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La Métropole lémanique est née

Joël Burri | 09.11.2011 | 14:37Dernière mise à jour: 09.11.2011 | 18:14


La Métropole lémanique est née. Du moins sur le papier. Réunis à Prangins, les conseils d'Etat genevois et vaudois ont signé ce mercredi un accord portant sur le développement et la promotion de la Métropole lémanique.
«Vous vous imaginez bien qu'il n'y a pas un entrepreneur qui s'imagine qu'il y a une frontière entre Vaud et Genève», a ironisé Pierre-François Unger mercredi devant la presse. «Les destins des deux cantons sont liés. Le Genevois faisait partie de la vaste délégation des Conseils D'Etat de Vaud et Genève qui a annoncé devant la presse la création de «Métropole Lémanique».
C'est sous cette bannière que les deux cantons ont décidé de fédérer leur collaboration. «L'objectif est de servir au mieux cette communauté de destins que représentent les cantons de Vaud et Genève» a expliqué Pascal Broulis. L'accord signé mercredi fixe quatre axes prioritaires dans le lobbying désormais commun. Il s’agit de la mobilité (la traversée du lac à Genève, les contournements autoroutiers de Lausanne et Morges, etc.), la formation et la recherche (hautes écoles, recherche et développement), l'accueil des fédérations sportives et organisations internationales ainsi que la promotion du pôle d'excellence dans le domaine de la santé.
La création de Statistique de la Métropole lémanique est l’une des mesures qui sera immédiatement applicable. En proposant des chiffres ayant pour base les deux cantons, les gouvernements espèrent offrir une vision «homogène, complète et régulièrement actualisée des deux cantons.» Les différents conseillers d’Etats se sont d’ailleurs largement servis de chiffre pour démontrer le dynamisme de la région: les chiffres de l’exportation et de la croissance de l’emploi, par exemple sont supérieurs pour la région que pour la moyenne nationale.. «Ce que nous voulons, en particulier montrer à Berne c’est que nos deux cantons créent de la richesse.», résumait Pascal Broulis. «Si leur développement est entravé par le manque d’infrastructures, cela a des répercussions sur toute la Confédération.»
L'union fait la force
«Il y a une force concurrence entre les cantons en matière de financement des infrastructures», a rappelé Mark Muller. En collaborant pour leur lobbying, les cantons de Vaud et Genève veulent ainsi être plus efficaces à Berne. Dans une première étape, il ne s'agit que d'un accord renforçant des collaborations existantes, mais Métropole Lémanique devrait les renforcer.
L’accord prévoit que d’autres entités puissent être associées à «Métropole Lémanique». D’autres cantons romands ou régions de France voisine pourraient ainsi être associés dans le futur. Mais dans un premier temps, le projet devra déjà fonctionner avec Vaud et Genève. «Nos deux cantons vont toutefois rester le noyau dur de cette collaboration», prévoit Pascal Broulis.

Source: Collé à partir de <http://www.tdg.ch/geneve/actu/geneve-vaud-accouchent-metropole-lemanique-2011-11-09>


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Débat sur le projet d'agglo genevois
Le projet d'agglo est mort, vive le Grand Genève

Par Marie Prieur. Mis à jour le 04.05.2012


Suite à une consultation publique, les élus ont baptisé l’agglomération

Image: Gilles Laplace

Agglomération genevoise  
L’expression était complexe, longue et bureaucratique: le «projet d’agglomération franco-valdo-genevois» a vécu. Le «Grand Genève» est né. La nouvelle appellation a été adoptée hier à l’unanimité par le comité de pilotage réunissant une quinzaine de représentants des cantons de Genève et Vaud, ainsi que de France voisine. Elle désigne un périmètre comprenant 211 communes, deux cantons suisses, deux départements français, deux pays et 915 000 habitants.
La décision des élus valide le résultat d’une consultation publique. Lancée le 24 mars sur Internet, elle proposait aux habitants de se «choisir un nom». Trois propositions s’offraient à eux: GenevAgglo, Grand Genève et Le Genevois. 5031 internautes ont participé. Grand Genève a recueilli 44% des suffrages, contre 38% pour Le Genevois. 2033 votes proviennent de Haute-Savoie, 1746 de Genève, 730 de l’Ain, 322 du canton de Vaud et 200… d’ailleurs!
«Ce n’est plus un projet»
Un choix final qui satisfait les Genevois. A l’image du président du Conseil d’Etat Pierre-François Unger: «Cela éclaire un peu ce dont il s’agit. D’autant que le projet d’agglomération franco-valdo-genevois n’est plus un projet mais une réalité, à laquelle il fallait donc donner un nom.»
Antoine Vielliard, conseiller général de Haute-Savoie et membre du comité de pilotage, abonde dans ce sens: «Ce qui n’a pas de nom n’existe pas. Il était temps de la nommer afin que la population de part et d’autre puisse se reconnaître comme habitants de cette agglomération.» Même si, pour sa part, il aurait préféré le nom historique
«Le Genevois».
D’autres élus français sont tout à fait ravis que «Grand Genève» l’ait emporté. Selon Etienne Blanc, député maire de Divonne et membre de l’Arc (qui réunit les collectivités françaises), «cette région a une réalité: c’est cette ville centre qu’est Genève. Le nom de Genève, mondialement connu, doit être le vecteur de l’image de cette région.» Il ajoute: «La frontière entre Vaud et Genève est, peut-être, plus forte dans les mentalités que celle entre Genève et la France.»
Grogne vaudoise
La municipale nyonnaise Fabienne Freymond-Cantone estime en effet qu’«un seul nom ne pouvait remplir le double objectif d’être punchy, vendeur et de respecter le fait que cette agglomération est par essence multipolaire. L’identité vaudoise se sent inexistante dans le nom choisi.» Syndic de Nyon, Daniel Rossellat rétorque: «Nyon a une situation particulière. Sa capitale politique est à Lausanne, sa capitale économique à Genève. Vouloir défendre son identité, c’est bien, mais qu’on le veuille ou non, nous sommes dans l’agglomération de Genève. Ici, tout, La Poste, le téléphone, la banque, la Migros sont de Genève et il y aura cinq fois plus de Nyonnais concernés par le CEVA que par le M2 de Lausanne.»
En sus du nom, une maxime a été adoptée. Soit la citation de Voltaire: «Le présent accouche de l’avenir.» «Le présent n’est pas un mot banal», confie Bernard Gaud. Redoublant d’efforts pour aboutir avant l’été à la signature du projet d’agglomération 2, le président de l’Arc en est convaincu: «Cette agglomération, ou bien on s’en saisit aujourd’hui, ou on arrête tout, on se chamaille et dans dix ans, on sera face à une situation très difficile.» Prochaine échéance pour le Grand Genève: le 28 juin.

Marie Prieur (TDG)
Créé: 04.05.2012, 09h45

Collé à partir de <http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/projet-agglo-mort-vive-grand-geneve/story/12890022>



Feu vert du Grand Conseil vaudois au projet du Grand Genève

Vaud se rallie au "Grand Genève". Le Grand Conseil a donné son feu vert au gouvernement pour qu'il ratifie la Convention instituant le Groupement local de coopération transfrontalière (GLCT) "Projet d'agglomération franco-valdo-genevois".

Les députés ont tous souligné mardi l'importance d'une meilleure coopération entre ces entités. Au vote, seuls trois d'entre eux se sont abstenus après avoir exprimé des réserves sur le respect des procédures démocratiques qui règleront le nouvel ensemble.
Le projet d'agglomération de 2e génération compte au total quelque 915'000 habitants et veut aller encore plus loin dans le travail commun, en particulier sur les infrastructures. Il implique en premier lieu les cantons de Vaud et Genève ainsi que les départements français de l'Ain et de la Haute Savoie. La collaboration est "essentielle", a déclaré le radical Laurent Wehrli.


Lettre d'information N°1 du CLD - avril 2015
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