La démocratie s’appuie, dans les pays occidentaux, sur des fondamentaux solides qui ne sont nullement remis en question depuis 77 ans . En effet, les principes de liberté, égalité, fraternité, respect et solidarité restent les piliers de notre souverain bien de même que la séparation des pouvoirs tel que le voulait Montesquieu.
Pourtant les trois quart de l’humanité vivent dans des régimes politiques autres que la démocratie et semble y trouver certains réconforts. Alors, qu’en est-il de l’évolution de l’Homme du 21ème siècle ?
Que cherche-t-il dans la démocratie ? Qu’attend-t-il encore d’elle pour satisfaire ses besoins fondamentaux ? Doit-il faire fi des profondes mutations de notre société face aux défis gigantesques posés par la démographie, la raréfaction des matières premières, la suppression des énergie fossiles ? Enfin, nous tenterons de comprendre les processus politiques d’empires et de souveraineté des nations dans un contexte maçonnique.
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Ce sujet de planche mais venue à la suite des 5 minutes de symbolisme que j’avais faite sur « les Gants Blancs ».
J’y avais abordé d’une manière anecdotique le sujet, et une idée en entrainant une autre. Je n’ais pas pu résister de vous en parler plus longuement ce soir : « La Mixité ».
Quand la Franc-maçonnerie spéculative est apparue dans nos vertes contrés. Les Loges n’étaient constituées que de Nobles aristocrates, de gentilshommes et de bourgeois. Voir même les deux classes ne se mélangeait pas au début ou que très rarement. A cette époque, les personnes du beau sexe étaient interdites en Loge, nous privant du même coup de leur si ravissant petit minois et de leurs esprits. Comme vous le savez, ce rejet de la femme a pour support théorique les Constitutions d’Anderson de 1723 qui stipulent dans son article III :
« Les personnes admises comme membres d’une Loge doivent être des hommes de biens et loyaux, nés libres et d’âge mûr et circonspects, ni serfs, ni femmes, ni hommes sans moralité ou conduite scandaleuse mais de bonne réputation ».
Ainsi, les femmes sont-elles assimilées aux esclaves et aux hommes sans moralité. Elles venaient dans l’ordre hiérarchique des personnes ne pouvant postulé à être initié, qu’après les esclaves.Pour vous dire à qu’elle point, on considérait la Femme à l’époque. Elle avait moins de valeur qu’un serf enchainé.
Les Maçons qui se disent des hommes Libres et de Bonnes Mœurs. Le sont t’ils vraiment au regard de la mixité. Je ne parlerais pour l’instant que de ces deux termes Libres et Mœurs. Pour le reste on verra après.
Voyons pour le premier terme LIBRE.
Au début de la Maçonnerie, comme on la vue plus haut était pratiqué par la classe dirigeante et supérieur de la société de l’époque on pouvait même y rencontrer des hommes d’églises.
C’était encore le temps ou il n’y avait pas eu la séparation de l’église et de l’état. (Loi inspiré beaucoup plus tard par la Franc-maçonnerie, mais nous y reviendrons plus loin). Donc tout ce joli petit monde était de fervent catholique ou protestant. Tout dépendait de la religion d’état du pays où vous résidiez alors.
Pour faire court, mesdames vous aviez à supporter encore la faute originelle d’Adam et Eve, vous incarniez la faiblesse et la tentation, presque le mal personnifié. Faute que l’église n’a eu de cesse d’alimenter en diabolisant la Femme et en supprimant les milliers d’années où la représentation des Femme était Sacralise au même titre que celles Hommes. Nous étions faits à leurs images. Et j’irais même plus loin, les premières représentations de sculpture représentant une divinité, étaient des femmes enceintes, source de vie. Alors où est la Liberté, quand on se laisse encore influencer et dicter ces conditions d’admissions par des influences judéo-chrétienne ? Maintenant voyons pour le double terme de Bonnes Mœurs.
Vous ne trouvez pas qu’il y a contradiction, entre le fait de ne pas faire entrer des Femmes en Maçonnerie parce qu’elles représentent la tentation et le pêché originel. Et le fait des gens qui se prétendent de Bonne Mœurs. En théorie le Franc-maçon est au dessus des passions de ce monde. Il sait et il a appris à maitriser ces pulsions et ses actes. Rappel de la signification du signe d’ordre au grade d’apprentie. Y a pas comme un défaut là, entre le discourt ainsi que le serment prêté, et la réalité. Je vous laisse conclure.
Maintenant voyons aussi d’autres termes utilisés dans le vocabulaire si important de la Franc-maçonnerie. Et que nous employons à tours de bras dans nos planches, nos discutions en Loge et qui sont inscrit dans tout les Rituels.
Si je vous dis Egalité, cela vous parle. Alors on continu, par Fraternité, vous me suivez toujours. Bien. Alors je vous rajouterais pour faire bonne mesure l’Humilité, c’est pas mal. Je vais m’arrêter là dans mon énumération, sinon on va y passer la nuit. Mais si nous reprenons très vite ces mots, qui on l’air si simple et anodin, mais qui on une valeur inestimable. Et que nous y apposions juste une question à coté de chacun de ces termes comme :
L’Egalité des sexes et des être humain de toute notre planète. Elle est passée où ? La Fraternité, qui veut que l’on accueille son prochain quelle qu’en soi le sexe ou religion, race, idée etc.
Où est t’elle passé aussi ? Et l’Humilité, qui veut que l’on ne se sente pas supérieur aux autres et encore une fois quelle qu’en soi son sexe ou religion, race, idée etc. Où est t’elle passé également ? Ne sont ce que des lettres mortes tout cela ?
Où, est-ce que comme en politique qui dit que les promesses n’engagent que celui qui les écoute.
Mais on est forcé de constater que pour des personnages issus du siècle des Lumières, il y a certaines loupiotes qui sont restés éteintes. Alors vous me direz peut être que tout ces mots ne sont que symbolique et qu’il ne faut pas les prendre au premier degré. Moi je pense que c’est poussé le bouchon un peut loin. Alors je veux bien aussi comprendre qu’à l’époque les us et coutumes étaient comme cela soit.
Mais où je ne me pose des questions, c’est pour notre ère Républicaine né en partie d’idée Révolutionnaire pour l’époque (et c’est le juste mot) et qui on germé au sein des Loges Maçonniques. Et que l’on retrouve gravé dans la pierre des bâtiments de la République trois des mots que j’ai cités plus haut, à savoir Liberté, Egalité, Fraternité. Et j’y reviens maintenant sur cette Loi fondamental de la république, sur la séparation de l’église et de l’état, de l’intemporel sur le temporel. Qui est une des pierres de base de nos Libertés. Cette Loi discuté et préparé dans des Loges, loin des passions politiques et partisanes, pour être ensuite, approuver et voter par une assemblée d’élu du peuple. Ce qui nous a fait passer du grade de bon pratiquant au statut de mécréant, du jour au lendemain et je vous le rappel aussi que cela nous a valu une excommunication, rien que ça. Et de voir encore aujourd’hui, des Maçons, qui se prétendent issus des mêmes Personnages Illustre du siècle des Lumières. Et qui ce revendiqué héritiers des idées, des Révolutionnaires de 1789.
Pour en arriver au Maçons et aux Maçonnes, parce que mesdames vous n’apparaissez en Franc-maçonnerie, en France, que grâce à la Loi cité plus haut. Et vous prétendre encore, les fidèles gardiens d’une Tradition. Des Femmes et des Hommes qui disent Travailler s’en cesse à leurs améliorations avec tout ce que cela comportes, en affirmant tailler leur Pierre. Et qui cherchent la Lumière.
J’ai l’impression moi, qu’ils n’ont toujours pas retrouvé les loupiotes qui sont restés éteintes de notre fameux siècle des Lumières. Il y a de quoi en perdre son Latin et surtout sa Foi en la Franc-maçonnerie. Mais tout ceci n’est que mon humble avis, et n’engage que moi.
On pourrait penser qu’avec, le temps, les progrès de toutes sortes, l’avancée des femmes dans la vie publique, professionnelle et politique, que ce soi au niveau national et même mondial, durant tout le XX siècle. Que tout cela réuni, allaient enfin grandement et durablement faire bouger les choses et les mentalités. Et bien, l’Homme est allé marcher sur la lune et bientôt sur mars. On envoie des satellites aux confins de l’univers.
Grace à l’informatique qui nous facilite la vie et améliore notre quotidien et nous donne accès à une foule d’informations. Et qui sera s’en doute le nouvel outil à rajouter à la panoplie du parfais Franc-maçon et sur nos tableau de loge un jour.
Grace à l’internet qui nous permet de savoir en direct ce qui se passe à l’autre bout de la planète et cela s’en bouger de son salon. Et qui nous donne une ouverture à encore plus d’informations et d’échanges. Peut être aussi un jour ferons-nous aussi nos tenus grâce à une webcam. Non, cela serait trop dommage et malheureux quand même.
En ce début de XXI siècle, qui est aussi l’aube de ce nouveau millénaire si riche en promesses et en découvertes. Il faut ce rendre à l’évidence.
Les mentalités elle non pas évolué aussi vite que la technique. Les choses aujourd’hui on quand même heureusement un peu évoluées. Quoique, pas partout, comme on peut le voir dans la presse depuis quelque temps, et qui à fait de la Mixité en Loge son sujet d’article préféré faisant ces choux gras la dessus. Reléguant du même coup, toutes les affaires politico financière qui d’effrayait la chronique habituellement. Car je trouve dommage et dommageable, dans les Loges où la Mixité est proscrite. De ce privé de l’avis, de la réflexion, de la sensibilité, de la moitié de la population de notre planète.
Au départ je n’avais prévus que de faire que 5 minutes de symbolisme. Mais je me suis laissé emporter par ce sujet et je pourrais même dire sans exagération cette Cause. Mais heureusement, chez nous au Groupement Maçonnique de Loges Mixtes et Indépendants, nous n’avons pas ce problème sur la Mixité et c’est tant mieux.
Qu’elle bonheur pour moi d’être né dans cette Loge. Qu’elle chance, car comme dans le dit Maxime Le Forestier dans sa chanson :
« On ne choisit pas ses Parents, on ne choisit pas sa Famille. Etre né quelque part, c’est toujours un hasard ».
Et pour moi qui considère cette Loge comme une deuxième famille. Le hasard à bien fait les choses.
A l’occasion du troisième centenaire de la Franc Maçonnerie, les obédiences actives en Suisse formulent la déclaration suivante.
La Franc-Maçonnerie dite spéculative a été formellement créée à Londres en 1717, par la réunion de diverses loges actives à Londres et à Westminster en une grande loge. Elle existait toutefois depuis un temps indéfini dans plusieurs pays, notamment en Ecosse. Elle est issue de l’admission dans des corporations de métier de personnes qui n’exerçaient pas effectivement lesdits métiers. Les loges sont devenues la réunion de personnes qui se regroupaient pour avoir un lieu d’échange sur les questions fondamentales de la vie. La Franc-Maçonnerie est l’héritière des corporation qui l’ont précédée et dont elle a repris les usages et les rituels. La Franc Maçonnerie transmet une tradition exprimée dans des symboles. Leur interprétation est laissée à l’appréciation de chacun de ses membres. Il règne partant la plus absolue liberté de penser au sein des loges. La Franc Maçonnerie a recueilli des traditions diverses, parmi lesquelles on citera notamment la Gnose, la Kabbale, l’Alchimie, qui sont sous-jacentes dans la symbolique maçonnique. La formation du franc maçon est assurée par des séances d’instruction, au cours desquels on lui propose des exemples d’interprétation des symboles. Le but de la Franc Maçonnerie est d’élever l’esprit de ses membres, de les détacher de leurs préoccupations journalières et de les amener à une réflexion et à un effort sur eux-mêmes sur eux-mêmes pour les rendre meilleurs et les libérer de tout préjugé. Par ce biais, elle espère offrir à la société des modèles de comportement juste et généreux, afin d’améliorer la société par la vertu entraînante de l’exemple. Elle essaye de propager l’égalité des humains, le respect de chacun, la liberté d’opinion et la pratique des devoirs qu’impose la vie en société.
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Je me permets de vous rappeler le cinquième principe de l’Alpina :
« Le Franc-Maçon suisse est fidèlement et entièrement dévoué à sa patrie. Il reconnaît comme un devoir sacré de défendre les libertés et l’indépendance de son pays ainsi que de contribuer à maintenir la paix intérieure. Fidèle à la Tradition de l’Ordre, il s’emploie à faire respecter les droits de l’homme. Chaque Maçon, en tant que citoyen, est moralement tenu, pour affirmer ses principes maçonniques, de s’intéresser aux affaires publiques. Il agit, selon ses convictions, pour le bien de la patrie. » Nanti de deux nationalités, je vais vous parler de CETTE NOUVELLE TUNISIE, SA SITUATION ACTUELLE, COMMENT SE PRESENTE-T-ELLE ? Les journaux ont donné beaucoup de détails sur les évènements en Tunisie et actuellement au moyen Orient sous le titre « De Printemps Arabe ». M’éloignant des évènements du quotidien, je tiens à vous rappeler que les opposants ayant vécu 10 à 20 ans d’exil en pays démocratiques sont de retour, leurs concepts se sont modifiés, dans un sens de pluralité, l’exil a fait mûrir les esprits, et toutes ces personnalités de différentes obédiences idéologiques se connaissent. Ils sont revenus au pays avec une première détermination, ne pas se faire confisquer cette liberté acquise par le sang du peuple dépossédé de son pays. Le soulèvement, remontant du Sud tunisien, fut attaqué et aggravé par une milice sniper engagé par Ben Ali escorté de voyous soudoyés, libérés des prisons pour accomplir des pillages. Vu l’antériorité de certains soulèvements écrasés par les armes, tous les Tunisiens étaient conscients d’un état de fait qui se déclenchera à une date imprévisible. Plusieurs pays, sans les nommer, n’ont pu saisir le présent qui leur a échappé. Ils soutenaient à juste titre les dictatures, muraille protectrice contre un flux migratoire et le fanatisme religieux islamique, au détriment des Droits de l’Homme. Sans saisir la rapidité du temps, ils ont été confrontés aux contradictions de leurs stratégies. Ils concevaient la recherche d’une stabilité par l’oppression sous couvert d’un semblant démocratique. Cette logique politique à leurs yeux est compatible, car la stabilité du pays sous-développé passe par un totalitarisme emmiellé. Du moins, tolèrent-ils un sens d’ouverture qui leur soit profitable, autrement dit, l’aménagement des régimes et non le changement de régime ? Ils objectent toute liberté par peur qu’elle entraîne un bouleversement politique désavantageux à leur égard. Pire encore, ces puissances, ayant semé des dictatures dans le monde entier, prétendent enseigner ce qu’est la démocratie. En Suisse comme dans le reste des pays d’Europe, la liberté et la démocratie font partie du lot quotidien. Leur valeur m’a fait ressentir une émotion bien différente à celle que je possède, ici par accoutumance. Bien que je retourne régulièrement sur le sol natal, en remet-tant mes pieds au mois de janvier, j’ai perçu comme une nouvelle renaissance qui jaillissait de mon cœur. Cette nouvelle Tunisie est, depuis quelques semaines, en pleine lumière, sous le regard étonné et parfois admiratif du monde des médias. Tous les projecteurs sont braqués sur elle, l’information, dans sa rapidité, voire dans son instantanéité, s’est débâillonnée des censures et de la langue de bois. Le mur de la peur n’est plus le rempart infranchissable, il a été bravé puis abattu. Il y a eu une révolte avant tout pour le respect, la dignité de l’individu, le désir d’être entendu, d’être traité correctement. Une poussé, un mouvement ultime séculaire a abattu « LE DICTATEUR ». Loin des militants du moment qui ont pour souci primordial leurs idéaux, la jeunesse a com-pris qu’elle devra se croiser, sans se combattre. L’étau, je le souhaite, sera certainement desserré. Tout retour à un régime autoritaire, quel qu’il soit, ne sera plus acceptable. Les Tunisiens dans leurs diversités et individualisme ne le permettront plus. Ils veulent aller plus loin, abattre les enceintes privilégiées, faire table rase de ses structures avilissantes, éloigner ceux et celles qui ont accepté cette dictature, écarter les Cassandre. Le geste de Bouazizi a donné le départ de la première révolution civique et civilisée de l’histoire humaine. Il n’avait pas brandi une arme contre ses ennemis, il ne s’est pas fait exploser au milieu d’une foule de gens pour les emmener dans l’au-delà avec lui. Non, rien de tout cela ! Il s’est juste contenté de mettre fin à sa vie en s’immolant par le feu le 17 décembre 2010. Il restera à jamais le symbole d’une Révolution tunisienne éclairée, courageuse, historique et inédite. La révolution de tout un peuple stupéfiant tous les pays qui ne s’attendaient guère à un tel éveil et encore moins dans un pays hautement pacifiste. Une révolution sans commune mesure avec les précédents mouvements sociaux contestataires. Il a soudé et solidarisé le peuple par une force inexistante auparavant. Tout en restant téméraire, ce peuple est resté pondéré. Il a donné une image de souplesse, d’adaptation et de sagesse qui poussent au dépassement. Toutefois, non loin de ce comportement, il faut mal-heureusement déplorer quelques règlements de comptes inévitables. Il est certain qu’un nouvel ordre social, intellectuel, moral, esthétique émergera et transcrira les premières nouvelles pages de sa révolution. Une dictature qui se croyait et que l’on croyait solidement installée a été abattue en moins d’un mois. Ce qui vient de s’accomplir sous nos yeux a été réalisé à mains nues, c’est ce que l’on a appelé « LA RÉVOLUTION DU JASMIN » qui n’en est pas une et je lui préfère « LA RÉVOLUTION CITOYENNE » basée sur la recherche de la dignité, de la justice et de la liberté. Une partie dé-terminée de la jeunesse s’est soulevée spontanément, sans être encadrée par un chef, ni une organisation ou un parti. Elle a payé sa victoire par le sang, au prix à ce jour de 175 morts et deux fois plus de blessés atteints par balles tirées par les milices du Président déchu incarnant un régime liberticide et corrompu. Je vous rends attentif mes FF, l’événement que l’on a eu sous les yeux est une révolution, une vraie, pour ne pas dire un soulèvement. Même s’il y a eu, ici et là du feu et du sang, c’est une révolution pacifique, peu violente en comparaison aux révolutions classiques (repensons au sanguinaire Kadhafi et d’autres). Une révolution de la société civile et non de révolutionnaires enflammés, sans le moindre agenda politique radical. C’est un mélange d’idéalisme et de nationalisme, une affirmation du sens de la communauté et de la fraternité. Depuis le 14 janvier, ceux, qui se sont soulevés à partir du 17 décembre 2010 partant de Sidi Bouzide, savent que leur mission n’est pas terminée. À son sujet, les paroles de tout homme politique trouveront des échos démesurés dans le monde démagogique, avec diverses interprétations. Comme j’espère que les lynchages médiatiques mal intentionnés, frôlant l’indécence, ne soient pas un genre de vérité populiste. On parle facilement d’invasion d’émigrés et du religieux, un lai motif savamment manipulé et inculqué par les dictateurs puis repris par des partis aux yeux éteints voulant revenir à l’âge de pierre. La liberté d’expression qui n’a jamais existé depuis, plus de 130 ans, soit du 12 mai 1881 avec la signature du traité du Bardo au 14 janvier 2011 avec la fuite de Ben Ali, en réalité, elle n’a jamais était connu, et ce qu’elle veut dire exactement. Cinq à six générations successives ont subi depuis la colonisation jusqu’à ce jour l’oppression politique, l’exploitation économique et la misère sociale. Après tout cela, les Tunisiennes et Tunisiens s’en donnent à cœur joie, afin de s’assurer que tout cela n’est pas un trou dans l’eau. À charge pour nous, de ne pas se vanter d’avoir inventé l’eau chaude et pour eux de maintenir le cap, de ne pas se méprendre, de ne pas défoncer des portes ouvertes. Un nouvel ordre politique, une nouvelle constitution, une nouvelle déclaration des droits et des libertés feront avancer les choses. Après un colonialisme dénigrant et une dictature discréditant la personne humaine, le peuple vit sa deuxième indépendance. Elle ne doit pas devenir le prétexte à tous les « forcings », à tous les dépassements, à tous les abus, tout en gardant le sens des proportions sans les perdre, ni cédé aux illusions d’optiques, ni se tromper sur les rapports de force. Sa nouvelle liberté doit être l’écho d’une nation démocratique reconnue selon ses critères et ses valeurs culturelles. Il faut aider et préserver ce peuple des égarements et de se retenir de répondre à chaque aléa, sinon un risque court et transformera cette révolution en un événement cruel. Comme vous l’eussiez constaté, le citoyen spectateur des situations antérieures a cédé sa place au citoyen acteur et s’est insurgé face aux obscénités révoltantes d’un dirigeant mégalomane. Les révolutions ont toujours un côté sombre, l’esprit actuel du peuple est de voir clair en l’aidant à y voir plus clair. Le pouvoir souhaité doit être légitimé dans sa cohésion, dans son partage sans avantager ni une région ni une famille. Une mise en place des commissions de surveillance, d’un contre-pouvoir ont pris leurs as-sises. Les mains qui mettront les bulletins dans les urnes seront accompagnées du cœur, de la mémoire et de l’histoire. Il se dégagera alors un consensus s’ordonnant dans le cadre d’un État séculier démocratique, avec un islam tolérant moderne tel qu’il le fut du VIII au XVII siècle, je l’espère. Sous nos yeux, cette première ébauche d’une démocratie naissante, non importée, dans le monde tunisien n’est plus un rêve. Il devient un rêve arabe qui se réalise et bouleversera les données géopolitiques méditerranéennes assez lentement malheureuse-ment. Il faut digérer tout cela. Je désire terminer par ce qui suit, pour nous FM, de quelles manières entrevoir le volet humanitaire vis-à-vis de ces crises, le chômage, le mal-être des jeunes et sa démesure, le manque de sécurité, la lente progression du racisme, le discrédit généralisé du personnel politique (honnêteté, confiance et responsabilité) le libéralisme abattu par son arrogance. Premièrement présageons nos réflexions, à tous ces problèmes (le droit à la souveraineté, le droit d’ingérence et sa Loi sur les droits pour la protection des personnes mises en danger, les méfaits politiques et les perturbations naturelles). – Secundo, modernisons les vieilles démocraties tronquées et faisons face aux aspirations naissantes des nouvelles revendications de libertés politiques de pensées et d’expressions. Puisqu’il semble qu’aucune solution n’ait été proposée à ce jour, une place merveilleuse nous est offerte sans la laisser tomber entre des mains d’opiniâtres énergumènes. Nos esprits non embourbés dans un ego passionnel, nous permettrons de relever le défi, de régénérer une démocratie plus réelle, en propageant nos points de vue calqués sur nos principes et les confronter aux meilleurs pour une décence des attitudes, des mœurs, de l’agrément honnête de l’esprit attirant le respect de tout le monde.
Abdelhac BEGDI
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Ancien élève de l’Institut d’études politiques de Paris, Diplômé de l’Institut des Hautes études internationales, Diplômé d’Études Supérieures de Droit Public, Licencié ès Lettres
sur le thème
L’Afrique à l’heure de la mondialisation
Ancien membre de cabinets ministériels, puis directeur de cabinet de Pierre Bas, député-maire du 6e arrondissement de Paris, Didier Doucet a été adjoint du directeur de cabinet de Commissaire Général du Plan, Chargé de mission au ministère des Affaires étrangères. Conseiller au Haut Conseil de la Coopération Internationale, membre de la section des relations extérieures du Conseil Économique et Social, « Conseiller spécial » de Jean-Michel Quillardet, Grand Maître du Grand Orient de France. Professeur à l’institut d’Etudes Européennes et Expert auprès de l’ONU, il est aussi président du Cercle Valeurs et Humanisme. Didier Doucet est l’auteur du livre d’économie et de géo-statégie, « l’élargissement de l’Europe : un risque pour le Sud? » (Éditions l’Harmattan – 2001) et du Best seller » 3 points, c’est tout » (Editions du Valleroy – 2011)
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Commémoration des 75 ans du rejet de l’initiative Fonjallaz
Résumé: L’initiative Fonjallaz
Une demande d’initiative populaire, portant 56.000 signatures, a été déposée à la Chancellerie fédérale dans le dessein d’obtenir l’interdiction légale des soi-disant «sociétés secrètes» telles que FRANCS-MAÇONS, ODD FELLOWS, UNION, et sociétés similaires. Par un amas de mensonges, de calomnies et d’altérations de toute nature, les Fronts, les Ligues et certains milieux catholiques ont excité un grand nombre de citoyens à tel point que ceux-ci ont fini par apposer leur signature sur les listes. Là où ces manœuvres échouèrent, on eut recours aux épouses qui furent induites, sur la foi d’informations mensongères, à signer pour leurs maris, ce qui constitue naturellement un délit. Par des machinations de ce genre on est parvenu à réunir le nombre de signatures nécessaires et, maintenant, le peuple suisse va être appelé à faciliter la réalisation des projets des Fronts et Ligues en faisant la première brèche dans le droit d’association garanti par la Constitution. Nous espérons fermement que le peuple saura reconnaître ses véritables ennemis et refusera de diffamer 10.000 citoyens suisses, auxquels, en toute justice, on ne saurait rien reprocher. Le Conseil fédéral avait chargé le Département de Justice d’établir un rapport sur cette initiative. Celui-ci se livra à une enquête approfondie. Les trois associations incriminées lui avaient fourni spontanément leurs constitutions, statuts, listes de membres et règlements divers ainsi que tous leurs rituels et catéchismes. De même, elles lui ouvrirent entièrement leurs archives, car elles n’avaient rien à dissimuler, quand bien même elles n’avaient point jusqu’ici communiqué ces documents au grand public pour des raisons diverses et naturelles. Le rapport du Département de Justice, que le Conseil fédéral approuva A L’UNANIMITÉ, aboutit d’ailleurs à la conclusion que, dans les trois associations incriminées, rien n’avait pu être trouvé qui puisse les faire considérer comme illicites ou dangereuses pour l’Etat. Leurs adversaires n’ONT, EN AUCUN CAS, PU APPORTER DE PREUVES DE LEURS. AFFIRMATIONS. Une modification de la Constitution est inutile parce que l’article 56, dans sa teneur actuelle, est suffisamment explicite pour permettre aux autorités d’inter- venir en cas de besoin. Une nouvelle restriction du droit d’association ne saurait se justifier et constituerait un affaiblissement sensible de l’idée démocratique. Le Conseil fédéral parvient ainsi à la conclusion qu’il n’y a pas lieu de procéder à une révision de la Constitution, telle que la demande l’initiative Fonjallaz, et propose aux Chambres fédérales de recommander au peuple le rejet de cette initiative. Le Conseil National et le Conseil des Etats ont tous deux nommé des commissions spéciales chargées d’étudier le rapport du Conseil fédéral. Celles-ci ont procédé à un examen approfondi de la question et décidé à l’unanimité de recommander le rejet de l’initiative. Enfin, les débats du Conseil National de décembre 1936 et juin 1937 ont abouti également à un vote négatif, le Conseil National ayant décidé à l’unanimité moins 2 voix (celle du conseiller national frontiste Tobler et celle du conseiller national Duttweiler) de recommander au peuple le rejet de l’initiative. Le Conseil des États a aussi pris position contre l’initiative Fonjallaz.
Document:
Initiative Fonjallaz Magazine Alpina 2012/12
Auteur: Dominique Freymond 75e anniversaire du refus de l’initiative Fonjallaz : une leçon de courage !
Le 28 novembre 1937, le peuple suisse rejetait l’initiative «Fonjallaz». Nous fêtons aujourd’hui le 75e anniversaire du rejet de l’initiative en faveur de l’interdiction des sociétés maçonniques. Durant la période troublée de l’entre-deux-guerres nos frères menèrent un combat courageux pour éviter la remise en cause de l’Alpina et pour défendre la liberté d’association. Fils de Charles Fonjallaz et d’Emmy Margaretha Gelzer, Arthur Fonjallaz naît le 2 janvier 1875 à l’asile psychiatrique de Cery (Prilly) où sa mère est internée. Après ses études secondaires, il suit les cours de l’académie militaire de de Modène, où naît son italophilie. Rentré en Suisse en 1895, sa carrière militaire est rapide pendant qu’il effectue en parallèle des études de sciences sociales et politiques à Lausanne où il obtiendra un doctorat en 1922. Toutefois, en 1923, le colonel brigadier Arthur Fonjallaz démissionne, à la suite de divers conflits dans l’armée suisse, notamment l’affaire Estoppey-Bornand. De 1931 à 1933, chargé de cours à la section militaire de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, il mène parallèlement des affaires financières désastreuses. Politiquement, il adhère au parti des paysans, artisans et indépendants (1927-1932), puis évolue par étapes vers l’extrême-droite. En 1932, il milite à la Heimatwehr avant de fonder une année plus tard, à Rome et en grande pompe, la Fédération fasciste suisse. Condamné en février 1941 pour espionnage au bénéfice de l’Allemagne, le colonel Fonjallaz est emprisonné puis libéré sous condition en avril 1943.
Il mourra probablement d’une insuffisance cardiaque le 24 janvier 1944 à l’âge de 69 ans et sera modestement enseveli au cimetière de Saint Moritz.
Lancement de l’initiative et principaux arguments
Avec l’appui financier et politique de Benito Mussolini, Arthur Fonjallaz lance, avec sa Fédération fasciste suisse, une initiative fédérale qui propose un nouvel article 56 de la constitution fédérale avec la teneur suivante: «Les citoyens ont le droit de former des associations, pourvu qu’il n’y ait, dans le but de ces associations ou dans les moyens qu’elles emploient, rien d’illicite ou de dangereux pour l’Etat. Les lois cantonales statuent les mesures nécessaires à la répression des abus. Cependant les sociétés franc-maçonniques, les loges maçonniques et Odd Fellows, la société philanthropique Union et les associations affiliées ou similaires sont interdites en Suisse. Toute activité quelconque se rattachant directement ou indirectement à de semblables associations étrangères est également interdite sur le territoire suisse». Claude Cantini propose une explication sur les motivations du Colonel Fonjallaz. La récolte des signatures commence le 15 avril 1934. L’initiative est déposée le 31 octobre 1934 à la Chancellerie fédérale qui reconnaît formellement son aboutissement le 10 décembre 1934 avec 56 238 signatures valables sur 57 303. Dans un tract encourageant à signer l’initiative, nous trouvons les arguments les plus fréquents : «On sent confusément les manœuvres occultes d’un pouvoir secret qui confisque l’Etat à son profit et fait litière de tout scrupule pour protéger des coupables, pour caser des gens incapables et des ambitieux dont le seul souci est de se servir aux dépends de la collectivité… La franc-maçonnerie travaille, sous le couvert d’une prétendue philanthropie, à l’asservissement général…Dans la grande masse, les Francs-Maçons sont évidemment des dupes, enrôlés par naïveté, par cupidité, mais ils obéissent à une redoutable hiérarchie… La franc-maçonnerie est l’arme secrète du piston !».
Soutiens politiques et ambiguïtés
Deux membres du Conseil national ont approuvé l’initiative dont naturellement le Dr Richard Tobler, chef du mouvement frontiste. Plus surprenant fut le soutien de Gottlieb Duttweiler, fondateur de l’Alliance des Indépendants et de la Migros. Voyant le risque que l’initiative soit refusée, il déposa le 8 juin 1937 la motion suivante: «Le Conseil fédéral est invité à déposer dans le plus bref délai un projet de loi ou d’article constitutionnel obligeant tout citoyen qui exerce ou postule une fonction publique à déclarer publiquement s’il appartient à une société secrète (loge maçonnique ou société analogue». Elle fut refusée par 63 voix contre 40. Le Conseiller fédéral Jean-Marie Musy, fribourgeois et PDC, joua un rôle ambigu. Il démissionne le 23 mars 1934 du Conseil fédéral. «Aussitôt certains le voient comme la victime d’un complot franc-maçon. Le pense-t-il également ? C’est possible car, dès cette époque, il se place plus nettement dans le camp des adversaires de la franc-maçonnerie», note Daniel Sebastiani dans sa thèse de doctorat sur J.-M. Musy. Quant à Arthur Fonjallaz apprenant sa démission, il lui tresse sur le champ une couronne de laurier. De juin 1931 à août 1935, le Duce n’accordera pas moins de dix-huit audiences au fondateur du fascisme vaudois. Au total, depuis octobre 1932, Fonjallaz reçu du ministère des Affaires étrangères la somme colossale de 2 260 000 lires, soit environ 610 000 francs de l’époque, une des plus grosses subventions accordées par le Duce à des mouvements fascistes à l’étranger. En 1936 Rome cessa finalement d’apporter son aide parce qu’il était devenu évident que son mouvement n’avait pas obtenu de résultats concrets, et avait parfois même contribué à accentuer l’opposition contre le fascisme italien en Suisse».
Les défenseurs de la liberté d’association
L’écrivain bernois C.A. Loosli publia en 1935 son rapport officiel d’expert pour le Tribunal de Berne concernant le procès des «Protocoles de Sion». Selon lui, il n’y a que deux points de vue à faire valoir :
1) L’initiative trouble les notions de droit commun et de justice les plus élémentaires et les plus généralement reconnues, en abolissant les garanties constitutionnelle sur un point de droit essentiel, le droit d’association, et, implicitement, la liberté de foi et de conscience ; 2) elle établit à la place des garanties constitutionnelles et légales l’arbitraire despotique et illégal, ce qui reviendrait à l’abolition pure et simple du régime démocratique en Suisse. Donc : «Jeter le trouble dans l’opinion publique, semer la zizanie entre Confédérés, afin de pêcher en eau trouble, fomenter des discordes intérieures, afin de ruiner la constitution démocratique et républicaine au profit d’une dictature omnipotente de la tourbe fasciste et nationale-socialiste, voilà en dernière analyse le but de l’initiative Fonjallaz». Après une analyse détaillées et documentées de la franc-maçonnerie, il conclut : «Bon gré, mal gré, nous sommes obligés de nous rendre à l’évidence que la franc-maçonnerie, du simple fait qu’elle existe, soit qu’elle agisse, soit qu’elle demeure passive, représente l’un des postes les plus avancés de la défense des droits de l’homme et du citoyen et, de ce fait, de la liberté de foi et de conscience, du libre examen – donc de la démocratie dans l’acceptation la plus haute et la plus large du terme».
Positions du Conseil fédéral et des Chambres
Dans son rapport du 4 septembre 1936, le Conseil fédéral à l’unanimité aboutit à la conclusion que «rien n‘établit que la franc-maçonnerie et les autres sociétés nommément énumérées ou indirectement désignées par l’initiative soient illicites, dangereuses pour l’Etat ou contraires aux mœurs. En tout cas, l’abondante documentation que nous avons pu obtenir ne nous a pas apporté une preuve positive du contraire. De leur côté, les auteurs de l’initiative ne l’ont pas fournie non plus». Le Conseil national, après ses débats en décembre 1936 et juin 1937 a décidé à l’unanimité moins 2 voix de recommander au peuple le rejet de l’initiative. Le Conseil des Etats a pris la même position. Résultats du vote du 28 novembre 1937: l’initiative est rejetée par 515 327 non contre 234 980 oui avec un taux de participation de 64,5%. Seul le canton de Fribourg l’accepte avec 53 % de oui (participation de 43%) en raison de « l’influence du corporatisme, la présence de l’université catholique et la croisade antimaçonnique traditionnelle.», souligne l’historien fribourgeois Georges Andrey. Conséquences de l’initiative : tentative de mise en sommeil de la GLSA. Malgré le vote clair en faveur de la liberté d’association, Alpina subira des conséquences négatives. Edmond Jomini dans son rapport en 1944 sur les loges vaudoises écrira : «Le Comité Directeur a répondu par un Non possumus net et catégorique aux tentatives de mise en sommeil de notre Grande Loge Suisse Alpina, exercée sous la contrainte d’événements politiques et militaires extérieurs à notre Patrie».
Par ailleurs, les coûts de la campagne contre l’initiative Fonjallaz ont été importants : 350 000.- francs de l’époque uniquement pour Alpina, soit environ 1 000.- par membre.
Message du Comité Directeur de l’Alpina
À l’issue de la votation, le Comité Directeur de l’Alpina publia le message suivant : «Le Comité Directeur tient à exprimer sa gratitude à tous les membres de la Grande Loge qui ont pris une part active à la lutte pour la défense de nos libertés (…) Au peuple suisse et à ses gouvernants, nous devons une profonde reconnaissance d’avoir prouvé une fois de plus, par le rejet imposant de l’initiative Fonjallaz, son inébranlable volonté de conserver intactes ses libertés fondamentales. Cette reconnaissance envers le peuple et la patrie, d’autre part, implique l’obligation d’un accomplissement toujours plus consciencieux de notre devoir en Loge et au dehors, par l’élévation du niveau spirituel et intellectuel de nos travaux, par une prudence redoublée pour les admissions et par un contact plus étroit avec nos concitoyens, afin que nous méritions le vote de confiance prononcé par le peuple suisse le 28 novembre 1937».
Perte substantielle des effectifs
Rappelons qu’en 1935, selon C.A. Loosli, il y avait 8 920 loges maçonniques en Europe. En 1936, le Conseil fédéral estime à environ 5 000 les membres de la franc-maçonnerie suisse, dont 4 200 répartis dans 41 loges bleues, 450 au REAA, 150 au RER et environ 200 dans les loges mixtes. Alpina annonce officiellement 3 687 membres. Il n’y avait aucun franc-maçon au Conseil fédéral et à peu près une demi-douzaine dans l’Assemblée fédérale. L’épreuve laissa des traces comme l’explique Michel Cugnet : «Cette campagne antimaçonnique et les premières victoires de l’Axe Rome-Berlin laissèrent néanmoins de nombreuses cicatrices à la Maçonnerie suisse, qui vit de nombreux frères, en bute aux pressions extérieures, obligés de démissionner des Loges pour épargner autant leur vie familiale que leur vie professionnelle !». Après la Deuxième Guerre mondiale la maçonnerie suisse avait perdu la moitié de ses effectifs en tombant à quelque 2 500 adhérents en 1945. En conclusion saluons leur courage de nos frères. Rendons hommage à nos frères qui se sont battus pour défendre nos valeurs, la liberté d’association, la liberté d’expression et les autres valeurs liées à la démocratie. «Le courage n’est pas l’absence de peur mais la conviction que l’objectif final est plus important que la peur». Ne jugeons pas les frères qui devaient pour des raisons personnelles se mettre en retrait, voire en sommeil. Chacun est seul juge de son attitude et de sa décision. Restons attentifs et vigilants. N’oublions pas les événements graves qui ont amené la Deuxième Guerre mondiale avec toutes ses conséquences. Cultivons ces souvenirs, non par nostalgie, mais pour demeurer vigilant et être capable d’agir à temps si les circonstances l’exigent. La franc-maçonnerie, de par ses caractéristiques intrinsèques, ne peut pas éviter d’avoir des détracteurs, des opposants et des ennemis. La liberté et la démocratie ne sont pas des acquis. Tout peut rapidement basculer. À nous de rester attentif et soyons prêt à agir directement, publiquement ou en arrière-plan, si les circonstances l’exigent et si nous le pouvons. Gardons confiance dans la force du mouvement maçonnique, son histoire, ses valeurs et ses rituels pour maintenir sa capacité à poursuivre ce combat pour la liberté et la démocratie dans le futur, quelles que soient les circonstances.
Dominique Freymond – loge Liberté, Lausanne
11h45 Accueil
12h10 Repas
13h00 Déjeuner-débat
Débats réservés aux Francs-maçons et Franc-maçonnes
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