SOCIAL

Projets

Pour plus de renseignements sur le programme, les objectifs et le calendrier des travaux
Contacter D&DS : info@deds.ch en indiquant « Commission sociale » et en précisant le thème qui vous intéresse.
Merci de votre participation

1.- Écoute des pauvres

Synopsis de la Conférence

Présentation – Formation scientifique (force du projet- responsabilité – pluridisciplinarité – communication horizontale) – Musicien (joie énergie de groupe) – Entreprise médias et événements (Plaisir de communiquer) – enseignant (plaisir d’écouter) – IGFM (plaisir de restituer)

Mon intérêt pour le thème du jour…

Votre avis sur la définition des critères de pauvreté en Suisse : présentation – questionnement – tour de table
Des exemples de situations qui mènent à la pauvreté en Suisse
Dévalorisation – Perte de l’estime de soi – mise à l’écart – Solitude et/ou recherche d’un clan.   Maltraitance et conséquences – Taux de suicide élevé

Présentation des documents

Mises en situation à choix :
Vous avez la possibilité d’aller vivre sur une magnifique ile déserte pour y réaliser les bases d’une nouvelle société, il n’y a sur ce premier bateau que la place pour 8 personnes, une table présente les arguments de gens pauvres, une autre table présente les arguments de gens riches, la troisième table représente la capitainerie du bateau qui fait le choix des passagers en fonction des arguments de chacun.

Une chaîne de télévision propose une émission sur le thème :
–   En quoi les pauvres sont-ils riches
–   En quoi les riches sont-ils pauvres
Le producteur de cette émission à besoin de 8 intervenants, une table présente les arguments de gens pauvres désireux de participer à l’émission, une autre table présente les arguments de gens riches, la troisième table représente le groupe de production qui fait le choix des personnes qu’ils intervieweront en fonction des arguments de chacun.
Feedback des participants

Recommandations

  • Démarrer le projet d’aide à la communication avec des personnes qui vivent une situation de précarité.
  • Ne jamais promettre ce que l’on n’est pas sûr de pouvoir concrétiser
  • Privilégier les actes aux discours

2.- Visiteurs de prison et dialogue avec les prisonniers

Professeur Robert-Nils ROBERT


3.- Mourir en dignité

Le Dr Jérôme Sobel, membre du groupe d’analyse et réflexions « A Propos », Président de l’association EXIT ADMD Suisse Romande. Le Dr Sobel est co-auteur avec M. Michel Thévoz du livre « L’aide au suicide ».


4.- Revenu de base Inconditionnel RBI

Gabriel BARTA, Vice-président de l’association BIEN Suisse (Basic Income Earth Network) et ancien membre du comité de l’initiative populaire pour le revenu de base

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5.- Enjeux sociaux et économiques de la révolution digitale

Yan TEGIN


6.- Le Bitcoin, une utopie nécessaire ?

Laurent PUZEAUX

Le Bitcoin est une révolution technologique, une nouvelle forme d’or immatériel, une bulle financière ou encore une escroquerie. Il peut être tout ceci, ou rien de tout cela ; une chose est sûre, il s’agit du phénomène technico-financier de cette fin de décennie.

On peut définir la monnaie en général comme une unité de mesure de la valeur, une unité d’échanges commerciaux. Elle constituait jusqu’alors un attribut de souveraineté nationale jalousement gardé par chaque État.

Le Bitcoin, lui, est une donnée informatique qui passe directement de l’ordinateur du vendeur à celui de l’acheteur en peer-to-peer. Il s’agit donc d’une monnaie privée décentralisée échappant au contrôle des banques centrales et des gouvernements.

Anticiper un rôle accru de cette crypto-monnaie relève-t-il ou non de l’utopie ? Il n’est point de jugement valable sans connaissance technique d’un sujet.

1. La technologie

Autrefois, seuls les journalistes étaient en charge de diffuser l’information. Dorénavant, n’importe qui peut publier un article sur Internet. Le système de paiement Bitcoin a pour but d’être aux transactions ce que le Web est à l’information. La Blockchain est la technologie sous-jacente.

Une personne peut créer un bloc d’informations sur le Web, ensuite quelqu’un d’autre en ajoute un, et ainsi de suite. Chaque bloc contient des données, son propre hash (une clé) et le hash du bloc précédent. Les données décrivent des transactions (payeur, receveur, montant…). On peut comparer un hash à une empreinte digitale. Il identifie de manière unique un bloc et tout son contenu.

Si on travaille avec une base de données représentant une source centrale d’information que tout le monde consulte, il existe un risque majeur d’altération. Il est indispensable de procéder à des vérifications draconiennes. Dans le cas de la Blockchain, on utilise une base de données décentralisée. Chaque propriétaire d’ordinateur a la possibilité de s’intégrer à un réseau et détenir sa propre copie de la Blockchain. Si l’une d’entre elles disparait, il suffit de la reproduire. Cette réplication à l’identique est essentielle pour la préservation de l’intégrité de la donnée.

2. L’émergence du Bitcoin

A terme, le Bitcoin vise à obtenir directement un bien, comme lors d’un paiement en liquide. Le rôle d’intermédiaire des banques deviendrait alors obsolète. Il existe deux méthodes pour détenir des bitcoins. La plus simple : en échanger contre des monnaies traditionnelles sur une plateforme d’échange accessible aux particuliers. La plus complexe : miner, c’est-à-dire produire des blocs de transactions insérés dans la Blockchain.

Ce processus nécessite des batteries d’ordinateurs dont la puissance de calcul est mise en commun pour résoudre des problèmes mathématiques extrêmement complexes. Les bitcoins sont créés conformément à un protocole qui rétribue les agents ayant traité des transactions. La difficulté du minage a conduit à la création des mining pools, des coopératives qui combinent leurs ressources de calcul, et consomment beaucoup d’énergie. La plupart d’entre elles se trouve en Chine. Une condition indispensable pour en assurer le rendement est la faiblesse du coût de l’électricité.

L’utilisation d’une architecture décentralisée pose le problème de la confiance entre utilisateurs. Comment savoir si tel individu, ou telle partie, a soumis des informations correctes dans la base de données, en d’autres termes, comment s’assurer qu’il n’y a pas de transactions frauduleuses ?

Dans le cas du bitcoin, la solution retenue est le pourquoi; (preuve de travail). Pour chaque nouveau bloc accepté, le mineur qui effectue le plus rapidement l’activité de vérification-sécurisation-enregistrement obtient une rémunération dans l’unité de compte du réseau.

Il est possible, dans de rares cas, de payer ses achats en ligne en bitcoins. On peut également investir dans des ICO (initial coin offerings). Ces levées de fonds permettent de financer des

entreprises ayant un projet technologique prometteur. Le canton de Zoug s’est spécialisé dans ce secteur au point d’être rebaptisé la Crypto Valley.

3. Perspectives et doutes

Le bitcoin est à la base un logiciel, une abstraction. Il s’agit d’une monnaie complètement fiduciaire. Il n’a aucune contre-valeur en métal précieux ou en biens immobiliers, ce n’est que de la donnée stockée dans des serveurs. Aucune institution reconnue ne s’en porte garante.

L’évaluer et par-là même essayer d’anticiper son cours est impossible.

En essayant de contourner les banques centrales et commerciales, il représente un risque de perturbation de la stabilité du système financier. Ces institutions établies sont dirigées par des

professionnels expérimentés ayant appréhendé les mécanismes financiers élémentaires, et donc aptes à endiguer efficacement les crises.

Les dirigeants des principales banques suisses soutiennent que le bitcoin est un phénomène de mode sans valeur intrinsèque, alimenté par l’enthousiasme irrationnel des investisseurs.

On peut douter de la sécurité d’un objet numérique sans police dont les seuls principes fondateurs empêcheraient toute malversation. Les banques centrales multiplient les avertissements à l’égard du bitcoin, mais leur message n’est pas toujours écouté.

Selon un récent rapport du ministère de l’économie français, il convient de ne pas laisser les cryptomonnaies intégrer les portefeuilles des organismes de placement collectif.

Conceptuellement, ce serait un changement fondamental de qualifier d’actifs financiers des instruments sans valeur d’usage et sans espérance de revenu. Pour la stabilité financière, ce serait un risque majeur.

Enfin et surtout, les États ne seront guère enclins à se laisser entièrement déposséder de la maitrise de leur politique monétaire, cet attribut essentiel de souveraineté.

En conclusion, l’Internet est un pavé mosaïque, dont la surface recouvre notre Terre dans sa quasi-totalité et qui fonctionne à la vitesse de la lumière. Il comprend des cases blanches mais

aussi des cases noires. Le Bitcoin, repose sur une technologie d’avenir, la Blockchain, promise à d’autres applications. Le système Bitcoin est certes en plein essor mais il doit encore faire la preuve de sa pérennité. L’avenir dira s’il s’agit d’une utopie ou d’une évidence.

Au moins fait-il émerger le souhait d’une sage gouvernance économique mondiale et l’idée selon laquelle la communauté de ses utilisateurs représente une âme collective pétrie de sagesse.

Laurent Puzeaux


7.- Les liens intergénérationnels

Richard DELAYE

Déjeuner-débat du 11 mars 2019 à D&DS

Docteur en sciences de gestion (dir. Pr. Peretti), HDR en sciences humaines et sociales-SIC (dir. Pr. Lardellier), MBA de Reims Management School (NEOMA Business School), Richard Delaye est un fervent défenseur de la Francophonie  (AGRH) et des valeurs qu’elle véhicule. Il a toujours cherché à mettre  en place des dispositifs de formation innovants en sciences de gestion  visant au développement des talents en Afrique, en Chine en Suisse et en France tout en poursuivant son travail d’écriture sur le sacré et les générations (Y et Z). Afin d’être cohérent avec son activité de professeur-chercheur, il veille à publier régulièrement. Vous pouvez retrouver ses publications sur Cairn.


8.- Le Bonheur Cantonal Brut (BCB)

Magali ORSINI

Déjeuner-débat du 8 octobre 2022

L’idée   est de mesurer le bonheur cantonal, à la manière du produit  intérieur   brut, dans la loi suprême genevoise, comme l’ont fait le  Bouthan ou  la  Nouvelle Zélande.

Tous les deux mois   depuis deux ans, un petit groupe de huit citoyens se  réunit durant  deux  heures. Leurs profils sont très  différents, mais ils poursuivent  le  même but: doter Genève d’un indice  de Bonheur cantonal brut (BCB),   inscrit dans la Constitution. «Notre idée de  base est de réinventer  Genève ensemble, avec la  population, de  comprendre l’évolution de la  société, ses changements et  leurs  implications pour le canton», poursuit Félix Urech. Autrement dit,  «sortir des schémas politiques et économiques actuels, auxquels les  gens ont de plus en plus de peine à s’identifier», précise Jacques Jeannerat, ancien député.

Concrètement, cinq critères de base ont été définis, que Christian  Brunier commente: «Un   développement économique responsable et durable,  qui doit bénéficier à   toute la population; une forte solidarité humaine,  soit une politique   sociale au sens large; la sauvegarde de  l’environnement; une bonne   gouvernance, démocratique, qui apporte  confiance dans le gouvernement;   enfin, la promotion de la culture, de  nos racines, afin de pouvoir   construire sur ce qui nous fédère plutôt  que sur ce qui nous divise.»

Source: https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/bonheur-cantonal-brut-rails/story/30230782