://en.wikipedia.org/wiki/Embassy_of_the_United_States,_Baghdad.<br />[65] http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/09/03/AR2010090302200.html.<br />[66] http://www.oecd-ilibrary.org/development/development-aid-net-official-development-assistance-oda-2012_aid-oda-table-2012-1-en.<br />[67] http://www.worldbank.org/html/extdr/mdgassessment.pdf.<br />[68] http://www.ft.com/intl/cms/s/0/e5dac110-9557-11d9-bc72-00000e2511c8.html#axzz2Mt6ICfUI.<br />[69] http://www.iraqoilreport.com/oil/iraq-criticized-for-oil-metering-delays-5658/.<br />[70] http://musingsoniraq.blogspot.be/2012/11/the-undermining-of-integrity-commission.html.<br />[71] http://www.twnside.org.sg/title/iraq2.htm.<br />[72] http://www.nndb.com/people/290/000023221/.<br />[73] http://www.dewereldmorgen.be/artikels/2013/01/13/irak-massale-protesten-tegen-het-tweede-gezicht-van-de-bezetting.<br />[74] http://www.dewereldmorgen.be/artikels/2013/02/08/protesten-in-irak-breiden-uit-de-pers-zwijgt-als-vermoord.</span><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 21 Mar 2013 10:18:09 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?les-chiffres-invraisemblables-sur-la-destruction-programmee-de-l-irak</link>
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			<title><![CDATA[Islam, les modérés peuvent-ils émerger ?]]></title>
			<author><![CDATA[Felice Dassetto]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_oz7ysz69"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Islam : les modérés peuvent-ils émerger ? </b></span><b><span class="fs20 cf3 ff1"><br /></span></b><span class="fs20 cf3 ff1"><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1"> Face aux pensées &quot;frériste&quot; et &quot;salafiste&quot; dont peuvent émerger des groupes qui exigent tout et par n'importe quel moyen, il existe une pensée musulmane qui cherche l’harmonie entre foi fondatrice et monde contemporain. Une opinion de Felice Dassetto, sociologue. <br /> <br /> L’action armée au Mali était inévitable. Si les armées malienne et des pays environnants avaient pu la mener seules cette guerre, c’eût été mieux. Ce n’était pas le cas. La France est plus qu’un simple appui. Action indispensable, même si, probablement, des intérêts économiques s’engouffreront dans le sillage de l’action armée. Ceci dit, une nouvelle question (comme en Afghanistan) se pose : la répression du jihadisme islamique est inévitable. Mais suffit-elle ? Et après ? <br /> <br /> L’action &quot;d’après&quot; emprunte en général deux directions indispensables : l’instauration d’une démocratie formelle et la promotion du développement économique. Mais cette double réponse (donnée souvent bien partiellement) ignore l’idéologie religieuse qui sous-tend les actions jihadistes. <br /> <br /> Dans le cas malien tout comme en Afghanistan, on soulignera les objectifs criminels (trafic de drogue, prises d’otages en vue d’une rançon ) de certains groupes ou leaders pour dire que l’idéologie religieuse est secondaire. Ce qui est probablement vrai pour certains, mais pas pour des jeunes qui partent au combat poussés par une injonction morale, légitimée par la notion religieuse de jihad¸ assortie par un esprit d’aventure et une quête de reconnaissance, justifiés également par l’idéologie religieuse. <br /> <br /> Cet esprit religieux-idéologique, dans le monde sunnite, a aujourd’hui deux racines. L’une d’elles est forgée depuis les années 1930. Elle pense que la revivification de l’islam et des sociétés musulmanes passe par l’édification d’un Etat guidé par la doctrine islamique. Ce sont les Frères musulmans en Egypte ou Maulana Maoudoudi en Inde et au Pakistan. <br /> <br /> La victoire du chiite Khomeiny en Iran a servi d’aiguillon. De ces racines sont nées, depuis l’origine, des formes d’extrémisme. Dans les années 1970 sont nés des mouvements radicaux nouveaux, appelés &quot;islamistes&quot;. On parle aujourd’hui d’un islamisme modéré : il doit faire la preuve de ce que &quot;modération&quot; signifie. <br /> <br /> La doctrine du jihad, relue selon l’usage qu’on veut en faire, a polarisé l’action : jihad contre les Soviétiques en Afghanistan; jihad contre les régimes musulmans corrompus ou vendus à l’Occident; jihad mondial d’al Qaïda et de ses avatars contemporains. <br /> <br /> La deuxième racine de l’extrémisme a sa source dans la version moderne du wahhabisme saoudien. Le wahhabisme est une doctrine littéraliste rigoriste, centrée sur le culte et la norme morale, fondée en Arabie à la fin du XVIIIe siècle. Elle a trouvé un allié dans la tribu des Saoud. Ensemble, ils ont façonné le projet de cette tribu de se hisser à la tête d’une Arabie unifiée : le royaume saoudien. <br /> <br /> Régime théocratique, oligarchique, oppresseur de la femme comme sujet et personne libre et autonome. Ce royaume a un projet plus vaste : hégémoniser le monde musulman sous l’égide du wahhabisme. Mais le &quot;wahhabisme&quot; apparaissait, très, trop &quot;saoudien&quot;, appartenant à une culture bédouine et à une société qui ne sont pas fort appréciées par le monde musulman et urbain. Le coup de génie des leaders religieux et politiques saoudiens depuis les années 1960 a été de changer d’appellation et de proposer une version modernisée du wahhabisme, appelée &quot;salafisme&quot;. <br /> <br /> L’usage nouveau de cet ancien terme, fondé sur la racine &quot;salaf&quot;, les anciens (le Prophète et ses compagnons de la première heure) donnait une portée universelle à cette doctrine, qui se présente purifiée par un retour aux sources de l’islam (ou plutôt à sa lecture des sources). Chacune à sa manière, souvent en opposition (comme aujourd’hui en Egypte ou en Tunisie), les pensées &quot;frériste&quot; et &quot;salafiste&quot; aboutissent à une pensée totale autour de l’idée de la prééminence absolue du religieux (et de l’islam), de l’englobement de l’individu et de l’organisation sociale au sein de la vision religieuse et de la nécessité d’un Etat qui promulgue des lois cohérentes avec ce système de pensée. <br /> <br /> Ces pensées n’aboutissent pas d’office à un radicalisme. Elles peuvent se donner le temps d’une stratégie lente. Mais en leur sein peuvent émerger des individus et des groupes qui, à partir de cette vision totale, veulent exiger tout, tout de suite et par n’importe quel moyen : extrémismes et radicalismes apparaissent. Ben Laden est un exemple parmi bien d’autres. <br /> <br /> La pensée frériste et, depuis les années 1970 la pensée salafiste, cette dernière s’appuyant sur les moyens pétroliers saoudiens et d’autres monarchies du Golfe, ont essaimé de manière organisée en propageant les idées et en formant des leaders tant dans le monde musulman qu’en Europe. <br /> <br /> Face à cela, il existe dans le monde musulman une pensée (que l’on peut appeler réformatrice) en quête d’une harmonie entre foi fondatrice et monde contemporain (même si elle est critique à l’égard de pas mal d’orientations de ce monde). Pensée qui vise à concilier la foi religieuse avec le pluralisme, la démocratie et la science, à travers un travail moderne d’interprétation des textes et de l’histoire fondatrice. <br /> <br /> Cette vision de l’islam semble une quête majoritaire au sein des populations et certainement parmi les musulmans européens. Mais ces majorités restent silencieuses, les réformateurs restent des figures individuelles, sans parvenir à une action structurée. Manque de moyen ? Ou pensée qui continue à rester à l’état du commencement, alors que la première prise de conscience de cette nécessité réformatrice date de plus d’un siècle ? <br /> <br /> Tant que le monde musulman ne parviendra pas à faire émerger cette autre vision religieuse renouvelée d’autres Mali surgiront. Ils s’appuieront sur les malaises face aux sociétés contemporaines et au mode de développement du monde. Les idées ont leur force et les idées religieuses encore plus. Les contre-feux agnostique ou athée (qui ont le droit et le mérite d’exister) sont loin de suffire. La réalité du monde musulman le montre depuis quarante ans, tout comme la réalité des pays du Printemps aujourd’hui. <br /> <br /> L’émergence d’une nouvelle pensée religieuse est également indispensable parmi les musulmans européens. Ceux-ci ont vécu jusqu’à présent en important leurs idées du monde musulman. Les choses commencent à bouger, lentement, très lentement. Une nouvelle pensée doit émerger à partir de l’expérience européenne. Et ce n’est pas l’islam importé des pays d’origine, de la Turquie, du Maroc, de l’Algérie ou d’ailleurs qui pourra fournir une réponse (ceci contrairement à ce que pensent et expriment des femmes et des hommes politiques, comme le ministre belge Didier Reynders sur les ondes de la RTBF le 15/2/2013). <br /> <br /> C’est une lourde erreur de perspective. L’islam de ces pays n’est pas &quot;naturellement&quot; modéré. En général il est poussiéreux. Et de toute manière l’expérience vécue par les musulmans européens est bien éloignée de celle de musulmans qui vivent dans une société entièrement musulmane (sauf avec des minorités non musulmanes qui ont d’ailleurs de plus en plus des difficultés à survivre) et méconnaissent la question du pluralisme de conviction tel qu’il se vit en Europe, qui s’accommodent des positions antiscientifiques (par exemple en matière de théorie de l’évolution) de cet islam. <br /> <br /> Ceci dit, le mode de développement mondial contemporain, économique, culturel et social impulsé par la vision occidentale/nord-américaine du monde, devra aussi donner lieu à de sérieuses révisions critiques et à des changements de cap fondamentaux. Le monde &quot;riche&quot; ne semble pas prendre conscience de cette exigence. <br /> <br /> Version abrégée d’un texte consultable sur le site </span><span class="cf4 fs24 ff1"><span class="imUl"><a href="http://www.uclouvain.be/cismoc.html" class="imCssLink">http://www.uclouvain.be/cismoc.html</a></span></span><span class="fs22 cf3 ff2"><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="ff1 fs20 cf1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 10 Mar 2013 16:43:31 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?islam,-les-moderes-peuvent-ils-emerger--</link>
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			<title><![CDATA[Guerre au Mali : entre angélisme et cynisme]]></title>
			<author><![CDATA[Gabriel Galice]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_152fl22s"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Guerre au Mali : entre angélisme et cynisme</b></span><span class="ff1 fs20"><br />Gabriel Galice*<br /><br /></span><span class="fs24 ff1">Trois questions valent d’être posées pour faciliter la compréhension de la guerre au Mali et de son issue.<br /><br />La première : comment en est-on arrivé là ? La décolonisation de 1960 n’a pas permis le développement économique, assise matérielle d’un Etat viable. Les mêmes qui &nbsp;s’accommodent du néo-colonialisme et préconisent des politiques libre-échangistes asymétriques sont des pompiers pyromanes cyniques qui versent des larmes de crocodile sur l’Etat malien « failli ». Les organisations internationales ont imposé l’abandon des cultures vivrières au bénéfice de la production de coton aux fins d’insertion dans le marché mondial alors que les puissants concurrents (USA, Chine, Union européenne…) subventionnent leur industrie cotonnière et que des marchands spéculent sur les cours du coton. Dans son livre « L’étau », Aminata Dramane Traoré, ancienne ministre malienne de la culture, décrit l’étranglement de l’Etat malien soumis aux conditionnalités du FMI, par suite l’appauvrissement de sa population. Elle fit la leçon inaugurale du cours d’été du GIPRI en 2003. « La descente aux enfers a commencé vers la fin des années 70 avec la chute brutale des produits tropicaux et la difficulté pour les pays exportateurs de faire face au service de la dette extérieure (…) Le FMI et la banque Mondiale sont entrés en jeu pour contraindre nos pays à l’austérité budgétaire. » (Cahier du GIPRI n° 1- &nbsp;p.22) Plus récemment, les Etats-Unis ont formé les cadres de l’armée malienne, dont le putschiste Amadou Sanogo, qui devait précipiter l’invasion du Nord Mali par des « entrepreneurs de violence » (George Elwert) et autres narco-djihadistes. « Nous n’avons pas consacré le temps nécessaire aux valeurs et à l’éthique militaire », déclare le Général Carter Ham, chef de l’Africacom, évoquant la formation dispensée au capitaine Sanogo. <br /><br />Seconde question : Que fait, que veut la France ? Le Président français s’est prudemment gardé de se référer à la résolution 2085 de l’ONU, stipulant le « déploiement de la mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine ». Le représentant de la Fédération de Russie à l’ONU a diplomatiquement déclaré que l’intervention française était « conforme à l’esprit de la résolution de l’ONU ». François Hollande a évoqué le cadre bilatéral des accords militaires entre le Mali et la France, « la lutte contre le terrorisme » et le rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali. Il aurait pu éviter d’ajouter que la France ne poursuivait aucun intérêt particulier. Tout Etat est fondé à défendre ses intérêts. De facto, le Mali est dans la « zone d’influence » de la France ; ses intérêts régionaux y sont politiques, militaires, économiques, culturels. Les relations interétatiques ne sont pas gouvernées par la philanthropie. Les exactions des « éléments terroristes », si elles semblent fonder l’emploi de la force pour les contrecarrer, ne sauraient suffire à justifier la rhétorique, intempestive, sélective, angélique, des droits de l’homme. Il peut arriver que les grands principes rejoignent les grands intérêts mais ils ne se confondent jamais. S’agit-il, en l’espèce, &nbsp;d’une division du travail ou d’une rivalité avec les Etats-Unis ? Les deux sans doute. Que coûte l’intervention, en vies humaines et au budget de la France ? La phase militaire initiale est la plus facile. Reste à voir comment se déroulera la guérilla que mèneront probablement les différents groupes armés non-étatiques &nbsp;(et leurs alliés), qui couvrent cyniquement leurs affaires douteuses et leurs visées politiques sous la bannière de l’islam.<br /><br />Troisième question : et après ? Sauf dans les manuels de « Nation Building », on ne construit pas un pays de l’extérieur par la force militaire. Il appartient aux peuples de construire leurs nations, l’indépendance de chacun résidant dans le libre choix de ses interdépendances. Le Mali a davantage besoin de conseillers agronomes, de bons gestionnaires, d’investisseurs que d’experts militaires. L’Afrique a besoin d’un développement équilibré, de partenariats dignes, pas d’aumône. Il lui faut « la volonté et le courage politique dans les rapports avec les nations riches et les institutions internationales de financement » écrit encore Aminata Traoré. Le co-développement doit être autre chose que le supplément d’âme d’une politique d’immigration restrictive. C’est l’ensemble du modèle de développement (ou plutôt de maldéveloppement) qui est en cause, au travers de relations économico-politiques internationales publiques et privées, bilatérales et multilatérales. Tout en dénonçant la « Françafrique », François Hollande n’affiche pas l’intention de vouloir s’engager fermement dans cette voie novatrice d’un « développement global, endogène, intégré ». (François Perroux)<br /><br />Entre angélisme et cynisme, la voie semble étroite mais c’est la seule. <br /><br /><br />* Gabriel Galice est vice-président de l’Institut International de Recherches pour le Paix à Genève (GIPRI)</span><span class="ff1 fs20"><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 15:59:49 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?guerre-au-mali---entre-angelisme-et-cynisme</link>
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			<title><![CDATA[Le phénomène de disparition des abeilles est en train de prendre un tour dramatique.]]></title>
			<author><![CDATA[Nicolas Laarman]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_9867npxg"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Le phénomène de disparition des abeilles est en train de prendre un tour dramatique.<br />Les derniers chiffres de l'Institut de recherches publiques FranceAgrimer, dépendant directement du Ministère de l'Agriculture, sont effarants :<br />Plus de 1 000 colonies d'abeilles sont décimées en France... CHAQUE JOUR !<br />En seulement 6 ans, le nombre d'apiculteurs aurait chuté de plus de 40 % ! Et ce serait « directement corrélé à la disparition des abeilles » d'après France Agrimer 1.<br />C'est une véritable révolution silencieuse et tragique que nous sommes en train de vivre.<br />La majeure partie de ce que nous cultivons aujourd'hui et consommons au quotidien est en danger : tomates, courgettes, melon, pastèque, fraises, pommes, abricots, cassis, mûres, choux, oignons, poivrons, poireaux, persil, tournesol...<br /><br />Les abeilles ne font pas uniquement du miel. Elles sont une humble et gigantesque force de travail, pollinisant 80 % des plantes à fleurs sur terre, et près de 90 % des plantes que nous cultivons. Il n'existe aucune alternative, ni technique, ni scientifique, pour les remplacer 2.<br />Sans elles, c'est l'alimentation de toute la population qui est menacée ! Sans parler de millions d'espèces d'insectes, d'oiseaux et de mammifères qui dépendent directement de ces plantes pour se nourrir.<br />Ce déclin catastrophique des abeilles est un phénomène complexe. Mais parmi les multiples facteurs qui joueraient un rôle dans cette hécatombe, il y en a un – majeur, décisif – qui est aujourd'hui clairement identifié et dénoncé par plus d'une quarantaine d'études scientifiques menées à travers le monde depuis plus de dix ans 3.<br />Il s'agit d'un groupe d'insecticides utilisés massivement sur les cultures : les néonicotinoïdes.<br />Ce sont des variétés de pesticides systémiques, c'est-à-dire qu'ils sont mis sur la graine de la plante, et lorsque celle-ci poussera, elle suintera des composants chimiques à forte dose qui ne laissent aucune chance aux insectes quels qu'ils soient.<br />Les hécatombes ont commencé, et progressivement augmenté dans les années qui ont suivi l'apparition de ces nouveaux pesticides sur le marché, dans les années 1990. Et les populations d'abeilles augmentent là où ces produits ont été interdits.<br />Les preuves à charge contre ces pesticides ultra-nocifs sont accablantes, et pourtant...<br />Sous la pression des grands groupes agrochimiques, Bayer, Syngenta, Dow Chemical ou Monsanto, ils continuent à être autorisés, commercialisés et utilisés massivement dans les champs, - tuant ainsi des millions d'abeilles chaque année 4.<br />C'est pour couper court à cette situation dramatique que la députée Laurence Abeille (la bien-nommée !) a déposé une proposition de résolution pour interdire immédiatement les pesticides néonicotinoïdes dangereux pour les abeilles.<br />Si cette résolution était adoptée par l'Assemblée Nationale, des millions d'abeilles seraient sauvées, permettant ainsi la préservation de l'écosystème et de l'alimentation des générations futures 5.<br />Plusieurs de ses collègues soutiennent déjà l'initiative de Laurence Abeille, mais si nous ne faisons pas immédiatement et massivement pression sur les députés pour qu'ils co-signent cette proposition, elle sera rejetée.<br />De leur côté, les lobbys de l'industrie des pesticides sentent l'étau se resserrer. Et ils font des pieds et des mains pour que leurs produits continuent à être vendus : ils brandissent de pseudos arguments scientifiques pour prouver qu'on n'a pas d'autre choix que d'utiliser leurs poisons, ils prédisent des licenciements massifs si leurs produits étaient interdits...<br />Ils sont en passe de bloquer la proposition de Laurence Abeille à l'Assemblée Nationale.<br /><br />C'est pour cela que je vous demande d'interpeller dès à présent le député de votre circonscription, afin de lui demander de cosigner cette proposition de résolution. <br />C'est très simple, il vous suffit de suivre ce lien :<br /><br /><a href="http://www.pollinis.org/petitions/proposition_Laurence_Abeille.php" class="imCssLink">http://www.pollinis.org/petitions/proposition_Laurence_Abeille.php</a><br /><br />Et s'il vous plaît, transmettez cet email à vos contacts pour leur demander de faire pression à leur tour sur leur député pour qu'il co-signe la proposition de résolution pour mettre fin à cette hécatombe.<br /><br />Pour peser dans la balance face aux multinationales agrochimiques, la mobilisation doit être massive. Il faut que chaque député reçoive des milliers de messages provenant de citoyens électeurs de sa circonscription.<br /><br />Nous devons donner le plus d'ampleur possible à cette action primordiale (ce n'est pas tous les jours qu'une députée se positionne aussi franchement dans le combat pour sauver les abeilles !).<br /><br />C'est pour cela que toute l'équipe de Pollinis a travaillé d'arrache-pied pour recenser les noms, les emails et les circonscriptions de chacun des 577 députés qui siègent à l'Assemblée nationale, pour que vous n'ayez plus qu'à mettre votre nom et qu'un email soit envoyé directement à votre député.<br /><br />Pour envoyer votre email à votre député, cliquez ici.<br /><br />Et s'il vous plaît, juste après avoir signé, transmettez cet email à vos amis pour qu'ils interpellent eux aussi leur député. Seule une mobilisation massive des citoyens pourra décider les députés de tous bords politiques à cosigner cette proposition de résolution.<br /><br />Je compte sur vous !<br />Merci d'avance,<br /><br />Nicolas Laarman<br />Délégué général - Pollinis<br />Conservatoire des Fermes et de la Nature<br /> <br />SOURCES ET COMPLÉMENT D'INFORMATIONS :<br />(1) FranceAgrimer – Etablissement National des Produits de l'Agriculture et de la Mer :<br /> Audit économique de la filière apicole française – Septembre 2012<br />http://www.franceagrimer.fr/Actualites/node_22291/Audit-economique-de-la-filiere-apicole-francaise/%28filiere%29/983/%28nodeActu%29/985<br />(2) Global Honey Bee Colony Disorders and Other Threats to Insect Pollinators :<br />http://www.unep.org/dewa/Portals/67/pdf/Global_Bee_Colony_Disorder_and_Threats_insect_pollinators.pdf<br /><br />PNUE : les abeilles menacées d'extinction, l'humanité met en cause son avenir : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=24688#.UP2311HWnrk<br />(3) 47 études qui condamnent les néonicotinoïdes : http://www.pollinis.org/spip.php?page=article&amp;id_article=74<br />(4) Le futur des abeilles est-il entre les mains du lobby des pesticides - Corporate Europe Observatory, European Beekeeping Coordination - Novembre 2010 : http://bee-life.eu/fr/doc/151/<br />(5) Assemblée Nationale – N° 300 : Proposition de résolution relative à la préservation des insectes pollinisateurs et à un moratoire sur les pesticides de la famille des néonicotinoïdes et des phénylpyrazoles : http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0300.asp<br /> <br />Soutenez le réseau Pollinis !<br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 25 Jan 2013 16:53:31 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?le-phenomene-de-disparition-des-abeilles-est-en-train-de-prendre-un-tour-dramatique-</link>
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			<title><![CDATA[Quand le handicap est porteur de génie]]></title>
			<author><![CDATA[Nicolas Munoz de la Mata]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_2z5fpg8z"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Quand le handicap est porteur de génie…</b></span><span class="fs36 ff2 cf3"><br /></span><span class="fs24 ff1 cf3">Si vous ne connaissez pas encore Daniel Tammet, retenez désormais ce nom. Ses exploits, dans le domaine de la mémoire et des calculs mentaux très complexes l’ont fait considérer par les médias comme un homme-ordinateur. Car l’apparition d’un documentaire éponyme établissait &nbsp;qu’il &nbsp;manie des prodiges mathématiques. Pour casser cette image uniquement cybernétique, il a écrit ses mémoires, en 2007. «<span class="imUl"><i>Je suis né un jour bleu</i></span>». Cette autobiographie a tout de suite été un best-seller, traduit en dix neuf langues. Car cet homme atteint du syndrome d’Asperger* narre son enfance un peu bizarre, mais somme toute heureuse au milieu d’une nombreuse fratrie. Puis ses premiers émois amoureux et, surtout, les expériences effectuées par des chercheurs en neuroscience du monde entier. Lesquelles font dire aux scientifiques qu’il est la pierre de Rosette de l’autisme. Car il Daniel Tammet a la particularité de faire la synthèse de ce qu’il ressent et de pouvoir l’exprimer. De manière non seulement intelligible mais belle sur le plan littéraire.<br />Dans ce premier livre, Tammet explique qu’il n’est pas obligé d’effectuer mentalement les calculs les plus complexes. Car les solutions lui apparaissent comme autant de paysages qu’il n’a plus qu’à observer. Ce qui est une notion développée en synesthésie. <br />En tous cas, son premier livre, à bousculé ses habitudes. Il a désormais trouvé sa véritable voie dans le travail d'écriture.<br />Aussi, en 2009, il dédie son deuxième livre, «<span class="imUl"><i>Embrasser le Ciel Immense</i></span> (Editions Les Arènes), <i>à la beauté qui sommeille en chaque esprit»</i>. S'appuyant à la fois sur ce qu'il perçoit &quot;de l'intérieur&quot; et sur les expériences scientifiques les plus récentes, il fait un état des lieux des connaissances actuelles sur le cerveau. Remettant en cause nombre d'idées sur le «<span class="imUl">lt QI</span>» et l'intelligence il préconise des méthodes personnelles pour apprendre plus facilement une langue étrangère ou pour mieux comprendre les mathématiques. Il s'interroge &nbsp;également sur le futur de l'esprit humain. Il démontre, surtout, qu'il est possible d'établir des passerelles entre les capacités du cerveau d'un savant-autiste et celui d'une personne lambda. Car il est réducteur de toujours les opposer. Cet ouvrage séduit par le fait qu’il est explicite et ne se réfugie pas dans l'abstraction. Car Daniel Tammet a quelque chose d'un petit Prince, qui s’exprime comme s'il décrivait &nbsp;&nbsp;la Terre depuis une autre planète, &nbsp;ce qui serait un gage d’objectivité. <br />Le 17 janvier 2013, il publie son troisième livre <span class="imUl"><i>L’Éternité dans une heure</i></span>, une initiation à la poésie des nombres</span><span class="cf4 fs24 ff1"><span class="imUl">.</span></span><span class="cf3 fs24 ff1"><br />Considéré par d’aucuns comme une sorte de Rimbaud, non seulement de la mathématique mais aussi des lettres. En tous cas par de nombreuses personnalités, dont <span class="imUl">lt Jacques Chirac</span>, <span class="imUl">Amélie Nothomb</span>, <span class="imUl">Jean d'Ormesson</span>, <span class="imUl">lt Claude Lanzmann</span>, <span class="imUl">Bernard Pivot</span>, <span class="imUl">Sempé</span>, <span class="imUl">Max Gallo</span> et Bernard Pivot &nbsp;le tiennent pour &nbsp;le plus génial de nos contemporains.<br />En tous cas, ses capacités de calcul et de mémorisation sont à des années lumière d’un citoyen lambda: Il parle une douzaine de langues. Dont l’islandais, qu’il a appris en moins d’une semaine. Il a battu, en 2004, le record d’Europe de récitation des décimales du nombre </span><span class="ff3 cf3 fs24">π (pi) </span><span class="ff1 cf3 fs24">–</span><span class="ff3 cf3 fs24">elles sont vingt de</span><span class="ff1 cf3 fs24">ux mille cinq cent quatorze!- de manière ininterrompue, en cinq heures et neuf minutes. Ceci sans commettre une seule erreur!<br />Ce génie, qui écrit avec autant de talent et de précision qu’il calcule, y ajoute la poésie. Et l’humour. Car c’est sans doute ce qui lui fait regretter que, dans les écoles, on n’enseigne que les premières décimales du nombre de pi. «<i>C’est comme si</i> –dit-il–<i> l’on apprenait seulement trois ou quatre mot de Molière</i>». Or Molière est très important pour ce britannique qui vit à Paris et a choisi de se faire naturaliser français avant d’épouser son compagnon.<br /> <br />*syndrome d’Asperger: <br /> <br />Le syndrome d'Asperger est un <span class="imUl"><i>trouble du spectre autistique</i></span><i> </i>qui se caractérise par des difficultés significatives dans les <span class="imUl"><i>interactions sociales</i></span>, associées à des intérêts restreints et des <span class="imUl"><i>comportements</i></span><i> </i>répétés. Le <span class="imUl"><i>langage</i></span> et le développement <span class="imUl"><i>cognitif</i></span><i> </i>sont cependant relativement préservés par rapport aux autres troubles du spectre autistique. Bien qu'elles ne soient pas retenues pour le diagnostic, une maladresse physique et une utilisation atypique du langage sont souvent rapportées. Ce syndrome a été nommé après les travaux du <span class="imUl"><i>pédiatre</i></span> autrichien <span class="imUl"><i>Hans Asperger</i></span> qui décrit en 1943 des enfants chez lesquels on constate un déficit de les techniques d'imagerie cérébrale n'ont pas identifié de phénomène pathologique commun évident.<br />Lorsque le diagnostic est établi, une prise en charge pluridisciplinaire avec différentes techniques complémentaires est proposée. Cependant, l'efficacité de certaines interventions est difficile à estimer car les données sur le sujet sont encore limitées.<br /> La prise en charge est centrée sur les <span class="imUl"><i>thérapies comportementales</i></span>, qui se concentrent sur des déficits spécifiques : capacités de communications faibles, routines obsessionnelles et répétées, maladresse physique . La plupart des enfants s'améliorent quand ils deviennent adultes, mais des difficultés sociales et de communication peuvent persister.<br />Certains chercheurs comme <span class="imUl">Simon Baron-Cohen</span> et des personnes atteintes du syndrome d'Asperger ont posé la question de savoir si le syndrome d'Asperger doit être considéré comme une <span class="imUl"><i>différence</i></span> plutôt que comme un <span class="imUl"><i>handicap</i></span> qu'il faut traiter ou guérir.<br /><span class="imUl">Les limitations handicapantes, socialement en particulier, sont associées à une singularité qui se révèle parfois être une compétence exceptionnelle</span>.<br />Note: En dehors du génie Daniel &nbsp;Tammet que je viens d’évoquer, les amateurs de mathématiques ont intérêt à consulter les site </span><span class="cf4 ff1 fs24"><span class="imUl">www.chaos-math.org</span></span><span class="cf3 ff1 fs24"> sur lequel Aurélien Alvarez, Etienne Ghys et Jos Leys démontrent que l’apparent chaos du monde obéit à un ordre mathématiquement explicable.<br />Nicolás Muñoz de la Mata</span><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 20 Jan 2013 21:56:04 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?quand-le-handicap-est-porteur-de-genie</link>
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		</item>
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			<title><![CDATA[Lecture politique de la bible]]></title>
			<author><![CDATA[Armand Laferrère / Nicolas Munoz de la Mata]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_8590lc39"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Lecture politique de la Bible</b></span><span class="fs20 cf3 ff1"><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1">Voici un extrait d’une interview d’Armand Laferrère parue dans Le Figaro Magazine. Je n'y ajoute aucun commentaire personnel!<br />Ce Normalien, énarque, conseiller à Cour des comptes et membre du comité de rédaction de la revue, cet éminent connaisseur des Ecritures nous offre une lecture politique de la bible. <br /></span><span class="fs24 cf3 ff1">Armand Laferrère nous plonge avec clarté et érudition dans les textes qui ont légué à l'humanité le principe selon lequel, du fait de la tendance de la nature humaine à faire le mal, tout pouvoir politique doit être limité. Une belle occasion pour relire la </span><span class="cf4 fs24 ff1"><span class="imUl">Bible</span></span><span class="cf3 fs24 ff1"> et découvrir, derrière l'œuvre littéraire et spirituelle, des leçons fondamentales pour notre temps. Et un vibrant plaidoyer pour la liberté des hommes.<br />Notre temps n'est pas très favorable aux religions monothéistes, attaquées par les athées comme par les dénonciateurs du fondamentalisme. Pourquoi revenir à la Bible, surtout pour en faire une lecture politique? <br />Armand Laferrère. - Parce que l'idée, récemment revenue à la mode, selon laquelle la Bible serait la source du totalitarisme, n'est qu'une vieille lune sans aucun fondement dans le texte biblique. On la considérait déjà comme un cliché démodé au XVIIIe siècle! Il y a eu, bien sûr, des dictatures qui se disaient chrétiennes. Mais la cause n'est pas dans la Bible: elle est dans la nature humaine, qui pousse tous ceux qui ont le pouvoir à vouloir en abuser. Les véritables totalitarismes - le </span><span class="cf4 fs24 ff1"><span class="imUl">nazisme</span></span><span class="cf3 fs24 ff1"> et le </span><span class="cf4 fs24 ff1"><span class="imUl">communisme</span></span><span class="cf3 fs24 ff1"> - ont toujours considéré, et avec raison, la Bible comme la plus grande ennemie de leurs ambitions démentes. Il y a à cela une raison précise: les textes bibliques comprennent, en plus de leur contenu spirituel, une réflexion longue et sophistiquée sur le pouvoir politique. Les conclusions de cette réflexion sont sans ambiguïté. La Bible répète sans cesse qu'il faut se méfier des hommes de pouvoir, quels qu'ils soient, parce qu'ils ne peuvent pas échapper à la tendance au mal qui est au centre de la nature humaine. Elle appelle à voir les princes tels qu'ils sont vraiment, dans toute leur humanité, et non dans la lumière trompeuse que leur donnent les oripeaux de leur fonction ou la faveur des peuples. Et surtout, elle insiste constamment sur la nécessité de rabaisser leurs prétentions et de diviser le pouvoir entre plusieurs sources. Comme le dit le psaume 146: «Ne placez pas votre confiance dans les princes.»<br />Que l'Ancien Testament soit un livre politique, passe encore: c'est après tout l'histoire d'un peuple, et tout peuple doit se poser la question du pouvoir. Mais peut-on vraiment parler de politique à propos de Jésus? N'est-il pas exclusivement un maître spirituel? <br />En bon héritier de la tradition juive, </span><span class="cf4 fs24 ff1"><span class="imUl">Jésus</span></span><span class="cf3 fs24 ff1"> est à la fois un maître spirituel et un maître temporel. Relisez Les Béatitudes: à l'exception de la première et de la dernière (les «pauvres en esprit», c'est-à-dire les découragés, et les persécutés, pour lesquels il est trop tard pour toute consolation en ce monde), toutes les récompenses promises aux disciples de Jésus peuvent au moins s'interpréter de deux manières: à la fois comme un réconfort spirituel et comme une amélioration bien réelle, dès ce monde-ci, de la condition des hommes. Quand Jésus dit que les doux «hériteront la terre», c'est bien de la terre qu'il parle. Comment se fera ce renversement du pouvoir? Le génie de Jésus est d'avoir compris que la domination romaine - si forte qu'elle ne pouvait craindre aucune révolte armée - pourrait pourtant être mise en échec si ses disciples, au lieu de chercher à se révolter, modifiaient leur propre comportement. En créant une société parallèle - une société où les distinctions de classe et de rang de la société romaine laissent la place à l'amour réciproque et à une bienveillance mutuelle entre tous les disciples -, les chrétiens sont parvenus à mettre en échec, plus profondément que toute révolte n'aurait pu le faire, le fonctionnement brutal et inégalitaire de l'Empire.<br />L'approche biblique de la liberté politique est-elle transposable à notre époque?<br />Il y a beaucoup de leçons applicables à notre époque - comme d'ailleurs à toutes les époques, car la pratique du pouvoir ne varie pas tant que cela à travers les siècles. Si je devais en retenir une seule, je choisirais l'insistance que met le texte biblique à décrire les hommes de pouvoir dans leurs motivations réelles - avec leurs faiblesses personnelles, leurs cruautés et leurs mesquineries - et non à travers le prisme d'une idéologie ou d'un idéal politique. Lorsque le premier livre de Samuel décrit la prise du pouvoir par David, il ne décrit pas un affrontement de principes ou de concepts. Il s'étend, au contraire, sur le détail de toutes les tactiques politiques, de toutes les trahisons et de tous les mensonges qui ont permis à David d'atteindre son but. De la même manière, le livre d'Esther, qui raconte comment les Juifs de Perse ont échappé au massacre prévu pour eux par le vizir Haman, fait une description limpide des manœuvres que la reine Esther et son oncle Mardochée mettent en place pour sauver leur peuple. Quand on lit ces textes, on comprend le fonctionnement réel du pouvoir. Au contraire, quand on lit les nombreux auteurs qui veulent réduire les luttes politiques à des luttes de principe - réaction contre progrès, aristocratie contre démocratie, nationalisme contre socialisme, que sais-je encore -, on se berce de concepts un peu creux et on ne comprend pas grand-chose.<br />Dans votre livre, vous parlez du prophète Amos qui reproche aux riches de spolier et de brutaliser les pauvres. La Bible serait-elle de gauche, voire d'extrême gauche? <br />Bien sûr que non, la Bible n'est pas de gauche. Prétendre le contraire serait évidemment un anachronisme. Si j'utilise ce mot dans le cas particulier du prophète Amos, c'est parce que la rhétorique très particulière de ce prophète a été l'une des inspirations de la gauche occidentale jusqu'à nos jours. Amos ne se contente pas de dire qu'il faut aider les plus faibles: tous les auteurs de la Bible sont d'accord sur ce point. Il est en revanche le seul à croire, ou à faire semblant de croire, que les riches ne sont riches que parce qu'ils ont volé l'argent des pauvres. Amos hait tellement les riches qu'il nie leur humanité et traite leurs femmes de «génisses». Il annonce que les riches finiront par être punis dans un grand mouvement de violence. Toutes ces figures de style - nous le voyons tous les jours - ont eu une longue postérité dans la gauche occidentale. Bien sûr, la plupart des héritiers lointains d'Amos ne l'ont jamais lu et seraient très surpris - peut-être choqués - qu'on leur révèle qu'ils s'inspirent de sources bibliques.<br />Iriez-vous jusqu'à dire que la Bible est de droite? <br />Là aussi, il faut se méfier des anachronismes. La Bible a inspiré des mouvements de gauche comme de droite. Plusieurs de ses enseignements - l'égale dignité de tous les hommes, l'obligation de venir en aide aux plus faibles - sont acceptés, aujourd'hui, par les deux écoles de pensée. Et pourtant, ce n'est pas par hasard que la droite est généralement, de nos jours, plus à l'aise avec le texte biblique que ne l'est la gauche. La gauche fait preuve d'une confiance confondante en l'Etat. Elle continue à croire que si on donne suffisamment de pouvoir politique à une élite choisie, on pourra faire disparaître l'hostilité entre les peuples, l'inégalité entre les hommes, les préjugés et l'ignorance. Quand on est animé par une telle foi, on n'aime pas se faire rappeler à la réalité par le texte biblique qui dit avec l'Ecclésiaste que toutes les ambitions du pouvoir ne sont que «vanité et poursuite du vent», ou avec Jésus que «les pauvres seront toujours avec vous». Pour croire aux promesses de la gauche, il faut avoir plus de foi - de foi en l'Etat, bien sûr - que la Bible ne peut en offrir.<br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 20 Jan 2013 21:47:32 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?lecture-politique-de-la-bible</link>
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			<title><![CDATA[Affaire Merah et TF1, ou les obscénités médiatiques]]></title>
			<author><![CDATA[Nicolas Munoz de la Mata]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_w9s4k812"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a adressé une mise en garde à TF1 pour avoir diffusé dimanche,...<br /><br /></b>Jusqu'où la course à l'audimat peut-elle aller ? Loin, très loin, trop loin au vu de la diffusion par une grande chaine de télévision française de l'enregistrement audio de la dernière discussion entre les forces de l'ordre et l'assassin de Toulouse, juste avant que l'assaut final ne soit donné.<br />C'est en âme et conscience, et après une soit disant &quot;longue réflexion&quot; au dire même des responsables de la chaîne, que la décision de diffusion a été prise. Une diffusion sans qu'aucune précaution n'ait été engagée à l'égard des familles des sept victimes de l'assassin qui n'avaient pas été prévenues au préalable et qui ont entendu en allumant par hasard leur télévision la sinistre voix du meurtriers de leurs enfants et petits enfants en train de disserter sur son adoration de la mort. Une diffusion sans analyse du drame, traitée comme n'importe quelle nouvelle ou fait divers banal. Une diffusion sans respect ni décence pour les sept victimes sauvagement abattues, dont trois enfants dans leur école, et dont la mémoire n'a même pas été rappelée.<br />Nous voilà donc arrivés dans une société médiatique où il est de bon ton d'offrir une tribune post mortem à un assassin, sans précaution préalable, sans recul, et sans respect pour les victimes et leurs familles. Et pourquoi ? Non pas pour l'information comme certains veulent s'en dédouaner aujourd'hui, mais pour le sensationnel, l'audience, le voyeurisme. Minable. Obscène. Quel aveu d'échec pour la société qui est la nôtre.<br />Car qu'avons-nous appris en réalité de cet enregistrement qui aurait pu justifier une diffusion à des fins de prévention et d'éducation ? Rien du tout. Les paroles décousues d'un criminel, passé en quelques temps du statut de petite frappe à celui d'animal sanguinaire par le biais d'un embrigadement extérieur, n'ont aucune vertu éducative. Le discours de haine, de violence, et de fanatisme d'un infâme bourreau n'a aucune vertu pédagogique. Les leçons faites par un assassin à des forces de l'ordre qui apparemment l'avaient déjà rencontré dans le passé, sans manifestement l'arrêter à temps, n'ont aucune vertu d'apaisement et de confiance dans les structures censées nous protéger de ces fléaux humains. Non, il n'y avait aucune information dans ce morbide déballage. Juste de la haine entendue. Juste du dégoût ressenti.<br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="fs24 cf3 ff1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 20 Jul 2012 12:34:01 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?affaire-merah-et-tf1,-ou-les-obscenites-mediatiques</link>
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			<title><![CDATA[La nouvelle publication des Editions DDS. Eloge de l'acacia de André Moser]]></title>
			<author><![CDATA[André Moser]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_h6zt8gjj"><p class="imTALeft"><span class="fs28 cf3 ff1">Le nouveau livre des Editions DDS</span><span class="fs32 cf3 ff1"><br /><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1"><b>Eloge de l'acacia de André Moser</b></span><span class="fs32 cf3 ff1"><br /><br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-1 fleft" src="https://www.deds.ch/images/acacia.jpg"  title="" alt=""/></span><span class="cf3 ff1 fs20"><br /></span><span class="fs24 cf3 ff1">Qui mieux qu’un membre de la franc-maçonnerie peut décrire les sentiments, les réflexions parfois les doutes qu’éprouvent les « Fils de la lumière » face aux nombreuses interrogations sur l’évolution du monde en ce début de vingt-et-unième siècle.<br />Des milliers d’ouvrages ont été consacré à la franc-maçonnerie, celui-ci est particulier puisqu’il est composé de chroniques qui peuvent être lues indépendamment les unes des autres. Chacune traite un thème sociétal qui intéressera aussi bien le profane que le maçon averti.<br />Ce livre intimiste dévoile l’évolution de la pensée de l’auteur tout au long de son parcours maçonnique. Il permettra au grand public curieux de percer peut-être les mystères de l’initiation maçonnique et de s’imprégner d’une culture des Lumières qui a beaucoup donné à la démocratie et au bien vivre ensemble.<br /><br />Eloge de l'Acacia<br />André Moser<br />broché, 241 pages<br />Edition DDS, Genève juin 2012<br />ISBN : 978-2-9541533-0-8<br />Disponible sur le site <a href="https://www.deds.ch/vente-par-dds.html" class="imCssLink" onclick="return x5engine.utils.location('https://www.deds.ch/vente-par-dds.html', null, false)">www.deds.ch et dans les librairies genevoises<br /></a><b><br />Préface à &quot;l'Eloge de l'Acacia&quot;</b><br /><br /><i>Un jour, un homme s’arrêta devant un arbre.<br />A chacun, il demandait ce qu’étaient cet arbre et ces fruits.<br />Aucun jardinier ne put répondre : personne n’en savait<br />le nom, ni l’origine. L’homme se dit :<br />« Je ne connais pas cet arbre, ni ne le comprends ;<br />pourtant je sais que depuis que je l’ai aperçu<br />mon cœur et mon âme sont devenus frais et verts.<br />Allons donc nous mettre sous son ombre. »<br /></i><br />Djalal Al-Din Al-Rumi<br />(1207-1273) &nbsp;&nbsp;<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Le savoir diffuse la lumière de la connaissance dans l’esprit du cherchant. Cette réalité est offerte aux lecteurs des Chroniques d’André Moser. Tel un enseignement traversant les époques, cet ouvrage montre le combat des préjugés, parle des richesses de la fraternité, éclaire les chefs-d’œuvre que les humains offrent aux humains. Familier de l’idée de la mort, l’être humain est en quête depuis la nuit des temps de réponses : il désire se familiariser aux attentes de son âme et à son itinéraire au-delà du visible. Les entretiens d’André Moser enchanteront les lecteurs fascinés par les voyages vers l’infini, la démarche initiatique, l’espérance fraternelle, la symbolique maçonnique. &nbsp;<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Les mouvements religieux, le catharisme, la liberté de penser, les enseignements astrologiques, l’abolition de la peine de mort, autant de chantiers qui stimulent la réflexion et invitent à l’action. Quels cheminements inspirés dans cette démarche offerte aux bâtisseurs du monde qui vient à nous. André Moser cultive cette curiosité destinée à mieux se connaître soi-même. Sa générosité nous comble, son érudition nous émerveille, son ouverture d’esprit nous séduit. Notre chance réside dans le plaisir de partager un trésor qu’il nous lègue. Ne prescrit-il pas tel un médecin chargé de veiller sur la bonne santé de ses patients, l’élixir du bonheur de vivre, la médication de la fraternité, l’huile de la confiance, l’essence templière, le parfum des voyages initiatiques, les lumières qui apportent à la conscience une nourriture spirituelle et une dimension ésotérique ? &nbsp;<br /><br />Rémy Hildebrand</span><span class="fs20 cf3 ff1"><br /></span><span class="cf1 fs20 ff1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 13 Jul 2012 13:37:27 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?la-nouvelle-publication-des-editions-dds--eloge-de-l-acacia-de-andre-moser</link>
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			<title><![CDATA[Le Fulgurator]]></title>
			<author><![CDATA[Nmdlm]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_19k5y07x"><p class="imTALeft"><span class="fs32 cf3 ff1">Le pape, première victime du Fulgurator : </span><span class="ff1 fs20"><br /><br /></span></p><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Les miracles existent. C'est du moins ce qu'ont dû penser certains chrétiens après la visite du pape à Madrid, à l'été 2011. En regardant les photos souvenirs prises lors la messe géante célébrée en plein air, ils ont fait une drôle de découverte : de gigantesques lettres noires s'étalant sur le rideau de fond de scène. Juste au-dessus de la tête du pape, on pouvait lire un mot énigmatique : &quot;NO&quot;. Et pourtant, sur les lieux, personne n'avait vu cette inscription.<br /><br />Derrière ce message spectral se cache en fait une invention diabolique au nom de science-fiction : le Fulgurator. Un appareil capable de polluer les photographies des gens sans qu'ils s'en aperçoivent. Le festival PhotoEspaña, à Madrid, a invité son inventeur de 29 ans, l'artiste allemand Julius von Bismarck, à exposer les images de son hacking photographique.<br /><br />Le pirate des images y présente aussi son fameux Fulgurator. On dirait un gros appareil photo. A un détail près : il fonctionne... à l'envers. &quot;Au lieu de prendre des images, le Fulgurator les projette&quot;, explique l'artiste. Ce dernier a synchronisé un flash extrêmement puissant avec un capteur ultrasensible. Dès qu'un photographe déclenche son flash, le Fulgurator se met en marche, et la projection se retrouve automatiquement intégrée à la photo. &quot;L'image est si rapide qu'elle est invisible pour les yeux humains.&quot;<br /><br />machines étranges, qu'il utilise parfois à des fins artistiques. Parmi ses inventions, on trouve une voiture avec des roues tournant à 360 degrés, des lampes qui dessinent un cercle perpétuel, un casque-bulle pour voir le monde d'en haut, ou même un smiley géant capable d'afficher les émotions des ...<br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Wed, 13 Jun 2012 18:48:07 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[La Suisse s'intéresse de moins en moins au monde]]></title>
			<author><![CDATA[Kurt Imhof]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_ic8"><p class="imTALeft"><span class="ff1 fs20"><br /></span></p><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1"><b>«Revue Suisse»</b>: <i>Monsieur Imhof, nous vivons à l’ère de l’information. Il est donc légitime de vous demander comment vont les médias en Suisse.</i><br /><b>Professeur Kurt Imhof:</b> Encore plus mal qu’il y a vingt ans. La part de «nouvelles légères» et de sujets centrés sur les personnes et le sport a considérablement augmenté. En parallèle, les informations contextuelles diminuent. Les informations sont plus épisodiques et l’actualité est découpée en événements isolés qui ne sont plus reliés les uns aux autres. Les processus de cause et effets sont négligés et le public dispose d’une marge restreinte pour se forger une opinion. En outre, les acteurs politiques ayant des messages provocants ont aujourd’hui plus de facilité qu’avant à se faire une place dans les contenus rédactionnels. On constate aussi une diminution des informations de politique étrangère. La Suisse se replie de plus en plus sur elle-même et s’intéresse de moins en moins au reste du monde.<br /><i>D’après vos recherches, comment peut-on expliquer cette évolution?</i><br />Jusque dans les années soixante-dix, les messages politiques étaient transmis par les journaux de partis, c’est-à-dire des journaux d’opinion ne dépendant pas en premier lieu de la vente. Ce fut ensuite l’apogée des tribunes, qui se sont approprié l’auditoire des journaux de partis: les lecteurs étaient avant tout des citoyens avant d’être des consommateurs de médias. Le changement radical s’est opéré dans les années quatre-vingt.<br />La sphère privée et intime s’est développée au détriment de ce qui concerne un peu tout le monde.<br /><i>Comment?</i><br />Par l’apparition d’un système médiatique dépendant des consommateurs de médias et qui essaie de gagner des lecteurs grâce à des informations spectaculaires. Le journalisme a ainsi acquis une charge morale et émotionnelle. La sphère privée et intime s’est développée au détriment de ce qui concerne un peu tout le monde. Les acteurs populistes de tous les partis sont aujourd’hui plus présents dans les médias que ceux qui basent leur politique sur des arguments. La force de velours du meilleur argument est évincée par l’exploitation de l’indignation. Ayant perdu leurs propres journaux, les partis doivent travailler avec les messages les plus spectaculaires et provocants possibles.<br /><i>Quelles en sont les conséquences politiques en Suisse?</i><br />Partout où la presse gratuite a brutalement pris de l’ampleur, le populisme politique s’est développé en parallèle avec succès. Chez nous, les conséquences sont plus graves que dans les pays avec un système d’opposition de gouvernement. La concordance suisse ne fait pas bon ménage avec une communication publique où le message coup de poing prend le pas sur l’argument de qualité. La dramatique saignée subie par la presse en tant que principal vecteur d’information politique nuit à la démocratie.<br /><i>Nous en voilà à nous interroger sur l’origine du phénomène: est-ce d’abord l’offre médiatique qui a changé ou l’intérêt du public?</i><br />La question ne se pose pas en ces termes. Il s’agit plutôt de l’opposition entre la civilisation et la barbarie. Il est possible depuis toujours de vendre des journaux médiocres. Ce n’est absolument pas nouveau. À l’époque de l’Ancien Régime, des dizaines de milliers de personnes assistaient à des exécutions publiques pour satisfaire leur soif de ragots et de meurtres. Pour obtenir la démocratie, qui est par ailleurs un projet d’élite, il a fallu augmenter le niveau de formation des citoyens pour les rendre capables d’utiliser les arguments leur permettant de prendre part au débat démocratique. On n’est pas impuissant face à l’évolution actuelle, il s’agit là d’une décision délibérée.<br /><i>Quelle analyse faites-vous du rôle des médias lors de la dernière campagne électorale?</i><br />Cette campagne a été très particulière. Depuis les années quatre-vingt-dix, l’UDC a généralement réussi à s’imposer avec ses thèmes. En particulier en 2007, lorsqu’elle a placé la criminalité des jeunes étrangers au centre du débat. À tel point qu’avant les élections, la criminalité des jeunes, en particulier des étrangers, occupait la première place du baromètre des préoccupations de GfS, à égalité avec la problématique des étrangers. C’est ce qui a permis à l’UDC de l’emporter.<br /><i>Cela a-t-il été différent cette année?</i><br />Oui, des événements fondamentaux sont venus perturber la campagne: Fukushima, le franc fort, la crise économique et enfin la nouvelle fraude au sein d’UBS sont autant d’événements qui ont détourné l’attention des affiches de l’UDC contre l’immigration massive. Le système politico-médiatique connaît donc encore des interférences avec le monde réel. Ce qui est rassurant.<br /><i>Ce sont justement ces processus que vous étudiez au département de recherche Opinion publique et Société de l’Université de Zurich. En octobre, les deuxièmes annales «Qualité des médias» sont sorties en Suisse. Dans quelle mesure les résultats sont-ils différents de ceux de l’année dernière?</i><br />L’utilisation des moyens d’information a reculé par rapport à 2010, tous médias confondus. C’est depuis longtemps le cas des journaux par abonnement. Le recul de la radio et de la télévision au cours des dix dernières années est particulièrement dramatique. La nouveauté entre 2009 et 2010, c’est que même l’utilisation des sites d’information en ligne a reculé, contrairement à celle des portails de services comme Bluewin ou GMX, qui a augmenté.<br /><i>Ce sont là des changements quantitatifs. Existe-t-il aussi des différences qualitatives?</i><br />Il y a de plus en plus de «nouvelles légères» et de moins en moins d’informations contextuelles. Nous expliquons cela par les licenciements dans les rédactions et par le fait que les journalistes quittent les médias. L’information devient ainsi encore plus épisodique. Finalement, on constate aussi une permutation: les correspondants étrangers sont congédiés et les ressources disponibles sont utilisées au profit de sujets comme Kachelmann et Hirschmann<br />.<br /><b>La force de velours du meilleur argument est évincée par l’exploitation de l’indignation.</b><br /><br /><i>Dans un chapitre spécial, vous avez étudié l’information économique sur les entreprises. Pour cela, vous avez développé un logiciel qui reconnaît le plagiat.</i><br />Oui. Nous avons ainsi pu montrer qu’une part épouvantablement élevée de l’information économique provient de simples comptes rendus des départements de RP. Les journaux reprennent les informations des RP des entreprises et vendent ces intérêts particuliers sous forme d’intérêts généraux. Nous avons constaté ce phénomène dans tous les médias imprimés, bien que dans une mesure différente. Les journaux gratuits sont les plus forts en la matière.<br /><i>Vous consacrez également un chapitre à l’utilisation de la thématique des étrangers. Pourquoi fonctionne-t-elle si bien en Suisse?</i><br />La Suisse a une tradition prononcée sur ce point depuis les années soixante. Les initiatives sur le renvoi et sur les minarets nous ont permis de montrer comment une campagne doit être dirigée pour qu’il en résulte le plus possible de prestations rédactionnelles. Il faut de l’argent et un message provoquant. Pour l’initiative sur le renvoi, l’UDC a mis CHF 3,3 millions dans des moyens payants comme des affiches. En revanche, le PLR n’a dépensé que CHF 180 000, le PDC 45 000 et le PS 5000. Aucun autre pays que la Suisse n’a un acteur de droite populaire aussi riche. À l’aide de son message provoquant, l’UDC a touché un maximum de gens et sa problématisation de l’étranger a été majoritairement entérinée. Tout cela explique le succès des initiatives.<br /><i>Que faudrait-il changer pour améliorer à nouveau la qualité de la communication publique?</i><br />Il faut agir sur trois points: premièrement sur le public et notamment sur les adolescents et les jeunes adultes. Par exemple, le fait de lire un journal de qualité ou un produit gratuit ne joue aujourd’hui plus aucun rôle pour attirer l’attention. Nous devons agir au niveau des écoles et développer encore plus de compétences médiatiques. Deuxièmement, nous allons lancer une évaluation mettant en lumière la qualité des médias. Nous pourrons ainsi tous les ans montrer quels produits médiatiques fournissent un travail de qualité en termes de diversité, professionnalisme, actualité et pertinence. Et troisièmement, la politique est appelée à créer les conditions permettant d’assurer le financement d’un journalisme de qualité. Cela suppose une diminution de la presse gratuite car le public tend à ne plus avoir conscience du coût.<br /><i>Comment pensez-vous qu’il faut faire?</i><br />Nous devons éliminer la presse qui veut coûte que coûte être gratuite. Car les liens entre l’argent de la publicité et les contenus rédactionnels qui ont longtemps permis la survie du journalisme, sont en train de se briser. Nous avons donc besoin de mesures de subvention, également via l’argent des contribuables. Il faut exclure les entreprises médiatiques dont l’offre inclut des produits gratuits et qui nuisent ainsi au marché. Cela doit évidemment être organisé en dehors de l’État, via une fondation qui attribue des moyens financiers sur la base de critères de qualité clairement définis. Les citoyens doivent mettre plus la main à la poche, il n’y a pas d’autres solutions. Ce qui est important ici, c’est d’être conscient que le journalisme est le plus important service public d’une démocratie, encore plus que les transports publics. Car en abandonnant la communication publique exclusivement aux mains du marché, nous perdons les valeurs culturelles que les Lumières nous ont apportées et prenons le chemin de la barbarie.<br /><i>Cela est-il vraiment applicable politiquement?</i><br />Il n’y a aucune autre voie envisageable. Par exemple, si l’une des plus grandes entreprises médiatiques était vendue à l’étranger, la Suisse perdrait son infrastructure journalistique et donc la possibilité de maintenir sa démocratie et de la faire avancer. Cela provoquerait très certainement une crise profonde. Si les crises sont horribles, elles portent aussi toujours en leur sein la possibilité que les gens prennent conscience de l’importance de la qualité du débat public.<br /><br /><br />SwissCommunity.org<br /> <br />Kurt Imhof<br />Né en 1956, Kurt Imhof a étudié l’histoire, la sociologie et la philosophie. Il est aujourd’hui professeur en sciences des médias et sociologie. Il dirige depuis 1997 le département de recherche Opinion publique et Société (fög) à l’université de Zurich. Il a publié de nombreux ouvrages, Les plus récents sont «Die Krise der Öffentlichkeit – Kommunikation und Medien als Faktoren des sozialen Wandels» (Campus, 2011) ainsi que les deuxièmes annales «Qualité des médias» (Schwabe, 2011). Les annales sont également disponibles sur Internet:<a href=" www.qualitaet-der-medien.ch" class="imCssLink"> www.qualitaet-der-medien.ch</a>Elles sont financées par la fondation «Stiftung Öffentlichkeit und Gesellschaft».<a href=" www.oeffentlichkeit.ch" class="imCssLink"> www.oeffentlichkeit.ch</a><br /><br />Source: REvue Suisse Collé à partir de &lt;<a href="http://www.revue.ch/medien-f" class="imCssLink">http://www.revue.ch/medien-f</a>r&gt; </span><span class="ff1 fs20"><br /></span></p><p class="imTALeft"><span class="ff1 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 09:04:40 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?la-suisse-s-interesse-de-moins-en-moins-au-monde</link>
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			<title><![CDATA[Yusuf Islam, un artiste qui chante les révoltes arabes]]></title>
			<author><![CDATA[Sylvia Cattori]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_ch9"><p class="imTAJustify"><span class="fs24 cf3 ff1">Alors que notre monde « d’occidentaux » sans pitié continue de légitimer des guerres et de bombarder des pays entiers sous couvert de défendre les populations ; et que ces guerres dévastatrices, source de grandes souffrances humaines, semblent laisser sans réaction nos sociétés, il y a par bonheur des artistes dont l’engagement spirituel apporte une lueur d’espoir.<br /><br /></span><span class="fs20 cf0 ff0"><img class="image-1" src="https://www.deds.ch/images/dds_cat-stevens_yusuf-islam-2aff4.jpg"  title="" alt=""/></span><span class="fs24 cf3 ff1"><br /> <br />Le chanteur, auteur, compositeur britannique Yusuf Islam - anciennement Cat Stevens – est de ceux-là. Dans les années 60-70, ses compositions interprétées à la guitare et au piano, comme “Wild World” ou “My lady d’Arbanville”, avaient bercé toute une génération.<br /><br />Après vingt-cinq ans de silence et un long cheminement intérieur, où il s’est éloigné de son passé de “pop star” pour se sentir bien avec lui-même, le nouveau Cat Stevens revient aujourd’hui plus que jamais en force.<br /><br />Cat Stevens était au sommet de la gloire quand en 1977, en quête de lui-même, il a soudainement quitté le monde artificiel de la pop star. Converti à l’Islam, il a adopté le nom de Yusuf Islam le 4 juillet 1978. Il dira : “L’Islam a été pour moi la meilleure manière de trouver Dieu”. Et avoir trouvé, dans la lecture du Coran, ce qu’il cherchait : équilibre, paix intérieure, joie de vivre.<br /><br /> Les chansons de Yusuf, parlent de beauté, de paix, d’amour, de spiritualité, tout comme celles qu’il avait composées du temps où il s’appelait Cat Stevens. Dans ses très belles réinterprétations, comme “Peace train,” on retrouve son timbre généreux et la chaude tessiture de sa voix. Seule sa manière d’être – aujourd’hui empreinte de sérénité et de maîtrise de soi - a changé.<br /><br />En 2009, il avait exprimé sa douleur à l’adresse de la population captive de Gaza, pilonnée par les bombardements israéliens, en interprétant la chanson de George Harrison “The Day the World Gets Round”.<br /><br />Il a composé récemment, en soutien aux peuples en lutte pour leur dignité et leur liberté, une très poignante chanson : “My People” :<br /><br />&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;349&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/G0KbtPoVHD4&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;<br /><br />Source : www.silviacattori.net</span><span class="fs20 cf1 ff1"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 08 May 2011 08:35:06 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?yusuf-islam,-un-artiste-qui-chante-les-revoltes-arabes</link>
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			<title><![CDATA[Les désordres arabes]]></title>
			<author><![CDATA[Jean-Marie Chauvier]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_bg9"><p class="imTALeft"><span class="ff0 cf1 fs20"><b>Les « désordres arabes » : alerte en Russie</b><br />Jean-Marie Chauvier<br /><br /></span></p><p class="imTAJustify"><span class="fs24 ff0 cf1">14 avril 2011<br /><br />Un « scénario égyptien » pour la Russie et dans l’espace ex-soviétique ? Le président de la Fédération de Russie, M. Dmitri Medvedev, a lui-même évoqué les conséquences que pourraient avoir, dans son pays, les bouleversements du monde arabe.<br /><br />Parlant le 22 février à Vladikavkaz, capitale de l’Ossétie du Nord, lors d’une réunion du Comité national antiterroriste, son propos résonna comme une alerte générale :<br /><br />« Voyez la situation qui s’est créée au Proche-Orient et dans le monde arabe. (…) Dans une série de cas, il pourrait s’agir de désintégration de grands Etats à la population dense, de leur partition en petits morceaux. (…) Il est pleinement vraisemblable que s’y produisent des événements compliqués, y compris l’accès au pouvoir de fanatiques. Cela signifierait des troubles pour des décennies et la propagation de l’extrémisme. Il faut regarder la vérité en face. Ils ont déjà, auparavant, préparé un tel scénario pour nous, et ils essaieront a fortiori de le réaliser maintenant. Dans tous les cas, ce scénario ne réussira pas. Mais tout ce qui se passe là-bas aura un effet direct sur notre situation (…) (1). »<br /><br />M. Medvedev n’a pas précisé qui étaient ces « ils » (« oni ») à la source du « scénario ». On peut penser aux deux figures de la subversion en ex-URSS : celle du projet de démantèlement de l’Etat russe exposé par le stratège américain Zbigniew Brzezinski et mis en œuvre via les « révolutions colorées », notamment en Ukraine (2), et celle du « terrorisme international », principalement attribué au « wahhabisme » venu d’Arabie saoudite et jugé responsable d’attentats incessants au Nord-Caucase et à Moscou.<br /><br />Quelques jours auparavant, le 4 février, l’agence d’Etat ukrainienne Unian, de tendance nationaliste, publiait un article apocalyptique sur l’effondrement social de la Russie, annonçant l’imminence du « krach du monde russe », rappelant même la date prédite par M. Brzezinski : 2012, tiens donc, l’année de la prochaine élection présidentielle (3)…<br /><br />Le 2 mars, le même président Medvedev félicitait cependant et décorait (4), pour ses 80 ans, M. Mikhaïl Gorbatchev. Or celui-ci est l’un des auteurs de la prédiction « égyptienne » pour la Russie, dont il critique depuis peu le régime avec virulence. Le dernier secrétaire général du Parti communiste d’Union soviétique (PCUS (5)) et ancien président de l’URSS n’y est pas allé de main morte avec l’actuelle direction bicéphale du pays (6). A l’entendre, le régime russe serait « tchékiste » (7) et, si le manque de liberté de parole et d’élections y persiste, un « scénario égyptien » serait probable et se terminerait même de façon plus radicale (8). « Tout à fait possible », estime M. Serguei Mitrokhine, dirigeant du parti d’opposition extra-parlementaire Iabloko (9), pour qui « notre régime évoque de plus en plus le Proche-Orient ». A l’extrême droite, pour M. Alexandre Belov, chef du Mouvement contre l’immigration illégale (DPNI), formation xénophobe menacée d’interdiction, « la probabilité de scénario égyptien augmenterait fortement » si le DNPI était interdit.<br /><br />L’ancien leader eltsinien et dirigeant – avec M. Garry Kasparov – de l’opposition libérale radicale (Autre Russie puis Solidarnost), M. Boris Nemtsov, promet quant à lui un sort « à la Ben Ali » à M. Poutine, cible centrale sinon unique d’une campagne pour une « Russie sans Poutine » (10). D’autres militants et analystes imaginent pour le printemps une « contagion arabe » dans les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale. Le régime dictatorial chancelant de M. Alexandre Loukachenko en Biélorussie n’est bien sûr pas oublié, lui qui subit déjà les sanctions de l’Union européenne, alourdies par l’Allemagne et le groupe de Visegrad (11). C’est le domino le plus vulnérable, l’appui de la Russie ne lui étant plus assuré. Mais en quoi les prédictions de « contagion arabe » sont-elles réalistes ? Relèvent-elles d’une tendance, habituelle en Russie, à dramatiser, ou trouvent-elles quelque fondement dans les situations de tous ces pays ?<br /><br />L’évidence est que les révolutions arabes ne suscitent pas, en Russie et en ex-URSS, le même enthousiasme qu’en Europe – c’est le moins qu’on puisse dire. La sémantique des médias est éloquente : il est question surtout de « désordres », de « révolte », des « dégâts » en Tunisie, des « pillages » en Egypte. Le 31 janvier, Rossiiskaïa Gazeta, journal officiel du Kremlin, écrit : « Il est encore difficile de dire comment se terminera cette confrontation sanglante. Mais on pourrait s’imaginer quelles seraient les conséquences de la révolution égyptienne pour la région, le monde et la Russie. Dans l’ensemble, les émeutes en Egypte ne présagent rien de bon pour le monde. Car en cas de victoire de la démocratie, les partis islamistes radicaux haïssant la civilisation occidentale pourraient prendre le pouvoir dans l’un des plus grand pays d’Afrique. Et cela conduirait à l’apparition d’un Etat avec un gouvernement imprévisible tout près non seulement d’Israël, mais de l’Europe toute entière (12). »<br /><br />L’appel d’Israël à défendre M. Moubarak a d’ailleurs été relayé. Radio Russie constate : Israël « fut le premier à prendre conscience de la dangerosité éventuelle des événements en Egypte ». Les révoltes arabes sont « sources de migraine » pour l’Europe et les Etats-Unis, ironise Andréi Fediachine, de l’agence RIANovosti, relevant la peur européenne de flux de réfugiés et, s’agissant de Bahreïn, l’inquiétude des Etats-Unis pour leur Ve flotte qui s’y trouve basée. Mais aussi celle de l’Arabie saoudite, qui soutient la minorité sunnite au pouvoir contestée par une majorité chiite soutenue par l’Iran – autre pays à « grands risques » révolutionnaires, et, ici, avec les encouragements appuyés des Etats-Unis.<br /><br />Dans ce concert, de rares notes optimistes proviennent de la gauche radicale, solidaire des révolutions (13), et de la droite libérale, pour d’autres raisons. Le principal centre d’expertise politique de Moscou, le Centre Carnegie (de la Fondation américaine Carnegie), voit bien le désordre et les risques, mais comprend que les peuples ne pouvaient plus supporter leurs conditions de vie, et en appelle à une réflexion constructive (14). Non moins sensibles que les milieux du pouvoir au « terrorisme islamiste », et traditionnellement favorables aux politiques des Etats-Unis et d’Israël, les démocrates russes se félicitent de la chute des dictateurs, qui leur rappelle celles du Mur de Berlin et des « régimes communistes » il y a vingt ans. Ainsi, Andrei Makarine, dans Ejednievnyi Journal (« la Revue quotidienne ») du 24 février, décrit « le dictateur ordinaire » Mouammar Kadhafi comme une sorte d’anarcho-communiste inspiré de Lénine, Bakounine et Kropotkine. A cette même source, le 25 février, Andrei Soldatov met en relief le rôle des réseaux comme Twitter, non sans nous avertir que le Kremlin tentera de contrôler Internet et d’activer sa propre « école de blogueurs », appelée à des fonctions inédites dans les prochaines campagnes électorales. Novaïa Gazeta, journal-phare de l’opposition, appelle à la « liberté pour Facebook, iPhones et iPods (15) ! »<br /><br />Dans l’immédiat, la Russie n’a pourtant pas à se plaindre. La hausse des prix du pétrole stimulera une croissance déjà forte, fondée sur les exportations de matières premières. Gazprom compensera, en Europe, les déficiences de la Libye en fournitures de gaz. Par contre, les demandes de l’UE en suppléments de pétrole ne peuvent être assurées. La presse russe rapporte que le rouble se renforce. Les capitaux spéculatifs pourraient affluer. L’inflation qui en résulterait n’affectera pas la rentabilité des groupes pétroliers et gazier : selon M. Vassili Solodkov, directeur de l’Institut bancaire du Haut collège d’économie, le coût d’extraction du pétrole des compagnies russes se situe entre à 10 et 15 dollars, « le reste est du bénéfice ».<br /><br />La diplomatie russe avait misé, comme les Occidentaux, sur la « stabilité » du monde arabe et sur des liens renforcés avec l’Organisation de la conférence islamique, dont la Russie (17 % de musulmans) est membre depuis 2005. Ses services secrets ont négocié avec ceux de l’Arabie saoudite pour obtenir de celle-ci un moindre appui aux combattants arabes envoyés à la rescousse des rébellions en Tchétchénie et ailleurs au Nord-Caucase.<br /><br />Face aux bouleversements, le ministre des affaires étrangères Serguei Lavrov marche sur des œufs : « La stabilité au Proche-Orient, déclare-t-il à la radio Ekho Moskvy, répond aussi bien aux intérêts de la Russie qu’à ceux des Etats-Unis. » Une coopération avec l’OTAN est envisagée pour « régler la situation ».<br /><br />Quant à la Libye, en pleine guerre civile, c’est avec l’Arabie saoudite que Moscou s’accorde pour s’opposer, le 3 mars, « à toute ingérence, tant politique que militaire ». Or, l’intervention redoutée est celle, armée, des Etats-Unis, dont l’Arabie saoudite est, avec Israël, le principal allié au Proche-Orient ; et le bastion du conservatisme et du « wahhabisme » tant dénoncé par Moscou…<br /><br /><b>Le mot « révolution »<br />est connoté négativement</b><br /><br />Le tableau ne manque pas de nuances étonnantes : la Russie est proche à la fois de l’Arabie saoudite, des Etats-Unis, de l’OTAN et d’Israël. Pas un mot d’encouragement aux peuples révoltés du monde arabe. Ceux-ci pourraient s’en souvenir : la « réactionnaire » Russie n’est pas une amie.<br /><br /><b>Pour comprendre, un bref coup d’œil rétrospectif s’impose.</b><br /><br />La Nouvelle Russie n’est pas l’Union soviétique en réduction. Sa politique « décommunisée » ne consiste plus à soutenir des révolutions comme jadis celle de Gamal Abdel Nasser en Egypte, au temps de le grande « fraternité soviéto-égyptienne », ou encore le combat de l’Organisation de libération de la Palestine. Le mot « révolution » lui-même est chargé d’affects négatifs. Officiellement, depuis 1991 et dans les médias de toutes tendances (sauf communistes), la révolution de 1917 et le bolchevisme ont été voués aux gémonies. L’« anti-impérialisme » n’est plus de mise. Seul un pragmatisme commercial ou politique (faire contrepoids à d’autres puissances) peut amener Moscou à privilégier telle ou telle relation, par exemple avec M. Hugo Chávez au Venezuela, mais sans aucune intention « révolutionnaire ».<br /><br />La diplomatie russe, libérée de la tutelle du département international du PCUS et des experts soviétiques du monde arabe, a promu une nouvelle vague de jeunes cadres sympathisants de l’Occident et d’Israël. Certes, après la lune de miel Eltsine-Clinton du début des années 1990, coïncidant avec la « thérapie de choc » économique inspirée par le FMI et les conseillers américains des « Chicago Boys » russes, les divergences sur la crise yougoslave et l’élargissement à l’Est de l’OTAN ont amené Moscou à une réorientation souverainiste et euro-asiatique de sa politique extérieure. D’abord sous l’impulsion de M. Evgueni Primakov, expert du monde arabe revenu à la tête de la diplomatie en 1996, ensuite sous la conduite du président Vladimir Poutine, brisant net en 2003 la stratégie pétrolière des oligarques « complices » d’Exxon-Mobil et de Chevron-Texaco (affaire Ioukos) et menant une contre-offensive efficace, politique ou militaire, aux « révolutions colorées » en Géorgie, en Ukraine et au Kirghizistan.<br /><br />Ainsi, la Russie a opéré un retour en force dans son « proche étranger » et sur la scène internationale, s’imposant comme une partenaire incontournable des Etats-Unis et de l’Union européenne. Dans la question israélo-palestinienne, tout en réaffirmant son soutien aux « droits du peuple palestinien », la Russie s’efforce de pratiquer une politique « équilibrée » entre les intérêts arabes et israéliens, ceux-ci étant en outre bien défendus, depuis peu, par l’influente diaspora juive de Russie en Israël, orientée à l’extrême droite. Une coopération s’est nouée entre les services secrets russes et le Mossad en matière de « lutte contre le terrorisme ».<br /><br />Dans ce contexte, il est logique que Moscou ait, tout comme Washington, successivement soutenu puis lâché M. Moubarak, et que le Kremlin ait déclaré « cadavre politique » M. Mouammar Kadhafi, son ancien « ami » passé dans le camp occidental. Dans un contexte arabe imprévisible, Moscou entend affronter deux menaces : celle du « terrorisme islamiste », face auquel sa démarche sécuritaire rejoint celle des Occidentaux, et celle d’une relance éventuelle de « révolutions colorées » où ses intérêts sont toujours en conflit avec ceux des Etats-Unis, malgré l’amélioration sensible des rapports avec l’administration Obama. Or, ces deux menaces entrent en résonance avec les problèmes domestiques de la Russie et des Etats de la CEI (16).<br /><br />Imaginaire ou pas, la propagation du « désordre » est déjà dans les esprits : sans savoir pourquoi ni comment, tout le monde semble avoir compris qu’après les révolutions arabes, le monde ne sera plus ce qu’il était.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;« La frontière entre révolution et guerre civile est mince, écrit le journal officieux du Kremlin (17). Ce qui fut applaudi par les libéraux européens comme le renversement victorieux du tyran libyen Kadhafi, menace de se transformer en catastrophe humanitaire pour toute la région ». En quelques jours, la guerre et les ingérences occidentales en Libye ont changé la donne et le ton à Moscou. Une petite frange de nationalistes, « eurasiens » (18) et communistes radicaux organisent le soutien à Kadhafi (19). Des réfugiés russes, des diplomates ukrainiens rapportent une vision différente de celle des médias occidentaux, soupçonnés de préparer un « scénario yougoslave »…<br /><br />Notes<br /><br />(1) Voir sur le site du président, en russe.<br /><br />(2) Cf. Jean-Marie Chauvier : « Les multiples pièces de l’échiquier ukrainien », Le Monde diplomatique, janvier 2005.<br /><br />(3) Voir cet article sur le site d’Unian (en russe).<br /><br />(4) Décoré de l’Ordre impérial de Saint-André le Premier Nommé, instauré sous Pierre le Grand.<br /><br />(5) Disposant du monopole du pouvoir en URSS jusqu’en 1990.<br /><br />(6) M. Dmitri Medvedev, président, M. Vladimir Poutine, premier ministre, alliés et complices pour les uns, rivaux et divergents selon d’autres.<br /><br />(7) Tchéka : organe de la Terreur rouge sous la révolution, ancêtre du KGB dont fit partie M. Poutine. Allusion évidente à la forte présence de « siloviki » (hommes des services de sécurité et de l’armée) au sein des structures dirigeantes qu’il a mises en place.<br /><br />(8) Déclarations faites au Wall Street Journal et à Radio Liberty, rapportées par la radio Ekho Moskvy, plutôt favorable à l’opposition et très écoutée à Moscou.<br /><br />(9) Membre de l’Internationale libérale.<br /><br />(10) Menée par les diverses oppositions, de nombreux journaux et sites Internet russes et étrangers.<br /><br />(11) Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie.<br /><br />(12) Cité le 3 mars par l’agence officieuse RIANovosti<br /><br />(13) Sur les sites de Left Front, du Mouvement socialiste Vpered ou encore du Parti révolutionnaire des travailleurs, notamment.<br /><br />(14) Voir le site russe de la fondation Carnegie.<br /><br />(15) Lire Kyril Rogov, « Freedom for Facebook, iPhones and iPods ! », Novaya Gazeta (en anglais).<br /><br />(16) Communauté des Etats Indépendants regroupant 11 (sur 15) républiques fédérées de l’URSS.<br /><br />(17) Rossiiskaïa Gazeta, 4 mars 2011.<br /><br />(18) Mouvement d’Alexandre Douguine, lié à la Nouvelle droite européenne. Adepte d’une résistance au monde « atlantique » au nom de la civilisation des peuples « eurasiens ». Il est rejoint par une frange des nationaux-bolchéviques en rupture avec Edouard Limonov allié à l’opposition libérale anti-Poutine.<br /><br />(19) Voir leur site, Kaddafi.ru.<br /><br />Source : Le monde diplomatique<br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 22 Apr 2011 16:21:32 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Principes élémentaires de propagande de guerre]]></title>
			<author><![CDATA[Anne Morelli]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
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			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_sd3"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20"><b>Principes élémentaires de propagande de guerre</b><br /><br />Anne Morelli<br /><br /><img class="image-1" src="https://www.deds.ch/images/dds_image_propagande-de-guerre-morelli.gif"  title="" alt=""/><br />20 mars 2011<br /><br />Principes élémentaires de propagande de guerre, (utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède...) est un livre de Anne Morelli paru en 2001. Les dix « commandements » sont avant tout une grille d’analyse qui se veut pédagogique et critique. Elle n’a pas pour but de prendre parti, ou de prendre la défense des « dictateurs », mais de constater la régularité de ces principes dans le champ médiatique et social. Au ban des accusés, on retrouve tant les vaincus que les vainqueurs.<br /><br /><i>« Je ne tenterais pas de sonder la pureté des intentions des uns ou des autres. Je ne cherche pas ici à savoir qui ment et qui dit la vérité, qui est de bonne foi et qui ne l’est pas. Mon seul propos est d’illustrer les principes de propagande, unanimement utilisés, et d’en décrire les mécanismes. »[1]</i><br /><br />Il est néanmoins indéniable que depuis les dernières guerres qui ont marqué notre époque (Kosovo, guerre du Golfe, Afghanistan, Irak) ce sont nos démocraties occidentales et le champ médiatique qui leur correspond qui sont mis en question.<br /><br />Anne Morelli réactualise, grâce à ce petit manuel du citoyen critique, des formes invariables pour des contenus divers. La propagande s’exerce toujours via les mêmes invariants quelle que soit la guerre, d’où la grande pertinence de la grille proposée. Il semble également essentiel dans cette introduction de citer Lord Ponsonby qu’Anne Morelli remercie dès les premières pages de son ouvrage. En effet, Ponsonby a largement contribué à l’élaboration des principes. Lord Ponsonby était un travailliste anglais qui s’était radicalement opposé à la guerre. Déjà durant la Première Guerre mondiale, il s’illustre par divers pamphlets et finit par écrire un livre sur ces mécanismes de propagande. Livre qu’Anne Morelli reprend, réactualise et systématise en dix principes élémentaires.<br /><br /><b>Nous ne voulons pas la guerre</b><br /><br /><i>« Arthur Ponsonby avait déjà remarqué que les hommes d'État de tous les pays, avant de déclarer la guerre ou au moment même de cette déclaration, assuraient toujours solennellement en préliminaire qu'ils ne voulaient pas la guerre . »[2]</i><br /><br />La guerre n’est jamais désirée, elle n’est que rarement vue comme positive par la population. Avec l’avènement de nos démocraties, le consentement de la population devient essentiel, il ne faut donc pas vouloir la guerre et être un pacifiste dans l’âme. À la différence du Moyen Âge, où l’avis de la population n’avait que peu d’importance et la question sociale n’était pas substantielle.<br /><br /><i>« Ainsi déjà le gouvernement français mobilise tout en proclamant que la mobilisation n’est pas la guerre mais, au contraire, le meilleur moyen d’assurer la paix. »[3]</i><br /><br /><i>« Si tous les chefs d'État et de gouvernements sont animés de semblables volontés de paix, on peut évidemment se demander innocemment pourquoi, parfois (et même souvent), des guerres éclatent tout de même ? »[4]</i> Mais le second principe répond à cette question.<br /><br /><b>Le camp adverse est le seul responsable de la guerre</b><br /><br />Ce deuxième principe émane du fait que chaque camp assure avoir été contraint de déclarer la guerre pour empêcher l’autre de détruire nos valeurs, mettre en péril nos libertés, ou même nous détruire totalement. C’est donc l’aporie d’une guerre pour mettre fin aux guerres [5]. On en arrive presque à la mythique phrase de George Orwell « War is Peace ».<br /><br />Ainsi, les États-Unis ont été « contraints » de faire la guerre contre l’Irak qui ne leur a pas laissé le choix. Nous ne faisons donc que « réagir », nous défendre des provocations de l’ennemi qui est entièrement responsable de la guerre à venir.<br /><br /><i>« Ainsi déjà, Daladier dans son « appel à la nation » - faisant l’impasse sur les responsabilités françaises dans la situation créée par le traité de Versailles – assure le 3 septembre 1939 : l’Allemagne avait déjà refusé de répondre à tous les hommes de cœur dont la voix s’était élevée ces temps derniers en faveur de la paix du monde. […] Nous faisons la guerre parce qu’on nous l’a imposée. » [6]</i><br /><br />Ribbentrop justifie la guerre contre la Pologne en ces termes :<br /><br /><i>« Le Führer ne veut pas la guerre. Il ne s’y résoudra qu’a contrecœur. Mais ce n’est pas de lui que dépend la décision en faveur de la guerre ou de la paix. Elle dépend de la Pologne. Sur certaines questions d’un intérêt vital pour le Reich, la Pologne doit céder et faire droit à des revendications auxquelles nous ne pouvons renoncer. Si elle s’y refuse, c’est sur elle que retombera la responsabilité d’un conflit, et non sur l’Allemagne. &nbsp;»[7]</i><br /><br />On a pu également lire lors de la Guerre du golfe dans Le Soir du 9 janvier 1991 :<br /><br /><i>« La paix que tout le monde désire plus que tout, ne peut pas se bâtir sur de simples concessions à un acte de piraterie. (…) La balle étant essentiellement, faut-il le dire dans le camp de l’Irak. »[8]</i><br /><br />Idem pour la guerre en Irak, ainsi avant que la guerre ne commence, Le Parisien titrait le 12 septembre 2002 : « Comment Saddam se prépare à la guerre ».<br /><br /><b>Le chef du camp adverse a le visage du diable (ou « l'affreux de service »)</b><br /><br /><i>« On ne peut haïr un groupe humain dans son ensemble, même présenté comme ennemi. Il est donc plus efficace de concentrer cette haine de l’ennemi sur le leader adverse. L’ennemi aura ainsi un visage et ce visage sera bien évidemment odieux. »[9]<br /></i><br /><i>« Le vainqueur se présentera toujours (voir Bush ou Blair récemment) comme un pacifiste épris de conciliation mais acculé par le camp adverse à la guerre. Ce camp adverse est bien sûr dirigé par un fou, un monstre (Milosevic, Ben Laden, Saddam Hussein, ...) qui nous défie et dont il convient de débarrasser l'humanité. »[10]</i><br /><br />La première opération d’une campagne de démonisation consiste donc à réduire un pays à un seul homme. À faire donc comme si personne ne vivait en Irak, que seul Saddam Hussein, sa « redoutable » garde républicaine et ses « terribles » armes de destruction massive vivent là-bas[11].<br /><br />Personnaliser ainsi le conflit est très typique d’une certaine conception de l’histoire, qui serait faite par des « héros », l’œuvre des grands personnages[12]. Conception de l’histoire qu’Anne Morelli refuse en écrivant inlassablement sur les « laissés pour compte » de l’histoire légitime. Cette vison est particulièrement idéaliste et métaphysique en que l’histoire est le fruit des idées de ses « grand » hommes. À cette conception de l’histoire s’oppose un conception dialectique et matérialiste qui définit l’histoire en termes de rapports et de mouvements sociaux.<br /><br />Ainsi l’adversaire est qualifié de tous les maux possibles. Il en va de son physique à ses mœurs sexuelles. Ainsi, Le Vif-L'Express du 2 au 8 avril 1999 présente « L’effroyable Milosevic ». « Le Vif-L’Express ne site aucun discours aucun écrit du « maître de Belgrade » mais par contre relève ses sautes d’humeur anormales, ses explosions de colère, maladives et brutales : Quand il était en colère, son visage se tordait. Puis, instantanément, il recouvrait son sang-froid. »[13] Ce type de démonisation n’est d’ailleurs pas utilisé uniquement pour la propagande de guerre (comme tous les autres principes d’ailleurs.)<br /><br />Ainsi, Pierre Bourdieu rapportait qu’aux États-Unis, nombre d’enseignants universitaires, excédés de la popularité de Michel Foucault dans leurs collèges, écrivaient bon nombre de livres sur la vie intime de l’auteur. Ainsi, Michel Foucault, « l’homosexuel masochiste et fou » avait des pratiques « contre-nature », « scandaleuses » et « inacceptables. ». Par ce biais, il n’y a donc pas besoin de débattre la pensée de l’auteur ou les discours d’un homme politique, mais le réfuter sur des jugements moraux relatifs aux soi-disant pratiques de l’individu.<br /><br /><b>C'est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers</b><br /><br />Les buts économiques et géopolitiques de la guerre doivent être masqués sous un idéal, des valeurs moralement justes et légitimes. Ainsi on pouvait déjà entendre George Bush père déclarer<br /><br /><i>« Il y a des gens qui ne comprennent jamais. Le combat ne concerne pas le pétrole, le combat concerne une agression brutale »[14]</i><br /><br />ou Le Monde le 22 janvier 1991 :<i> « Les buts de guerre américains et français sont d’abord les buts du Conseil de sécurité. Nous sommes là en raison des décisions prises par Conseil de sécurité et l’objectif essentiel, c’est la libération du Koweït. »[15]<br /></i><br />En fait, dans nos sociétés modernes, à la différence de Louis XIV, une guerre ne peut se réaliser qu’avec un certain consentement de la population. Gramsci avait déjà montré à quel point l’hégémonie culturelle et le consentement sont indispensables au pouvoir. Ce consentement sera facilement acquis si la population pense que de cette guerre dépendent leur liberté, leur vie, leur honneur[16].<br /><br />Les buts de la Première Guerre mondiale par exemple se résument en trois points :<br /><br /><i>« -écraser le militarisme<br />- défendre les petites nations<br />- préparer le monde à la démocratie.<br /><br />Ces objectifs, très honorables, sont depuis recopiés quasi textuellement à la veille de chaque conflit, même s'ils ne cadrent que très peu ou absolument pas avec ses objectifs réels. »[17]</i><br /><br /><i>« Il faut persuader l’opinion publique que nous – au contraire de nos ennemis – faisons la guerre pour des motifs infiniment honorables. »[18]</i><br /><br /><i>« Pour la guerre de l'OTAN contre la Yougoslavie, on retrouve le même décalage entre buts officiels et inavoués du conflit. Officiellement l'OTAN intervient pour préserver le caractère multi-ethnique du Kosovo, pour empêcher que les minorités y soient maltraitées, pour y imposer la démocratie et pour en finir avec le dictateur. Il s'agit de défendre la cause sacrée des droits de l'homme. Non seulement à la fin de la guerre, on peut constater qu'aucun de ces objectifs n'a été atteint, qu'on est notamment loin d'une société multi-ethnique et que les violences contre les minorités – serbes et roms cette fois - sont quotidiennes, mais encore on se rend compte que les buts économiques et géopolitiques de la guerre, dont on n'avait jamais parlé, sont -eux- atteints. »[19]</i><br /><br />Ce principe implique son corollaire, l’ennemi lui est un monstre sanguinaire qui représente la société de la barbarie.<br /><br /><b>L'ennemi provoque sciemment des atrocités, et si nous commettons des bavures c'est involontairement</b><br /><br />Les récits des atrocités commises par l’ennemi constituent un élément essentiel de la propagande de guerre. Cela ne veut évidemment pas dire que des atrocités n’ont pas lieu pendant les guerres. Tout au contraire, les assassinats, les vols à main armée, les incendies, les pillages et les viols semblent plutôt – malheureusement - récurrents dans l’histoire des guerres. Mais le fait de faire croire que seul l’ennemi commet de telles atrocités, et que notre armée est aimée de la population, c’est une armée « humanitaire ».<br /><br />Mais la propagande de guerre s’arrête rarement là, non contente des viols et pillages existants, il lui faut le plus souvent créer des atrocités « inhumaines » pour incarner en l’ennemi l’alter-ego d’Hitler (Hitlerosevic, …). Nous pouvons ainsi mettre côte à côte plusieurs passages ayant trait à des guerres différentes sans y trouver de grandes différences.<br /><br />Durant la Première Guerre mondiale, Ponsonby rapporte cette histoire :<br /><br /><i>« Trente ou trente-cinq soldats allemands étaient entrés dans la maison de David Tordens, charretier à Sempst (aujourd’hui Zempst). Ils ligotèrent l’homme puis cinq ou six d’entre eux se jetèrent sous ses yeux sur la fille âgée de treize ans et lui firent violence, ensuite ils l’embrochèrent sur leurs baïonnettes. Après cette action horrible ils lardèrent de coups de baïonnettes son fils âgé de neuf ans et fusillèrent sa femme. »<br /></i><br />On n'oubliera pas non plus l’épisode des enfants aux mains coupées, qui s’apparente plus à une rumeur infondée qu’à un fait historique[20].<br /><br />Pour la Guerre du Golfe dans Le Monde du 3 mars 1990 : <i>« S’ils ne prouvent rien quant au nombre, les corps mutilés de la morgue de l’hôpital Moubarak plaident pour la certitude de la cruauté des sept mois d’occupation irakienne. Yeux arrachés, gorges tranchées, têtes écrasées, crânes coupés dont la cervelle s’échappe, corps à moitiés carbonisés, brûlures de cigarettes… »</i><br /><br />Sans oublier également l’épisode des couveuses volées et des bébés tués atrocement… Qui se révéla être une mystification.<br /><br />Pour l’Afghanistan dans le Herald Tribune du 7 août 1999 : <i>« Certains ont été tués dans les rues. Beaucoup ont été exécutés chez eux, après blocage et perquisition des zones réputées pour être habitées en majorité par certains groupes ethniques. Certains ont été ébouillantés à mort ou asphyxiés dans des conteneurs métalliques scellés, placés en plein soleil. Dans un hôpital au moins, 30 patients ont été tués par balle dans leur lit. Les corps des victimes ont été abandonnés dans les rues ou dans les maisons, pour intimider le reste des habitants. Des témoins affolés ont pu voir des chiens s'acharner sur les cadavres, mais on leur a imposé par mégaphone ou par radio de ne pas y toucher et de ne pas les enterrer. »</i><br /><br />Les talibans, ici responsables de ses atrocités n’ont pour la plupart pas été arrêtés, et aucune nouvelle de Ben Laden…<br /><br />Pour la guerre en Irak, les récits furent encore une fois similaires, et les mensonges sur les armes de destruction massive aussi. On peut donc facilement dégager certaines tendances dans ces histoires. Il s’agit avant tout de toucher la corde « sentimentale » du lecteur, il faut avant tout de « bonnes histoires » et si on ne les trouve pas, on les invente. Les détails « croustillants » totalement inutiles au vu des réelles conséquences au point de vue humain dans les guerres sont pourtant monnaie courante dans ces récits, et fait de l’ennemi un monstre plus horrible que jamais, qui tue avant tout par plaisir ou vice.<br /><br />Pour le Kosovo,<i> « il y a évidemment eu, au printemps 1999, meurtres, pillages, tortures et incendies de maisons albanaises, mais on &quot;oublie&quot; de mettre en évidence avec la même acuité les mêmes atrocités commises à partir de l'été sur des Serbes, Bosniaques, Roms et autres personnes non Albanaises[21]. Leur exode sera passé sous silence alors que les images de réfugiés albanais du Kosovo et leur accueil à l'étranger avaient fait l'objet d'émissions complètes à la télévision. C'est que ce cinquième principe de la propagande de guerre veut que seul l'ennemi commette des atrocités, notre camp ne peut commettre que des &quot;erreurs&quot;. La propagande de l'OTAN popularisera à l'occasion de la guerre contre la Yougoslavie le terme de &quot;dégâts collatéraux&quot; et présentera comme tels les bombardements de populations civiles et d'hôpitaux, qui auraient fait, selon les sources, entre 1 200 et 5 000 victimes. &quot;Erreur&quot; donc que le bombardement de l'ambassade chinoise[22], d'un convoi de réfugiés albanais, ou d'un train passant sur un pont. L'ennemi, lui, ne commet pas d'erreurs, mais commet le mal sciemment. »[23]</i><br /><br />Pour conclure sur une citation de Jean-Claude Guillebaud :<br /><br /><i>« Nous étions devenus, nous journalistes, à notre corps défendant, des espèces de marchands d’horreur et l’on attendait de nos articles qu’ils émeuvent, rarement qu’ils expliquent ».</i><br /><br /><b>L'ennemi utilise des armes non autorisées</b><br /><br />Ce principe est le corollaire du précédent.<br /><br /><i>« Non seulement nous ne commettons pas d’atrocités, mais nous faisons la guerre de manière chevaleresque, en respectant – comme s’il s’agissait d’un jeu, certes dur mais viril ! – les règles. » [24]</i><br /><br />Ainsi déjà pendant la Première Guerre mondiale, la polémique fit rage à propos de l’usage des gaz asphyxiants. Chaque camp accusait l’autre d’avoir commencer à les utiliser [25]. Bien que les deux camps avaient fait usage du gaz et qu’ils avaient effectué tous des recherches dans le domaine, cette arme était le reflet symbolique de la guerre « inhumaine ». Il convient ainsi de l’imputer à l’ennemi. C’est en quelque sorte l’arme « malhonnête », l’arme du fourbe.<br /><br /><b>Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l'ennemi sont énormes</b><br /><br /><i>« À de rares exceptions près, les êtres humains préfèrent généralement adhérer à des causes victorieuses. En cas de guerre l’adhésion de l’opinion publique dépend donc des résultats apparents du conflit. Si les résultats ne sont pas bons, la propagande devra cacher nos pertes et exagérer celles l’ennemi. »</i><br />[26]<br /><br />Déjà durant la Première Guerre mondiale, après un mois du début des opérations, les pertes s’élevaient déjà à 313 000 tués. Mais l’état major français n’a jamais avoué la perte d’un cheval et ne publiait pas la liste nominative des morts [27].<br /><br />Dernièrement, la guerre en Irak nous fournit un exemple du genre, où on a interdit la publication des photos des cercueils de soldats américains dans la presse. Les pertes de l’ennemi sont elles, par contre, énormes, leur armée ne résiste pas.<i> « Dans les deux camps ces informations remontent le moral des troupes et persuadent l’opinion publique de l’utilité du conflit. »[28]</i><br /><br /><b>Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause</b><br /><br />Lors de la Première Guerre mondiale, sauf quelques rares exceptions, les intellectuels soutinrent massivement leur propre camp. Chaque belligérant pouvait largement compter sur l'appui des peintres, des poètes, des musiciens qui soutenaient, par des initiatives dans leur domaine, la cause de leur pays[29].<br /><br />Les caricaturistes sont largement mis au travail, pour justifier la guerre et dépeindre le &quot;boucher&quot; et ses atrocités, tandis que d'autres artistes vont travailler, caméra au poing, pour produire des documents édifiants sur les réfugiés, toujours soigneusement pris dans les rangs albanais, et choisis les plus ressemblants possible par rapport au public auquel ils s'adressent, comme ce bel enfant blond au regard nostalgique, censé évoquer les victimes albanaises.<br /><br />On peut voir ainsi les « manifestes » se développer partout. Le manifeste des cent, pour soutenir la France pendant la Première Guerre mondiale (André Gide, Claude Monet, Claude Debussy, Paul Claudel). Plus récemment le « manifeste des 12 » contre le « nouveau totalitarisme[30] » qu’est l’islamisme. Ces « collectifs » d’intellectuels, artistes et hommes notables se mettent donc à légitimer l’action du pouvoir politique en place.<br /><br /><b>Notre cause a un caractère sacré</b><br /><br />Ce critère peut être pris dans deux sens, soit littéral, soit au sens général. Dans le sens littéral, la guerre se présente donc comme une croisade, donc la volonté est divine. On ne peut donc se soustraire de la volonté de Dieu, mais seulement l’accomplir. Ce discours a repris une grande importance depuis l’arrivée de George Bush fils au pouvoir et avec lui toute une série d’ultra-conservateurs intégristes. Ainsi la guerre en Irak s’est manifestée comme une croisade contre « l’Axe du Mal » une lutte du « bien » contre le « mal ». Il était de notre devoir de « donner » la démocratie à l’Irak, la démocratie étant un don issu tout droit de la volonté divine. Ainsi faire la guerre c’est réaliser la volonté divine. Des choix politiques prennent un caractère biblique qui efface toute réalité sociale et économique. Les références à Dieu on toujours été nombreuses (In God We Trust, God Save the Queen, Gott mit Uns, …) et servent à légitimer sans appel les actions du souverain.<br /><br /><b>Ceux (et celles) qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres</b><br /><br />Ce dernier principe est le corollaire de tous les précédents, tout personne mettant en doute un seul des principes énoncés ci-dessus est forcément un collaborateur de l’ennemi. Ainsi, la vision médiatique se limite aux deux camps cités ci-dessus. Le camp du bien, de la volonté divine, et celui du mal, des dictateurs. Ainsi, on est « pour ou contre » le mal. En ce sens, les opposants à la guerre du Kosovo se sont vu traiter dans L’Évènement du 29 avril au 5 mai 1999 de « complices de Milosevic ». L’hebdomadaire va même jusqu'à systématiser plusieurs « familles ». On retrouve ainsi la famille « anti-américaine » avec Pierre Bourdieu, Régis Debray, Serge Halimi, Noam Chomsky ou Harold Pinter. La famille « pacifiste intégriste » avec Gisèle Halimi, Renaud, l’abbé Pierre… et leur organes respectifs, le Monde diplomatique, le PCF.<br /><br />Il devient donc impossible de faire surgir une opinion dissidente sans subir un lynchage médiatique. Le pluralisme des avis n’existe plus, il est réduit à néant, toute opposition au gouvernement est réduite au silence et au discrédit par des arguments bidon.<br /><br />Ce même argumentaire a été de nouveau en application lors de la guerre en Irak, bien que l’opinion internationale étant plus partagée, cela c’est moins ressenti. Mais être contre la guerre c’est être pour Saddam Hussein… Le même schéma fut appliqué dans un tout autre contexte qu’était le référendum sur la constitution européenne : « être contre la constitution c’est être contre l’Europe ! »<br /><br />Notes et références<br /><br /> &nbsp;&nbsp;1.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Morelli, Anne, « Principes élémentaires de propagande de guerre », Bruxelles, Labor, 2001, p. 6.<br /> &nbsp;&nbsp;2.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibid, p. 7.<br /> &nbsp;&nbsp;3.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibidem<br /> &nbsp;&nbsp;4.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibid, p. 10<br /> &nbsp;&nbsp;5.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibid, p. 11.<br /> &nbsp;&nbsp;6.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibid, p. 14.<br /> &nbsp;&nbsp;7.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibid, p. 16.<br /> &nbsp;&nbsp;8.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Collon, Michel, « attention médias ! », Bruxelles, éditions EPO, 1992, p. 34.<br /> &nbsp;&nbsp;9.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Morelli, Anne, op. cit., p. 21.<br /> &nbsp;10.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Morelli, Anne, « L'histoire selon les vainqueurs, l'histoire selon les vaincus. », 8 décembre 2003 in : http://www.brusselstribunal.org/8de...;;[archive].<br /> &nbsp;11.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Collon, Michel, op. cit., p. 60.<br /> &nbsp;12.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibidem.<br /> &nbsp;13.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Morelli, Anne, op. cit., p. 25.<br /> &nbsp;14.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Collon, Michel, op. cit., p. 32.<br /> &nbsp;15.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibidem.<br /> &nbsp;16.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Morelli, Anne, op. cit., p. 27.<br /> &nbsp;17.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibid, p. 28.<br /> &nbsp;18.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibid, p. 28.<br /> &nbsp;19.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibid, p. 34.<br /> &nbsp;20.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;L'enfant aux mains coupées [archive]1914, nouvelle guerre entre les deux pays. On se racontait avec insistance, côté français, que les soldats allemands étaient d'ignobles brutes qui coupaient les mains des enfants.<br /> &nbsp;21.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Serbie : Après l’échec des négociations sur le Kosovo, la parole est à l’ONU [archive]Le Kosovo considéré par Belgrade comme le berceau de sa culture et de sa religion compte 5 % de Serbes après l’exode de plus de 200000 d’entre eux.<br /> &nbsp;22.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Révélation : l'Otan a bombardé volontairement l'ambassade de Chine à Belgrade [archive] Selon une enquête de l'hebdomadaire britannique The Observer, conduite avec le journal danois Politiken, l'Otan aurait bombardé sciemment l'ambassade chinoise de Belgrade le 7 mai dernier (voir aussi notre article du 10/05/99). Des responsables militaires et des renseignements auraient déclaré que l'ambassade chinoise abritait un système de retransmission des émissions de l'armée yougoslave. Du coup, elle aurait été rayée de la liste des &quot;cibles interdites&quot;, et bombardée.<br /> &nbsp;23.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibid, pp. 37-47.<br /> &nbsp;24.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibid, p. 48.<br /> &nbsp;25.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibid, p. 49.<br /> &nbsp;26.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibid, p. 54.<br /> &nbsp;27.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibidem.<br /> &nbsp;28.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Ibid, p. 56.<br /> &nbsp;29.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Morelli, Anne, « les 10 commandements de Ponsonby », sur le site de Zaléa TV : [1] [archive].<br /> &nbsp;30.<br /><br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Son usage envers le terrorisme par Jack Straw semble en ce sens impropre. Le &quot;terrorisme&quot; en général ne peut être considéré comme un &quot;totalitarisme&quot; au sens originaire du terme. Il ne remplit pas les critères nécessaires. L'usage du concept requiert une analyse approfondie de la société ou de la structure du groupe étudié, il faut en faire ressortir les catégories essentielles et les processus de dé-différenciation propres au totalitarisme. Il ne semble pourtant pas que Jack Straw ait réalisé une telle analyse pour pouvoir donner une vraie assise théorique à son assertion. L'usage du terme a dans ce cas un but politique ou de propagande de guerre.<br /><br /></span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 20 Mar 2011 15:39:13 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Libye : révolte populaire, guerre civile ou agression militaire ?]]></title>
			<author><![CDATA[Grégoire Lalieu, Michel Colon, Mohamad Hassan]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_jp2"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20"><b>Libye : révolte populaire, guerre civile ou agression militaire ?</b><br /><br />Interview: Grégoire Lalieu, Michel Collon de Mohamed Hasssan*<br /><br /><br />7 mars 2011<br /><br />Depuis trois semaines, des affrontements opposent les troupes fidèles au colonel Kadhafi à des forces d’opposition issues de l’est du pays. Après Ben Ali et Moubarak, Kadhafi sera-t-il le prochain dictateur à tomber ? Ce qui se passe en Libye est-il semblable aux révoltes populaires en Tunisie et en Egypte ? Comment comprendre les frasques et les retournements de veste du colonel ? Pourquoi l’Otan se prépare-t-elle à la guerre ? Comment expliquer la différence entre un bon Arabe et un mauvais Arabe ? Dans ce nouveau chapitre de notre série Comprendre le monde musulman, Mohamed Hassan répond aux questions d’Investig’Action...<br /><br /><img class="image-1" src="https://www.deds.ch/images/dds_libya-cia_wfafb3-5fce3.png"  title="" alt=""/><br /><br /><b>Interview : Grégoire Lalieu &amp; Michel Collon</b><br /><br />Après la Tunisie et l’Egypte, la révolution arabe aurait-elle gagné la Libye ?<br />Ce qui se passe actuellement en Libye est différent. En Tunisie et en Egypte, le manque de libertés était flagrant. Mais ce sont les conditions sociales déplorables qui ont véritablement poussé les jeunes à la révolte. Tunisiens et Egyptiens n’avaient aucune possibilité d’entrevoir un avenir.<br /> <br />En Libye, le régime de Mouammar Kadhafi est corrompu, monopolise une grande partie des richesses et a toujours réprimé sévèrement toute contestation. Mais les conditions sociales des Libyens sont meilleures que dans les pays voisins. L’espérance de vie en Libye est plus importante que dans le reste de l’Afrique. Les systèmes de santé et d’éducation sont convenables. La Libye est d’ailleurs l’un des premiers pays africains à avoir éradiqué la malaria. Même s’il y a de fortes inégalités dans la répartition des richesses, le PIB par habitant est d’environ 11.000 dollars. Un des plus élevés du monde arabe. Vous ne retrouvez donc pas en Libye les mêmes conditions objectives qui ont conduit aux révoltes populaires en Tunisie et en Egypte.<br /> <br /><br /><i>Comment expliquez-vous alors ce qui se passe en Libye ?</i><br /> <br />Pour bien comprendre les événements actuels, nous devons les replacer dans leur contexte historique. La Libye était autrefois une province ottomane. En 1830, la France s’empara de l’Algérie. Par ailleurs, le gouverneur égyptien Mohamed Ali, sous tutelle de l’Empire ottoman, menait une politique de plus en plus indépendante. Avec, d’une part, les Français en Algérie et, d’autre part, Mohamed Ali en Egypte, les Ottomans craignaient de perdre le contrôle de la région : ils envoyèrent leurs troupes en Libye.<br /> <br />A cette époque, la confrérie des Senoussis exerçait une influence très forte dans le pays. Elle avait été fondée par Sayid Mohammed Ibn Ali as Senoussi, un Algérien qui, après avoir étudié dans son pays et au Maroc, alla prêcher sa vision de l’islam en Tunisie et en Libye. Au début du 19ème siècle, Senoussi commençait à faire de nombreux adeptes, mais n’était pas bien perçu par certaines autorités religieuses ottomanes qu’il critiquait dans ses prêches. Après un passage en Egypte et à la Mecque, Senoussi décida de s’exiler définitivement en Cyrénaïque, dans l’est de la Libye.<br /> <br />Sa confrérie s’y développa et organisa la vie dans la région, y percevant des taxes, résolvant les conflits entre les tribus, etc. Elle possédait même sa propre armée et proposait ses services pour escorter les caravanes de commerçants passant par là. Finalement, cette confrérie des Senoussis devint le gouvernement de fait de la Cyrénaïque, étendant même son influence jusque dans le nord du Tchad. Mais ensuite, les puissances coloniales européennes s’implantèrent en Afrique, divisant la partie sub-saharienne du continent. Cela eut un impact négatif pour les Senoussis. L’invasion de la Libye par l’Italie entama aussi sérieusement l’hégémonie de la confrérie dans la région.<br /><br /> <br /><i>En 2008, l’Italie a versé des compensations à la Libye pour les crimes coloniaux. La colonisation avait été à ce point terrible ? Ou bien Berlusconi voulait se faire bien voir pour conclure des accords commerciaux avec Kadhafi ?</i><br /> <br />La colonisation de la Libye fut atroce. Au début du 20ème siècle, un groupe fasciste commença à diffuser une propagande prétendant que l’Italie, vaincue par l’armée éthiopienne à la bataille d’Adoua en 1896, devait rétablir la primauté de l’homme blanc sur le continent noir. Il fallait laver la grande nation civilisée de l’affront infligé par les barbares. Cette propagande affirmait que la Libye était un pays sauvage, habité par quelques nomades arriérés et qu’il conviendrait aux Italiens de s’installer dans cette région agréable, avec son paysage de carte postale.<br /> <br />L’invasion de la Libye déboucha sur la guerre italo-turque de 1911, un conflit particulièrement sanglant qui se solda par la victoire de l’Italie un an plus tard. Cependant, la puissance européenne ne contrôlait que la région de la Tripolitaine et devait faire face à une résistance tenace dans le reste du pays, particulièrement dans la Cyrénaïque. Le clan des Senoussis y appuyait Omar Al-Mokhtar qui dirigea une lutte de guérilla remarquable dans les montagnes. Il infligea de sérieux dégâts à l’armée italienne pourtant mieux équipée et supérieure en nombre.<br /> <br />Finalement, au début des années trente, l’Italie de Mussolini prit des mesures radicales pour éliminer la résistance. La répression devint extrêmement féroce et l’un de ses principaux bouchers, le général Rodolfo Graziani écrivit : « Les soldats italiens étaient convaincus qu’ils étaient investis d’une mission noble et civilisatrice. (…) Ils se devaient de remplir ce devoir humain quel qu’en fût le prix. (…) Si les Libyens ne se convainquent pas du bien-fondé de ce qui leur est proposé, alors les Italiens devront mener une lutte continuelle contre eux et pourront détruire tout le peuple libyen pour parvenir à la paix, la paix des cimetières… &nbsp;».<br /> <br />En 2008, Silvio Berlusconi a payé des compensations à la Libye pour ces crimes coloniaux. C’était bien sûr une démarche intéressée : Berlusconi voulait bien se faire voir de Kadhafi pour conclure des partenariats économiques. Néanmoins, on peut dire que le peuple libyen a terriblement souffert du colonialisme. Et parler de génocide ne serait pas exagéré.<br /> <br />Omar Al-Mokhtar<br /> <br /><i><br />Comment la Libye gagna-t-elle son indépendance ?</i><br /> <br />Pendant que les colons italiens réprimaient la résistance en Cyrénaïque, le chef des Senoussis, Idriss, s’exila en Egypte pour négocier avec les Britanniques. Après la Seconde Guerre mondiale, l’empire colonial européen fut progressivement démantelé et la Libye devint indépendante en 1951. Appuyé par la Grande-Bretagne, Idriss prit le pouvoir. Pourtant, une partie de la bourgeoisie libyenne, influencée par le nationalisme arabe qui se développait au Caire, souhaitait que la Libye soit rattachée à l’Egypte. Mais les puissances impérialistes ne voulaient pas voir se développer une grande nation arabe. Elles appuyèrent donc l’indépendance de la Libye en y plaçant leur marionnette, Idriss.<br /><br /> <br /><i>Le roi Idriss répondit-il aux attentes ?</i><br /> <br />Tout à fait. A l’indépendance, les trois régions qui constituent la Libye - la Tripolitaine, le Fezzan et la Cyrénaïque - se sont retrouvées unifiées dans un système fédéral. Mais il faut savoir que le territoire libyen est trois fois plus grand que la France. A cause du manque d’infrastructures, les limites de ce territoire n’ont pu être clairement définies qu’après l’invention de l’avion. Et en 1951, le pays ne comptait qu’un million d’habitants. De plus, les trois régions nouvellement unifiées avaient une culture et une histoire très différentes. Enfin, le pays manquait de routes permettant aux régions de communiquer. En fait, la Libye était à un stade très arriéré, ce n’était pas une véritable nation.<br /><br /> <br /><i>Pouvez-vous préciser ce concept ?</i><br /> <br />L’Etat-nation est un concept lié à l’apparition de la bourgeoisie et du capitalisme. En Europe, durant le moyen-âge, la bourgeoisie capitaliste souhaitait développer son commerce sur une échelle aussi large que possible, mais était freinée par toutes les contraintes du système féodal. Les territoires étaient morcelés en de nombreuses petites entités, ce qui imposait aux commerçants de payer un grand nombre de taxes pour livrer une marchandise d’un endroit à un autre. Sans compter les divers privilèges dont il fallait s’acquitter auprès des seigneurs féodaux. Toutes ces entraves ont été supprimées par les révolutions bourgeoises capitalistes qui ont permis la création d’Etats-nations avec de grands marchés nationaux sans entraves.<br /> <br />Mais la nation libyenne a été créée alors qu’elle était encore à un stade précapitaliste. Elle manquait d’infrastructures, une grande partie de la population était nomade et impossible à contrôler, les divisions étaient très fortes au sein de la société, l’esclavage était encore pratiqué… De plus, le roi Idriss n’avait aucun projet pour développer le pays. Il était totalement dépendant des aides US et britanniques.<br /><br /> <br /><i>Pourquoi la Grande-Bretagne et les Etats-Unis le soutenaient-ils ? Le pétrole ?</i><br /> <br />En 1951, le pétrole libyen n’avait pas encore été découvert. Mais les Anglo-Saxons avaient des bases militaires dans ce pays qui occupe une position stratégique pour le contrôle de la mer Rouge et de la Méditerranée.<br /> <br />Ce n’est qu’en 1954 qu’un riche Texan, Nelson Bunker Hunt, découvrit le pétrole libyen. A l’époque, le pétrole arabe se vendait aux alentours de 90 cents le baril. Mais le pétrole libyen était acheté à 30 cents le baril tellement ce pays était arriéré. C’était peut-être le plus misérable d’Afrique.<br /> <br /><br /><i>De l’argent rentrait pourtant grâce au pétrole. A quoi servait-il ?</i><br /> <br />Le roi Idriss et son clan, les Senoussis, s’enrichissaient personnellement. Ils redistribuaient également une partie des revenus pétroliers aux chefs des autres tribus pour apaiser les tensions. Une petite élite s’est développée grâce au commerce du pétrole et quelques infrastructures ont été construites, principalement sur la côte méditerranéenne, la partie la plus intéressante pour commercer avec l’extérieur. Mais les zones rurales dans le cœur du pays restaient extrêmement pauvres et des tas de miséreux s’amassaient dans des bidonvilles autour des cités. Cela a continué jusqu’en 1969, quand trois officiers ont renversé le roi. Parmi eux, Kadhafi.<br /><br /> <br /><i>Comment se fait-il que la révolution soit venue d’officiers de l’armée ?</i><br /> <br />Dans un pays profondément marqué par les divisions tribales, l’armée était en fait la seule institution nationale. La Libye n’existait pas en tant que telle sauf à travers cette armée. A côté de ça, les Senoussis du roi Idriss possédaient leur propre milice. Mais dans l’armée nationale, les jeunes Libyens issus des différentes régions et tribus pouvaient se retrouver.<br /> <br />Kadhafi a d’abord évolué au sein d’un groupe nassériste, mais lorsqu’il a compris que cette formation ne serait pas capable de renverser la monarchie, il s’est engagé dans l’armée. Les trois officiers qui ont destitué le roi Idriss étaient très influencés par Nasser. Gamal Abdel Nasser était lui-même un officier de l’armée égyptienne qui renversa le roi Farouk. Inspiré par le socialisme, Nasser s’opposait à l’ingérence des puissances néocoloniales et prônait l’unité du monde arabe. Il nationalisa d’ailleurs le canal de Suez, jusque là géré par la France et la Grande-Bretagne, s’attirant les foudres et les bombardements de l’Occident en 1956.<br />Le panarabisme révolutionnaire de Nasser avait eu un effet important en Libye, notamment dans l’armée et sur Kadhafi. Les officiers libyens auteurs du coup d’Etat de 1969 suivirent le même agenda que Nasser.<br /><br /> <br /><i>Quels furent les effets de la révolution en Libye ?</i><br /> <br />Kadhafi avait deux options. Soit laisser le pétrole libyen aux mains des compagnies occidentales comme l’avait fait le roi Idriss. La Libye serait alors devenue comme ces monarchies pétrolières du Golfe où l’esclavage est encore pratiqué, où les femmes n’ont aucun droit et où des architectes européens peuvent s’éclater à construire des tours farfelues avec des budgets astronomiques qui proviennent en fait des richesses des peuples arabes. Soit suivre une voie indépendante des puissances néocoloniales. Kadhafi a choisi cette deuxième option, il a nationalisé le pétrole libyen, provoquant la colère des impérialistes.<br /> <br />Dans les années 50, une blague circulait à la Maison Blanche, au sein de l’administration Eisenhower qui se développa ensuite en véritable théorie politique sous Reagan. Comment distinguer les bons des mauvais Arabes ? Un bon Arabe fait ce que les Etats-Unis lui disent. En échange, il reçoit des avions, est autorisé à déposer son argent en Suisse, est invité à Washington, etc. Eisenhower et Reagan nommaient ces bons Arabes : les rois d’Arabie Saoudite et de Jordanie, les cheikhs et émirs du Koweït et du Golfe, le Shah d’Iran, le roi du Maroc et bien-sûr, le roi Idriss de Libye. Les mauvais Arabes ? Ceux qui n’obéissaient pas à Washington : Nasser, Kadhafi, Saddam plus tard…<br /> <br /><br /><i>Tout de même, Kadhafi n’est pas très…</i><br /> <br />Kadhafi n’est pas un mauvais Arabe parce qu’il fait tirer sur la foule. On fait la même chose en Arabie Saoudite ou au Bahreïn et les dirigeants de ces pays reçoivent tous les honneurs de l’Occident. Kadhafi est un mauvais Arabe parce qu’il a nationalisé le pétrole libyen que les compagnies occidentales considéraient - jusqu’à la révolution de 69 - comme leur appartenant. Ce faisant, Kadhafi a apporté des changements positifs en Libye, au niveau des infrastructures, de l’éducation, de la santé, de la condition des femmes, etc.<br /><br /> <br /><i>Bon, Kadhafi renverse la monarchie, nationalise le pétrole, s’oppose aux puissances impériales et apporte des changements positifs en Libye. Pourtant, quarante ans plus tard, c’est un dictateur corrompu, qui réprime l’opposition et qui ouvre à nouveau les portes du pays aux compagnies occidentales. Comment expliquer ce changement ?</i><br /> <br />Dès le départ, Kadhafi s’est opposé aux grandes puissances coloniales et a généreusement soutenu divers mouvements de libération dans le monde. Je trouve qu’il a été très bien pour ça. Mais pour être complet, il faut aussi préciser que le colonel était anticommuniste. En 1971 par exemple, il fit dérouter vers le Soudan un avion transportant des dissidents communistes soudanais qui furent aussitôt exécutés par le président Nimeyri.<br /> <br />En fait, Kadhafi n’a jamais été un grand visionnaire. Sa révolution était une révolution de nationaliste bourgeois et il a instauré en Libye un capitalisme d’Etat. Pour comprendre comment son régime est parti à la dérive, nous devons analyser le contexte qui n’a pas joué en sa faveur, mais aussi les erreurs personnelles du colonel.<br />Tout d’abord, nous avons vu que Kadhafi était parti de rien en Libye. Le pays était très arriéré. Il n’y avait donc pas de gens éduqués ou une forte classe ouvrière pour appuyer la révolution. La plupart des personnes ayant reçu une éducation faisaient partie de l’élite qui bradait les richesses libyennes aux puissances néocoloniales. Evidemment, ces gens n’allaient pas soutenir la révolution et la plupart d’entre eux quittèrent le pays pour organiser l’opposition à l’étranger.<br /> <br />De plus, les officiers libyens qui ont renversé le roi Idriss étaient très influencés par Nasser. L’Egypte et la Libye prévoyait d’ailleurs de nouer un partenariat stratégique. Mais la mort de Nasser en 1970 fit tomber le projet à l’eau et l’Egypte devint un pays contre-révolutionnaire, aligné sur l’Ouest. Le nouveau président égyptien, Anouar al-Sadate, se rapprocha des Etats-Unis, libéralisa progressivement l’économie et s’allia avec Israël. Un bref conflit éclata même avec la Libye en 1977. Imaginez la situation dans laquelle se trouvait Kadhafi : le pays qui l’avait inspiré et avec lequel il devait conclure une alliance capitale devenait soudainement son ennemi !<br /> <br />Un autre élément contextuel a joué en défaveur de la révolution libyenne : la baisse importante du cours du pétrole dans les années 80. En 1973, dans le cadre de la guerre israélo-arabe, les pays producteurs de pétrole décidèrent d’un embargo, faisant grimper en flèche le prix du baril. Cet embargo provoqua le premier grand transfert de richesses du Nord vers le Sud. Mais dans les années 80, eut lieu ce qu’on pourrait appeler une contre-révolution pétrolière orchestrée par Reagan et les Saoudiens. L’Arabie Saoudite augmenta considérablement sa production de pétrole et inonda le marché, provoquant une chute radicale des prix. Le baril passa de 35 dollars le baril à 8 dollars.<br /> <br /><i><br />L’Arabie Saoudite ne se tirait-elle pas une balle dans le pied ?</i><br /> <br />Cela eut en effet un impact négatif sur l’économie saoudienne. Mais le pétrole n’est pas le plus important pour l’Arabie Saoudite. Sa relation avec les Etats-Unis prime avant tout, car c’est le soutien de Washington qui permet à la dynastie saoudienne de se maintenir au pouvoir.<br /> <br />Ce raz-de-marée pétrolier eut des conséquences catastrophiques pour de nombreux pays producteurs de pétrole qui s’endettèrent. Et tout cela se produisit dix années seulement après la montée au pouvoir de Kadhafi. Le dirigeant libyen, parti de rien, voyait en plus les seuls moyens dont il disposait pour construire quelque chose, fondre comme neige au soleil avec la chute des cours du pétrole.<br />Notez également que cette contre-révolution pétrolière accéléra la chute de l’URSS, alors empêtrée en Afghanistan. Avec la disparition du bloc soviétique, la Libye perdait son principal soutien politique et se retrouva très isolée sur la scène internationale. Isolement d’autant plus grand que l’administration Reagan avait placé la Libye sur la liste des Etats-terroristes et imposé toute une série de sanctions.<br /> <br /><br /><i>Qu’en est-il des erreurs commises par Kadhafi ?</i><br /> <br />Comme je l’ai dit, ce n’était pas un grand visionnaire. La théorie développée autour de son livre vert est un mélange d’anti-impérialisme, d’islamisme, de nationalisme, de capitalisme d’Etat et d’autres choses encore. Outre son manque de vision politique, Kadhafi a d’abord commis une grave erreur en attaquant le Tchad dans les années 70. Le Tchad est le cinquième plus grand pays d’Afrique et le colonel, considérant sans doute que la Libye était trop petite pour ses ambitions mégalomaniaques, a annexé la bande d’Aozou. Il est vrai qu’historiquement, la confrérie des Senoussis exerçait son influence jusque dans cette région. Et en 1935, le ministre français des Affaires étrangères, Pierre Laval, voulut acheter Mussolini en lui proposant la bande d’Aozou. Mais finalement, Mussolini se rapprocha d’Hitler et l’accord resta lettre morte.<br /> <br />Kadhafi a néanmoins voulu annexer ce territoire et s’est livré à une lutte d’influence avec Paris dans cette ancienne colonie française. Finalement, les Etats-Unis, la France, l’Egypte, le Soudan et d’autres forces réactionnaires de la région, ont soutenu l’armée tchadienne qui mit en déroute les troupes libyennes. Des milliers de soldats et d’importantes quantités d’armes furent capturés. Le président du Tchad, Hissène Habré, vendit ces soldats à l’administration Reagan. Et la CIA les utilisa comme mercenaires au Kenya et en Amérique latine.<br /> <br />Mais la plus grande erreur de la révolution libyenne est d’avoir tout misé sur les ressources pétrolières. En effet, les ressources humaines sont la plus grande richesse d’un pays. Vous ne pouvez pas réussir une révolution si vous ne développez pas l’harmonie nationale, la justice sociale et une juste répartition des richesses.<br />Or, le colonel n’a jamais supprimé les discriminations ancestrales en Libye. Comment mobiliser la population si vous ne montrez pas aux Libyens que, quelque soit leur appartenance ethnique ou tribale, tous sont égaux et peuvent œuvrer ensemble pour le bien de la nation ? La majorité de la population libyenne est arabe, parle la même langue et partage la même religion. La diversité ethnique n’est pas très importante. Il était possible d’abolir les discriminations pour mobiliser la population.<br /> <br />Kadhafi a également été incapable d’éduquer le peuple libyen sur les enjeux de la révolution. Il n’a pas élevé le niveau de conscience politique de ses citoyens et n’a pas développé de parti pour appuyer la révolution.<br /><br /> <br /><i>Pourtant, dans la foulée de son livre vert de 1975, il instaure des comités populaires, sorte de démocratie directe.</i><br /> <br />Cette tentative de démocratie directe était influencée par des concepts marxistes-léninistes. Mais ces comités populaires en Libye ne s’appuyaient sur aucune analyse politique, aucune idéologie claire. Ce fut un échec. Kadhafi n’a pas non plus développé de parti politique pour appuyer sa révolution. Finalement, il s’est coupé du peuple. La révolution libyenne est devenue le projet d’une seule personne. Tout tournait autour de ce leader charismatique déconnecté de la réalité. Et lorsque le fossé se creuse entre un dirigeant et son peuple, la sécurité et la répression viennent combler le vide. Les excès se sont multipliés, la corruption s’est développée de manière importante et les divisions tribales se sont cristallisées.<br /> <br />Aujourd’hui, ces divisions resurgissent dans la crise libyenne. Il y a bien sûr une partie de la jeunesse en Libye qui est fatiguée de la dictature et qui est influencée par les événements en Tunisie et en Egypte. Mais ces sentiments populaires sont instrumentalisés par l’opposition dans l’est du pays qui réclame sa part du gâteau, la répartition des richesses étant très inégale sous le régime de Kadhafi. Bientôt, les véritables contradictions vont apparaître au grand jour.<br /> <br />On ne sait d’ailleurs pas grand-chose sur ce mouvement d’opposition. Qui sont-ils ? Quel est leur programme ? S’ils voulaient vraiment mener une révolution démocratique, pourquoi ont-ils ressorti les drapeaux du roi Idriss, symboles d’un temps où la Cyrénaïque était la province dominante du pays ? Ont-ils demandé leur avis aux autres Libyens ? Peut-on parler de mouvement démocratique lorsque ces opposants massacrent les Noirs de la région ? Si vous faites partie de l’opposition d’un pays, que vous êtes patriotique et que vous souhaitez renverser votre gouvernement, vous tentez cela correctement. Vous ne créez pas une guerre civile dans votre propre pays et vous ne lui faites pas courir le risque d’une balkanisation.<br /> <br /> <br /><i>Selon vous, il s’agirait donc plus d’une guerre civile résultant des contradictions entre clans libyens ?</i><br /> <br />C’est pire, je pense. Il y a déjà eu des contradictions entre les tribus, mais elles n’ont jamais pris une telle ampleur. Ici, les Etats-Unis alimentent ces tensions afin de pouvoir intervenir militairement en Libye. Dès les premiers jours de l’insurrection, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a proposé d’apporter des armes aux opposants. Dans un premier temps, l’opposition organisée sous le Conseil National a refusé toute ingérence des puissances étrangères, car elle savait que cela jetterait le discrédit sur son mouvement. Mais aujourd’hui, certains opposants en appellent à une intervention armée.<br /> <br />Depuis que le conflit a éclaté, le président Obama a dit envisager toutes les options possibles et le sénat US appelle la communauté internationale à décréter une zone de non-vol au-dessus du territoire libyen, ce qui serait un véritable acte de guerre. De plus, le porte-avion nucléaire USS Enterprise, positionné dans le golfe d’Aden pour combattre la piraterie, est remonté jusqu’aux côtes libyennes. Deux navires amphibies, l’USS Kearsage et l’USS Ponce, avec à leur bord plusieurs milliers de marines et des flottes d’hélicoptère de combat, se sont également positionnés dans la Méditerranée.<br /> <br />La semaine passée, Louis Michel, l’ancien commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire de l’Union Européenne, s’est demandé avec force sur un plateau de télévision quel gouvernement aurait le courage de défendre devant son parlement la nécessité d’intervenir militairement en Libye. Mais Louis Michel n’a jamais appelé à une telle intervention en Egypte ou à Bahreïn. Pourquoi ?<br /><br /> <i>La répression n’est-elle pas plus violente en Libye ?</i><br /><br />La répression était très violente en Egypte, mais l’Otan n’a jamais positionné des navires de guerre le long des côtes égyptiennes pour menacer Moubarak. On l’a tout juste appelé à trouver une issue démocratique !<br /> <br />Pour la Libye, il faut être très prudent avec les informations qui nous parviennent. Un jour, on parle de 2.000 morts et le lendemain, le bilan est revu à 300. On a aussi dit dès le début de la crise que Kadhafi avait bombardé son propre peuple, mais l’armée russe, qui surveille la situation par satellite, a officiellement démenti cette information. Si l’Otan se prépare à intervenir militairement en Libye, nous pouvons être sûrs que les médias dominants vont diffuser la propagande de guerre habituelle.<br /> <br />En fait, la même chose s’est passée en Roumanie avec Ceausescu. Le soir du réveillon de Noël 1989, le premier ministre belge Wilfried Martens a fait un discours à la télévision. Il a prétendu que les forces de sécurité de Ceausescu venaient de tuer 12.000 personnes. C’était faux. Les images du fameux charnier de Timisoara ont également fait le tour du monde. Elles étaient censées démontrer la violence aveugle du président roumain. Mais il s’est avéré plus tard que tout cela était une mise en scène : des cadavres avaient été sortis de la morgue et placé dans des fosses pour impressionner les journalistes. On a aussi dit que les communistes avaient empoisonné l’eau, que des mercenaires syriens et palestiniens étaient présents en Roumanie ou bien encore que Ceausescu avait formé des orphelins pour en faire des machines à tuer. C’était de la pure propagande pour déstabiliser le régime.<br /> <br />Finalement, Ceausescu et sa femme furent tués après un simulacre de procès qui dura 55 minutes. Bien sûr, tout comme Kadhafi, le président roumain n’était pas un enfant de chœur. Mais que s’est-il passé depuis ? La Roumanie est devenue une semi-colonie de l’Europe. La main d’œuvre bon marché y est exploitée. De nombreux services ont été privatisés au profit des compagnies occidentales et sont hors de prix pour une grande partie de la population. Et maintenant, chaque année, des tas de Roumains vont pleurer sur la tombe de Ceausescu. La dictature était une chose terrible, mais depuis que le pays a été économiquement détruit, c’est pire !<br /> <br /><br /><i>Pourquoi les Etats-Unis voudraient-ils renverser Kadhafi ? Depuis une dizaine d’années, le colonel est devenu à nouveau fréquentable pour l’Occident et a privatisé une grande partie de l’économie libyenne au profit des compagnies occidentales.</i><br /> <br />Il faut analyser tous ces événements à la lumière des nouveaux rapports de force dans le monde. Les puissances impérialistes sont en déclin alors que d’autres forces sont en plein essor. Récemment, la Chine a proposé de racheter la dette portugaise ! En Grèce, la population est de plus en plus hostile à cette Union Européenne qu’elle perçoit comme une couverture de l’impérialisme allemand. Les mêmes sentiments se développent dans les pays de l’Est. Par ailleurs, les Etats-Unis ont attaqué l’Irak pour s’emparer du pétrole mais au final, seule une compagnie US en profite, le reste étant exploité par des compagnies malaisiennes et chinoises. Bref, l’impérialisme est en crise.<br /> <br />Par ailleurs, la révolution tunisienne a fortement surpris l’Occident. Et la chute de Moubarak encore plus. Washington tente de récupérer ces mouvements populaires, mais le contrôle lui échappe. En Tunisie, le premier ministre Mohamed Ghannouchi, un pur produit de la dictature Ben Ali, était censé assurer la transition et donner l’illusion d’un changement. Mais la détermination du peuple l’a contraint à démissionner. En Egypte, les Etats-Unis comptent sur l’armée pour maintenir en place un système acceptable. Mais des informations me sont parvenues confirmant que dans les innombrables casernes militaires disséminées à travers le pays, de jeunes officiers s’organisent en comités révolutionnaires par solidarité avec le peuple égyptien. Ils auraient même fait arrêter certains officiers associés au régime de Moubarak.<br /> <br />La région pourrait échapper au contrôle des Etats-Unis. Intervenir en Libye permettrait donc à Washington de briser ce mouvement révolutionnaire et d’éviter qu’il ne s’étende au reste du monde arabe et à l’Afrique. Depuis une semaine, des jeunes se révoltent au Burkina-Faso mais les médias n’en parlent pas. Pas plus que des manifestations en Irak.<br /> <br />L’autre danger pour les Etats-Unis est de voir émerger des gouvernements anti-impérialistes en Tunisie et en Egypte. Dans ce cas, Kadhafi ne serait plus isolé et pourrait revenir sur les accords conclus avec l’Occident. Libye, Egypte et Tunisie pourraient s’unir et former un bloc anti-impérialiste. Avec toutes les ressources dont ils disposent, notamment les importantes réserves de devises étrangères de Kadhafi, ces trois pays pourraient devenir une puissance importante de la région. Probablement plus importante que la Turquie.<br /> <br /><br /><i>Pourtant, Kadhafi avait soutenu Ben Ali lorsque le peuple tunisien s’est révolté.</i><br /> <br />Cela montre à quel point il est faible, isolé et déconnecté de la réalité. Mais les rapports de force changeants dans la région pourraient modifier la donne. Kadhafi pourrait changer son fusil d’épaule, ce ne serait pas la première fois.<br /> <br /><br /><i>Comment pourrait évoluer la situation en Libye ?</i><br /> <br />Les puissances occidentales et ce soi-disant mouvement d’opposition ont rejeté la proposition de médiation de Chavez. Ce qui laisse entendre qu’ils ne veulent pas d’issue pacifique au conflit. Mais les effets d’une intervention de l’Otan seront désastreux. On a vu ce que cela a donné au Kosovo ou en Afghanistan.<br /> <br />De plus, une agression militaire pourrait favoriser l’entrée en Libye de groupes islamistes qui pourraient s’emparer d’importants arsenaux sur place. Al-Qaïda pourrait s’infiltrer et faire de la Libye un deuxième Irak. Il y a d’ailleurs déjà des groupes armés au Niger que personne ne parvient à contrôler. Leur influence pourrait s’étendre à la Libye, au Tchad, au Mali, à l’Algérie… En fait, en préparant une intervention militaire, l’impérialisme est en train de s’ouvrir les portes de l’enfer !<br /> <br />En conclusion, le peuple libyen mérite mieux que ce mouvement d’opposition qui plonge le pays dans le chaos. Il lui faudrait un véritable mouvement démocratique pour remplacer le régime de Kadhafi et instaurer la justice sociale. En tout cas, les Libyens ne méritent pas une agression militaire. Les forces impérialistes en déroute semblent pourtant préparer une offensive contre-révolutionnaire dans le monde arabe. Attaquer la Libye est leur solution d’urgence. Mais cela leur retomberait sur les pieds.<br /> <br /> <br />Source :<a href="http://michelcollon.info/" class="imCssLink">http://michelcollon.info/</a><br /><br />*Mohamed Hassan* est un spécialiste de la géopolitique et du monde arabe. Né à Addis Abeba (Ethiopie), il a participé aux mouvements d’étudiants dans la cadre de la révolution socialiste de 1974 dans son pays. Il a étudié les sciences politiques en Egypte avant de se spécialiser dans l’administration publique à Bruxelles. Diplomate pour son pays d’origine dans les années 90, il a travaillé à Washington, Pékin et Bruxelles. Co-auteur de L’Irak sous l’occupation (EPO, 2003), il a aussi participé à des ouvrages sur le nationalisme arabe et les mouvements islamiques, et sur le nationalisme flamand. C’est un des meilleurs connaisseurs contemporains du monde arabe et musulman.</span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 15:50:58 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?libye---revolte-populaire,-guerre-civile-ou-agression-militaire--</link>
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			<title><![CDATA[Grand Orient Arabe OEcuménique]]></title>
			<author><![CDATA[G.O.A.O]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_uo2"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">Grand Orient Arabe OEcuménique<br /><br /><b>De l'obédience :</b><br /><br />- Le Grand Orient Arabe Œcuménique prône, en dehors de ses structures, le dialogue interreligieux et vise à porter la fraternité au-delà des confessions. Constatant que peu de français et d'européens de confession musulmane fréquentent les obédiences maçonniques faute d'y trouver leurs repères culturels, le G.O.A.O. travaille avec un nouveau rite dit Œcuménique décrit plus loin.<br />- L'obédience est ouverte aux hommes et aux femmes de toutes nationalités, de toutes races et de diverses croyances. Elle vise à placer la fraternité non pas au-dessus des confessions, mais au-delà, et veut faire en sorte que chacun puisse découvrir et s’enrichir des pensées de l’autre. Elle rappelle que la laïcité qui la structure qui n'est pas une forme d'athéisme et que, naturellement comme partout en maçonnerie, la religion et la politique restent aux portes de la loge, propriétés du monde profane.<br />- Le Grand Orient Arabe Œcuménique travaille donc à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers.<br />- Le Grand Orient Arabe Œcuménique est une puissance maçonnique indépendante et souveraine.<br />- Elle a pour devise : Liberté - Égalité – Fraternité.<br />- L’obédience est mixte et met l'accent sur l'étude et la recherche au sens maçonnique du terme. <br />- Ses trois Grandes Lumières traditionnellement placées sur l'autel de la loge sont : l'équerre, le compas et le Livre de la Loi sacrée. Ce dernier peut être soit l'Ancien Testament, soit l'Évangile selon saint Jean, soit le Coran, soit deux ou trois de ces ouvrages selon les circonstances.<br />- Les obligations des Maçons sont prêtées sous les trois Lumières et le choix du Livre de la Loi sacrée est laissé à l'initié.<br /><br /><b>Des moyens mis en œuvre : &nbsp;&nbsp;</b><br /><br />- De nombreux pays n'ont pas encore la chance de voir se développer librement des associations comme à la Franc-maçonnerie. La maçonnerie y est soit interdite, soit extrêmement contrainte. Le G.O.A.O. souhaite pourtant que les lumières qui se tiennent à l'Orient puissent également se tenir en Orient, pour en partager la fraternité et œuvrer à l'harmonie maçonnique. &nbsp;&nbsp;<br /><br />- Heureusement, depuis le XVIIIe siècle qui vit la naissance de la maçonnerie, les progrès technologiques sont importants. Internet, par exemple, représente le moyen de communication et de connaissance le plus largement partagé dans ces pays qui restreignent la forme d'expression maçonnique. C'est pourquoi il est dans les missions du G.O.A.O. d'entrouvrir les portes de la maçonnerie dans la conception universelle et œcuménique qui est la sienne, c'est-à-dire détachée de toute idée religieuse et plus encore de toute notion de salut comme de sécularisation, par l'intermédiaire de cette technologie. <br /><br />- La connaissance de la symbolique maçonnique, de ses récits fondateurs ou non, comme de ses mythes et de ses rituels n'est plus un secret pour toute personne sachant lire et consulter quelques uns des milliers de livres (ou de sites Web) sur le sujet. Tout y est dit, décrit, expliqué voire imagé. Le G.O.A.O. se propose donc par la voie d'internet de soutenir tout candidat sur le chemin de l'initiation à partir du moment où il réside dans l'un de ces pays contraints. <br /><br />- Pour autant, l'initiation « à distance » ne peut qu'être un leurre. Elle doit être vécue entourée de frères et / ou de sœurs travaillant ensembles à sa réussite. C'est une œuvre nécessairement collective au profit d'un seul, une expérience sur soi qu'aucun savoir ne saurait remplacer. Le G.O.A.O., par son organisation novatrice, satisfait à l'ensemble de ces exigences.<br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /><b>Du rite Œcuménique</b><br /><br /><br />Il est un constat désolant pour des défenseurs de la fraternité, c'est que très peu de français et européens de confession musulmane fréquentent les loges maçonniques, toutes obédiences confondues. Cette échec à la fraternité s'explique par de nombreuses raisons, mais il est évident que les rituels que la maçonnerie propose, les décors qui ornent nos locaux et les récits historiques ou mythologiques (Hiram) qui les soutiennent n'ont aucun point commun avec le monde Islamique. Les rappels à la symbolique chrétienne ou judaïque de nos rituels sont nombreux et parfois très explicitent (cf. le chevaleresque RER, le rite d'York...). <br /><br />- Un frère (ou une sœur) de confession musulmane est forcément en perte totale de repères culturels. Rien, en effet, ne vient conforter son regard ou tisser un lien avec son passé, son histoire sociale et religieuse. <br />- Nos rituels occidentaux relatent des chroniques anciennes de la Bible, du Talmud ou nous parlent de kabbale dans une débauche de termes hébraïques et de références chrétiennes. Et plus l'on monte dans les hauts grades, plus cela se vérifie. <br />- Depuis l'affaire Dreyfus au XIXe siècle, l'image du « complot judéo-maçonnique » à laissé des traces persistantes qui évoquent trop souvent le juif comme une origine du mal, de la délinquance morale ou financière. N'est pas Satan qui veut, mais le juif de ces caricatures ne travaille pas seul puisqu'il fait corps avec le franc-maçon, qui élabore sans cesse d'infâmes complots contre la république dans la pénombre de ses ateliers. <br />- Tout ceci enfin tisse un lien fort avec l'état d'Israël où la maçonnerie aux racines juives est une machine assurément sioniste et anti-islamique, qui travaille à la gloire du judaïsme. <br />- Précisons encore que le protestantisme est largement représenté, depuis le texte fondateur des Constitutions d'Anderson au tout début du XVIIIe siècle, avec son lot de pré-requis non négociables sur la croyance en Dieu, celui des chrétiens naturellement. &nbsp;&nbsp;<br /><br />Le rite Œcuménique est inspiré du Rite Écossais Ancien et Accepté et de l'ancienne maçonnerie musulmane opérative, ainsi que des branches initiatiques de l'Islam (soufis, druzes et ismaéliens). Il fait toujours appel aux symboles et références communs au judéo-christianisme mais emprunte également à la symbolique musulmane (comme, par exemple, des signes de reconnaissance, une symbolique des couleurs en Islam ou du voyage initiatique du Prophète). Les trois grandes religions du Livre sont ainsi également représentées afin que chacun s'enrichisse des pensées de l'autre. Il s’agit bien ici, et uniquement, d’instaurer des repères culturels communs afin que chacun trouve sa place dans le déroulement d’une tenue.<br /> <br /><b>Enfin, il est composé de sept degrés, précédés d'un état d'Aspirant / Mourid. </b><br /><br />- Le 1° degré (Apprenti/Mubtad'i) est l'équivalent du 1° degré du REAA <br />- Le 2° degré (Compagnon/Mouqadem) est l'équivalent du 2° degré du REAA <br />- Le 3° degré (Maître/Nassib) est l'équivalent du 3° degré du REAA <br />- Le 4° degré (Maître Secret/Saïs= Vénérable) est l'équivalent du 4° degré du REAA <br />- Le 5° degré (Chevalier Rose-Croix /Naqib) est l'équivalent du 18° degré du REAA <br />- Le 6° degré (Chevalier Kadosch/Cheikh Aql) est l'équivalent du 30° degré du REAA <br />- Le 7° degré (Grand Commandeur / Al Qutb Al A'Azam) est l'équivalent au 33° degré du REEA <br /> &nbsp;&nbsp;<br /><a href="http://www.goao.org/" class="imCssLink">http://www.goao.org/</a></span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 14:15:44 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Quand la magie orientale s'incruste dans la tradition maçonnique]]></title>
			<author><![CDATA[G.O.A.O]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_hn1"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20"><b>Quand la magie orientale s'incruste dans la tradition maçonnique</b><br /><br /><br />Quand la magie orientale s'incruste dans la tradition maçonnique. Ces rituels des quatre premiers degrés du rite Œcuménique (qui en compte sept), se structurent sur l’héritage des pères fondateurs, le REAA de 1804, et s’inspirent de l’ancienne maçonnerie musulmane opérative ainsi que des rituels des branches initiatiques de l’islam (Soufis, Druzes et Ismaéliens). C'est une adaptation (devrai-t-on dire &quot;infiltration&quot; ?) de ces rites orientaux qui sont synoptiques au REAA, mais qui à la différence des « nôtres », possèdent un aspect résolument magique. Ces « mystères » forment un apprentissage qui se complète au fil des grades, comme le récit d'Hiram qui se déroule en parallèle de la même manière.<br /><br />En effet, les rituels qui soutiennent ces mystères orientaux sont étonnamment sont proches des rituels maçonniques, sur la forme comme sur le fond, à ce point qu’ils en sont parfois synoptiques (à la manière des évangiles du christianisme). <br />Le rite Œcuménique vise donc à « re-lier » la symbolique des trois mondes abrahamiques (chrétien, judaïque et musulman) en s’imprégnant des mystères de cet ésotérisme oriental.<br />Ce rite récent se pratique en France et en Orient, et cette édition est réalisée (un peu dans l’urgence) pour le Liban (pays arabe multiconfessionnel type) dont la maçonnerie est en pleine restructuration.<br />Les rituels sont complets (ouverture des TT :., fermeture, élévation et Instructions) et présentés dans leur contexte par une introduction d’une trentaine de pages.<br />N’en disons pas plus… il faut vous réserver du plaisir !<br /><br />ISBN : 978-2-296-54445-1, 18 €, sortie fin février / début mars 2011.<br /></span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 14:12:18 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?quand-la-magie-orientale-s-incruste-dans-la-tradition-maconnique</link>
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			<title><![CDATA[L’Egypte : une démocratie libérale ou une démocratie africaine ?]]></title>
			<author><![CDATA[ Dr Patricia Daley ]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_rl1"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">Dans le contexte du soulèvement populaire en Afrique du Nord, Patricia Daley se réfère à l’œuvre de l’intellectuel nigérian Claude Ake et se demande de quelle manière les théoriciens de la justice sociale peuvent mettre en pratique les principes démocratiques qu’ils énoncent. Car, pour lui, « la leçon du récent soulèvement en Afrique du Nord montre que la quête humaine pour la liberté est indestructible ».<br /><br />En observant les scènes de protestations révolutionnaires en Egypte au moment où on notait une réticence des nations occidentales, ces champions autoproclamés de la démocratie, à soutenir la volonté du peuple égyptien, j’ai commencé à m’interroger aux raisons pour lesquelles le terme de ‘ démocratie libérale’ m’a toujours mis mal à l’aise. Cela, bien que je sois opposée à la dictature, au règne du parti unique et autres systèmes de gouvernance qui excluent la participation des citoyens.<br /><br />Dans le discours politique contemporain, la démocratie est généralement considérée comme l’étalon-or. Pourtant, lorsqu’ils sont confrontés au pouvoir populaire, ceux qui appliquent la démocratie chez eux et justifient la guerre en son nom, restent sans voix. L’humanité et la dignité du peuple égyptien sont en porte à faux avec des intérêts géopolitiques, même lorsque ceux-ci sont sous le feu de la rampe. Il semble donc que l’empire est nu.<br /><br />Ces évènements en Egypte nous obligent à considérer les relations entre les démocraties libérales, l’empire, la domination économique globale et le darwinisme social. L’intellectuel nigérian Claude Ake examine, dans son livre ‘’ Democracy and developement in Africa’’, la démocratie dans le contexte de l’histoire coloniale et post-coloniale. Considérant l’attitude du Nord à l’égard des démocraties en Afrique, Ake note : ‘’ Dans le meilleur des cas, la démocratie libérale n’aime pas l’idée des peuples qui auraient un pouvoir décisionnel réel. L’essence même de la démocratie libérale consiste en l’abolition du pouvoir populaire et le remplacement de la souveraineté populaire par l’autorité de la loi (pp.130)’’<br /><br />Depuis son origine dans la Grèce antique, l’évolution de la démocratie a été bien documentée et ses variantes ont occupé les philosophes de la politique. En particulier ses manifestations dans les sociétés occidentales. Ake examine comment les constantes clarifications, par les sciences sociales occidentales, de la signification de la démocratie ont fini par la redéfinir au détriment des valeurs démocratiques. Ainsi, dans la théorie de la démocratie protectrice, le peuple est protégé de l’Etat au travers d’une société civile vibrante. La stabilité politique dépend du renoncement de la participation du peuple et l’apathie politique est interprétée comme le signe d’un peuple satisfait de ses dirigeants.<br /><br />Ake se montre critique à l’égard de la conditionnalité des années 1990 et de l’accent qui est mis sur des élections multipartistes, peu importent les manipulations dont elles sont l’objet, comme marque de la démocratie. Cette démocratie rudimentaire est toutefois minée par l’autoritarisme politique des ajustements structurels, les stratégies de réduction de la pauvreté et la militarisation continue des sociétés africaines par la vente d’armements et les politiques interventionnistes militaires tel AFRICOM. De telles formes de démocratie renforcent l’idée selon laquelle les résidents des pays en voie de développement ont moins le droit aux bénéfices du développement.<br /><br />Comme le souligne l’écrivain caribéen, CLR James, les Africains de la diaspora ont compris depuis des siècles la limite de la démocratie bourgeoise. Et Ake conclut en énonçant le genre de démocratie dont l’Afrique a besoin : ‘’…Une démocratie dans laquelle le peuple a un véritable pouvoir décisionnel, supérieur au consentement des élus… Une démocratie qui met l’accent sur des droits politiques, sociaux et économiques concrets en opposition avec les démocraties libérales qui mettent l’accent sur des droits politiques abstraits… Une démocratie qui met l’accent sur les droits collectifs comme sur les droits individuels… Une démocratie d’incorporation (pp.132)’’<br /><br />De l’avis d’Ake, la seule façon par laquelle cette démocratie peut être réalisée dépend de la capacité des Africains à s’emparer du processus. Mais il ne s’agit pas des élites qui, argumente-t-il, ont ‘’cédé l’initiative à la communauté internationale du développement’’ et apparaissent comme ’’ne sachant jamais quoi faire face à une crise qui prend de l’ampleur, et se trouvent incapables de contrôler le cours des évènements… Elles ont été affaiblies par leur manque d’autorité, la pauvreté de leurs idées et leur humiliation’’ (pp 132)<br /><br />Afin de réaliser la démocratie, il est nécessaire d’aborder les politiques de développement et les idéologies militaristes qui laissent des masses de gens sans emploi et appauvris, pendant que l’élite amasse des richesses pour avoir facilité des contrats avec des multinationales et l’achat d’armements. Malgré les milliards que l’Egypte a reçus de l’Occident, la majeure partie de sa population continue de vivre dans la pauvreté. Dans ce cas particulier, l’aide au développement a consisté à soutenir un régime autocratique qui soumet son peuple à la volonté des puissances hégémoniques globales et régionales au détriment de leur bien-être.<br /><br />Le rapport du Human Development Index sur l’Egypte de 2010 est instructif lorsqu’il note : ‘’… L’un des résultats des plus frappants et des plus inhabituels de ce rapport est le degré d’exclusion de la participation civique et politique des jeunes, compte tenu que la définition de jeunesse dans ce rapport concerne ceux de 18 – 29 ans (au nombre de 30 millions), âge auquel les jeunes ont le droit de vote et le droit de prendre des décisions sociales importantes.<br /><br />Le rapport fait état du vide dans lequel les jeunes se trouvent - un temps d’attente-, où ils attendent de commencer à vivre, d’avoir des ressources afin de devenir des adultes. Cet aspect de la vie contemporaine n’est pas spécifique à l’Egypte et, bien que le rapport fasse référence à des facteurs culturels et politiques, il omet de reconnaître les réformes économiques qui ont détruit les structures dans lesquelles la société était ancrée. La diminution de l’approvisionnement des services sociaux, la privatisation de l’enseignement, la réduction du secteur public, le niveau élevé de chômage, alliées aux politiques économiques d’extraction, ont détruit les perspectives d’avenir de la jeunesse.<br /><br />La proposition consistant à inclure les jeunes en créant des institutions politiques séparées n’a pas eu d’écho parce qu’elles devaient faire partie du système économique qui les excluait. Un développement authentique et la démocratie sont les deux côtés de la même médaille. Les deux doivent être participatives afin d’être effectives et doivent être centrées sur le principe d’autonomie et d’action directe de la part des gens, les principaux agents du changement.<br /><br />Récemment, j’ai de nouveau regardé un épisode de la série des années 1980 de feu Basil Davidson concernant l’Afrique. Cet épisode particulier portait sur les premières communautés africaines et leurs façons de conquérir le continent. Davidson a examiné ces systèmes de gouvernance qui fonctionnaient et généraient la stabilité dans les communautés. C’était un système qui rassemblait les communautés afin d’assurer la survie de chacune d’entre elles et de chaque membre. Ce que les Africains désigneNT par le terme de Ubuntu. L’historien Walter Rodney, dans son livre ‘’ How Europe underdeveloped Africa’’, considère ainsi le concept de développement : Interdépendantes, ‘’ ces sociétés se sont unies pour lutter contre les dangers naturels et pour protéger leur liberté. Sur cette base, elles ont développé des outils et organisé leur travail afin de permettre le développement social (p2)’’ Le développement personnel de l’individu est imbriqué dans celui de la collectivité.<br /><br />Le développement capitaliste, centré sur les choix individuels, peut sembler octroyer des bénéfices matériels à nombre de personnes dans les pays industrialisés mais ceci a émergé suite à la lutte des classes ouvrières qui luttaient pour de meilleures conditions de vie et de travail. De telles luttes, que Karl Marx a désigné sous le terme de lutte des classes, se poursuivent et sont susceptibles de prendre de l’ampleur au terme de l’ère néo-libérale, cependant que la couverture sociale s’amincit dans certaines sociétés jusque là protégées. Comme l’ont montré David Harvey et Samir Amin, les inégalités et le développement inégal sont inhérents au système capitaliste. L’accumulation par le dépouillement du Sud global et des anciens territoires coloniaux se poursuit sans relâche, avec l’aide des élites bourgeoises de ces pays. De telles pratiques sont destinées à s’intensifier suite à la crise économique qui a récemment déferlé sur les économies capitalistes avancées.<br /><br />Les défenseurs de la justice sociale en Afrique et ailleurs doivent affûter leurs outils d’analyse afin de prendre la direction des révolutions non violentes et pour créer les organisations sociopolitiques authentiquement représentatives. La focalisation des institutions internationales de développement sur les communautés a cherché à dépolitiser et à démobiliser les actions collectives transformantes dans de nombreux Etats. Bien qu’après 1989 la vieille idée du socialisme ait perdu de sa pertinence et de son pouvoir rassembleur, les principes de l’action collective, de justice sociale et de participation populaire demeurent des points de ralliement pour les révolutionnaires. La leçon du récent soulèvement en Afrique du Nord montre que la quête humaine pour la liberté est indestructible.<br /><br />Les demandes des populations égyptienne et tunisienne pour la fin de la dictature, la fin de la brutalité militaire et ses revendications pour l’autodétermination obligent les théoriciens de la justice sociale à réfléchir à la mise en pratique des principes démocratiques tels qu’énoncés par Ake et longtemps contenus dans la philosophie de Ubuntu. Les gens savent ce qu’ils veulent mais nous, théoriciens des sciences sociales, est-ce que nous savons comment leur donner ce qu’ils veulent ?<br /><br />Bibliographie<br /><br />1) Ake, Claude (1996) ‘Democracy and Development in Africa’. Washington DC : The Brookings Institution.<br />2) Amin, Samir (2010) ‘Ending the Crisis of Capitalism or Ending Capitalism’. Pambazuka Press.<br />Davidson, B. (1980s) ‘Africa : Mastering a Continent’. Channel 4, UK<br />Harvey, David (2006) ‘Spaces of Global Capitalism : Towards a Theory of Uneven Geographical Development’.<br />3) Grimshaw, A. (1992) ‘The C.L.R. James Reader’. Oxford : Blackwell.<br />Rodney, Walter (1972) ‘How Europe Underdeveloped Africa’. London : Bogle L’Overture<br /><br />* Dr Patricia Daley enseigne la géographie humaine à l’université d’Oxford et préside le Fahamu Trust - Traduit de l’anglais par Elisabeth Nyffenegger<br /><br />Source : Pambazuka</span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sat, 05 Mar 2011 16:48:27 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?l-egypte---une-democratie-liberale-ou-une-democratie-africaine--</link>
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			<title><![CDATA[Sean Hannity & Brigitte Gabriel réagissent à Anjem Choudary et l'islam radical ]]></title>
			<author><![CDATA[]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_mr3"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20"><b>Sean Hannity &amp; Brigitte Gabriel réagissent à Anjem Choudary et l'islam radical</b> <br /><br />ça fait froid dans le dos......<br /><br />&lt;iframe title=&quot;YouTube video player&quot; width=&quot;640&quot; height=&quot;390&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/BVbCIsGmJq4&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;</span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Mon, 28 Feb 2011 16:42:20 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[La dette du tiers monde: Une tragédie moderne en cinq actes]]></title>
			<author><![CDATA[Eric De Ruest]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_wb7"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">Cette interview de Damien Millet à été réalisée lors de son passage en Belgique pour les 20 ans du CADTM. Damien nous explique de manière simple et pédagogique l’histoire de la dette du tiers monde vue comme une tragédie antique en 5 actes. Une tragédie loin d’être terminée malgré de nombreux effets d’annonce.<br /><br />&lt;iframe src=&quot;http://player.vimeo.com/video/19720546&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;300&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://vimeo.com/19720546&quot;&gt;La dette du tiers monde: Une tragédie moderne en cinq actes&lt;/a&gt; from &lt;a href=&quot;http://vimeo.com/ericderuest&quot;&gt;Eric De Ruest&lt;/a&gt; on &lt;a href=&quot;http://vimeo.com&quot;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 27 Feb 2011 10:30:30 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?la-dette-du-tiers-monde--une-tragedie-moderne-en-cinq-actes</link>
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			<title><![CDATA[La femme immortelle]]></title>
			<author><![CDATA[Nicolas Munoz de la Matra]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_jo2"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20"><b>La femme immortelle </b><br /><br />Qui connaît Henrietta Lacks ? Personne, ou à peu près. Et pourtant, nous lui devons tous quelque chose — et pour certains, la vie, ce qui n’est pas rien… <br />L’Histoire de cette femme, relatée par Rebecca Skloot, est d’abord parue chez Radom House, sous le titre «The immortal life of Henrietta Lacks ». Puis, en janvier dernier, en langue française, chez Calmann-Lévy.<br /><br />Résumer le destin d’Henrietta Lacks, c’est se condamner à ressasser les mots « femme », « noire », « cobaye », « médecine » sans pour autant communiquer l’essentiel. Car c’est post mortem qu’elle a acquis.<br /><br />Résumons &nbsp;cette exceptionnelle histoire: en février 1951, Henrietta Lacks, une pauvre femme noire de 31 ans, qui a longtemps travaillé dans les champs de coton, comme ses ancêtres esclaves, est admise à l’hôpital Johns Hopkins de Baltimore. Créé à la fin du XIXème siècle à la suite d’un legs philanthropique, Johns Hopkins (devenu l’un des plus prestigieux centre de recherche médicale) a obligation, pour respecter la volonté du testateur, d’accueillir des patients indigents, sans distinction de race, qui n’ont pas les moyens de payer leurs soins — id est : des noirs, pour l’essentiel. Henrietta se plaint de douleurs au ventre. On lui diagnostique un cancer de l’utérus. Les médecins, sans lui demander son avis (ce qui, à l’époque, n’est pas illégal), lui prélèvent quelques cellules saines, ainsi que quelques cellules de sa tumeur.<br /> En ce début des années 1950, les laboratoires du monde entier tentent de décrocher le Graal : la culture de cellules humaines, pour développer les expériences in vitro. Mais tout rate, partout : quand par miracle les cellules survivent en éprouvette, elles ne se reproduisent pas. On a pourtant tout essayé pour les nourrir : du sang de fœtus de bovin, du sang de poulet, du sang de cordon ombilical humain… Rien n’y fait. <br /><br />C’est donc sans grand espoir que les médecins tentent de cultiver les cellules d’Henrietta Lacks. Ses cellules saines meurent d’ailleurs rapidement. Mais ses cellules malignes survivent. Et, miracle, elles se reproduisent à une vitesse vertigineuse. Le cancer d’Henrietta est lui-même foudroyant. Elle meurt le 4 octobre 1951, dans d’atroces souffrances. Mais, entre-temps, ses cellules ont déjà commencé de conquérir le monde, sous le nom de code HeLa (les deux premières lettres de ses nom et prénom). <br />Les cellules HeLa iront partout : elles traverseront la Cordillère des Andes à dos de mulet, elles prendront l’avion, le bateau, la voiture… la NASA les enverra dans l’espace… Il est impossible, aujourd’hui, d’estimer leur nombre. Une chose est sûre : il faudrait compter en milliards de milliards. Et elles continuent de se reproduire dans tous les laboratoires, où elles sont employées aussi bien par la médecine que par l’industrie cosmétique. Les cellules HeLa ont servi à percer les mystères du génome humain, elles ont servi à mettre au point le vaccin contre la polio, et j’en passe, et j’en passe. Bref, elles sont devenues, selon le mot de Rebecca Skloot, « la bête de somme de la biologie ». <br /> &nbsp;Dès les années 1960, des journalistes scientifiques avertis des miracles opérés grâce aux cellules HeLa souhaitaient informer le grand public de cette aventure peu banale. Ils désiraient donc « connaître les éléments fondamentaux liés au côté humain de l’affaire ». En clair : savoir la personne qui se cachait derrière l’appellation HeLa — on savait juste que c’était une femme de race noire. Le laboratoire qui avait prélevé les cellules refusa, de crainte « de s’attirer des ennuis en le révélant » (sic). <br /><br />En 1973, un chercheur publiait une petite annonce dans la prestigieuse revue Nature : « Cette femme a véritablement atteint l’immortalité, à la fois dans les tubes à essai et dans le cœur des scientifiques du monde entier. Pourtant, nous ne connaissons pas son nom ! Quelqu’un a-t-il la réponse ? » Pour contrer la curiosité grandissante, le laboratoire lança des fausses pistes, évoquant une Helen Lane ou encore une Helen Larson, qui bien sûr n’avaient jamais existé. <br /> &nbsp;<br />Ce n’est qu’à la fin des années 1990 que le nom d’Henrietta Lacks fut — timidement — dévoilé. Pour Rebecca Skloot, jeune journaliste scientifique, ce fut une révélation. Le grand œuvre de sa vie : elle allait restituer la biographie d’Henrietta, soldate inconnue morte au champ d’honneur de la science. L’entreprise lui a pris dix ans. Le résultat est admirable par quelque bout qu’on le prenne : c’est un formidable travail d’enquête journalistique, c’est un formidable témoignage humain. Le point d’orgue de l’émotion est sans doute atteint quand, grâce à l’entremise de Rebecca, Debborah, la fille d’Henrietta, est admise dans un laboratoire pour observer les cellules de sa mère au microscope, et que celles-ci se reproduisent sous leurs yeux. <br /><br />Depuis soixante ans, les cellules d’Henrietta Lacks ont donné lieu à un commerce lucratif, et enrichi nombre de personnes à travers le monde (car bien sûr, les cellules HeLa ne se donnent pas : elles se vendent…). Mais la famille d’Henrietta, elle, est toujours aussi pauvre, et n’a toujours pas les moyens de se payer le médecin… <br />Ce livre apporte tant de révélations (on est abasourdi, par exemple, d’apprendre que dans les années 1950, les cellules HeLa ont été inoculées à des humains non avertis — de préférence des femmes pauvres ou des détenus…) qu’il pose de multiples questions. Il devrait aussi faire réfléchir tous les eugénistes, car c’est quand même une négresse misérable et souffreteuse, rongée par les maladies vénériennes, qui aura contribué à l’élévation de l’espérance de vie de toute l’humanité… &nbsp;<br /> &nbsp;<br />...Aussi, quelle que soit sa morphologie et la pigmentation plus ou moins prononcée de son épiderme, tout être humain devrait désormais considérer qu'il appartient à la famille d'Henriette Lacks<br /></span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sat, 26 Feb 2011 15:38:55 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?la-femme-immortelle</link>
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			<title><![CDATA[La Libye et l'impérialisme]]></title>
			<author><![CDATA[Sara Flounders]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_pu4"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20"><b>La Libye et l’impérialisme</b><br />Sara Flounders<br /><br /><br />24 février 2011<br /><br />De toutes les luttes qui se déroulent actuellement en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, la plus malaisée à décortiquer est celle qui se passe en Libye.<br /><br />Quel est le caractère de l’opposition au régime de Kadhafi et qui, rapporte-t-on, contrôle actuellement la ville de Benghazi, dans l’est du pays ?<br /><br />Est-ce précisément une coïncidence si la rébellion a démarré à Benghazi, située au nord des champs pétroliers les plus riches de la Libye et proche en même temps de ses oléoducs, gazoducs, raffineries et port GNL ? Existe-t-il un plan de partition du pays ?<br /> <br />Quel est le risque d’intervention militaire impérialiste, ce qui pose un très grave danger pour la population de toute la région ?<br /><br />La Libye n’est pas comparable à l’Égypte. Son dirigeant, Mouammar Kadhafi, n’a pas été une marionnette de l’impérialisme comme Hosni Moubarak. Durant de nombreuses années, Kadhafi a été l’allié de pays et de mouvements combattant l’impérialisme. En prenant le pouvoir en 1969, à la faveur d’un coup d’État militaire, il a nationalisé le pétrole libyen et a utilisé une grosse partie de cet argent pour développer l’économie libyenne. Les conditions de vie se sont considérablement améliorées, pour le peuple.<br /><br />Pour cette raison, les impérialistes étaient bel et bien décidés à écraser la Libye. En fait, en 1986, les États-Unis ont lancé des frappes aériennes sur Tripoli et Benghazi, lesquelles avaient tué 60 personnes, dont la petite fille de Kadhafi – chose que l’on mentionne rarement dans les médias traditionnels. Des sanctions dévastatrices ont été imposées à la fois par les États-Unis et par les Nations unies, afin de couler l’économie libyenne.<br /> <br />Après l’invasion de l’Irak par les Américains, en 2003, et la destruction d’une grande partie de Bagdad via une campagne de bombardement orgueilleusement baptisée « shock &amp; awe » (choc et terreur) par le Pentagone, Kadhafi a tenté d’écarter d’autres menaces d’agression contre la Libye en faisant d’importantes concessions politiques et économiques aux impérialistes. Il a ouvert l’économie aux banques et sociétés étrangères, il a abondé dans le sens des demandes d’« ajustements structurels » émanant du FMI, privatisant ainsi de nombreuses entreprises de l’État et réduisant fortement les subsides de l’État à l’alimentation et au carburant.<br /> <br />Le peuple libyen souffre de ces mêmes prix élevés et du chômage à la base des rébellions qui éclatent ailleurs et qui découlent de la crise économique capitaliste mondiale.<br /> <br />Il ne fait pas de doute que la lutte pour la liberté politique et la justice économique qui balaie actuellement le monde arabe a également trouvé son écho en Libye. On, ne peut douter que le mécontentement suscité par le régime de Kadhafi motive une section signification de la population.<br /> <br />Toutefois, il est important que les progressistes sachent qu’un grand nombre des personnages dont l’Occident fait la promotion en tant que dirigeants de l’opposition sont à long terme des agents de l’impérialisme. Le 22 février, la BBC a montré des séquences où l’on voit à Benghazi des foules qui arrachent le drapeau vert de la république pour le remplacer par celui du monarque renversé (en 1969, NdT), le roi Idris – qui avait été une marionnette de l’impérialisme américain et britannique.<br /> <br />Les médias occidentaux appuient une bonne partie de leurs reportages sur des faits supposés, fournis par le groupe d’exilés du Front national pour la sauvegarde de la Libye, formé et financé par la CIA américaine. Cherchez sur Google en introduisant le nom du front plus CIA et vous découvrirez des centaines de références.<br /> <br />Dans un édito du 23 février, The Wall Street Journal écrivait ceci : « Les États-Unis et l’Europe devraient aider les Libyens à renverser le régime de Kadhafi. » On n’y dit mot des chambres de commission ou des corridors de Washington sur une intervention destinée à aider le peuple du Koweït, de l’Arabie saoudite ou du Bahreïn à renverser leurs dirigeants dictatoriaux. Même avec tout le semblant d’intérêt accordé aux luttes de masse secouant la région actuellement, la chose serait impensable. Quant à l’Égypte et à la Tunisie, les impérialistes tirent sur toutes les ficelles possibles pour retirer les masses des rues.<br /> <br />Il n’a pas été question d’intervention américaine pour aider le peuple palestinien de Gaza quand des milliers de personnes ont perdu la vie suite au blocus, aux bombardements et à l’invasion par Israël. Ce fut exactement le contraire : les États-Unis sont intervenus afin d’empêcher la condamnation de l’État sioniste occupant.<br /><br />Il n’est pas difficile de voir où résident les intérêts de l’impérialisme, en Libye. Le 22 février, Bloomberg.com disait, à ce propos, que, tout en étant le troisième pays producteur de pétrole de l’Afrique, la Libye est en même temps le pays qui possède les plus importantes réserves – prouvées – du continent, avec 44,3 milliards de barils. C’est un pays à la population relativement peu nombreuse mais qui doté d’un important potentiel de production de bénéfices pour les compagnies pétrolières géantes. Voilà comment les grosses fortunes voient la Libye et c’est ce qui sous-tend les préoccupations qu’elles expriment quand aux droits démocratiques du peuple libyen.<br /> <br />Obtenir des concessions de Kadhafi ne suffit pas, pour les barons impérialistes du pétrole. Ils veulent un gouvernement dont ils peuvent disposer directement, le cadenasser, le tenir en dépôt et le mettre en fût. Ils n’ont jamais pardonné à Kadhafi d’avoir renversé la monarchie et nationalisé le pétrole. Dans sa rubrique « Réflexions », Fidel Castro, de Cuba, met en exergue la soif de pétrole de l’impérialisme et met en garde contre le fait que les États-Unis posent actuellement les bases d’une intervention militaire en Libye.<br /> <br />Aux États-Unis, certaines forces tentent de lancer au niveau de la rue une campagne de promotion en faveur d’une telle intervention américaine. Nous devrions nous y opposer carrément et rappeler à toutes les personnes bien intentionnées les millions de morts et de personnes déplacées provoquées par l’intervention américaine en Irak et en Afghanistan.<br /><br />Les progressistes éprouvent de la sympathie pour ce qu’ils considèrent comme un mouvement populaire en Libye. Nous pouvons aider un tel mouvement en soutenant ses revendications légitimes tout en rejetant toute intervention impérialiste, quelle que soit la forme qu’elle puisse revêtir. C’est au peuple libyen qu’il revient de décider de son avenir. <br /><br />Traduit de l'anglais par Jean-Marie Flémal pour Investig'Action<br /><br />Source : www.michelcollon.info</span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sat, 26 Feb 2011 07:05:16 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?la-libye-et-l-imperialisme</link>
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		<item>
			<title><![CDATA[L'UE-topie des marchés: Comment la nouvelle gouvernance économique menace la démocratie]]></title>
			<author><![CDATA[Corporate Europe Observatory]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_va6"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">L’UE-topie des marchés : Comment la nouvelle « gouvernance économique » menace la démocratie<br /><br />Corporate Europe Observatory<br /><br /><br />17 février 2011<br /><br />Une version européenne de la « stratégie du choc » est en passe d’être mise en œuvre dans l’Union européenne. Sous le coup de la crise européenne, de nouvelles prérogatives dévolues à l’Union en matière budgétaire, de dépenses sociales ou de salaires pourraient permettre d’imposer un véritable carcan néolibéral sur les économies nationales... et de transformer définitivement l’UE en une utopie de marché, irresponsable et anti-démocratique.<br /><br /> <br />« Ce qui est en train de se passer est une révolution silencieuse – une révolution silencieuse vers une gouvernance économique plus forte. Les Etats membres ont accepté – et j’espère que c’est ainsi qu’ils l’ont entendu – que les institutions disposent désormais d’importantes prérogatives concernant la surveillance et le contrôle strict des finances publiques. » - José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne.<br /><br /> <br /><br /><b>Résumé</b><br /><br />L’année 2011 restera sans doute dans les annales de l’Union européenne. Utilisant le prétexte de la « crise de l’Euro », la Commission européenne et le Conseil ont avancé des propositions afin de donner à l’UE de nouvelles prérogatives sur de nombreux domaines clés, allant des salaires aux prestations sociales ; elles seraient implémentées via de nouvelles procédures technocratiques très difficiles (voire impossibles) à contrôler ou à infléchir... du moins par ceux qui seront amenés à les subir.<br /><br />Ces propositions mettent en place un agenda économique et social sur mesure pour les intérêts des milieux d’affaires ; s’il était adopté, il constituerait une véritable « révolution silencieuse » imposée par le haut, en l’absence de tout débat démocratique ou participation populaire.<br /><br />Les changements proposés – qui impliquent un ensemble de règles de « gouvernance économique » - ont d’ores et déjà été salués par les plus importants lobbies industriels, qui voient mises en œuvre plusieurs de leurs exigences-clés. En particulier, une nouvelle procédure pour « corriger les déséquilibres macro-économiques » va s’avérer déterminante, permettant de prendre à l’échelle européenne des décisions concernant les salaires et les « dépenses » sociales pour les différents Etats membres. Les lobbies industriels espèrent par ailleurs que les nouvelles réglementations permettront d’assurer la mise en œuvre effective de la stratégie « UE 2020 », très favorable aux milieux d’affaires.<br /><br />Malgré les enjeux considérables, cette « révolution silencieuse » n’a, jusqu’à présent, pas été portée à l’attention d’un public large. Il est pourtant de toute urgence qu’un véritable débat démocratique ait lieu au sein des différents pays européens, en particulier sur la question des alternatives au modèle économique néolibéral de la « gouvernance économique » qui est aujourd’hui mis en avant par la Commission et le Conseil. Et cela nécessite l’établissement d’un véritable rapport de force social, suffisamment large pour faire de telles alternatives une réalité.<br /><br /> <br /><b>Introduction</b><br /><br />La Grèce et l’Irlande, les deux pays membres de l’UE qui font actuellement face aux plus importantes difficultés économiques, ont d’ores et déjà placé dans une partie importante de leurs politiques économiques sous la tutelle de l’UE. Les conditionnalités associées aux prêts de l’UE et du FMI déterminent dans une large mesure l’agenda économique de ces deux pays pour les années à venir.<br /><br /><br />En dehors de la Grèce et de l’Irlande, rares sont ceux qui pointent néanmoins le fait que de telles intrusions majeures dans les priorités budgétaires nationales pourraient devenir une réalité... pour l’ensemble des Etats membres, et tout particulièrement ceux de la zone Euro - et ce quel que soit l’état de leur endettement et de leurs déficits. De nouvelles règles sont actuellement en cours d’élaboration qui auront pour conséquence de promouvoir la dérégulation et les privatisations, au détriment du droit du travail, des dépenses de santé et d’éducation.<br /><br />Avec une adoption prévue à l’été 2011, ces propositions risquent tout simplement de faire les rêves des grands groupes industriels européens devenir réalité. Cette nouvelle forme de « gouvernance économique » qui se dessine imposera un véritable carcan néolibéral aux Etats membres : une véritable utopie de marché, avec des règles favorables aux milieux d’affaires, une mise en œuvre renforcée favorisant les intérêts des industriels au niveau des choix budgétaires nationaux… et des conséquences potentiellement désastreuses.<br /><br /> <br /><b>« Révolution silencieuse »</b><br /><br />Ces propositions ne sont pas sans lien avec la crise de l’Euro et les difficultés rencontrées par de nombreux Etats membres : celles-ci sont utilisées comme prétextes pour mettre en place l’agenda principal de l’UE pour les années à venir. Certains des remèdes envisagées débordent largement sur des prérogatives jusqu’à aujourd’hui dévolues aux Etats. Tout se passe comme si les « sensibilités nationales » étaient mises de côté, et un certain nombre de propositions d’une portée parfois considérable, sur les politiques fiscales des Etats membres par exemple, ont néanmoins été retenues.<br /><br />Qui aurait cru possible, quelques années en arrière, que le Conseil et la Commission auraient le privilège d’analyser et commenter le budget annuel des Etats membres – avant même que les parlements nationaux ne l’adoptent ni même ne le discutent ? Et qui aurait imaginé que les Etats membres puissent risquer d’être mis sous tutelle au point de devoir demander la permission de réallouer des fonds sur le budget national ?<br /><br />Malgré l’absence quasi-complète de débats jusqu’à aujourd’hui, la portée de ces propositions est absolument considérable. Un expert a noté que l’effet combiné des propositions – si elles sont approuvées – « aura un effet sur les politiques fiscales, en termes de régulation, comparable à l’effet de la bombe atomique sur les politiques de sécurité [2] ». Quand, en juin 2010, le Conseil Européen (c.a.d. les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres) a accepté de soutenir les propositions de la Commission, le Président de la Commission José Barroso n’hésitait, lui non plus, à monter sur ses grands chevaux : « Je vous prie de lire les conclusion du Conseil Européen d’hier. Ce qui est en train de se passer est une révolution silencieuse – une révolution silencieuse vers une gouvernance économique plus forte. Les Etats membres ont accepté – et j’espère que c’est ainsi qu’ils l’ont entendu – que les institutions disposent désormais d’importantes prérogatives concernant la surveillance et le contrôle strict des finances publiques. [3] »<br /><br />Depuis lors, il est devenu clair que le Conseil, non seulement avait compris les conséquences de telles propositions, mais qu’il les soutenait. A ce titre, le ministre des finances italien déclarait : « Pour moi, ces mesures vont être à l’origine d’un transfert considérable de responsabilités [4] ». Pour lui, les politiques budgétaires, par exemple, ne peuvent plus être décidées au niveau national [5].<br /><br />Cet évènement a été accueilli de manière univoque par le milieu des affaires. BusinessEurope, l’organisation patronale européenne, y voit une opportunité de donner réalité à un vieux rêve : celui d’associer à l’agenda pro-business de la stratégie « UE2020 » pour la croissance des mesures contraignantes de mises en œuvre. Dans une lettre adressée au Président de la Commission Barroso et au Président du Conseil européen Herman Van Rompuy, le secrétaire général de BusinessEurope, Jürgen Thumann, écrit : « L’Europe doit accélérer son agenda de réformes, et commencer à obtenir des résultats tangibles d’ici aux prochains mois. La stratégie EU2020 et les nouvelles règles de gouvernance économique proposent une trame adéquate pour implémenter de manière rapide les réformes, au niveau national comme au niveau européen. [6] »<br /><br /><b>Une nouvelle gouvernance économique</b><br /><br />Le débat sur la nouvelle forme de « gouvernance économique » a débuté en mars 2010, alors que la Commission lançait sa proposition de nouvelle stratégie décennale pour l’UE, « Europe 2020 [7] ». Elle ne tarda pas à préciser ses idées à travers de nombreux papiers [8]. Au Conseil européen, un débat parallèle a été mis en place à travers un groupe de travail rassemblant les ministres des finances des Etats membres, et présidé par Van Rompuy. Ce groupe de travail, qui a rendu son rapport en octobre, soutient largement les propositions de la Commission [9].<br /><br />Le paquet « gouvernance économique » se compose de trois éléments :<br /><br />1 - Surveillance des budgets nationaux (le « Semestre Européen »)<br /><br />A travers cette procédure, les Etats membres seront amenés à soumettre dès avril une proposition de budget pour discussion au sein de la Commission et du Conseil – en amont des discussions au sein des parlements nationaux [10]. Les commentaires et les propositions du Conseil seront présentés avant fin juillet et présentées au niveau national. Cette procédure a d’ores et déjà été adoptée et prendra effet à partir de cette année (2011). Les autres propositions sont en partie liées à cette procédure.<br /><br />2 - Renforcement du Pacte de Stabilité et de Croissance<br /><br />Une seconde proposition – qui devrait être adoptée d’ici l’été 2011 – devrait permettre d’introduire de nouvelles règles dans le Pacte de Stabilité et de Croissance (que l’on désignera ici comme le Pacte de Stabilité). Celui-ci délimite un niveau d’endettement public maximum de 60% du PIB, et un niveau de déficit de 3%. Il a été critiqué par de nombreux économistes qui ont mis en garde contre ces limitations qui renvoient à une application orthodoxe de l’idéologie néolibérale, et privent les Etats membres de la possibilité de mettre en place des politiques économiques expansionnistes qui peuvent s’avérer nécessaires, notamment… en cas de crise [11].<br /><br />A présent, la crise est là, néanmoins le Pacte est loin d’être abandonné. Entre autres, les nouvelles propositions proposent de définir une « vitesse » de réduction des dettes pour les Etats membres. Auparavant, il s’agissait de cibler uniquement les déficits. La mise en place d’une « vitesse » normale de réduction des dettes va limiter la possibilité pour les gouvernements de faire des investissements importants.<br /><br />La Confédération Européenne des Syndicats (CES) a dénoncé ces mesures, qui répètent les erreurs du passé. En désignant la crise financière comme « le résultat d’années de politiques économiques déséquilibrées », la CES explique que le remplacement « de salaires justes et d’emplois de qualité par l’endettement et les bulles immobilières comme le moteur de la demande et de la croissance » risque avant tout de mener nos économies tout droit vers la récession.<br /><br />Ainsi, la CES explique que les propositions concernant la gouvernance économique montre que « l’Europe n’a pas retenu la leçon. Au lieu de rééquilibrer des politiques de soutien à court-terme du privé avec des politiques de long-terme, à la fois efficaces et en faveur des salariés, la Commission propose désormais une politique de déflation massive. La gouvernance économique, telle que proposée par la Commission, n’appelle à rien d’autres que des coupes, des coupes et encore des coupes : coupes dans les salaires, coupes dans les emplois, coupes dans la protection sociale, coupes dans les prestations sociales, coupes dans les services publics. Les travailleurs sont priés de payer le prix considérable de la crise [12] ».<br /><br />Il s’agit là d’un enjeu considérable. Les milliers de salariés qui ont manifesté dans les rues de Bruxelles, Paris, Madrid, Athènes et ailleurs en sont témoin.<br /><br />3 - La prévention des « déséquilibres économiques »<br /><br />Malgré l’importance de ces nouvelles mesures pour baliser les politiques économiques des Etats membres, c’est surtout le troisième élément de ce « paquet » qui représente un changement majeur. Cette proposition, qui concerne la prévention des « déséquilibres économiques », semble avoir été largement sous-estimée et incomprise dans les débats.<br /><br />La Commission justifie cette nouvelle initiative par le fait qu’il apparaissait comme étant clair pour la Commission et la Banque Centrale Européenne, qu’un certain nombre d’Etats membres montraient des signes inquiétants de « déséquilibres macroéconomiques », les mêmes déséquilibres qui auraient contribué à faire plonger des pays comme la Grèce, l’Irlande, l’Espagne et le Portugal.<br /><br />Il est important de noter que les déséquilibres en question ne recouvrent pas nécessairement un niveau d’endettement ou de déficit trop élevé ; à ce titre, cette proposition n’est pas directement liée aux critères inscrits dans le Pacte de Stabilité. Les propositions concernent plus précisément des aspects macro-économiques tel que la question des écarts de compétitivité entre les Etats membres, ou encore le niveau des dépenses publiques, qui seraient à même, à l’avenir, de créer des problèmes majeurs.<br /><br />Il s’agit donc, afin de prévenir de futures crises, de disposer d’un mécanisme d’alerte, et de pouvoir intervenir directement sur les politiques économiques des Etats membres, y compris pour demander des modifications dans le budget national, afin de les amener à « coller » davantage à la stratégie européenne EU2020. Cela suppose de mettre en place une procédure d’évaluation des politiques économiques des Etats membres.<br /><br />La « compétitivité » au centre du dispositif<br /><br />Cette nouvelle procédure de déséquilibres excessifs, ainsi que les autres propositions, sont basées sur une manière particulière d’envisager la sortie de la crise économique et financière, et d’éviter des crises à venir. Dans ses propositions et documents, la Commission avance systématiquement la nécessité d’améliorer la « compétitivité ». Durant la dernière décennie, la compétitivité est devenue l’objectif principal de l’Union européenne, et a acquis une signification bien particulière.<br /><br />En parallèle de la discussion sur la gouvernance économique, les institutions européennes ont discuté et adopté une nouvelle stratégie pour améliorer la compétitivité internationale, Europe 2020, une version légèrement révisée de la Stratégie de Lisbonne (2000). Dans cette stratégie, la « compétitivité » est synonyme de marchés du travail plus flexibles, de mise à bas des systèmes de retraite, de marchandisation des services publics, et de réformes des politiques d’éducation et de recherche pour mieux servir directement les intérêts des grands industriels [13].<br /><br />Quand le Conseil identifie un déséquilibre tel qu’une « divergence de compétitivité » dans l’économie d’un Etat membre, dès lors, afin d’améliorer sa « compétitivité », la porte est ouverte à toutes sortes d’opération de réallocation budgétaires, de mesures fiscales, sur les salaires, le marché du travail etc.<br /><br />De telles mesures mériteraient un véritable débat politique. Parmi les questions qui pourraient être posées : s’agit-il d’une approche adéquate ? Pourquoi privilégier celle-ci en particulier ?<br /><br />Quand la crise grecque a éclaté, et que les fragilités de l’Euro sont apparues au grand jour, nombreux sont ceux qui, au sein de l’UE, ont appelé à une gouvernance économique renforcée. Au Parlement européen, les dirigeants des groupes sociaux-démocrates, libéraux et conservateurs demandèrent de mettre un terme à la flexibilité dans l’application du Pacte de Stabilité, appelant de concert à l’abandon de la « pression par les pairs » et la mise en place d’« instruments renforcés » pour obliger les gouvernements à respecter les critères du Pacte de Stabilité et la stratégie de « compétitivité » Europe 2020 [14].<br /><br />Quand la Commission a rendu publiques ses propositions, conformes aux préoccupations des parlementaires, le 29 septembre 2010, celles-ci furent bien accueillies à la fois par les lobbies industriels et par un large arc politique de parlementaires, depuis les conservateurs jusqu’aux verts, en Allemagne comme en France. Malgré quelques hésitations dans le camp des écologistes et des sociaux-démocrates, le consensus semblait de mise sur le principe des propositions [15].<br /><br />Il semble ainsi peu probable que le parlement ne s’oppose à de telles mesures, où une majorité de parlementaires voient dans ce renforcement de la politique économique commune sur la base d’un agenda pro-entreprise une réponse logique à la crise européenne. Ce soutien exprimé à la fois par les lobbies industriels et les parlementaires a facilité l’adoption rapide du Semestre Européen en septembre 2010.<br /><b><br />Conclusion : mettre en échec la « stratégie du choc » de l’UE</b><br /><br />La réponse à la crise est en réalité déterminée par les rapports de force. Les préférences des plus forts sont mises en avant – les nations les plus puissantes, les grands groupes industriels. Les nations les plus puissantes ont un intérêt objectif dans le maintien de l’Euro ; les grands groupes industriels, quant à eux, en appellent depuis des années à la mise en place de politiques fortes dans le domaine de la « compétitivité ».<br /><br />Ce sont sans doute les représentants des grands groupes européens qui ont le plus de raisons de se satisfaire des propositions mises en avant par la Commission. Après avoir travaillé de longues années sur des propositions autour d’une gouvernance économique, fondée sur la seule recherche de compétitivité, ils voient leurs efforts récompensés.<br /><br />Cependant que certains rêvaient d’un « gouvernement économique » qui permettent d’importants transferts des pays du « centre » vers la « périphérie », sorte d’Etat social fédéral européen à même de subvenir aux désavantages structurels causés par l’Euro aux pays les plus faibles, il s’agit davantage d’un véritable programme d’ajustement structurel permanent qui semble se dessiner, avec au programme des coupes dans les salaires, les dépenses publiques, et des aménagements budgétaires dédiés à l’amélioration de la « compétitivité ».<br /><br />Laissant de côtés les options alternatives, la Commission et le Conseil avaient sans doute bien des raisons de choisir cette voie – et le consensus au sein des milieux d’affaires européens en est une majeure. Leur activisme auprès des représentants de la Commission et des Etats membres a donc payé, et fait pencher la balance vers leur propre conception de l’Union européenne.<br /><br />Il s’agit là d’une évolution majeure, dans une fenêtre temporelle particulièrement étroite ; cette rapidité est sans doute due à l’urgence de la crise économique. Ce scénario ressemble à ce que Naomi Klein avait décrit comme une « stratégie du choc ». Une stratégie qu’elle attribue à la fameuse et infâme icone du néolibéralisme, Milton Friedman, qui écrivait en 1982 : « Seule une crise – véritable ou perçue – produit réellement des changements. Quand une crise éclate, la réaction adoptée dépend des idées qui ont cours à ce moment. Ceci est, je crois, notre fonction essentielle : développer des alternatives aux politiques existantes, afin de les faire vivre et les rendre disponibles jusqu’à ce que le politiquement impossible devienne politiquement inévitable [16] ».<br /><br />Comme pour la surveillance des mécanismes macroéconomiques, les « idées qui ont cours », comme dirait Friedman, ont été celles qui ont été promues par les représentants des grands groupes industriels et par la Commission depuis des années. Cinq ans auparavant, l’idée de renforcer les politiques de « compétitivité » par des mesures contraignantes de mise en œuvre avait déjà été présentée au Conseil, puis rejetée. Lors d’une conférence tenue début janvier, de nombreux participants, notamment de la Commission, en exprimèrent le regret ; ils furent néanmoins ravi de voir enfin leurs idées devenir réalité, et l’ancien Commissaire Mario Monti, dans une approbation presque générale, s’est même exclamé : « Merci, la crise grecque ! »<br /><br />Pourtant, les hauts fonctionnaires de la Commission eurent bien du mal à répondre à un économiste critique, qui pointait le fait que les réformes ne permettraient pas de résoudre la crise [17]. En d’autres termes, les réformes bénéficient de la crise. Mais elles ne représentent pas de véritable solution à la crise.<br /><br /><b>Isolés, et irresponsables</b><br /><br />Si un débat d’ensemble ne débute pas dès maintenant, les conséquences pourraient s’avérer terribles. Si le paquet est voté, 2011 marquera un nouveau recul démocratique. Des politiques sociales d’une importance considérable seront mises hors de portée de toute participation populaire ; cela pourrait être le début d’une nouvelle phase dans ce qui fut naguère décrit comme le « nouveau constitutionnalisme » de l’Union européenne.<br /><br />En 1992, le théoricien Stephen Gil voyait dans l’Union européenne un mouvement distinctif « vers la construction d’instruments légaux et constitutionnels pour mettre à l’écart ou isoler substantiellement les institutions économiques de tout contrôle public ou démocratique [18] ». Cette année pourrait apporter une pierre décisive à cet édifice.<br /><br />Il y a de cela quelques années, l’architecture même de l’UE était mise en question par des millions d’européens. Elle fut l’objet d’un débat populaire très animé à l’occasion des referendum sur le traité constitionnel européenne, dans plusieurs pays de l’UE. Depuis lors, la Commission et les Etats membres ont fait tout leur possible pour empêcher les consultations populaires sur les changements des traités. Désormais, d’importantes décisions sur le futur de l’UE sont décidées sans réelles discussions démocratiques. Le message semble clair : la participation publique est une nuisance. Et vu les enjeux, il n’y a rien d’exagéré à dire que les piliers mêmes de la démocratie, telle que nous la connaissons, sont remis en questions.<br /><br />Fort heureusement, il semble que les victimes de la crise européenne, particulièrement à la périphérie de la zone euro, ne soient pas prêtes à accepter le sort qu’on leur réserve ; elles mettent ainsi la pression sur leurs gouvernements et parlements pour refuser les potions amères de Bruxelles. Afin de réussir sur le long terme, ce combat devra passer à un stade offensif, et probablement s’appuyer sur des luttes politiques à l’échelle européenne – la mise en place de coalitions politiques pan-européennes qui n’auraient pas peur de prendre à bras le corps les questions institutionnelles dans leur combat pour une démocratie qui n’impliquerait pas seulement une minuscule élite, mais toute la société. Une autre Europe ne pourra pas survenir sur la base des propositions actuelles de la Commission. Une alternative à ce modèle de « gouvernance économique » est nécessaire.<br /><br />Si elles sont adoptées, les nouvelles mesures de « gouvernance économique » représenteront une étape clé vers une politique économique commune, associée à un agenda sur mesure pour les milieux d’affaires, qui n’aura probablement de cesse de retirer les prérogatives de décision politique de la sphère démocratique pour les rapatrier dans un monde d’indicateurs, de tableaux de bord, de « procédures », de consultations de « haut-niveau », pré-modelant toute décision politique bien avant toute discussion politique.<br /><br />Si l’on considère le processus jusqu’à maintenant, il semble qu’il ne sera pas aisé de mettre ce débat sur le devant de la scène. Le haut niveau de consensus qui règne dans le Conseil et le Parlement européen signifie qu’il y a peu de chance que le débat public n’émerge à leur initiative. Le Parlement mettra au point sa position en Avril [19], et d’après le calendrier, se prononcera définitivement en juin. Il y a fort à parier que les contradictions éventuelles entre le Parlement et le Conseil ne soient surmontées rapidement.<br /><br />Un véritable débat devra venir d’ailleurs – à travers les mobilisations européennes (coalition, mouvements, manifestes) afin d’avoir un impact au niveau européen, ou mettre la pression au niveau national et influencer les gouvernements des Etats membres.<br /><br />Traduit par Thomas Thouzeau<br /> <br />[1] lire aussi Peuples VS Goldman Sachs et L’Europe des industriels n’est pas en panne<br /><br />[2] Professeur Peder Nedergaard in the Danish Daily Politiken, 7 septembre 2010<br /><br />[3] José Manuel Barroso à l’European University Institute, Florence, 18 juin 2010<br /><br />[4] EUBusiness.com, 10 janvier 2011, http://www.eubusiness.com/news-eu/f...<br /><br />[5] Reuters, 10 janvier 2011<br /><br />[6] Lettre de Jürgen R. Thumann à Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, 9 décembre 2010<br /><br />[7] European Commission ; « Europe 2020. A strategy for smart, sustainable and inclusive growth », COM(2010) 2020 final, Mars 2010<br /><br />[8] The Commission?s communication from May (overview of upcoming proposals) can be viewed at http://ec.europa.eu/economy_finance.... The now adopted proposal on a &quot;European Semester&quot; (more on this below) can be viewed at http://ec.europa.eu/economy_finance... Finally, a collection of proposals, a so called &quot;six pack&quot; was launched in late September. They are available at http://ec.europa.eu/economy_finance...<br /><br />[9] Rapport du groupe de travail du Conseil européen, 21 octobre 2010. http://www.consilium.europa.eu/uedo...<br /><br />[10] In fact, the handing of proposals for the coming year?s budget is but one part of what is called &quot;the surveillance cycle&quot;, which already started in January. More details can be read in European Commission, COM (2010) 367/2, page 11-14, http://ec.europa.eu/economy_finance...<br /><br />[11] C’est du moins l’avis de tout économiste qui souscrit aux théories keynésiennes<br /><br />[12] CES, déclaration du 28 octobre 2010, http://www.etuc.org/a/7790<br /><br />[13] A lire, Corporate Europe Observatory ; ”Big business as usual”, March 2010, http://www.corporateeurope.org/lobb...<br /><br />[14] &quot;MEPs unite in call for ’economic governance’&quot;, Euractiv, 12 March 2010.<br /><br />[15] Press release from the Green Group, European Parliament, 29. September 2010, http://www.greens-efa.org/cms/press... ; Martin Schulz,Chairman of the Social-Democratic group referred to the Commission?s proposals as a &quot;straitjacket<br /><br />[16] Naomi Klein, « La stratégie du choc », Actes Sud, 2008<br /><br />[17] http://blogs.ft.com/brusselsblog/20...<br /><br />[18] Stephen Gill ; &quot;The emerging world order and European change : the political economy of European Union&quot;, The Socialist Register 1992, page 165.<br /><br />[19] La première lecture des six propositions se terminera en avril<br /><br />Source : Les dessous de Bruxelles<br /></span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 22 Feb 2011 16:28:19 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Le monde change et nous avons un grand rôle]]></title>
			<author><![CDATA[Michel Colon]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_pj0"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">Après les Latinos, les Arabes. Et demain, les Africains ? Pourquoi Washington et Paris ont dû reculer en Tunisie et Egypte. Comment ils vont essayer de sauver l’essentiel du système néocolonial. Et quel est notre rôle à tous pour que le monde se transforme vraiment.<br /><br />Longtemps, l’Empire a paru invincible. Les Etats-Unis pouvaient à leur guise et sous les prétextes les plus absurdes, violer la Charte de l’ONU, appliquer de cruels embargos, bombarder ou occuper des pays, assassiner des chefs d’Etat, provoquer des guerres civiles, financer des terroristes, organiser des coups d’Etat, armer Israël pour ses agressions…<br /> <br />Ils semblaient pouvoir tout se permettre, et le pessimisme dominait. Combien de fois ai-je entendu : « Ils sont trop forts, comment pourrions-nous mettre fin à ces régimes arabes corrompus et complices d’Israël ! » La réponse est venue d’en bas : les peuples sont plus forts que les tyrans.<br /> <br />Mais chacun sent que le combat ne s’est pas terminé en éliminant juste Ben Ali et Moubarak, il ne fait que commencer. Pour arracher de véritables changements, il faudra neutraliser ceux qui tiraient les ficelles en coulisses. D’où l’importance décisive de bien cerner les mécanismes de ce système qui produit les tyrans, les protège et au besoin les remplace. Pourquoi cet Empire s’affaiblit, et comment il va essayer de se maintenir à tout prix.<br /><br /><b>Aucun Empire n’est éternel</b><br /><br />Aucun Empire n’est éternel. Tôt ou tard, l’arrogance des crimes provoque une résistance générale. Tôt ou tard, le coût du « maintien de l’ordre » dépasse les profits que ces guerres apportent aux multinationales. Tôt ou tard, les investissements dans le militaire font défaut aux autres secteurs qui perdent la compétition internationale.<br /> <br />Et les Etats-Unis n’échappent pas à la règle. Le taux de profit de leurs multinationales décroît depuis 1965, et les bulles d’endettement et de spéculation n’ont fait que reporter et aggraver le problème. Leur part dans l’économie mondiale est passée de 50% en 1945 à 30% dans les années 60, autour de 20% aujourd’hui et 10% environ dans vingt ans. Or, aucune armée ne peut être plus forte que son économie, et les USA sont donc de moins en moins en état d’être le gendarme du monde. Aujourd’hui, la planète devient « multipolaire » : un autre équilibre s’installe entre USA, Europe et Russie et surtout avec les grands pays du Sud. Particulièrement, la Chine qui a prouvé qu’être indépendant était la meilleure façon de progresser. USA et Europe ne peuvent plus imposer leurs volontés comme avant. Leur néocolonialisme pourrait mourir bientôt.<br /> <br />En fait, ce déclin US est de plus en plus visible depuis dix ans… En 2000, la bulle Internet explose. En 2002, le peuple vénézuélien fait échouer le coup d’Etat made in USA et Hugo Chavez entame ses grandes réformes sociales qui entraîneront toute l’Amérique latine dans la résistance. En 2003, la machine de guerre de Bush s’enlise en Irak, comme en Afghanistan. En 2006, Israël échoue au Liban et en 2009 à Gaza. Les défaites s’accumulent.<br /><br /><b>Après les Latinos, les Arabes. Et demain, les Africains ?</b><br /><br />La merveilleuse révolte des Tunisiens et des Egyptiens a fait des miracles : on entend à présent les Etats-Unis vanter la « transition démocratique » alors que pendant des décennies, ils ont fourni aux tyrans chars, fusils-mitrailleurs et séminaires de formation à la torture ! La France pareil. Et cette révolte plonge dans l’angoisse les stratèges du Grand Empire US, du Petit Empire français et leurs protégés israéliens. Merci, les Arabes !<br /> <br />Objet de cette angoisse : comment changer un peu pour ne rien changer à l’essentiel ? Comment maintenir leur domination sur le pétrole du Moyen-Orient, sur les matières premières et sur les économies en général ? Comment empêcher que l’Afrique aussi se libère ?<br /> <br />Mais il faut aller au fond des choses. Se réjouir des premiers pas ne peut cacher le chemin qui reste à parcourir. Ce n’est pas le seul Ben Ali qui a pillé la Tunisie, c’est toute une classe de profiteurs, tunisiens, mais surtout étrangers. Ce n’est pas le seul Moubarak qui a opprimé les Egyptiens, c’est tout un régime autour de lui. Et derrière ce régime, les Etats-Unis. L’important, ce n’est pas la marionnette, mais celui qui en tire les fils. Washington, comme Paris, cherche seulement à remplacer les marionnettes usées par d’autres plus présentables.<br /><br /><b>Pas de véritable démocratie sans justice sociale</b><br /><br />La question que les Tunisiens, les Egyptiens et les autres souhaitent résoudre n’est pas : « Quel ‘nouveau’ dirigeant nous fera de nouvelles promesses qu’il ne tiendra pas, avant de nous taper dessus comme avant ? » Leur question est plutôt : « Aurai-je un vrai travail avec un vrai salaire et une vie digne pour ma famille ? Ou bien aurai-je pour seule issue une barque qui ira s’échouer en Méditerranée ou dans une prison européenne pour sans-papiers ? »<br /> <br />L’Amérique latine vivait tout récemment encore la même pauvreté et le même désespoir. Les énormes profits du pétrole, du gaz et des autres matières premières partaient gonfler les coffres-forts d’Exxon et de Shell pendant qu’un Latino sur deux vivait sous le seuil de pauvreté, sans pouvoir payer le médecin ou une bonne école à ses enfants. Tout a commencé à changer en 2002 quand Hugo Chavez a nationalisé le pétrole, modifié tous les contrats avec les multinationales, exigé qu’elles paient des taxes et que les profits soient partagés. L’année suivante, 11,4 milliards arrivaient dans les caisses de l’Etat (pendant vingt ans, c’était zéro !), et celui-ci mettait en route des programmes sociaux ; soins de santé et enseignement pour tous, doublement du salaire minimum, aide aux coopératives et aux petites entreprises créatrices d’emplois. En Bolivie, Evo a fait de même. Et l’exemple se répand. Atteindra-t-il la Méditerranée et le Moyen-Orient ? A quand un Chavez ou un Evo arabe ? Le courage de ces masses en révolte mérite une organisation et un leader, honnêtes et décidés à aller jusqu’au bout.<br /> <br />Une véritable démocratie politique est impossible sans la justice sociale. En fait, les deux problèmes sont étoitement liés. Car personne n’installe une dictature pour le plaisir ou par simple perversion. C’est toujours pour pour maintenir les privilèges d’une petite couche qui accapare les richesses. Les dictateurs sont les employés des multinationales.<br /><br /><b>Qui ne veut absolument pas de la démocratie ?</b><br /><br />Face à la colère des Tunisiens, quel « homme nouveau » a proposé Washington ? Le premier ministre de l’ancien dictateur ! Face au désir de changement des Egyptiens, qui ont-ils tenté de mettre au poste ? L’ancien chef de l’armée, créature de la CIA ! On se moque des gens.<br /> <br />Il y a cinq ans, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Védrine, osait déclarer que les peuples arabes n’étaient pas mûrs pour la démocratie. Cette théorie reste dominante dans une élite française qui pratique plus ou moins ouvertement le racisme anti-arabe et l’islamophobie.<br /> <br />En réalité, c’est la France qui n’est pas mûre pour la démocratie. C’est la France qui a massacré les Tunisiens en 1937 et 1952 et les Marocains en 1945. C’est la France qui a mené une guerre longue et sanglante pour empêcher les Algériens d’exercer leur droit légitime à la souveraineté. C’est la France qui, par la bouche d’un président négationniste, refuse de reconnaître ses crimes et de payer ses dettes aux Arabes et aux Africains. C’est la France qui a protégé Ben Ali jusqu’au pied de l’avion qui l’emportait. C’est la France qui a imposé et maintient les pires tyrans dans toute l’Afrique.<br /><br />L’actuel racisme antimusulman permet de faire d’une pierre deux coups. Premier coup : en Europe, on divise les travailleurs selon leur origine (un tiers des ouvriers français ou belges sont d’origine immigrée récente) et pendant qu’on fantasme sur la burqa, les patrons attaquent allègrement les salaires, les conditions de travail et les retraites de tous les travailleurs, voilés ou pas. Deuxième coup : par rapport aux pays arabes, l’islamophobie permet d’éviter les questions gênantes. Au lieu de se demander « Mais qui leur a imposé ces dictateurs ? » et de répondre : l’Europe, l’Europe d’en haut, l’Europe des multinationales, on présente les Arabes comme « pas mûrs pour la démocratie » et donc dangereux. On diabolise en inversant la victime et le coupable.<br /> <br />Or, voici le débat fondamental, et il dépend de nous tous qu’il soit mené ou occulté : pourquoi les Etats-Unis, la France et compagnie - qui n’ont que le mot « démocratie » à la bouche - ne veulent en réalité absolument pas d’une véritable démocratie ? Parce que si les peuples peuvent décider eux-mêmes comment utiliser leurs richesses et leur travail, alors les privilèges des corrompus et des profiteurs seront en grand danger !<br /> <br />Pour cacher leur refus de démocratie, les Etats-Unis et leurs alliés agitent dans les médias le « péril islamiste ». Quelle hypocrisie ! Les voit-on nous alerter et mener de grandes campagnes médiatiques sur les islamistes qui leur sont dociles comme le régime odieux d’Arabie Saoudite ? Les entend-on s’excuser d’avoir financé les islamistes de Ben Laden pour renverser un gouvernement afghan de gauche qui avait émancipé les femmes ?<br /><br /><b>Notre rôle est important</b><br /><br />Le monde change à toute allure. Le déclin des USA ouvre de nouvelles perspectives pour la libération des peuples. De grands bouleversements s’annoncent…<br /> <br />Mais dans quel sens iront-ils ? Pour qu’ils soient positifs, il dépend de chacun de nous qu’une véritable information circule, que les dossiers honteux soient largement connus, que les stratégies secrètes soient démasquées. Tout ceci permettra d’instaurer un grand débat, populaire et international : de quelle économie, de quelle justice sociale les peuples ont-ils besoin ?<br /> <br />Or, l’information officielle sur tout ceci est une catastrophe, et ce n’est pas par hasard. Dès lors, pour que ce débat se mène dès maintenant et partout, chacun de nous a un grand rôle à jouer. Informer est la clé. Comment ? Nous y reviendrons dans un prochain texte, d’ici quelques jours…<br /> <br /> <br />Bruxelles, 19 février 2011<br /> <br /> <br />Source : www.michelcollon.info<br /> </span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Mon, 21 Feb 2011 20:58:04 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Créateur, Création, n'est-ce pas tout un? ]]></title>
			<author><![CDATA[H. Jenni]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
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			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_kv0"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">DIVAGATIONS EN ZIG-ZAG<br /><br />Créateur, Création, n'est-ce pas tout un ? <br /><br />Selon ce que nous disent les théologiens, la Création est l'oeuvre de Dieu, lequel Dieu est omniscient, omnipotent et omniprésent. <br /><br />Belle définition en vérité si ce n'est que le propre de la définition est de tracer un contour de la &quot;chose&quot; définie afin de la différencier de ce qu'elle n'est pas et, par conséquent, de la borner. <br /><br />Or, l'omniprésence est justement une qualité sans borne qui ne laisse place à aucune autre &quot;chose&quot; que celle, unique, qui possède cette qualité. <br /><br />Quant à l'omnipotence, elle suppose, pour celui qui la détient, l'exclusivité discrétionnaire de tous les pouvoirs est donc l'absence de liberté réelle pour tout être qui ne serait pas Dieu. <br /><br />L'omniscience, quant à elle, me semble être la plus ennuyeuse des &quot;qualités&quot; prêtées à ce Dieu réputé parfait. Elle exclu la capacité d'apprendre et le progrès vers un futur imprévisible. (Le plaisir d'apprendre est l'apanage de l'ignorant.) Un dieu omniscient doit être un Dieu qui s'ennuie mortellement. <br /><br />La perfection, dans son sens absolu, est fort heureusement une notion abstraite car son corollaire, l'imperfectibilité, aurait comme conséquence l'impossibilité du progrès comme de la régression. Un Dieu parfait serait immuable et par conséquent serait un Dieu mort. <br /><br />Mais qui voudrait d'un Dieu mort? <br /><br />Certes pas les créatures qu'Il a, semble-t-il, faites à son image et qui, pour se venger sans doute de leur évidente imperfection, l'ont imaginé, à leur tour, avec toutes les inconséquences de leurs définitions. <br /><br />Ressuscitons donc ce Créateur, si semblable à ses créatures et à toute sa Création qu'Il se confond avec elles. <br /><br />Par conséquent ne craignons pas de lui restituer l'imperfection qui permet le progrès ainsi que le Diable et son train qui nous donnent au moins l'illusion, sinon la certitude, du libre choix dans la distinction que nous opérons entre le&quot;bien&quot; et le &quot;mal&quot;. <br /><br />Ainsi, la Création s'achève et n'est point achevée; mue par une progression qu'on espère sans fin. Créationnistes et évolutionnistes peuvent continuerleurs controverses en vain car ils observent, chacun d'un point de vue borné, deux aspects d'un seul et unique phénomène. <br /><br />À l'échelle de l'Univers je crois que, Dieu merci, le septième jour de la Création qui pourrait bien signifier la fin du monde est encore loin, très loin, à l'infini des temps. <br /><br />Le Lignon, le 16 avril 2001 <br /><br />Hermann JENNI <br />Alias DESJANTETS </span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sat, 16 Oct 2010 18:58:04 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Naissance de l'espace-temps élémentaire]]></title>
			<author><![CDATA[H. Jenni]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_cw6"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">DIVAGATIONS EN ZIG-ZAG<br /><br />Naissance de l'espace-temps élémentaire. <br /><br />Notre divagation sur &quot;la brique élémentaire&quot; imaginait la &quot;brique&quot; unique, douée d'ubiquité parfaite et donc présente en tous &quot;lieux&quot; de l'espace, de l'infini à l'infini. <br /><br />Nous énoncions l'hypothèse que la &quot;vitesse absolue&quot; permettant cette ubiquité parfaite aurait pour conséquence de &quot;tuer le temps&quot;. Passé, présent et futur se trouveraient confondus dans ce qui pourrait bien être l'Eternité !<br /><br />Et pourtant, nous percevons une successivité des évènements dans ce que nous appelons &quot;le temps&quot;. Nous avons même la prétention de mesurer avec une grande exactitude, notamment au moyen d'horloges atomiques, l'écoulement de ce temps dont nous croyons pourtant savoir qu'il est relatif,vérification faite par ces mêmes horloges, expérimentalement. <br /><br />Il manque donc quelque chose à notre idée de &quot;brique unique&quot;, à la fois toute puissante <br />et tellement élémentaire que le néant est son asymptote. <br /><br />Rappelons que, pour qu'elle puisse à elle seule construire tout l'Univers en se combinant à elle-même nous l'avons imaginée animée de la &quot;vitesse absolue&quot;soit, ubiquité parfaite. Ce qui manquerait donc à sa toute puissance serait d'avoir également l'immobilité totale et non pas relative. <br /><br />Mais, direz-vous, la conséquence de cette immobilité ne serait-elle pas une accélération infinie de l'écoulement du temps ainsi que la réduction à néant de l'Univers ? <br /><br />Pour donner à cette question une réponse -invérifiable en l'état, je vous l'accorde-nous laisserons encore un peu déborder notre imagination. (Plus c'est ahurissant, plus c'est séduisant !) <br /><br />Notre brique élémentaire aura donc à la fois la vitesse absolue et l'immobilité totale, ce qui n'est pas contradictoire si nous le concevons dans une succession de &quot;cycles&quot; dont nous ne saurions mesurer la fréquence. <br /><br />Voilà lancée l'horloge de la durée dont la plus petite fraction, le &quot;grain&quot; élémentaire de temps, est cette alternance d'ubiquité et d'immobilité, de Totalité et de Néant. <br /><br />À chaque cycle, l'Univers est totalement &quot;reconstruit&quot; et &quot;détruit&quot;. Des modifications infinitésimales distinguent cependant chaque cycle de son prédécesseur et de son successeur. <br /><br />Le cycle en cours est le moment présent, limite impalpable entre le passé et lefutur, au cours duquel tout s'accompli. <br /><br />Ainsi s'écrit l'Histoire et se révèle l'Evolution qui se présente à nos intelligences bornées comme l'exécution d'un Plan tellement vaste et génial qu'il ne peut susciter en nous autre chose qu'une dévotion totale au Grand Architecte de l'Univers dont il manifeste la Toute Puissance et l'Eternité. <br /><br />Cette &quot;dévotion&quot;, nous pourrions la qualifier d'autosatisfaction divine si nous considérions que nos &quot;individualités&quot; ne sont, après tout, qu'une part infime de cette Création-Créateur dont nous prétendons toutefois être la manifestation la plus perfectionnée. <br /><br />Perfection très relative cependant. Gageons que l'Evolution n'a pas encore manifesté sa dernière trouvaille et que les cycles de la brique unique nous réservent encore une perspective incommensurable de mutations avant qu'elle ne se lasse de cette formidable activité créatrice. <br /><br />Le Lignon, le 2 juin 1997 <br /><br />Hermann JENNI <br />Alias DESJANTETS</span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sat, 16 Oct 2010 18:47:46 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Y a-t-il, dans la nature, une loi sans exception ? ]]></title>
			<author><![CDATA[H. Jenni]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_in2"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">DIVAGATIONS EN ZIG-ZAG <br /><br />Y a-t-il, dans la nature, une loi sans exception ? <br /><br />Trier, classer, catégorier, ranger sous étiquettes qui soumettent à des lois, à des analogies, telle est l'occupation essentielle des scientifiques, quelles que soient leurs spéciallités. <br /><br />Pourtant, l'examen poussé des sujets ainsi classés sous une même étiquette révèle immanquablement des différences, d'importance variable, qui obligent à reconnaître des sous-catégories. <br /><br />Des méthodes d'investigation sans cesse perfectionnées révèlent des différences jusque parmi les objets les plus élémentaires. <br /><br />Certains atomes ont des isotopes. N'est-il pas concevable qu'une analyse rendue possible au niveau des constituants ultimes de la matière puisse révéler des différences telles qu'il serait peu probable, voire impossible, detrouver deux élments rigoureusement identiques ?<br />A un niveau plus complexe qui est celui des cristaux de neige, tous construits sur un plan exagonal, on vroit savoir qu'il n'en a jamais existé deux absolument pareils, et pourtant, depuis que notre terre reçoit des flocons, il en est probablement tombé plusieurs fois son volume. <br /><br />Si cette hypothèse se vérifie, on peut être certain qu'il n'existe aucun organisme vivant qui n'ait sa réplique exacte, et cela, même chez ceux quiseraient issus d'un clonage où, pour imperceptible qu'elle soit, la mutation devrait être la règle.<br /><br />A la question posée en titre nous pourrions donc répondre : &quot; La seule loi qui ne comporte aucune exception est qu'il n'existe que des exceptions. &quot; <br /><br />Confrontée à cet illogisme que devient notre hypothèse de la &quot;brique&quot; unique ? <br /><br />Je pense qu'elle garde néanmoins un sens à condition que toutes les combinaisons avec elle-même, qu'elle élabore à l'infini simultanément, diffèrent les unes des autres ainsi que de celles qui précèdent ou qui suivent.<br />Mais, si cela est vrai, nous voilà avec une deuxième règle qui ne souffre aucune exception sur les bras ! <br /><br />Cela admis (toujours provisoirement) nous pourons en tirer deux conclusions apparament contraires : <br /><br />1) La vertigineuse imagination créatrice de l'Univers dépassera toujours notre entendement. . <br /><br />2) L' Ego qui borne nos individualités pourrait bien n'être qu'une limite factice qui, pour une durée infime, nous distinguerait dans cette création constantedont nous serions pour l'Eternité. <br /><br />Résoudre cette contradiction ne pourait-il pas nous conduire à concilier, enfin, évolutionistes et créationistes? <br /><br />Le Lignon, le 25 octobre 2000 <br /><br />Hermann JENNI <br />Alias DESJANTETS </span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sat, 16 Oct 2010 18:40:29 GMT</pubDate>
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			<title><![CDATA[Liberté..... mais surveillée !]]></title>
			<author><![CDATA[]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_mf9"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">DIVAGATIONS EN ZIG-ZAG<br /><br />Liberté… mais surveillée ! <br /><br />Liberté ! Voilà un grand mot auquel on attribue une grande signification. On est prêt à bien des sacrifices pour ce mot. Sacrifices librement consentis, bien sûr.<br />Voire ! <br /><br />Qu'est-ce que la liberté? Une faculté de choix, de décision, de refus ou d'acceptation? Mais en fonction de quels critères? <br /><br />Si, ignorant les paramètres permettant d'apprécier les avantages et inconvénients d'une décision, on s'en remet au hasard, est-ce encore un choix? Où est la liberté ? <br /><br />Si en revanche, le choix est basé sur la parfaite connaissance de tous les paramètres objectifs pouvant guider et déterminer la décision; y a-t-il encore place pour un libre choix qui ne soit pas irrationnel? Faut-il être déraisonnable pour être libre? <br /><br />Et pourtant, nous éprouvons, ancré au plus profond de notre être, ce sentiment ou, à tout le moins, cette aspiration à la liberté. <br /><br />Serait-ce que la liberté ne se résoudrait qu'à une simple distinction des contraintes internes opposées aux contraintes externes davantage ressenties comme devant être subies ? <br /><br />Cependant, il est plus facile de se soustraire aux contraintes externes que l'on peut fuir qu'à celles de nos caractéristiques intrinsèques dont, bon gré mal gré,nous devons nous accommoder. <br /><br />Ces contraintes internes peuvent même nous conduire à une soumission totale ou quasi-totale à certaines contraintes externes. Tel est le cas, par exemple du disciple qui, s'étant &quot;choisi&quot; un Gourou pour penser à sa place, le suit désormais sans le moindre discernement. <br /><br />Sans aller jusqu'à la soumission, corps et âme, à quelque &quot;Führer&quot;, le simple souci que nous pouvons avoir de l'opinion d'autrui à notre égard ne nous contraint-il pas en permanence dans notre comportement et notre expression? <br /><br />Entre les contraintes externes et internes quel espace reste-t'il pour exercer, ne serait-ce qu'une apparence de liberté? Celle qui consisterait en la faculté de mal choisir, délibérément? <br /><br />Outre le problème de la responsabilité, cette alternative introduit la question de définir le &quot;bien&quot; et le &quot;mal&quot; et de les distinguer l'un de l'autre; sujet qui pourrait être maltraité dans de prochaines divagations en zigzag. Mais revenons à laliberté liée à la responsabilité. <br /><br />Mythe ou réalité, cette liberté est quelque chose que nous ressentons profondément et à quoi nous tenons d'autant plus qu'elle nous est mesurée.<br /><br />Une liberté totale n'aurait aucun sens. Ressemblant au vol désordonné d'une plume tombant dans un vent tourbillonnant elle illustrerait l'absence de toutprojet et serait plutôt une soumission totale aux hasards de l'existence. <br /><br />Finalement, je crois que, toute relative qu'elle soit, la liberté n'est pas unconcept vide de sens. Elle doit se mesurer au degré de maîtrise de soi qu'acquiert l'individu, compte tenu de toutes ses caractéristiques propres,qu'elles soient génétiques, d'éducation ou d'expérience, pour les combattre oules développer, ou tout simplement, pour les assumer en pleine responsabilité. <br /><br />Liberté et responsabilité ne seraient-ils pas simplement deux aspects d'une seule et même notion ? Est-ce réservé exclusivement aux individus parfaitement sains d'esprit ? Je ne renoncerai pas pour autant au pseudonymeque j'ai librement choisi pour assumer cette rubrique. <br /><br />Aïre, le 8 août 1996 <br /><br />Hermann JENNI <br />Alias DESJANTETS</span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sat, 16 Oct 2010 16:59:57 GMT</pubDate>
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		</item>
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			<title><![CDATA[La brique élémentaire]]></title>
			<author><![CDATA[H. Jenni]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_ty6"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">DIVAGATIONS EN ZIG-ZAG<br /><br />La &quot;brique&quot; élémentaire&quot;. <br /><br />Nos savants atomistes sont à la recherche du constituant ultime de toute &quot;chose&quot;, notamment au CERN où l'on s'efforce de casser les plus infimes particules pour en séparer les éléments. <br /><br />Il n'est pas interdit de spéculer, (voire d'élucubrer) sur le résultat possible de ces recherches en se posant quelques questions, quitte à esquisser des réponses toutes provisoires. <br /><br />1/ De quoi pourrait être &quot;faite&quot; cette brique élémentaire ? <br /><br />Réponse : Si cette brique était faite elle aurait des constituants et ne serait parconséquent pas élémentaire. Cette brique n'est donc pas faite; elle est, point final. Vouloir qu'elle ait, ne seraient-ce que des &quot;caractéristiques&quot; signifierait déjà qu'elle pourrait n'être pas unique, qu'elle comporterait éventuellement desvariantes. Formidable concentration d'énergie, selon certains ? Peut-être; mais <br />cela ne saurait nous suffire. Qu'est-ce que cette énergie ? <br /><br />2/ Que peut-on exclure de cette brique élémentaire ? <br /><br />Réponse : On ne saurait pas davantage exclure qu'attribuer à cette brique <br />élémentaire quelque constituant ou caractéristique que ce soit. Exclure c'est déjà tracer un contour, différencier, et donc introduire la pluralité potentielle.<br /><br />Pour être vraiment élémentaire, cette brique doit être unique au plein sens du terme. Est-il absurde d'imaginer que toute la construction du Cosmos pourrait n'être pas faite d'une infinité de &quot;briques&quot; rigoureusement identiques pour la simple et bonne raison que la pluralité c'est déjà la diversité ? <br /><br />Alors ? Une seule et unique brique, autant dire rien ! Le néant qui, combiné àlui-même dans une construction dont la complexité s'accroît sans cesse, échafaude l'Infini ! Fantastique ! (ou phantasme) <br /><br />Objection ! Comment cette particule, ce néant qui n'occupe pour ainsi dire aucun espace pourrait-il se trouver simultanément en deux points différents, à fortiori occuper et constituer tout l'espace ? <br /><br />Parmi les particules les plus fines et pourtant certainement déjà complexesmises en évidence par nos chercheurs, il s'en trouve qui sont, semble-t-il, dépourvues de masse. Par conséquent leur inertie doit être nulle. Est-il défendu d'imaginer qu'une telle particule puisse être animée d'une vitesse qu'on pourrait qualifier d'absolue et, par conséquent, être douée d'ubiquité parfaite, soit présence simultanée en tout lieu, de l'infini à l'infini ? <br /><br />La théorie de la relativité élaborée par EINSTEIN nous apprend cependant que l'écoulement du temps n'est pas uniforme et immuable. Il serait inversement proportionnel à la vitesse de l'&quot;objet&quot; dont on mesure la durée. <br /><br />Prenons donc la liberté de dire que pour une vitesse absolue le temps pourrait bien cesser de s'écouler. Le passé et le futur ne seraient plus séparés par cette limite impalpable et mouvante que constitue pour nous le &quot;moment&quot; présent. <br /><br />Nous serions alors dans l'Eternité. <br /><br />Si bien que nous pouvons conclure en toute simplicité que nos savants chercheurs lancés à la poursuite de la brique élémentaire pourraient bien n'aboutir qu'à &quot;tuer le temps&quot;, au sens littéral comme au sens figuré de l'expression ! <br /><br />CQFD <br /><br />Le Lignon, le 11 juillet 1996 <br /><br />Hermann JENNI <br />Alias DESJANTETS </span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sat, 16 Oct 2010 16:55:27 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?la-brique-elementaire</link>
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		</item>
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			<title><![CDATA[Démocratie en crise]]></title>
			<author><![CDATA[Nicolas Munoz de la Mata]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_rw5"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">&quot;Nul ne songerait en [url=http://www.evene.fr/tout/occident]Occident[/url] à contester la démocratie pour instituer une autre forme de [url=http://www.evene.fr/tout/regime]régime[/url] : dans son principe, la démocratie est aujourd'hui indiscutable et triomphante. Et pourtant au nom de ce principe même, on reproche à son fonctionnement de n'être pas assez 'démocratique'. Le système représentatif est en crise, comme en témoignent la dépolitisation croissante des citoyens, la montée de l'abstention, la défiance envers le discours politique, le sentiment d'éloignement vis à vis des institutions. Notre monde change : le rôle croissant de l'économie y réduit l'influence du politique, la société civile s'autonomise et se fragmente en une somme d'individus défendant leurs intérêts particuliers, le sens du collectif tend à se perdre, les affrontements idéologiques traditionnels qui fondaient les identifications partisanes se diluent, la séparation s'efface entre sphère publique et sphère privée. Au coeur de ces mutations, la démocratie fait l'objet de revendications croissantes : protection individuelle, reconnaissance de droits nouveaux, participation plus directe à la décision politique, prise en charge des questions économiques, sociales, sociétales... Face à ces transformations, à ces remises en cause, où va notre démocratie ? Comment se répartissent les rôles entre société civile et institutions politiques? Quel impact ont les médias, les sondages, l'opinion ? Une nouvelle citoyenneté doit-elle être imaginée, rééquilibrant représentation et participation ? La démocratie peut-elle se bâtir dans le cadre européen ? Il ne s'agit nullement avec ce cycle d'ajouter à l'effervescence électorale de l'année 2007 mais, bien au contraire, d'alimenter une réflexion de fond sur notre avenir commun.<br />Informations complémentaires<br />Entrée libre - De 19h à 22h - Centre Pompidou, petite salle, niveau -1, place Georges Pompidou, 75004 Paris - Renseignements : 01.44.78.12.33<br /><br />En savoir plus sur le site : [url=http://www.bpi.fr]Bpi[/url]<br />L'avis [du public] <br />Et vous ? Vous avez assisté à cet événement ? Faites-nous part de vos impressions !<br /> &nbsp;Donnez votre avis sur &quot;Où va notre démocratie ?&quot;<br />Où va notre démocratie ? : Le programme <br /><br />L'effacement du politique : pouvoir informe et société victimaire, par Jean-Pierre Le Goff, sociologue au CNRS et président du club Politique Autrement <br />La réinvention démocratique, par Patrick Savidan, maître de conférences en philosophie à l'Université de Paris IV - Sorbonne, rédacteur en chef de 'Raison Publique', président de l'Observatoire des inégalités <br />Le multiculturalisme contre la diversité, par Alain-Gérard Slama, professeur à Sciences Po Paris, membr... &quot;<br /><br /></span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 13 May 2010 08:06:35 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?democratie-en-crise</link>
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		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Définitions, questions et réponses sur les formes de terrorisme]]></title>
			<author><![CDATA[Arnaud BLIN, Spécialiste de géopolitique et de politique américaine.Commemté par Nicolas Munoz de la Mata]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_xd0"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">Définitions, questions et réponses sur les formes de terrorisme,<br />par Arnaud BLIN, Spécialiste de géopolitique et de politique américaine.<br /><br />Ancien directeur du Centre Beaumarchais (Washington),<br />ancien chercheur à l'Institut diplomatie et Défense (Paris),<br />actuellement chercheur à l'Ecole de la paix(Grenoble).<br />co-auteur de L'histoire du terrorisme de l'antiquité à Al-Qaïda (éd. Michalon)<br /><br />Le Terrorisme est-il un phénomène nouveau ?<br /><br />On a tendance parfois à penser que le terrorisme est un phénomène nouveau : ne lit-on pas aujourd’hui qu’il constitue la plus grande menace du 21e siècle ? Bien entendu, cette idée pourtant répandue est fausse. L’usage de la terreur, par les régimes en place ou par des groupes cherchant à s’emparer du pouvoir ou à déstabiliser un adversaire est presque aussi vieille que les luttes de pouvoir. Parmi les exemples les plus anciens, citons celui des icarii (ou Zélotes) au 1er siècle qui utilisent la technique du terrorisme pour tenter de repousser l’envahisseur romain. Plus célèbre, le cas de la secte des Assassins (ou Hashshashin) au Moyen Age, démontre le potentiel de longévité d’un groupe terroriste qui, pourtant, n’a jamais réussi à s'octroyer le pouvoir politique recherché malgré plusieurs attentats retentissants. Le terrorisme moderne, né au 19e siècle, s’est manifesté sous une multiplicité de formes, avec plusieurs vagues d’attentats au moins aussi sérieuses que celle que nous connaissons aujourd’hui, et qu’illustre la liste impressionnante des chefs d’États et têtes couronnées victimes d’attentats terroristes au tournant du 19e-20e siècle. Rappelons que c’est par un attentat terroriste, celui de Sarajevo en 1914, que s’est embrasée l’Europe. Il suffit de lire l’Agent secret de Joseph Conrad pour s’apercevoir à quel point le terrorisme d’il y a cent ans fonctionne selon les mêmes mécanismes que le terrorisme contemporain<br /><br />Existe-t-il une définition du terrorisme ?<br /><br />Dans la mesure où le terrorisme est un phénomène à la fois complexe et multiforme, il est extrêmement compliqué de trouver une définition simple qui décrive bien la problématique. A en croire certains spécialistes, on aurait répertorié plus d’une centaine de définitions. L’ONU est à l’heure actuelle incapable de s’accorder à une définition. Le groupe de « sages » qui s’est réuni récemment sous l’égide des Nations Unies (Novembre 2004) a opté pour une définition mettant l’accent sur les civils comme cible privilégiée de groupes ayant pour but de « d’intimider une population, ou d’obliger un gouvernement ou une organisation internationale à agir, ou à ne pas agir. » La dichotomie civils/militaire est importante mais elle n’est pas à mon avis fondamentale. J’aurais plutôt tendance à insister, comme Raymond Aron et d’autres, sur l’aspect psychologique de la technique terroriste. Car ce qui caractérise le phénomène terroriste est avant tout l’asymétrie presque totale entre les effets psychologiques recherchés et les moyens physiques employés. Le fait que les civils soient aujourd’hui les cibles presque exclusives des terroristes n’est que l’effet de cette asymétrie. Les terroristes ne pouvant s’attaquer aux forces armées, faute de moyens (sauf dans le cadre particulier d’une insurrection comprenant la guérilla), ils sont obligés de s’attaquer à d’autres cibles, y compris, logiquement, les civils. Par ailleurs, le but des terroristes étant généralement de déstabiliser un pouvoir politique, ils jouent avec une opinion publique particulièrement sensible aux problèmes d’insécurité. Ajoutons aussi que dans le cadre de l’évolution de la démocratie qu’a connu le monde au cours des deux derniers siècles, le citoyen est une figure aussi représentative de l’État que ne l’est le gouvernant, et plus vulnérable aussi, ce qui explique pourquoi les gouvernants ont laissé place aux civils anonymes comme cible privilégiée des terroristes. Pour résumer, je proposerai moi-même cette définition (imparfaite comme toutes les autres) : un acte terroriste est un acte politique dont le but est de déstabiliser un gouvernement ou un appareil politique, où les effets psychologiques recherchés sont inversement proportionnels aux moyens physiques employés et dont la cible principale, mais non exclusive, est la population civile.<br /><br />Existe-t-il une différence fondamentale entre le terrorisme « politique » et le terrorisme « religieux » ?<br /><br />Depuis 1979 et la révolution iranienne est apparu le phénomène du terrorisme islamiste qui a supplanté le terrorisme d’inspiration marxiste-léniniste des années 1960 –1970. Dans l’histoire, si l’on exclut le cas de la secte des Assassins, le terrorisme est principalement un terrorisme « non-religieux » ou si l’on préfère, laïc. Il apparaît que les terrorismes ont une chose en commun dans l’histoire : le projet politique, réaliste ou pas, qui anime pratiquement tous les groupes employant la technique terroriste, y compris les anarchistes. Seule exception à la règle, peut-être, les nihilistes russes de la fin du 19e siècle, immortalisés par Dostoïevski dans Les Possédés, à travers la figure de Sergeï Netchaïev, mais dont l’impact fut quasiment nul, et qu’on a tendance à confondre avec les populistes et anarchistes russes de la même époque, qui eux commirent beaucoup d’attentats. Or, dans pratiquement tous les cas de figure, se greffe à ce projet politique une idéologie qui peut prendre plusieurs formes : marxiste, anarchiste, fasciste, nationaliste, et fondamentaliste religieuse. Le terrorisme islamisme appartient à cette dernière catégorie, comme d’autres formes de terrorisme fondamentaliste. La dimension religieuse du terrorisme, s’il elle est importante n’est pas, à mon sens essentielle. Elle est importante car la religion offre une base plus large que l’idéologie séculaire ainsi qu’une plus grande source de légitimité. En ce sens, le terrorisme d’inspiration religieuse se rapproche plutôt du terrorisme d’inspiration nationaliste : forte identification à un groupe ; désir profond de changer le statu quo politique ; souvent aussi, de revenir à un âge d’or passé (communauté des croyants, État indépendant) plutôt que d’accéder – plus rapidement - à une nouvelle étape de l’histoire.<br /><br />Pourquoi le terroriste de l’un est-il le combattant (de la liberté, de Dieu, etc…) de l’autre ?<br /> <br />Aucun groupe ou individu ne s’affiche comme étant « terroriste ». Le terrorisme étant avant tout une technique, le « terroriste » est tout simplement celui qui emploie cette technique à des fins diverses qui peuvent paraître légitimes pour les uns, immorales et abominables pour les autres. Le terrorisme se situant dans la sphère de la guerre psychologique, c’est donc sur ce théâtre que se joue la partie, où les renvois d’images comptent pour une bonne part de la réussite. Le « terroriste » cherche généralement à affaiblir l’État qu’il combat en projetant une image négative de son adversaire (faible, illégitime, corrompu, etc…). L’État tente de son côté de renvoyer une image négative de son adversaire afin d’éviter qu’il ne génère un soutien populaire : le « terroriste » est immoral, irrationnel, barbare, stupide, fanatique, etc…. Or, dans les esprits, le terme « terroriste » est le symbole de cette image négative, que les Etats engagés dans la lutte terroriste ne vont cesser d’amplifier, souvent à l’aide des médias, ces derniers faisant partie intégrale de ce jeux à trois. Rappelons qu’au moment même où Lénine lançait les premières campagnes de terreur de l’URSS – Staline ne fit que suivre le chemin tracé par son illustre prédécesseur -, il s’en prenait d’abord à ceux qu’il qualifiait de « terroristes » (anarchistes, etc.. ) .<br />Nous touchons ici à la dimension morale du terrorisme (que capte remarquablement la pièce d’Albert Camus, Les Justes, basée sur un incident réel). Si l’on s’en tient à une éthique de type kantien, l’emploi du terrorisme est par définition immorale, et rien ne peut la justifier. En revanche, une éthique fondée sur les conséquences de l’acte offre un champ beaucoup plus ouvert : ainsi le terrorisme pratiqué dans le contexte des luttes anti-coloniales apparaît-il aujourd’hui, pour certains du moins, comme foncièrement moral, ou tout au moins comme non immoral. Dans le cadre d’un conflit asymétrique du faible au fort, l’emploi de la terreur peut éventuellement se justifier. Néanmoins, la présence de vastes zones grises fait qu’il est parfois très compliqué de donner la mesure exacte de l’acte. Pour exemple : est-il légitime que le Hamas ait recours au terrorisme ? Ou encore, Israël est-il un État terroriste ? De toutes manières, il est évident que la plupart des terroristes se perçoivent comme des justes agissant pour une cause supérieure où la fin justifie les moyens. S’il est difficile de trancher sur le vif, il semble toutefois que l’Histoire parvienne à faire la part des choses, tout au moins à légitimer certains actes terroristes (cas de l’Irlande autour des années 1920 ; de l’Inde, du Kenya, de l’Algérie et d’autres durant la décolonisation). Enfin, le terme « terroriste », aussi imparfait soit-il, est plus facile à utiliser que, par exemple, « groupe utilisant l’arme du terrorisme », ce qui explique aussi pourquoi ce terme ambigu est employé dans le langage courant, y compris par l’auteur de ces lignes.<br /><br />Le terrorisme de destruction massive présente-t-il un réel danger aujourd’hui ?<br /> <br />La fin de la guerre froide a vu disparaître la menace d’un cataclysme nucléaire qui pesait sur le monde tel l’épée de Damoclès. A cette menace se sont substitués deux dangers susceptibles de bousculer le monde relativement sûr des grandes zones industrialisées : la prolifération nucléaire (et des armes de destruction massive) et le terrorisme. Il était logique que ces deux menaces fassent l’objet d’un regroupement représentant la menace ultime contre la paix dans le monde : le terrorisme de destruction massive. Pour des raisons principalement politiques, provoquées en partie par les attentats du 11 septembre 2001 et par l’arrivée au pouvoir la même année des « néo-conservateurs », cette menace constitue désormais le cheval de bataille de l’administration Bush, dont l’écho a été véhiculé dans le monde par divers modes de communication, y compris le cinéma et la littérature. Qu’en est-il de ce danger? Que des groupes terroristes utilisent des ADM [Armes de Destruction Massive], cela ne fait aucun doute puisque ce scénario s’est déjà produit au Japon il y a une dizaine d’années. Pour autant, plus une arme a un potentiel destructeur plus elle est difficile à acheter, à obtenir, et surtout à manipuler. Or, les groupes terroristes, à moins qu’ils ne soient appuyés par des États, n’ont pas les ressources ou les moyens nécessaires pour se lancer dans des aventures extrêmement périlleuses susceptibles de compliquer une existence déjà fort compliquée. Surtout, les moyens classiques sont amplement suffisants pour les objectifs que les terroristes cherchent à atteindre ; On voit d’ailleurs avec le cas du 11 septembre que des ADM ne sont pas indispensables pour provoquer des destructions massives. Mais comme le terrorisme est un jeu d’échecs psychologique, le simple fait qu’un groupe clandestin parvienne à faire croire qu’il possède des ADM représente une victoire politique, ne serait-ce que parce que les États engagés dans la lutte anti-terroriste dépensent une grande partie de leurs ressources dans la prévention d’une attaque d’ADM. Dans le même ordre d’idées, plus un pays est préparé à faire face à une telle attaque, et moins un attentat terroriste aux ADM aurait d’impact sur la psyché collective. En somme, le terrorisme de destruction massive est à la fois une réalité toute proche mais qui risque de rester dans le domaine du virtuel pendant encore un moment. Notons que dans l’histoire du terrorisme, les techniques ont très peu évolué depuis l’invention de la dynamite en 1867, pour la bonne raison que la force du terrorisme n’est pas de frapper fort mais en un point sensible où cela fait le plus mal – et en général où on s’y attend le moins – donc où il n’est pas nécessaire de posséder l’arme la plus sophistiquée. Gageons que l’imagination des terroristes se traduira plutôt par des choix de cibles nouveaux et surprenants plutôt que par le désir d’acquérir des armes de destruction massive.<br /><br />Table des matières<br />Patrice SAWICKI, terrorismes, guerres et médias<br />Arnaud BLIN, définitions, questions et réponses sur les formes de terrorisme <br />Serge SUR, un mal qui répand la terreur <br />Julien FRAGNON, Médias et Politique face au terrorisme : la nécessité<br />d'une régulation <br /><br /></span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 09 May 2010 13:50:33 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?definitions,-questions-et-reponses-sur-les-formes-de-terrorisme</link>
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			<title><![CDATA[Le Temps de l'altruisme, Philippe Kourilsky Edit. Odile Jacob,2009]]></title>
			<author><![CDATA[Nicolas Munoz de la Mata]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Culture"><![CDATA[Culture]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_pq5"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">Le triangle qui symbolise notre Ordre comporte une base, qui pourrait indiquer que le FM doit avoir &quot;les pieds sur terre&quot;.<br />Et deux versants qui pointent vers le haut: D'un côté LA FRATERNIT'E (Cf. Jacques Attali et ma planche) de l'autre &quot;LE TEMPS DE L'ALTRUISME&quot;. Cf. le récent ouvrage de<br />Philippe Kourilsky:<br />Tout juste sorti de l’Ecole Polytechnique Philippe Kourilsky a une idée en tête : faire de la biologie. C’est au laboratoire de Jacques Monod qu’il se présente, mais malheureusement les places sont déjà prises. C’est alors sur les conseils de Jacques Monod que Philippe Kourilsky rencontre le biologiste François Gros, de renommée internationale. La rencontre est immédiate. Une complicité intellectuelle se noue immédiatement entre François Gros biologiste reconnu et le novice qu’était Philippe Kourilsky.<br />Après une thèse de biologie sur les bactériophages, Philippe Kourilsky revient au laboratoire de François Gros et commence avec d’autres pasteuriens à « bricoler génétiquement » comme il le dit lui-même. Ce sont les débuts du génie génétique. En 1975, Philippe Kourilsky, François Rougeon et Bernard Bach réalisent une grande première : le clonage d’un ADN complémentaire. « Ce fut une époque passionnante : nous étions peu dans le monde à posséder la technologie du clonage. C’est à cette époque que Jacques Monod, directeur de l’Institut Pasteur, créa l’Unité de génie génétique ».<br />De la biologie à l’immunologie<br />En 1981, le frère de Philippe Kourilsky, François, directeur général du CNRS, lui souffle l’idée de travailler en immunologie. Philippe s’exécute, travaillant plus spécifiquement sur le système d’histocompatibilité, le système HLA qui allait faciliter plus tard le traitement des maladies auto-immunes et de certains cancers. <br />Mais Philippe Kourilsky précise, « ce qui m’intéressait initialement, ce n’était pas l’immunologie, mais de travailler sur un système de gènes très polymorphes ! C’est ainsi que de fil en aiguille je suis devenu immunologiste ».<br />Fort de cette expérience en immunologie où la recherche fondamentale côtoie la recherche appliquée, Philippe Kourilsky se lance un pari à la même époque, créer la première société de biotechnologie française : la société Transgène ; une idée en tête : « associer recherche fondamentale et appliquée ». Transgène conçoit et développe des produits d’immunothérapie pour le traitement des cancers et des maladies infectieuses chroniques.<br />Parallèlement Philippe Kourilsky poursuit son ascension à l’Institut Pasteur où il est entré en 1972. Il devient Directeur général de l’Institut entre 2000 et 2005, époque où il voit arriver l’épidémie de SRAS (2002) et celle de la grippe aviaire (2004). « Suite à ces deux épidémies nous avons développé notre réseau à l’international. Nous avons ouvert des antennes en Corée, à Shanghai, à Monte-Vidéo, et dans une vingtaine de villes en Amérique de sud. L’Institut Pasteur est une merveilleuse institution qui associe biologie et objectifs de santé publique ».<br />Une nouvelle aventure à Singapour : Singapore Immunology Network<br />Après la direction générale de l’Institut Pasteur, ces conseils sont sollicités pour la création d’un Institut public de recherche à Singapour : Singapore Immunology Network. Très vite il en devient le directeur en 2006. Et Philippe Kourilsky de préciser : « Nous avons beaucoup à apprendre sur la manière dont on opère à l’étranger. Les mécanismes de décisions sont infiniment plus rapides et donnent des cinétiques de développement extrêmement impressionnantes. Nous avons débuté avec une équipe de 37 scientifiques, nous sommes aujourd’hui plus de 200 ! » A la question « vous détournez-vous du système de recherche français ? », il répond que « la science est devenue tellement internationale qu’elle ne connaît plus vraiment de frontière. Mais il est vrai que l’accès aux technologies de pointe est difficile en France ».<br />Philippe Kourilsky : scientifique altruiste<br />Dans son dernier essai Le temps de l’altruisme paru chez Odile Jacob en 2009, Philippe Kourilsky revient sur la nature de l’homme : « L’homme n’est pas foncièrement mauvais. Ma conviction est que l’approfondissement de la connaissance est de nature à élargir le contenu que nous donnons aux objets et que ce faisant en élargissant ce contenu, nous nous équipons mieux pour traiter des problèmes éthiques ».<br />Mais ne pas confondre altruisme et générosité ! « Plus les libertés individuelles sont grandes et développées (c’est le cas des pays riches), plus notre devoir d’altruisme est important, ce qui a des conséquences évidentes comme la lutte contre le réchauffement climatique par exemple. Il ne fait aucun doute que les pays développés ont des obligations plus importantes que les pays en voie de développement. La générosité en revanche fait partie de l’espace de nos libertés. Nous sommes libres d’être généreux ou non, alors que l’altruisme est un devoir. On ne peut pas fonder un système stable sur la générosité, mais on peut le fonder sur l’altruisme » assure Philippe Kourilsky. Il y a 10 ans, 700 à 800 000 enfants mourraient de la rougeole ou de ses complications alors qu’il existe un vaccin. Aujourd’hui ils ne sont « plus » que 250 000. « Ceci a été possible grâce à l’OMS, opération financée elle-même par la générosité de la fondation Bill Gates. Que ce serait-il passé si Bill Gates avait financé une galerie d’art contemporain ? » <br />Attention donc à ce que la générosité ne soit pas un cache-misère. « Cet exemple pose également la question de savoir à partir de quand la générosité est instrumentalisée là où on manque d’altruisme ». <br />Parler d’altruisme en pleine période de repli économique n’aboutit pas forcement à des échos positifs. Philippe Kourilsky en est conscient. Mais « mieux équiper notre “boîte à outil conceptuelle et intellectuelle” en y faisant entrer la notion d’altruisme est quelque chose de possiblement utile, même si cela n’apporte pas de solution immédiate ».<br />Ainsi Philippe Kourilsky termine-t-il son essai et cette émission : « A une altermondialisation, il faudrait substituer une altrui-mondialisation, et faire de notre planète une autre cité, qui serait aussi la cité des autres ».<br /><br />Philippe Kourilsky est immunologiste, membre de l’Académie des sciences, professeur au Collège de France, directeur honoraire de l’Institut Pasteur.<br /><br />En savoir plus :<br /> &nbsp;Philippe Kourilsky, professeur au Collège de France<br /> &nbsp;Philippe Kourilsky, membre de l’Académie des sciences<br />A écouter aussi La biologie dans l’université et les institutions de recherche françaises par Philippe Kourilsky<br />Philippe Kourilsky, Le Temps de l’altruisme, édition Odile Jacob,2009<br /> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br /></span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Sun, 09 May 2010 13:25:10 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?le-temps-de-l-altruisme,-philippe-kourilsky-edit--odile-jacob,2009</link>
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			<title><![CDATA[La laïcité, une tolérance nécessaire en Suisse]]></title>
			<author><![CDATA[André Moser]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_gm1"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">Suite à la votation positive du peuple suisse sur l’initiative de l’interdiction des minarets, je pense qu’il est utile de rappeler les valeurs et les bienfaits de la la laïcité dans un pays comme la Suisse. Même si la constitution fédérale de 1848 commence par Au nom de Dieu tout puissant, la laïcité conserve toute sa force. <br /><br />La définition de la laïcité a comme fondement le respect de l’homme dans son ensemble physique, moral, spirituel et philosophique et stipule que chaque être humain doit être libre de croire, de ne pas croire ou de douter. Nous pouvons ajouter aussi en citant Edgar Morin « qu’elle est la rationalité critique et la pluralité opposées aux dogmes et au monopole de la vérité ».<br /><br />En conséquence la laïcité ne rejette et ne combat pas les religions, mais au contraire les accepte toutes. &nbsp;Chacune d’elle peut donc exister, s’exprimer, et cohabiter. De même elle permet aussi l’agnosticisme, l’athéisme, le déisme et le théisme. Elle exclut tout privilège spécifiquement accordé aux religions et aux associations philosophiques qui par ailleurs ne peuvent ordonner des règles à leur bénéfice. <br /><br />Ce qui pose problème à la laïcité c’est la captation du pouvoir politique par les institutions &nbsp;religieuses, para religieuse et philosophiques. <br /><br />Notons que dans ce rapport particulier de la religion avec l’état qui a existé en particulier sous l’ancien régime en France et jusqu’à la révolution française, la religion catholique a su imposer unilatéralement ses dogmes et son monopole de la vérité. Depuis la loi du 9 décembre 1905 dite « loi de séparation de l’église et de l’état » &nbsp;la laïcisation de la société française est assurée puisque nulles religions ou sociétés philosophiques ne peuvent imposer de règles à leur profit. <br />Fondamentalement, la laïcité évoque la liberté de conscience et l’égalité entre les êtres humains. Elle refuse tous les dogmes astreignant à une croyance irrespectueuse de la liberté de conscience de chacun.<br /><br />Elle est un idéal &nbsp;qui permet à tous croyants et incroyants de vivre ensemble dans le respect des différences culturels, des sexes de la condition sociale et de la race. Nous ressentons bien qu’une telle exigence ne peut se réaliser par la force des convictions. Elle doit s’inscrire dans la constitution et les lois de tous les pays afin de contrer les inévitables corporatismes, communautarismes religieux et clientélisme d’affaire qui pourraient diviser le peuple en groupes de droit concurrent afin de favoriser une idéologie dominante. <br /><br />Pour ne pas encourager ces déviances et leurs inévitables aliénations, il faut, autant que faire se peut, éviter de faire resurgir les démons du passé, en l’occurrence les religions de toutes natures, qui ont pendant des siècles imposés une morale autoritaire brimant la liberté, l’égalité et le libre arbitre. En conséquence, la laïcité doit s’inscrire en lettre de feu au cœur de la vie démocratique, c'est-à-dire dans la constitution et les lois pour arbitrer et &nbsp;organiser le bien vivre ensemble des citoyens d’un pays.<br /><br />C’est ce que je souhaite ardemment pour mon pays la Suisse.<br /><br />Amitiés <br /></span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 08:05:11 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?la-laicite,-une-tolerance-necessaire-en-suisse</link>
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			<title><![CDATA[Qui est l'homme politique genevois aujourd'hui ?]]></title>
			<author><![CDATA[André Moser]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_yd7"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">Qui est l'homme politique genevois aujourd'hui ?<br /><br />Vivre dans une république est un honneur, ne sachons point le perdre dans la spoliation de l’intérêt général du souverain au profit des intérêts particuliers et corporatistes des puissants.<br /><br />L’élection du dimanche 11 octobre 2009 a dévoilé la vitalité des institutions de la république et son résultat montre combien la vie démocratique est une vitrine implacable à la fois de l’action législative et exécutive de la mandature passée au regard des propositions pour les quatre ans à venir et sur le long terme mais surtout du respect des engagements proposés en début de législature et de leurs intégrations dans les lois. <br /><br />Le souverain, heureusement, part son vote est le seul qui dicte la composition politique des pouvoirs législatifs et exécutifs et qui sanctionne les incohérences entre les propositions et la réalité. &nbsp;Aujourd’hui le résultat est net et les masques sont tombés.<br /><br />L’extrême gauche est balayée, les partis traditionnels perdent quelques sièges mais surtout le MCG, Mouvement Citoyen Genevois rafle la mise avec 17 députés et devient avec les verts le deuxième parti du canton.<br /><br />Pourquoi une telle modification de l’échiquier politique genevois ?<br /><br />Tout d’abord, rappelons une constante incontournable de la démocratie. Elle ne vit que si elle prend en compte les intérêts et besoins de tous et si les élus font de la politique. Je veux dire que l’homme politique ne peut pas se suffire d’être un bon gestionnaire. Il doit pratiquer la politique, aller à la rencontre des citoyens, les écouter et s’occuper réellement de leurs problèmes et autant que faire se peut les résoudre. Son efficacité est mesurée par son altruisme politique, par sa capacité à sentir les bouleversements sociologiques et à les intégrer dans son discours et ses actes.<br /><br />Que remarque-t-on aujourd’hui ? Les conseillers d’état sont d’excellents gestionnaires mais si enfermés dans leur tour d’ivoire exécutive qu’ils sont coupés du peuple et de la réalité des souffrances induites, souvent confuses mais néanmoins existantes de la population.<br /><br />Le peuple a besoin d’hommes politiques charismatiques, à l’écoute de sa cité, forts dans les propositions et pragmatiques dans les actes. L’esprit de concordance utile pour la gestion des problèmes complexes d’une cité comme Genève &nbsp;n’est malheureusement plus adapté dans les périodes électorales à la réalité sociologique de la population et à l’impact des médias sur les populations. Il empêche l’émergence des problèmes qui fâchent puisque la finalité ultime est la compromission politicienne souvent contre nature pour ne pas fâcher son camp mais qui dessert toujours les aspirations populaires.<br /><br />Ainsi se lève le vent de la révolte lorsque les souhaits du souverain ne sont plus pris en compte !<br /><br />M. Eric Stauffer a bien compris ce qui se passait. Son action sur le terrain bouleverse les comportements politiques traditionnels en obligeant ses adversaires à pratiquer une vraie dialectique forte, exempte de propos abscons et de langue de bois. C’est la seule solution pour mettre l’intérêt du souverain au centre du débat afin de trouver des solutions pragmatiques à ce que le peuple demande.<br /><br />La réaction des présidents de partis traditionnels à l’annonce des résultats des élections a montré combien cette nouvelle donne pose problème pour la concordance.<br /><br />Je suis sûr qu’ils en mesurent aujourd’hui les conséquences. Il reste cinq semaines avant les élections au Conseil d’état. C’est le moment d’en débattre mais de grâce, n’enterrons pas les vrais problèmes au nom d’une harmonie politicienne qui fait le lit des petits copains.<br /><br />Débattons avec force et vigueur de tout ce qui peut enrichir les citoyens de la République. Respectons le verdict des urnes de l’élection du dimanche 11 octobre et élisons un conseil d’Etat représentatif de ce que demande le peuple.<br /><br />N’ayons pas peur des hommes politiques charismatiques qui engagent des débats démocratiques avec sincérité et sans complaisances aucunes car derrière ce charisme se cache souvent un cœur au service de tous et surtout de ceux qui souffrent de l’indifférence d’une certaine élite qui a toujours considéré que la république leur appartenait.<br /><br />Bien à vous.<br /><br /></span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 08:03:19 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?qui-est-l-homme-politique-genevois-aujourd-hui--</link>
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		</item>
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			<title><![CDATA[Affaire Kadhafi, un éléphant dans un magasin de porcelaines !]]></title>
			<author><![CDATA[André Moser]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_ep0"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">Affaire Kadhafi, un éléphant dans un magasin de porcelaines !<br /><br />La Politique et la Diplomatie ne font parfois pas bon ménage. &nbsp;Mais pour en comprendre les hiatus et les tenants et aboutissants, il faut à la fois analyser les causes dans un esprit stoïcien et considérer les conséquences avec pragmatisme.<br />Souvent, l’opportunisme idéologique des partis est dangereux car il s’affranchit aisément de la raison dans le but d’obtenir des gains électoraux, Les partis ne sont donc pas à fortiori approprié pour régler les différends &nbsp;diplomatiques « à chaud ».<br /><br />C’est la première &nbsp;leçon à tirer du &nbsp;pataquès helvético-libyen.<br />Mais, revenons aux causes premières. ? Au départ, une plainte pour maltraitance et une décision juridique genevoise d’interpeller à &nbsp;la « Rambo » Hannibal Kadhafi &nbsp;dans un grand hôtel genevois. &nbsp;Interpellation qui débouche sur deux jours de garde à vue. Le mode opératoire choisi, à l’encontre des indications du DFAE, peut être comparé &nbsp;à l’intrusion d’un éléphant dans un magasin de porcelaine.<br /><br /> En effet, Genève par sa dimension internationale est une vitrine sur le monde où vivent de très nombreux diplomates éclairés. Les susceptibilités d’Etat sont importantes, connues et nécessitent un traitement extrêmement fin de toutes les actions sur les ressortissants étrangers ayant des responsabilités politiques et diplomatiques. Ainsi, toutes les actions juridiques doivent être conduites avec une grande retenue, une analyse pertinente des conséquences géopolitiques et une intelligence relationnelle hors pair tout en respectant la loi.<br /><br />Aujourd’hui, devant l’ampleur de cette crise et la difficulté à la résoudre, nous mesurons combien nos institutions sont faites pour naviguer par temps calmes et les hommes d’état qui les conduisent prompt à desservir le serment qu’ils ont fait au début de leur mandature, c'est-à-dire de servir le pays pour le bien et l’enrichissement du souverain.<br /><br />Les deux hommes d’affaires suisses retenus maintenant depuis plus de quatre cents jours à Tripoli &nbsp;sont les victimes innocentes de cette situation malheureuse.<br /><br /> Que leurs souffrances soient l’aiguillon bénéfique d’un toilettage de nos institutions vers plus de cohérence politique entre les cantons et la confédération.<br /><br />Amitiés<br /><br />Cette article a aussi été publié dans mon blog de la Tribune de Genève<br /><br /><a href="http://andremoser.blog.tdg.ch/" class="imCssLink">http://andremoser.blog.tdg.ch/</a></span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Mon, 07 Sep 2009 16:52:39 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?affaire-kadhafi,-un-elephant-dans-un-magasin-de-porcelaines--</link>
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			<title><![CDATA[Pourquoi une telle aversion des frontaliers ?]]></title>
			<author><![CDATA[André Moser]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_ra9"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20"><br />Pourquoi une telle aversion des frontaliers ?<br /><br />Le MCG, parti politique genevois, qui n'a que 4 ans d'âge veut faire la leçon aux travailleurs de la République. Par son dernier communiqué de presse, il fait honte aux principes et aux valeurs que la République a contruit depuis quatre siècles, l'honneur de travailler ensemble, la reconnaissance dans le travail au-delà des clivages ethniques et transfrontaliers, le respect de l'homme dans sa dimension ethique, le plaisir de vivre harmonieusement avec ses voisins.<br /><br />Les slogans à la limite de l'injure républicaine nous rappellent de sombres années. <br /><br />Nous vivons une époque formidable, bien sûr complexe et génénérant des angoisses existentielles certaines, mais ce n'est pas une raison pour sortir le diable, qui comme chacun le sait aime discriminer et séparer les bonnes volontés. Il est inadmissible qu'un parti politique se laisse aller à telles pratiques.<br /><br />Je ne souscris en aucun cas à de telles propos sur les frontaliers qui comme chacun le sait vivent un destin commun dans une grande région franco-valdo-genevoise à construire.<br /><br />Amitiés<br /><br /><br />Cette article a aussi été publié sur mon Blog de la Tribune de Genève<br /><a href="http://andremoser.blog.tdg.ch/" class="imCssLink">http://andremoser.blog.tdg.ch/</a></span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Mon, 07 Sep 2009 16:46:39 GMT</pubDate>
			<link>https://www.deds.ch/blog/?pourquoi-une-telle-aversion-des-frontaliers--</link>
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			<title><![CDATA[Bienvenue sur le Blog de D&DS]]></title>
			<author><![CDATA[AM]]></author>
			<category domain="https://www.deds.ch/blog/index.php?category=Politique"><![CDATA[Politique]]></category>
			<category>imblog</category>
			<description><![CDATA[<div id="imBlogPost_af8"><p class="imTALeft"><span class="ff0 fs20">Le blog est ouvert. Bienvenue à Tous.</span><span class="ff0 fs20"><br /></span></p></div>]]></description>
			<pubDate>Tue, 01 Sep 2009 09:13:51 GMT</pubDate>
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